L’épuration de la seconde restauration au regard des renouvellements antérieurs

Marchands, soldats et clercs : un mécontentement qui monte de toutes parts

La Charte publiée et la paix scellée, les problèmes n’en demeurent pas moins. Les impôts n’ont jamais cessé d’être réclamés puisque les finances catastrophiques du royaume empêchent la suppression des droits réunis, taxes honnies qu’on espérait voir disparaître avec Napoléon. Bonnaire en appelle le 13 avril au sens civique de la population sur qui pèse le poids des « dépenses indispensables » et des « dettes contractées par l’administration publique ». De Ferrières emploiera son crédit à dire la même chose, de même que Soult, maréchal d’Empire nommé le 21 juin 1814 gouverneur de la 13e division militaire. Ce dernier peut bien flatter les bretons en récitant la litanie de leurs qualités, la grogne ne cesse pas. « Je vois avec peine que la rentrée des contributions éprouve des entraves » ce qui est « préjudiciable aux intérêts du roi et de l’état », écrit le sous-préfet de Montfort Gengoult aux percepteurs. L’arrondissement de Redon est encore agité au mois de mai, des gendarmes et des employés des impôts sont insultés. À Fougeray le 26 mai, les choses manquent de dégénérer. Lors d’une foire, une rixe éclate, les gendarmes interviennent et « une foule de jeunes gens » se retournent contre eux. Frappés, les gendarmes en sont réduits à armer leurs fusils et menacer de faire feu. Le préfet intervient auprès du procureur général de la Cour royale pour que les autorités judiciaires de l’arrondissement soient mises en branle et s’enquiert aussi auprès des autres sous préfets qui réfutent tout problème de ce type. Si les violences sont rares, l’extrême lenteur des recouvrements n’en continue pas moins malgré l’envoi de garnissaires.
Une autre mesure fameuse qui provoqua la colère du peuple fut l’ordonnance du 7 juin 1814. À l’appel du comte d’Artois, le directeur général de la Police Beugnot déterre un règlement de l’Ancien régime portant sur l’interdiction du travail, la cessation du commerce et la fermeture des cabarets les dimanches et jours de fête religieuse. Moins d’un mois plus tard, le 29 juin, le ministre de l’Intérieur de Montes qui ou s’irrite auprès des préfets de ce que la population travaille encore le dimanche et, plus inconvenable, qu’elle tienne foires et marchés pendant qu’est célébré l’office.
Conscient de la levée de boucliers des commerçants qui perdent de lucratives journées de travail, Beugnot adresse le lendemain un courrier plus apaisé et arrangeant.
Dans le département, les sous-préfets doivent faire preuve de souplesse et adapter le texte aux pratiques séculaires de chaque commune. Mais ce texte n’ayant pas force de loi, il est impossible de juger les contrevenants qui abusent de la bienveillance des administrateurs, ni de punir les maires qui appliquent à la lettre l’esprit initial de l’ordonnance et refusent toute transaction le dimanche, seul jour de la semaine où les cultivateurs viennent au bourg s’approvisionner en produits du quotidien. L’ordonnance devient finalement loi le 18 novembre 1814, les articles 7 et 8 exemptent des interdictions de nombreuses catégories de personnes et le 9 porte que « l’Autorité Administrative pourra étendre les exceptions ci-dessus aux usages locaux ». La guerre menée par le gouvernement et la reculade notable à laquelle il est forcé n’auront fait qu’agacer particuliers et commerçants. De plus, la loi sera très mal appliquée, dans le royaume comme en Ille-et-Vilaine, où des curés se plaindront jusque sous la seconde Restauration des contrevenants qui viennent bruyamment troubler la quiétude de l’espace sacré.
De son côté, le clergé du diocèse, en majorité réfractaire, fait découvrir un nouveau visage, invisible sous l’Empire. On attend du roi de justes mesures afin de redresser une Église durement marquée, faute de financement. Si les lieux de culte sont dans un état convenable, les presbytères dépérissent : dans l’arrondissement de Redon, sur les 41 presbytères que compte l’arrondissement de Redon 15 sont en mauvais état et plusieurs se révèlent même inhabitables. Plus dangereuses, d’autres prétentions s’élèvent, par lesquelles sont réclamés les droits usurpés. Simoneau, desservant à Vézin « fait courir le bruit qu’il n’y aura bientôt plus de maires et que l’adon doit lui être dévolue, en conséquence il engage les habitans de la dite comne a ne pas obéir aux ordres du maire ».
L’évêque constitutionnel Enoch, nommé en 1805 par l’empereur, confesse son impuissance devant ce curé dont le contrôle lui échappe totalement. Il provoque le déplacement de l’exalté, lequel refuse absolument de partir et ne sera contraint de plier bagage que sous la seconde Restauration.
