Les derives du concumbinage

GENERALITES

D’une manière simple, les sciences sociales peuvent être définies comme des disciplines scientifiques qui étudient l’origine et l’évolution de la société humaine, les institutions et les rapports sociaux ainsi que les principes qui sont aux fondements de la vie sociale. Bien que l’objet d’étude de science sociale se rejoigne c’est-à-dire, ’action sociale, leur méthode d’approche différent et la société a réduit ainsi son objet d’étude au comportement humain collectif et sa particularité; c’est son intérêt à la logique sociale de phénomène en mettant en exergue la détermination sociale. Par ailleurs, le concept de la famille est considéré comme l’un des termes les plus utilisées dans la rubrique sociologique car il est parmi les premières instances de la socialisation. En effet, ici les sujet qui nous inspiré concerne le phénomène du concubinage, qui tend à se proliférer dans le contexte actuel et dans l’allure ne va qu’en s’accroissant au niveau des jeunes voulant fonder une famille. Pour pouvoir apporter plus d’éclairage à ce sujet, connaitre une pratique culturelle d’une certaines régions seraient un atout. De ce fait, pendant les 3 semaines que nous avons passées avec les enquêtés, nous avons pu recueillir divers réponses concernant ce phénomène. Sachant que ce dernier date de l’époque ancestrale, le sens que les ‘’anciens’’ appréhendent dans celles-ci est diffèrent de ceux de la conception des jeunes de nos jour. Prenons par exemple, le « moletry », c’est une tradition ancestrale de la région Tsimihety, une ethnie du Nord-Est de Madagascar qui consiste à donner la main d’une fille vers 18 ans en échange d’une dot (c’est dire des zébus et de l’argent fera l’affaire). Le mariage coutumier des Tsimihety a connu plusieurs forme, mais actuellement le Moletry est la forme la plus palpable et pratiqué de nos jours. Ce type de tradition comprend 2 phases : la première consiste celle du pré-matrimoniale, c’est-à-dire le premier contact entre les deux familles (Fisehoana pour les habitant de haute terre). Les deux parents du jeunes homme leur fait part de leur intention de le mariés et de leur désir d’emprunter la jeune fille dans le but de voir sérieusement tous ce qui la concerne tels que ses qualités ou ses défauts ou d’autres dans une période bien déterminé.

DIMENSIONS THEORIQUES 

Sociologie de la famille 

Mais d’abord, qu’est-ce que la sociologie de la famille ? Circonscrire ce champ d’étude n’est donc pas une chose facile dans la mesure où c’est domaine de la réflexion discontinu caractérisé par un éclatement de son objet en une multitude de thématique. Les nombreuses spécialisations que l’on observe dans la littérature tant d’expression françaises qu’anglaise-le confirment : étude sur l’entrée en conjugalité, le divorce, la maternité, la parentalité, les recompositions familiales, l’adoption, le concubin, etc. La famille est au cœur de l’organisation sociale, c’est une « institution », c’est le domaine de la vie le plus important. Sa définition pose problème aujourd’hui car elle se transforme très rapidement depuis les années 70.

-Essai de définition de la famille et la parenté 

Du latin familia, ensemble des esclaves, dérivé de famulus, serviteur.
*Groupe d’individus parents ou alliés qui vivent ensemble.
*Groupe formé par le père, la mère et les enfants (ce qu’on appelle famille nucléaire).
*ensemble des personnes apparentées par la consanguinité et/ou par alliance.
*La famille conçue comme un système.

-Ménages et Familles 

Les recensements de la population considèrent que les personnes vivant dans un même logement forment un ménage.

*Un ménage peut être constitué d’une ou plusieurs familles.
*La famille est un groupe de personnes composé soit un d’un couple sans enfant, soit d’un couple avec enfants, soit un adulte et de ces enfants.

Quant à la parenté, c’est un objet central de l’ethnologie : l’étude des structures de parenté, c’est-à-dire les forme de lien familial et les échanges matrimoniaux, permet de comprendre le fonctionnement et les institutions des sociétés «primitive».

Les ethnologues distinguent la parenté biologique et la parenté socialement reconnue (chez les Iroquois, l’oncle de la famille).

-L’histoire de la famille 

D’après Frédérique Le Play (1806-1882) : l’organisation de la famille selon le vrai modèle signalé par l’histoire de toutes les races et de tous les temps » 1875. C’est la première classification de des familles. Le Play désigne le type de la famille, à savoir :

La famille souche : « l’un des enfants, marié prés de parent, vit en communauté avec eux et perpétue la tradition des ancêtres ».

La famille instable : les enfants quittent le foyer dès qu’ils peuvent se suffire selon lui, la modernité favorise la dernière qui « livre les populations déchues à un état perpétuel de souffrance » et fait que les parents meurent dans l’isolement. Il considère cette évolution comme une décadence.

La « «famille conjugale » selon Durkheim (cours de 1892)
Elle est « rationnelle » : le poids de l’effectif augment
Elle est sous surveillance de l’Etat
Elle s’individualise et se privatise par rapport à la communauté.
Elle tend à faire disparaitre les héritages.

Pour Talcott Parsons (1902-1979), dans les années 30, il développe une théorie fonctionnaliste de la famille. Le nucléaire est caractéristique de la modernité, congruente à la production industrielle car elle autorise la mobilité.

