Les conditions du système de culture et l’adaptation des règles de décisions

L’importance économique du rosier :

histoire, usage Rosa est l’un des genres les plus répandus de la famille des Rosacées, avec plus de 100 espèces (Shameh, 2018). C’est le seul genre botanique où coexistent une classification botanique et une classification horticole d’usage majoritaire (Malécot, 2016). Depuis toujours, la Rose est un symbole d’affection, d’élégance, d’inspiration et une source importante de gratification esthétique (Suresh, 2015). L’Europe rosiériste était divisée en quatre régions : Europe de l’Ouest, de l’Est, du Nord et du Sud. Enfin, le reste du monde a été divisé en cinq zones, en fonction des continents: Afrique (correspondant à la Réunion, ancienne île Bourbon, où les roses Bourbon), Amérique, Asie, Moyen-Orient et Océanie. Au début du 19e siècle, la France est divisée en huit zones en fonction de la localisation des obtenteurs de roses : quatre grandes zones (Nord-Est, Nord-Ouest, Sud-Ouest et Sud-Ouest) et quatre zones limitées autour des villes où la reproduction de roses était plus répandue au cours de cette période (Angers, Paris et Lyon, Orléans) (Figure 1).

L’innovation dans les roses en France a été obtenue soit par des semences dérivées de variétés de jardin sélectionnées, soit par la multiplication végétative de spores (Liorzou et al., 2016). La première rose hybride parfumée au thé nommée « La France » a été obtenue en 1867 (Guoliang, 2003). Depuis les rosiers font partie du groupe « Roses Modernes » qui se nomme « Floribunda and Climbing Floribunda ». Il se distingue du groupe de cultivar nommé « Polyantha and Climbing Polyantha » par la taille (les plantes sont plus petites et plus robustes chez les « Polyantha ») et par l’usage (un usage plutôt pour des massifs, des bordures et des haies pour le « Polyantha »). Le groupe « Floribunda and Climbing Floribunda » compte essentiellement à des cultivars très florifères, tant par la taille des inflorescences que par la floraison quasi-continue (selon un cycle de 6-7 semaines). Il a pour origine des hybridations entre des rosiers « Hybrides thé » et des rosiers « Polyantha » (Figure 2) (Malécot, 2016). Le rosier est largement diffusé comme plante ornementale mais est aussi utilisé pour ces propriétés médicinales (médecine traditionnelle : grippe, eczéma, démangeaisons…) et de bien-être (parfum, cosmétique, huile essentielle…) (Leghari, 2016). Cette fleur est l’une des quatre plus grandes plantes cultivées au monde. La Chine est le centre de distribution du genre Rosa et qui est aussi appelée la reine du royaume des fleurs. C’est à cet endroit qu’un grand nombre de variétés de rosier a été cultivé et élevé (rosiers touffus, simples, doubles, ..). Plus de 30 espèces de roses ont quitté leurs sites d’origine et évolué dans de nouveaux habitats (Guoliang, 2003). Les rosiers sont très appréciés pour l’urbanisation et le système de logement, notamment celles en pot. Elles sont requises pour l’embellissement, pour apporter de la fraîcheur et ce sont également de bonne source pour réduire la pollution de l’air intérieur (Surech, 2015). La rose est un marché important et stratégique.

Les ravageurs les plus fréquents sur rosiers

a) Thrips Les thrips constituent l’ordre des thysanoptères. Ce sont de minuscules insectes de 1 à 2 mm (Figure 3) de long que l’on trouve sur les feuilles, les fleurs, les bourgeons et les gaines des plantes. Les thrips adultes et immatures endommagent les plantes en perforant les cellules végétales avec leurs pièces buccales, laissant derrière elles des traînées blanches ou des taches maculées de taches de matières fécales noires (ipmlabs, 2016). Ce sont des ravageurs difficiles à contrôler (Li-Marchettei, 2017 ; HoricultureWeek.co.uk, 2015). En effet, ces organismes provoquent une détérioration esthétique par dégâts de décoloration ou de déformation de la fleur ou les feuillages. Les deux espèces les plus nuisibles sont : le thrips du tabac ou de l’oignon (Thrips tabaci) et le thrips californien (Frankliniella occidentalis) (biosbestgroup .com). C’est l’un des plus redoutables ravageurs pour la culture de rose (Drouineau, 2015 – Atout-fleur, n°98).