À la déception des clercs les plus intransigeants s’ajoute celle des soldats. Les militaires appelés dans les derniers temps de l’Empire rentrent chez eux et l’abolition de la conscription le 23 avril 1814 provoque le soulagement de la population. Les soldats emprisonnés dans les geôles étrangères sont libérés, tandis que dans un flux inverse, les détenus espagnols sont tous renvoyés dans leurs foyers avant le mois de juillet 1814. Mais par l’effet de coupes drastiques effectuées dans son budget, l’armée voit ses effectifs considérablement réduits. Le retour dans leurs pénates est donc définitif pour beaucoup de soldats tandis que nombre d’officiers démobilisés ne reçoivent plus que la moitié de leur traitement. Flamboyante et choyée sous Napoléon, l’armée est dorénavant objet d’une méfiance légitime de la part de la monarchie et songe déjà douloureusement au temps napoléonien. Des regrets qui s’expriment de plus en plus ouvertement et tendent au culte dédié à l’empereur. De Ferrières s’agace : « Loin d’être reconnaissans envers le souverain qui les rend à la liberté, les prisonniers se déclarent ouvertement pour celui qui les a jetés dans les fers ». En juillet, la représentation à Rennes de l’opéra Le prince de Catane fait vive sensation auprès des militaires.
Dans cette pièce créée en 1813, il y est notamment question d’un prince qui supprime ses troupes, « allusions qui ont été avidement saisies »écrivent les trois commissaires de la ville. À Saint- Malo, en septembre, « cinq a six militaires du 74ème régiment de ligne, en garnison dans cette place, ont frappé à plusieurs portes, en criant dans les rues, vive l’Empereur, vive Bonaparte ».
Si les tensions entre bleus et blancs sont réelles dans le département, elles restent à l’état embryonnaire et les autorités ne doivent pas s’attendre à de violents coups d’éclats, d’un bord comme de l’autre. C’est du moins l’avis de Pierre Pierre, l’un des hauts fonctionnaires envoyés par le directeur général de la Police dans les départements du royaume au cours des six derniers mois de l’année 1814. Commissaire général à Bordeaux de mai 1800 jusqu’à sa révocation en 1813, Pierre Pierre est chargé de l’Ouest du royaume, son enquête est menée tambour battant, s’échelonnant de la mi-juillet au 1er décembre. Il est en Ille-et-Vilaine durant le mois d’octobre et transmet, de chaque arrondissement, un rapport complet à Beugnot. Ses lettres sont des mines d’informations, truffées de détails et d’analyses socio-politiques sur les microcosmes locaux au sein desquels il s’immerge. En s’informant auprès des notabilités et en recoupant les renseignements recueillis grâce à différents interlocuteurs, Pierre Pierre dresse un tableau fort intéressant du département.
Selon lui, Napoléon « n’a pas ici d’organes ou d’instruments »même s’il conserve des fidèles parmi la soldatesque : une poignée de marins malouins, des militaires à Rennes, à Montfort et Redon. Ce n’est toutefois pas une exaltation dangereuse mais plutôt un long soupir de nostalgie pour une époque révolue… et un autre d’agacement pour le temps présent où la solde ne parvient point. Il y a sensiblement du mieux, encore faudrait-il ne pas négliger les militaires en payant à temps ce qui leur est dû conseille Pierre Pierre.
Quel que soit l’arrondissement où il se trouve, l’ancien commissaire observe que la Charte est globalement bien reçue. Le mécontentement est davantage visible dans les pays fougerais, redonnais et également vitré en, où l’on dit que la Charte est une « constitution jacobine ». Ceux qui rechignent sont les nobles, et encore le font-ils avec une relative discrétion. Assez modérée, la noblesse n’est pas à craindre mais se plaint de ne pas recevoir les places qu’elle est en droit d’attendre du roi. Elle vit en vase clos et abhorre la bourgeoisie, scandaleusement restée dans les fonctions acquises sous la Révolution et l’Empire. Ces fonctionnaires sont décrits comme sincèrement ralliés au roi, malgré des inclinations politiques assez libérales, voire jacobines pour quelques-uns. Le clergé apparaît quant à lui foncièrement royaliste, globalement très bon même si quelques électrons libres, à l’instar de Simone au, profitent de la faiblesse de l’évêque pour professer des idées réactionnaires.
Somme toute, malgré la misère réelle du peuple, le département est bon et tranquille. Pierre Pierre se veut confiant et dresse un bilan positif de la Bretagne : « Puissé-je [avoir] calm[é] les inquiétudes de M. le Comte de Ferrières, s’il en conserve encore ! », il poursuit : « Le temps et la continuelle manifestation des paternelles intentions du Roi mettront un terme [aux] mécontentements, qui, je me plais à le répéter, n’ont jusqu’à présent rien qui doive trop allarmer le Gouvernement ». Les rapports mensuels de police font d’ailleurs strictement état de la même tranquillité. En dépit de cet optimisme, « la mésintelligence entre les nobles, ceux qui ont servis dans les chouans, et la classe des autres citoyens »finit par éclater au grand jour. Et coûte sa place au préfet Bonnaire.

