Les agents pathogènes du paludisme

Les agents pathogènes du paludisme 

Taxonomie 

Les infections palustres humaines sont dues à un agent parasitaire, le Plasmodium, inoculé lors d’une piqûre de moustique infecté du genre Anopheles. Les Plasmodium sont des protozoaires appartenant au phylum des Apicomplexa, à l’ordre des HaemO!,porideae et à la t’amiBe des Plasmodiidae. Il existe de très nombreuses espèces de Plasmodium (plus de 140), touchant diverses espèces animales, mais seulement cinq de ces espèces sont retrouvées en pathologie humaine. Il s’agit de Plasmodium falciparum, Plasmodium ovale, Plasmodium malariae Plasmodium vivax, el Plasmodium knowlesi. Les cinq espèces diffèrent par des critères génétiques, biologiques, cliniques, par leur répartition géographique. P. falciparum est l’espèce la plus largement répandue à travers le monde, mais aussi qui développe le plus de résistances aux antipaludiques et qui est responsable des formes cliniques potentiellement mortelles. (Université. Médicale .Virtuelle. Francophone, 2010­ 2011).

Biologie 

Le cycle des Plasmodium est dixène puisque deux hôtes successifs sont nécessaires à son accomplissement. On distingue donc 2 phases dans le cycle de vie des Plasmodium:
﹣une phase chez l’hôte intennédiaire, l’Homme (phase asexuée) ;
﹣une phase chez l’hôte définitifle moustique l’anophèle (phase sexuée).

Le développement parasitaire chez l’homme 

La multiplication chez l’Homme comporte successivement une phase hépatique (développement exo-ou pré-érythrocytaire) puis une phase sanguine (cycle érythrocytaire).

La phase hépatique
Au cours de son repas humain, le moustique infesté injecte avec sa salive des centaines de parasite sous forme de sporozoïtes fusifonnes. Les sporozoïtes inoculés par l’anophèle restent pendant une trentaine de minutes dans la peau, la lymphe et le sang. Beaucoup sont détruits par les macrophages, mais certains parviennent à gagner les hépatocytes environ 40 minutes après. Ils se transforment alors en schizontes pré-érythrocytaires multi nucléés (ou corps bleus) qui, après quelques jours de maturation, éclatent et libèrent des milliers de mérozoïtes dans le sang (10 000 à 30 000 mérozoïtes en l’onction des espèces). La schizogonie pré­ érythrocytaire dure généralement de 8 à 15 jours respectivement chel: r. fà/cifJarum ct P ma/ariae. Dans les infections à P. vivax et P. ovale, une schizogonie hépatique retardée peut entrainer la libération dans le sang de mérozoïtes plusieurs mois après la piqure du moustique, expliquant ainsi les reviviscences tardives observées avec ces 2 espèces.

La phase sanguine
Après éclatement des schizontes hépatiques, les mérozoïtes libérés arrivent dans le sang, envahissent des globules rouges (GR) et marquent ainsi le début du cycle de réplication érythrocytaire. C’est un processus cyclique, allant de l’invasion d’un GR à son éclatement en passant par différentes stades: anneau, trophozoïte, schizonte et rosace (8-32 mérozoïtes). L’éclatement du GR permet ainsi la libération d’une trentaine de nouveaux mérozoïtes qui vont envahir des hématies saines et entreprendre un nouveau cycle érythroeytaire ou évoluer en gamétocytes. Cette phase dure 48h pour P. falciparum. La formation des gamétocytcs n’intervient qu’après plusieurs cycles érythrocytaires. La phase de reproduction des parasites et leur dissémination exigent le passage par l’hôte anophélien.

Le développement parasitaire chez l’anophèle femelle (sporogonie) 

Lors d’une piqûre sur un paludéen, le moustique peut absorber des schizontes, des rosaces et des gamétocytes. Les éléments asexués sont digérés et seuls les gamétocytes ingérés poursuivent le cycle. Les deux facteurs principaux qui induisent la gamétogénèse sont la chute de température entre le sang chez l’homme et le contenu stomacal du moustique, et la présence de l’acide xanthurénique produit par l’estomac du moustique. Les transformations sont profondément différentes selon le sexe. Le micro-gamétocyte (gamétocyte mâle) subit plusieurs divisions pour donner 8 noyaux fils, puis par le phénomène d’exflagellation libère 8 gamètes mâles haploïdes. Les gamétocytes femelles se bornent au processus d’activation sans multiplication cellulaire, si bien qu’un gamétocyte femelle produit un seul gamète femelle, appelé aussi macro gamète. Chaque gamète mâle est pourvu d’un flagelle grâce auquel il va à la rencontre d’un gamète femelle pour le féconder. Les œufs qui en résultent vont devenir mobiles (ookinètes) et pénétrer dans les parois du tube digestif pour se loger au niveau de la lame basale des cellules épithéliales. L’ookinète perd alors sa mobilité et se transforme en jeune oocyste 24 à 36 heures après le repas de sang. Il va subir des méioses pour former les cellules haploïdes. II devient mature (20 à 60 !lm) au bout de 9 à15 jours, selon la température environnante (Pimenta et al., 1994).

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Table des matières

1. INTRODUCTION GENERALE
2. GENERALITE SUR LE PALUDISME
2.1 Les agents pathogènes du paludisme
2.1.1 Taxonomie
2.1.2 Biologie
2.2 Les vecteurs de l’agent pathogène
2.2.1 Position taxonomique
2.2.2 Le complexe Anopheles gambiae
2.2.3 Les facteurs influant les traits d’histoires de vie des vecteurs
2.3 Les stratégies de lutte contre les vecteurs du paludisme
2.3.1 Lutte anti-Iarvaire
2.3.2 Lutte anti-adulte
2.3.3 Réduction du contact homme-vecteur
2.3.4 Moustiques transgéniques
2.4 Les insecticides
2.4.1 La résistance aux insecticides
2.4.1.1 Définition
3. MATERIELS ET METHODES
3.1 Elevage des moustiques
3.1.1 Origine du matériel biologique et site l’étude
3.1.2 Conditions d’élevages pré-imaginales
3.2 Compétence vectorielle vis-à-vis de Plas!11odiwn falciparum
3.2.1 Enquêtes parasitologique : recherche de porteurs de gamétocytes
3.2.2 Système d’infection expérimentale
3.2.3 Détection des oocystes
3.2 4 Mesure de la longueur des ailes des femelles
3.3 Identification moléculaire
3.4. Considérations éthiques
3.5. Analyse des données
IV. RESULTATS
4.1 La proportion de moustiques infectés
4.2 Intensité de l’infection
5. DISCUSSION
6. CONCLUSION ET PERSPECTIVES
7. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
8. ANNEXES

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