b) Aleurodes Il s’agit de petits insectes blancs ailés, aussi appelés mouche blanche qui mesure environ 1,5 à 2 mm de long (figure 4 ; Lambert, 2018). Ils constituent une des problématiques majeures des productions florales sous serres (telles que la Rose et le Gerbera) et plus particulièrement l’Aleurode du tabac, Besimia tabaci depuis 1889 en Europe (Drouineau, 2015 ; HoricultureWeek.co.uk, 2016). Ces organismes attaquent les feuilles et les fruits. L’insecte produit un miellat qui va favoriser la formation de fumagine noire à la surface de la plante et ainsi nuire à la photosynthèse. De plus, B.tabaci peut transmettre certains virus comme des feuilles jaunes en cuillère sur tomate (Lambert, 2018).

c) Acariens Les acariens ne sont pas des insectes, ils appartiennent à la classe des arachnides. Le tétranyque tisserand, Tetranychus urticae, est un ravageur majeur dans de nombreuses cultures agricoles à travers le monde (lee et al., 2003) et l’un des principaux ravageurs des rosiers de serre (Rosaspp.) (Nicetic et al., 2001). De plus, ce sont des organismes très polyphages, près de 200 hôtes peuvent accueillir le tétranyque tisserand (plantes sauvages, légumières, florales, espèces fruitières) (Syngenta.fr). Ils se multiplient par voie sexuée. Ils terminent leur cycle de vie en 4 à 24 jours (Figure 5) (Nyalala et Grout, 2007). Après avoir hiverné, les femelles migrent sur les adventices ou autres plantes herbacées, s’alimentent et pondent environ 100 oeufs (10 par jour) (omafra.gov.on.ca). Puis, les adultes tissent à la face inférieure des feuilles des toiles soyeuses pour se protéger du vent, des prédateurs et des traitements, ce qui affectent l’aspect de la plante cultivée (Koppert.fr). Pour se nourrir, l’acarien pique les feuilles et aspire le suc cellulaire. Son développement est optimal entre 23 et 30°C et une humidité relative inférieure à 50 % (Gough, 1991). Le développement larvaire dure 16 jours à 20°C et 7 jours à 31°C. Les acariens passent l’hiver sous forme d’oeufs ou de femelles adultes (Syngenta.fr).

d) Pucerons Les pucerons sont des insectes ravageurs généralement nuisibles qui touchent les cultures ornementales et maraîchères (FREDON, 2005). Ce sont des insectes de l’ordre des Hémiptères, réparties en dix familles. Parmi ces espèces, environ 250 sont des nuisibles agricoles ou forestiers avec une taille variant d’un à dix millimètres de long (Blackman et gardinier, 2014). Il existe deux types de cycle de vie pour les pucerons : holocyclique et anholocyclique (Figure 6) (AuxiMore, 2014). Ils prélèvent la sève généralement sur les extrémités de jeunes pousses (boutons floraux, apex..) ce qui entraîne une réduction de la croissance de la plante. L’excès de sucres que les pucerons absorbent en même temps que la sève est rejeté sous forme de miellat, ce qui rend la végétation collante. Sur ce miellat peuvent se développer des fumagines foncées qui peuvent poser problème pour la qualité du produit (Stijger, 2005). Ils peuvent aussi être vecteurs de nombreux virus (FREDON, 2005).