L’émeute du 10 janvier 1815 et l’impossible position du préfet Bonnaire

Tel est l’avis de Pierre Pierre sur Bonnaire. Ce rapport montre que la position peu enviable du préfet lors du séjour de De Ferrières se prolonge après le départ du commissaire extraordinaire.
C’est une émeute survenue à Rennes le 10 janvier 1815 qui aura finalement raison de lui.
Décidée le 17 décembre 1814 par le maréchal Soult, devenu ministre de la Guerre, une commission est mise en place afin de récompenser les habitants « qui ont été blessés en combattant pour la défense du trône , pendant les guerres qui ont eu lieu dans les provinces de l’ouest ».
L’initiative, par laquelle sont distingués ceux qui se sont battus pour le roi, est en contradiction avec
l’idée d’une union inconditionnelle de tous les sujets autour de leur monarque. Sous réserve de plusieurs conditions, les anciens chouans ainsi que les veuves de guerre sont invités à se présenter au chef-lieu d’arrondissement le plus proche, où la commission est tenue d’examiner chaque cas. Celle-ci est fort composite : commandant du département, le lieutenant général Bigarré et le préfet Bonnaire, tous deux serviteurs de l’Empire, côtoient Picquet du Boisguy, général chouan que la pacification vendéenne n’a pas fait rejoindre Napoléon. 10 jours après l’inauguration du buste de Louis XVIII, le 10 janvier 1815, la première réunion a lieu au sein de la préfecture. À cette occasion deux à trois cents étudiants, militaires et ouvriers se réunissent autour du bâtiment et provoquent une émeute en invectivant les chouans et du Boisguy. L’affaire est catastrophique, non qu’elle ne fasse de morts puisque la garnison fit pacifiquement reculer la foule, mais elle expose de la façon la plus évidente aux yeux du gouvernement les dissensions départementales qui demeuraient jusque là latentes.
Pour n’avoir pas su prévenir les troubles, Bonnaire est en très fâcheuse posture. L’homme se défend de toute faiblesse et soutient que le coup avait été mûrement préparé : il accuse les libéraux et attaque dans le même temps du Boisguy dont la présence à Rennes ne pouvait qu’exciter les humeurs. Parmi les instigateurs supposés, une majorité de militaires, deux fils de juristes rennais,un étudiant en droit. Des recherches domiciliaires entreprises à propos d’une vague correspondance entretenue entre Rennes et Vitré n’aboutissent à rien. En l’absence d’un appareil répressif politique idoine, l’« on peut croire que l’affaire se réduira à des poursuites correctionnelles, à raison des faits d’attaque et de maltraitemens exercés envers des particuliers, ce qui paraît extraordinaire, lorsqu’il s’agit d’un évenemens de la nature de celui que la justice a à réprimer » dit Hardy, procureur général de la cour royale de Rennes. Il ajoute : « Un pareil résultat peut avoir politiquement un très mauvais effet, en ce qu’il persuade au public, qui ne calcule pas ce que les lois peuvent avoir de vicieux ou d’incomplet que la révolte et l’opposition séditieuse aux volontés du Roi, ne sont punies que de peines légères ». Le travail de la commission se poursuit pendant ce temps, du Boisguy est rappelé à Paris et de la Prévalaye, maréchal de camp chouan et quatrième membre initial qui n’avait pas voulu siéger, prend sa place. Les esprits se sont calmés, la pression retombe durablement mais le mal est fait.

