L’erosion cotiere du littoral MBOUROIS

La création de la commune de Mbour remonte en décembre 1926. Elle est avec la Commune de Saly Portudal, l’un des sites de tourisme balnéaire les plus importants de la Petite Côte. A 83km de Dakar et à 45km de Thiès son chef- lieu régional, Mbour est compris entre 17° 02 W et 16° 58 W de longitude et 14°22 N et 14°26 N de latitude. Elle est limitée au nord par la nouvelle commune de Saly Portudal, au Nord Est et à l’Est par la communauté rurale de Malicounda, et à l’Ouest par l’océan Atlantique (Fig.1).

Chef-lieu du département du même nom, son réseau routier se résume à la route National qui est empruntée en allant de Dakar à Kaolack ; et qui la traverse du nord au sud. Nous avons aussi la départementale qui la relie à la commune de Joal-Fadiouth, et qui continue jusqu’au village de Ngazobil. Hormis ces deux principaux axes, nous avons quelques pistes de production reliant le centre de la commune de Mbour à ses nouveaux quartiers tels que : Onkât, Bayy Deuk, Keur Samba Laobé, Médine, ou à son arrière-pays. Sa population est composée d’une forte communauté « Socé » dont les concessions sont facilement identifiables par la toponymie de suffixe « Kunda » équivalent à demeure. Elle est également composée de Lébous, installés tout le long de la plage, à cause de leurs activités tournées vers la pêche. De nombreux migrants Serer partagent avec les Hal Pulaar les quartiers sud et sud est ; les Wolofs étant implantés de façon éparse à travers la ville.

Mbour reste attractive par son climat, favorable au tourisme balnéaire ; les températures de l’eau de mer tournent en moyenne autour de 22°-24°C (Dabo, 2006). Les sols y sont variés : hydromorphes et polygéniques, sableux. Le réseau hydrographique est devenu inexistant avec le tarissement de la lagune « Thiémassas ». La topographie quant à elle se résume à une altitude presque égale au niveau de la mer.

D’une superficie de 1607km² pour une population de 217153 hab.(2012), Mbour a une densité de 357 hab. /km². Elle doit également son attractivité aux secteurs du tourisme et de la pêche avec une forte concentration de population. Le tourisme a généré273 milliards de recettes au Sénégal, en 2002 et contribué pour 4,6% à la formation du PIB avec7500 emplois directs et 2500 indirects. Il occupe la deuxième position dans l’économie du pays (Rapport National sur l’Etat de l’Environnement Marin et Côtier, 2007). La pêche occupe la première place de l’économie sénégalaise depuis 1986 et contribue à elle seule à hauteur de5,5% des sources de devises du pays. Elle comprend principalement la pêche artisanale et industrielle avec 15% de la population active et 220 000 emplois. Mais de fortes menaces planent sur les installations et activités du littoral en rapport avec l’érosion côtière. La gravité du problème au Sénégal est telle que des stratégies de lutte sont mises en place avec la construction de digues, d’épis, de murs de protection, .

CONTEXTE ET JUSTIFICATION 

CONTEXTE

Le changement global semble être une réalité et l’une des conséquences du réchauffement climatique est l’élévation du niveau de la mer, un des facteurs explicatifs de l’érosion côtière. Les côtes, notamment sableuses sont en effet marquées par une régression généralisée. Des auteurs comme Paskoff (1983), Bird (1993), Niang-Diop (1995) et les travaux du GIEC (2003,2007) en soulignent l’état, dans une proportion inquiétante de 70% contre seulement une stabilité de 20% et une accrétion de 10%.Le site de Mbour, un des principaux ports de pêche du Sénégal s’intègre bien dans cette dynamique.