Les méthodes de lutte alternatives utilisables

A l’heure actuelle, la diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires est un objectif général qui concerne de nombreux usages. Cette baisse est le résultat de choix politique et de société. Le plan « ECOPHYTO », a été mis en place par les pouvoirs publics. Il vise à réduire progressivement l’utilisation des produits phytosanitaires d’ici 2025 (ECOPHYTO I : réduction de 50% ; ECOPHYTO II : réduction de 25%..) (Ecophyto, 2016). De plus, préserver la santé des populations et l’environnement, le Gouvernement français s’est engagé à interdire l’usage du glyphosate d’ici 2020. Les conséquences de l’utilisation abusive des produits phytosanitaires sont l’apparition de problèmes d’efficacité et de résistances de plus en plus rencontrés ainsi que l’apparition de problème environnementaux (diminution de la biodiversité, pollution des eaux) et de santé publiques (pour les applicateur, riverains, consommateur) (khajehali et al., 2009). Par conséquent, de plus en plus de pesticides sont retirés du marché et interdits dans différentes cultures (Dassonville et al., 2015). L

a filière horticole est l’une des plus innovantes en Europe dans la réduction des produits phytosanitaires. Dans le même temps, de nombreux professionnels de l’horticulture ornementale et du paysage sont en quête de solutions alternatives innovantes pour lutter contre les ravageurs, maladies et les adventices des cultures. Les méthodes alternatives en protection des plantes consistent à développer de nouveaux cultivars et de nouvelles technologies qui permettent d’atteindre la qualité souhaitée du produit fini dans des conditions durables au niveau écologique et économique (Cannesan et al., 2018). Différents dispositifs ont été mis en place (e.i. DEPHY FERME et EXPE), pour favoriser la réduction des intrants chimiques, car il est nécessaire d’améliorer le potentiel des stimulateurs de défense des plantes, les outils de détection précoce des pathogènes pour une protection phytosanitaire durable et d’intégrer tout un ensemble de connaissances et de techniques dans des itinéraires de culture qui permettront de diminuer la sensibilité des cultures aux ravageurs et maladies. De plus, il ne faut pas négliger les habitats pour la faune auxiliaire (e.i. les plantes de services), et favoriser la biodiversité fonctionnelle afin d’accroître des interactions au sein des écosystèmes (Drouineau et Ferre, 2016).

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Table des matières

1. Introduction
1.1 La problématique
1.1.1 L’importance économique du rosier : histoire, usage
1.2 Les différents systèmes de production
1.3 Sensibilité aux maladies et aux ravageurs
1.3.1 Les maladies les plus fréquentes sur rosier
a) Thrips
b) Aleurodes
c) Acariens
d) Pucerons
1.3.2 Autres ravageurs visibles sur rosier
1.4 Les méthodes de lutte alternatives utilisables
1.4.1 La lutte biologique et la Protection Biologique Intégrée
1.4.2 Valorisation de la biodiversité fonctionnelle
a) Le nourrissage d’auxiliaires
b) La végétalisation et les plantes de services
1.4.3 La lutte physique
1.4.4 Quelques produits alternatifs
1.5 La prophylaxie
1.6 Méthode d’étude du système
1.7 Valorisation de la démarche PBI
1.7.1 Label de qualité
1.8 Objectif de l’étude
2. Matériel et méthodes
2.1 Matériel végétal
2.2 Méthodes
2.2.1.Facteurs et modalités testées
2.2.2 Dispositif et méthode d’échantillonnage
2.3 Dispositif des différents leviers
2.4 Itinéraire de culture
2.4.1 Dispositif envisagé
3. Résultats
3.1 Evolution des ravageurs
3.1.1 Phénomènes liés à la présence des ravageurs
a) Les variétés The Fairy et Fairy rood
b) Les conditions climatiques et le stade de la plante
3.2 L’effet des apports d’auxiliaires
3.3 L’impact du chariot à double effet
3.3.1 Une période de passage peu fréquente
3.3.2 Une période de passage fréquente
3.4 Evaluation de la qualité finale des rosiers
3.5 Calcul des indicateurs envisagés
4. Discussions
4.1 L’impact des différents facteurs sur la présence des ravageurs
4.1.1 Les facteurs abiotiques et biotiques
a) Les pucerons
b) Les acariens
c) Les thrips
4.2 L’importance de l’échelle de notation
4.3 Les diverses variables pour une qualité optimale et à bas coût
4.3.1 Les conditions du système de culture et l’adaptation des règles de décisions
5. Conclusion et perspectives
6. Bibliographie
7. Annexes

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