Les divisions sensibles au retour de l’empereur

Du préfet de Brévannes à Méchin

Le nouveau préfet se nomme Amédée de Brévannes, jeune parisien né en 1782, parti en émigration avec sa mère et revenu pour être nommé auditeur au Conseil d’État en 1810. Il adhère à la déchéance de Napoléon et est nommé en août 1814 maître des requêtes en service ordinaire au Conseil d’État. De Brévannes est installé en Ille-et-Vilaine à la la mi-février 1815. Avisé des troubles récents, il engage les sous-préfets et les maires à surveiller de près l’esprit des habitants « avec une rigoureuse impartialité »1. À peine acclimaté, il rassure le ministre de l’Intérieur quant à la situation du département. Il dit garder un oeil sur les jacobins, cependant en petit nombre ; quant aux nobles brétiliens, il les charge plus violemment que ne le faisait Pierre Pierre, tout en étant d’accord sur leur inoffensivité.
Aux premiers jours, les lettres des sous-préfets se veulent apaisantes et font connaître leurs bons sentiments et ceux de la population. Dupetit-Thouars à Saint-Malo demande le 11 mars aux habitants de faire arborer le pavillon blanc à toutes les fenêtres et assure du soutien inconditionnel de ses administrés. Le même jour à Montfort, une adresse au roi est signée par le sous-préfet Maudet le maire, les fonctionnaires et les habitants de la ville. Maudet ajoute : « je ne crois pas que personne dans l’arrondissement se soit occupé du retour de Bonaparte comme d’une chose à espérer ou a craindre ». À Vitré, « […] l’indignation [est] dirigée vers l’auteur de tout les maux, vers les hommes qui voudront tenter, encore, de nous replonger dans l’abîme […] » écrit de Carné- Coëtlogon.
Derrière cette salve d’écrits conventionnels, le malaise est perceptible. À Saint-Servan, les ordonnances royales affichées dans l’espace public sont déchirées par des anonymes. À Redon, la même ordonnance fait dire au conscrit Voisin que Napoléon « sera bientôt maître de toute la France »8. De son côté, le préfet lui-même n’est pas sans s’inquiéter sur l’esprit des rennais : « les jacobins et tout le parti de Bonaparte s’enhardissent rapidement ». À cela s’ajoute le problème des soldats en garnison dans la ville dont plusieurs « ont osé dire publiquement qu’ils ne marchoient vers Bonaparte que pour se donner à lui hommes et chevaux ». Davantage contenue, l’attitude de leurs généraux n’en est pas moins douteuse. Les recommandations du ministre de l’Intérieur n’apportent pas de solution concrète à de Brévannes. En place depuis six semaines seulement, il ne peut ni comprimer les germes de la sédition ni assurer les mesures défensives prescrites par les autorités royales. Les militaires démobilisés qui doivent reprendre les armes d’après l’ordonnance du 9 avril ne paraissent pas à la préfecture et le rassemblement des 1250 gardes nationaux demandés par le Louis VI Henri de Bourbon-Condé s’avère fastidieux. Dépêché par le roi en Vendée le 13 mars, lui-même n’a pas d’instructions spécifiques vis-à-vis des particularismes régionaux comme sur le sens à donner à la levée des hommes qu’il doit orchestrer. Partout dans l’Ouest, le duc se heurte à l’apathie des administrateurs ou à l’indocilité des anciens chefs chouans.
L’arrivée de Napoléon à Paris le 20 avril renverse les velléités royalistes. Le 21, le Conseil général invite les citoyens « à verser sans délai, dans les caisses des Percepteurs, deux douzièmes des contributions en sus des trois douzièmes qui sont maintenant exigibles »pour la défense du trône.