Les rôles sont fortement différenciés : »instrument » pour le père (travail extérieur), « expressif » pour la mère.

Quand à Philipe Ariès (1914-1984), les valeurs affectives dans les couples et la considération pour les enfants sont apparus à l’époque moderne (à partir de la fin du 16è siècle) en Europe, notamment grâce à la baisse de la taille des familles et du nombre d’enfant.

Jack Goody (1919- ) à son tour, critique les thèses précédents que « on ne connait pratiquement aucune société dans l’histoire de la guerre humain où la famille élémentaire (nucléaire) n’ait joué rôle important ». La révolution industrielle a nucléarisé, les familles d’ouvriers mais favorisé l’émergence de famille bourgeoisie étendus. La « famille affective » n’est pas moderne.

-Les évolutions objectives de la famille à la cour des dernières années .

D’après les travaux effectués, certains auteurs auxquels nous faisons référence, constatent qu’il y a une :

● Baisse des mariages et une augmentation des divorces.
● De nouvelles formes d’alliance comme (PACS- Union libres-Concubinage) commencent prendre de l’ampleur.
Baisse puis reprise de la natalité.
● De nouvelle configurations (Famille monoparentales, recomposées, « homosexuel»).
● L’augmentation des femmes au travail.

-Analyse sociologique des évolutions de la famille 

D’après encore F.de Singly « La période contemporaine est caractérisé par une plus grande maitrise du destin individuel et familial, pour deux raisons qui se renforcent : un système de valeurs qui approuve cette autonomie, et des conditions objectives qui autorisent plus facilement cette maitrise ».

Les valeurs soutenant l’institution familiale se sont considérablement modifiées en 50 ans et on fait évoluer les normes, les statuts et les rôles de chacun dans la famille et dans la parenté (autonomie de famille).

Les valeurs individualistes imposant le respect, la liberté, l’autonomie et l’épanouissement de chaque membre de la famille, considéré comme un système démocratique.

Les valeurs puérocentristes obligeant à porter un nouveau regard sur la place de l’enfant.

-Fonction de la famille 

La sociologie de la famille empreint de normativité car elle répond partie à des démarche sociale, est là pour produire de la connaissance et de la compréhension sur les évolutions du fait familiale, mais elle est aujourd’hui très spécialisé, la famille envisagée globalement n’étant que très rarement l’objet d’étude.

« De même qu’on parle d’un éclatement de la famille, ne pourrait-on pas parler d’un éclatement de la sociologie de la famille » ? , s’interrogent ils les auteurs de cette contribution sur le plan théorique, ils observent une fragmentation du champ de la sociale de la famille en de multiples objets (la modernité, la paternité, le divorce, le mariage, etc.) et un isolement des chercheurs : ceux travaillant sur le divorce.

Par exemple, échangeraient finalement peu avec ceux qui s’intéressent à la place des pères ou à la vie quotidienne des mères au sein de familles monoparentale. Cette tendance à la spécialisation vers des sous-objet familiaux » permet de développer une connaissance fine des processus qui influent divers dimension des réalités familiales. Mais en quoi consiste la fonction de la famille ?

Les fonctions de la famille assure les maintiens de tradition, socialisation, ou «filtre» entre l’individu et le social ; ensuite la problématisation de la famille comme institution sociale ( c’est-à-dire normalisation des comportements ou bien observation des stratégies des auteurs), troisièmes la famille comme lieu privilégié d’observation du changement social ( les mutation des liens familiaux, filiaux et conjugaux comme révélateurs des transformation des normes et des formes d’organisation sociale).

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Table des matières

INTRODUCTION GENERALES
a) Généralité
b) Motif du choix thème et du terrain
c) Problématique
d) Objectif
e) Hypothèse
g) Problème et limite de recherche
h) Plan
PARTIE I : PRESENTATION DES OUTILS THEORIQUE ET TERRAIN
CHAPITRE I : DIMENSION THEORIQUE
Section 1 : Sociologie de la famille
Section 2 : Méthodologie
Section 3 : Notion de culture
Section 4 : Interculturalité
Section 5 : Mondialisation
CHAPITRE II : TERRAIN D’ENQUETE
Section 1 : Contexte historique de la CU d’Ankatso II
Section 2 : Caractéristique
Section 3 : Problèmes
PARTIE II : ANALYSE DE FONCTIONNEMENT DU CONCUBINAGE
CHAPITRE III : VISION GLOBALE DU CONCUBINAGE
Section 1 : Définition du concubinage
Section 2 : Distinction avec d’autre relation conjugale
Section 3 : Eléments constitutif du concubinage
Section 4 : Preuve du concubinage
CHAPITRE IV : CARACTERISTIQUE DU CONCUBINAGE : Cas de la CU d’Ankatso II
Section 1 : Résultat d’enquête
Section 2 : Analyse proprement dites
Section 3 : Vérification de l’hypothèse
PARTIE III : PROSPECTIVE D’AVENIR ET RECOMMANDATION
CHAPITRE V : ANALYSE DES IMPACTS DU CONCUBINAGE
Section 1 : Les effets
Section2: Solutions
CHAPITRE VI : SUGGESTION PERSONNEL
Section 1 : Proposition de réponse
Section 2 : Apport de stage
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE
TABLE DES MATIERES
ANNEXES

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