JUSTIFICATION

Le choix porté sur la commune de Mbour se justifie par cette forte dynamique littorale conditionnée par les houles et les nombreuses activités socio-économiques localement en jeu avec des emboitements majeurs avec l’échelon national ; la pêche et le tourisme jouant un rôle important. En effet, après Saly, Mbour constitue une destination principale du tourisme balnéaire de la petite côte où hôtels, résidences et autres installations de loisirs ou de vacances sont très souvent inondés ou détruits par les vagues ; ces établissements touristiques ne faisant d’ailleurs plus le plein pendant l’été d’où un énorme manque à gagner au plan financier. Ces retombées négatives des conditions naturelles et économiques affectent également les activités de la pêche, première source de devises du pays. Les infrastructures de pêche et les habitations sont très souvent attaquées et détruites par les vagues, avec un rétrécissement de la plage . L’importance de l’impact de l’érosion sur le bâti, les activités socio-économiques et sur la population est souvent difficile à mesurer, notamment en termes économiques ; c’est souvent par le biais de simples constats et d’étonnements que les choses sont établis. L’érosion du littoral relève de facteurs naturels et anthropiques. Les premiers sont de plusieurs ordres : houle et courants induits, marée, élévation du niveau de la mer et les seconds portent sur l’implantation des populations non loin de la plage, prélèvement de sable, construction d’infrastructures, etc.

REVUE LITTERAIRE 

Dans la revue de la littérature, nous chercherons à apprécier les publications regroupées par thèmes ou centres d’intérêt. Deux groupes sont alors à considérer, ceux portant sur le sujet et ceux portant sur le site proprement dit et/ou sur les côtes du Sénégal. L’ouvrage de Derruau sur les formes de relief terrestre (1994) consacre une rubrique sur les formes de côtes, leur sédimentologie et les facteurs de la dynamique littorale. Des rapports d’études sont également répertoriés. Il s’agit du rapport de 2008 de la Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés, rapport consacré à la vulnérabilité des côtes du Sénégal et aux stratégies d’adaptation en œuvre. Des solutions sont ici suggérées aux décideurs politiques et financiers, en rapport avec les manifestations de l’érosion des côtes et des risques de leur dégradation.

En situant notre site d’étude dans son contexte spatial, c’est-à-dire celui de la petite côte, nous pouvons souligner les travaux conduits à Rufisque, Bargny, Saly, Mbour, Joal, etc. Dans ce cadre, les travaux de Niang-Diop(1995) retracent l’évolution morpho sédimentaire annuelle de la côte à Rufisque. Des concepts comme la vulnérabilité, le niveau de la mer, les changements climatiques, les stratégies d’adaptation et la gestion durable des ressources naturelles sont également discutés. Des projections sur l’horizon 2100 sont avancées avec 3,4% de pertes de côtes accompagnées d’intrusions salines affectant les eaux douces des aquifères.

Dabo (2006) a porté son attention sur l’érosion côtière à Mbour avec de nombreux levés morpho-sédimentaires, une description de l’évolution des profils topographiques de plage. Turmine (2000) a également conduit une étude détaillée sur la dynamique littorale à Mbour et Joal. Cet auteur a utilisé des données aériennes et spatiales et procédé à un imposant travail de terrain avec de nombreuses illustrations photographiques et cartographiques. L’état des facteurs marins et anthropiques est aussi analysé en rapport avec l’évolution du trait de côte.

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Table des matières

INTRODUCTION
I / PROBLEMATIQUE
II / METHODOLOGIE ET CADRE CONCETUEL
III / REVUE DE LA LITTÉRTURE
PREMIERE PARTIE MILIEU PHYSIQUE ET HUMAIN
CHAPITRE I LE MILIEU PHYSIQUE
CHAPITRE II DYNAMIQUE DU PEUPLEMENT ET DES ACTIVITES SOCIOECONOMIQUES
DEUXIEME PARTIE FACTEURS DE L’EROSION COTIERE ET MESURE DE L’EVOLUTION DU TRAIT DE CÔTE ENTRE 1954 ET 2007
CHAPITRE I LES FACTEURS NATURELS DE L’EROSION DU LITTORAL
CHAPITRE II LES FACTEURS D’ARTIFICIALISATION DU LITTORAL
CHAPITRE III LA MESURE DE L’EVOLUTION DU TRAIT DE CÔTE
TROISIEME PARTIE IMPACTS SOCIO-ECONOMIQUES ET STRATEGIES D’ADAPTATION
CHAPITRE I EVOLUTION DU BÂTI
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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