Le lendemain, la nouvelle de la fuite du roi parvient à Rennes. Le général Bigarré se rallie à l’empereur, les militaires suivent le mouvement dans la joie. Le même jour, de Brévannes est révoqué, comme le sont 69 autres de ses collègues, soit 80% du corps préfectoral. L’homme n’a de toute façon pas l’intention de rester à la tête du département. N’ayant pas connaissance de son remplacement et considérant qu’il n’a pas à abjurer le serment qu’il a prêté au roi, il pose sa démission le 23 mars après s’être assuré auprès des militaires que la tranquillité publique ne serait pas troublée. Il délègue ses pouvoirs à Robinet, lequel s’empresse d’écrire au ministre de l’Intérieur pour l’assurer de ses bons services. La démission de De Brévannes est acceptée et Robinet reçoit une ampliation du décret impérial nommant le revenant Bonnaire à la préfecture. Robinet a tout juste le temps de louer « cette nomination [qui] a produit ici la sensation la plus agréable » qu’un rectificatif suit deux jours plus tard. Une erreur a eu lieu -en l’occurrence une transposition de nomet c’est à un autre qu’échoit la place. Bonnaire reprend néanmoins du service mais dans une préfecture plus méridionale, en l’occurrence la Loire-Atlantique où il accepte de tenir le gouvernail. Le nouveau venu est étranger au pays, il s’agit d’Alexandre Méchin. Né en 1772 à Paris, il débute sa carrière dans l’administration des armes et des poudres puis est missionné avec Fréron dans le Midi en 1795, commissaire du Directoire à Malte en 1798, « préfet des Landes (an IX), de la Roër (an X), de l’Aisne (an XIII), du Calvados (1810) et créé baron de l’Empire le 31 décembre 1809 », Méchin a donc une belle carrière d’administrateur, stoppée net au retour du roi. « Il y a eu des déchaînements et des vociférations contre lui, on l’a accusé de concussion, d’immoralité, de partialité et d’injustice […] » dit le duc Charles de Plaisance, commissaire extraordinaire du roi dans
la 14ème division militaire. S’il subodore quelque exagération dans cet exposé, de Plaisance croit bon de demander son départ du département puisqu’il y est trop mésestimé. La décision ne survient qu’en octobre mais Méchin, quoique loué pour ses capacités et son intégrité, n’exerce plus de charge publique jusqu’à l’appel du 22 mars 1815.
Méchin est installé à la préfecture le 30 mars. Comme avant lui Bonnaire eut Canclaux puis de Ferrières, Méchin est mis en relation avec le commissaire extraordinaire Caffarelli. Soldat de la République puis de Napoléon, pour le compte duquel il combattit avec succès en Espagne, Caffarelli est converti à la cause royale à son retour en 1814. Le roi le fait chevalier de Saint-Louis en juillet de la même année et lui donne le commandement de la 13ème division. Caffarelli rejoint l’empereur pendant les Cent Jours et demeure en sa division où il est nommé commissaire extraordinaire le 23 avril. Il se rend dans les département où il confirme ou non dans leurs fonctions sous-préfets, maires, adjoints, conseillers municipaux, officiers et commandants de la garde nationale. Ces commissaires extraordinaires sont également autorisés à remplacer provisoirement les fonctionnaires et employés des différentes administrations publiques qui seraient absens de leur poste, ou qui ne pourraient continuer de les occuper » et doivent recevoir par écrit le serment de fidélité à l’empereur (décret du 10 avril) de tous les individus nommés ou restés en poste. Si Caffarelli a l’occasion d’apprécier le talentueux dévoué Méchin, digne de ses nouveaux collègues bretons Jullien (Morbihan), Chazal (Finistère) et de Vismes (Côtes-du-Nord), il se heurte dans les départements à un manque d’énergie de la part des administrateurs. Le retour de Napoléon a perturbé la population bien plus qu’elle ne l’avait été lors de l’arrivée de Louis XVIII. Les souspréfets
brétiliens eux-mêmes sont beaucoup plus embarrassés sur la conduite à tenir. Qui d’une démission, qui d’un congé, qui d’une maladie : seuls deux sous-préfets resteront au final en poste durant les Cent Jours. Pour autant, le préfet, qui le premier procède aux changements avant que Caffarelli ne les confirme, répugne à faire changer les hommes en place, faute de postulants convenables. Lui et le commissaire extraordinaire sont prêts à de nombreuses concessions, tant que les fonctionnaires ne soient pas des opposants politiques marqués.

La Fédération départementale placée entre les mains du pouvoir

L’euphorie existe pourtant mais elle est renfermée essentiellement dans l’espace étriqué des villes et limitée à un petit pourcentage de la population. Parmi les particuliers qui se réjouissent de l’arrivée de Bonaparte, certains dénoncent au nouveau gouvernement les menaces que font peser sur les libertés les ennemis de l’empereur, à la suite de quoi une riposte plus générale est concrétisée. C’est à Rennes que naît aux alentours du 20 avril la Fédération bretonne. Ravivant les souvenirs du pacte fédératif de 1790, ses membres entendent préserver les acquis révolutionnaires contre les Bourbons, les nobles et le rigorisme religieux25. Des habitants de Nantes, Vannes, Brest, Saint- Brieuc, Lorient rejoignent la cause mais l’Ouest n’a pas l’apanage de ces rassemblements : ils essaiment à Paris et dans l’est et le nord-est de la France, régions dont la mémoire est marquée par l’occupation étrangère de l’été précédent. En Bretagne, les fédérés s’échangent des adresses et des délégations, se congratulent et, dans une sorte d’exaltation patriotique, vibrent d’une même espérance pour un avenir radieux. Le préfet Méchin décrit un mélange de jeunes étudiants et d’individus plus âgés, qui ont connu et soutenu la Révolution. En travaillant sur un échantillon rennais fort de 637 individus, Jean Cherbonnel a montré la prédominance de la classe moyenne libérale, bourgeoisie éclairée (juristes, médecins, fonctionnaires divers, étudiants) mais il ne faut pas négliger le poids des militaires militaires (75 individus) et des artisans et ouvriers (101 individus)26. Volontaire dans la campagne de 1792, le populaire et maître des postes rennais Joseph Blin est choisi pour prendre leur tête. Ce levain enthousiaste est une aubaine pour le régime, encore faut-il pouvoir convenablement le canaliser. Si les fédérés manifestent l’hostilité la plus profonde pour l’expérience de la première Restauration, ils ne se jettent pas aveuglément dans les bras de Napoléon. L’empereur incarne le moyen de parvenir à un horizon plus digne mais les fédérés récusent les dérives mégalomanes de l’homme au bicorne. Le préfet s’immisce donc immédiatement dans les premières discussions entre les fédérés rennais et les délégués venus de Nantes et de Vannes. À le lire, il n’est ni plus ni moins que le maître d’oeuvre du pacte fédératif, heureusement délesté des scories anti-nobles trop violentes et de l’indépendance d’esprit qui affleuraient dans le premier jet.

L’enthousiasme qui périclite et la tétanie qui vient

Les désillusions face l’Acte additionnel et la victoire libérale aux élections

L’Acte additionnel aux Constitutions de l’Empire paraît le 22 avril 1815. Complément aux constitutions de l’an VIII, l’an X et de l’an XII, il est le fruit du travail du libéral Benjamin Constant et de Napoléon lui-même, qui n’entendait pas se laisser dicter les fondements politiques du nouveau régime. Par la suite, l’Acte fut soumis au plébiscite du peuple, soit tous les individus de sexe mâle, jouissant de leurs droits civiques et âgés de 21 ans révolus. Produit de deux cerveaux, on sait trop bien quelle déception ces 67 articles inspirèrent : trop dépouillés pour les uns des accents jacobins adoptés par Bonaparte lors de son vol jusqu’à Paris, insuffisamment libéraux malgré quelques belles avancées pour les autres (renouvellement total de la Chambre tous les cinq ans, contre renouvellement annuel par cinquième sous la Charte, éligibilité à 25 ans et non plus 40, élection du président etc.) ou monstrueusement progressistes aux yeux des royalistes. Les circonstances politiques troubles des Cent Jours, la perspective de la guerre, et la méfiance entretenue à l’égard de l’empereur malgré ses proclamations légalistes comptent aussi dans la retenue observée à propos de l’Acte.

Du spectre de la guerre civile aux premiers combats

La protestation contre le retour de Napoléon est sensible dès l’arrivée de Méchin. Un mouvement séditieux a lieu le 4 avril à Rennes dans le quartier de Bourg l’Évêque. Des ouvriers et des femmes revêtent de la cocarde blanche et crient vive le roi. 15 personnes sont arrêtées. Le même jour, une femme propage à Merdréac (arrondissement de Montfort) le bruit de la remontée de Louis XVIII sur le trône. Elle quitte les lieux tandis qu’un regroupement de paysans se forme, se réjouit de la nouvelle, décroche le drapeau tricolore et se rend à l’église pour y sonner les cloches. Il faut l’intervention du maire pour que les contestataires se dispersent. Par l’effet de ces premiers mouvements, une émeute éclate à Vitré le lendemain. Faussement avertis du retour du drapeau blanc à Rennes, 30 à 40 habitants se mettent en procession et conspuent Napoléon. Un coup de couteau est porté à un soldat, qui l’esquive et fait feu en direction de l’assaillant. Il loupe son coup mais les rebelles, dont 8 sont identifiés, s’enfuient. La nouvelle du retour du roi gagne également Saint-Malo, où, dit-on, le drapeau blanc est reparu. Le maire Thomas dément tandis que le préfet écrit au ministre de la Police : « il y a, Monseigneur, a n’en pas douter, des agents secrets qui cherchent à corrompre l’opinion des villes et des campagnes en répandant les bruits les plus absurdes […] ». Ce faisant, il désigne les nobles et les anciens chouans, dont un a été arrêté à Fougères, prévenu d’avoir voulu embaucher des canonniers pour le compte du roi.
L’agitation sensible au début du mois d’avril s’accélère après les décrets sur la mobilisation militaire. Si le rappel le 28 mars des militaires en demi-soldes ou en congés s’effectue correctement, la levée de 300 000 célibataires de 20 à 40 ans pour constituer des gardes nationales produisent l’effet catastrophique qu’on pouvait en attendre. La population s’émeut à juste titre de l’emploi de ces gardes nationaux, unités de proximité néanmoins envoyées au front en 1813-1814.
La protestation atteint Rennes, où un violent placard est imprimé et diffusé contre le comité d’organisation de la garde nationale.
Ayant quitté les villes, de grandes figures chouannes commencent à parcourir les campagnes afin de structurer la rebéllion. Les paysans fougerais ne peuvent compter sur leur meneur historique, Duboisguy, arrêté à Paris, mais d’autres que lui se chargent ailleurs de la même besogne, tels que du Pontbriand du côté de Dinan et Duboishamon dans l’arrondissement de Montfort. Mais l’activité n’est pas la même que jadis et la chouannerie de 1815 ne sera que « petite ». Ainsi que le remarquait Aurélien Lignereux, ce sont les nobles qui viennent engrener les paysans et non l’inverse. Ces derniers sont beaucoup moins motivés à prendre les armes, d’autant que le clergé départemental, rappelé l’ordre par le préfet, conteste doucement l’autorité impériale sans provoquer leurs ouailles au soulèvement pur et simple. La noblesse seule est condamnée par Méchin, qui refuse au peuple le moindre rôle politique et ne voit dans les volontaires royaux que des malheureux contraints : « Ce n’est que par la violence que les chefs se procurent des hommes, dans cette saison surtout ou le cultivateur se voit avec chagrin arraché à ses travaux et ou il craint la dévastation des récoltes ; mais le moindre refus est puni de mort. La terreur recrute seule pour les rebelles et les hommes qui sont forcés de les suivre les détestent généralement ». L’influence limitée des chefs de troupes n’empêche pas le préfet d’être extrêmement inquiet et se correspondance s’en ressent.

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Table des matières

INTRODUCTION
A. La seconde Restauration vue au prisme de la Terreur blanche
B. L’Ouest français et la réaction institutionnelle
I. DE L’EMPIRE A LA SECONDE RESTAURATION, DU PRÉFET BONNAIRE AU PRÉFET D’ALLONVILLE
1 . L e crépuscule de l’Empire
A. La difficile mobilisation des forces vives
1 : Lorsque l’économie sombre et la pression fiscale fait suffoquer
2 : Ne pas courir aux armes, l’exemple des gardes d’honneur
B. Une bataille menée sur tous les fronts
1 : Préfet et commissaire extraordinaire contre l’apathie générale
2 : Tenir la barre jusque dans les derniers instants
2 . L’éphémère première Restauration
A. Un apparent ralliement à la monarchie
1 : Apporter les nouvelles de Paris
2 : L’amour des sujets pour leur roi
3 : De l’art de prêter serment
B. Espoirs, craintes et désillusions : la montée des tensions
1 : Le pardon du roi de retour sur ses terres désolées
2 : Marchands, soldats et clercs : un mécontentement qui monte de toutes parts
3 : L’émeute du 10 janvier 1815 et l’impossible position du préfet Bonnaire
3. Le chaos des Cent Jours
A. Les divisions sensibles au retour de l’empereur
1 : Du préfet de Brévannes à Méchin
2 : La Fédération départementale placée entre les mains du pouvoir
B. L’enthousiasme qui périclite et la tétanie qui vient
1 : Les désillusions face l’Acte additionnel et la victoire libérale aux élections
2 : Du spectre de la guerre civile aux premiers combats
4 . L es débuts de la seconde Restauration
A. Un troisième préfet en 6 mois : la nomination de d’Allonville
1 : Arborer le drapeau blanc et passer la main, le départ de Méchin
2 : D’Allonville, un noble d’ancienne extraction pour préfet
B. Disperser l’écume des chouans
1 : L’anarchie blanche de juillet-août 1815
2 : Offrir aux volontaires des gages de reconnaissance
II. L’ÉPURATION DE LA SECONDE RESTAURATION AU REGARD DES RENOUVELLEMENTS ANTÉRIEURS
Introduction
A. La punition professionnelle comme principe politique
B. L’épuration, une tentative de définition
C. Choix de la chronologie et des corps étudiés
1. Sous-préfets, secrétaires et conseillers de préfecture
A. Le corps des sous-préfets
1 : Pérennité du système jusqu’en 1813
2 : La secousse de la première Restauration
3 : Multiplicité des trajectoires et renouvellement forcé : les Cent Jours
4 : Le couperet de la seconde Restauration
4/a. L’épuration totale d’août 1815
4/b. Stabilisation durable du corps (septembre 1815-octobre 1817)
B. Le corps des secrétaires généraux et conseillers de préfecture
1 : Des premiers titulaires
2 : …à la rupture d’août 1815 sous d’Allonville
2. Commissaires de police et juges de paix
A. Le corps des commissaires de police
1 : Le calme des années consulaires et impériales
2 : Première épuration et perspectives de dédommagements
3 : Le ralliement des commissaires à l’empereur
4 : Une purge inédite tardivement honorée (novembre 1815-février 1816)
B. Le corps des juges de paix
1 : Janvier 1811-mars 1815 : une période sans heurts
2 : Une épuration d’un quart des effectifs (fin octobre 1815-avril 1816)
3. Maires, adjoints et conseillers municipaux
A. Le renouvellement municipal de la première Restauration
1 : Analyse des demandes de remplacements des sous-préfets
2 : Le cas de l’arrondissement rennais (mai 1814-février 1815)
B. L’éclatement des municipalités durant l’interrègne
1 : La division des villes
2 : Désagrégation du système et élections controversées dans les communes
C. Le renouvellement municipal de la seconde Restauration
1 : L’épuration des maires, adjoints et conseillers municipaux
1/a. Arrondissements de Fougères, Rennes et Saint-Malo : la vague d’août 1815
1/b. Rattrapage, affinage et bilan provisoire de janvier 1816
2 : Renouvellement quinquennal et derniers mois paisibles (mai 1816-octobre 1817)
2/a. Reconduction des magistrats en poste et dernières éliminations politiques
2/b. Fin de l’épuration et délaissement des conseils municipaux
4. É couter, écarter, choisir : le préfet dans l’épuration
A. Un préfet tributaire des menées du gouvernement
1 : Le besoin impérieux d’une réaction au retour du roi
2 : Conjoncture politique et déclin du cycle épuratoire
B. Les positions du préfet vis-à-vis du vaincu politique
1 : Du devenir professionnel des fonctionnaires ex-fédérés
2 : Les murmures des épurés : quels dédommagements ?
C. Se bousculer au portillon : les réclamations des royalistes
1 : La bonne monstration des amis du roi
2 : Petite sociologie des nouveaux venus
C onclusion
III. SUIVRE LA VOIE ROYALE : RÉPRESSION POLITIQUE ET TRAVAIL ÉLECTORAL DU PRÉFET D’ALLONVILLE
Introduction
A. L’épreuve prussienne (6-29 septembre 1815)
B. Traquer les proscrits de juillet
C. La répression politique et son application
1 . Iconoclasme légal et spontané
A. La première Restauration et l’éclat des symboles royaux
B. L’imagerie impériale en berne durant les Cent Jours
C. Une longue et minutieuse traque sous la seconde Restauration
1 : Expurger les empreintes des administrations
2 : Nettoyer l’espace des funestes symboles
3 : De ce qui est séditieux de ce qui ne l’est pas..
3/a. Conserver à domicile, afficher au regard
3/b. Regarder là où il ne faut pas : l’affaire Turin
2 . La répression des nouvelles alarmantes et des propos séditieux
A. Violences des mots, poids des peines
1 : Le crédit donné aux rumeurs en période de crise
2 : Le verbe comme arme politique
3 : Bilan et florilège de la subversion départementale
B. La cour prévôtale d’Ille-et-Vilaine et les jugements rendus
1 : Ce que furent les cours prévôtales
2 : L’installation de la cour prévôtale en Ille-et-Vilaine (janvier-avril 1816)
3 : La cour prévôtale à l’oeuvre (avril 1816-mars 1818)
3 . La loi d’amnistie du 12 janvier 1816
A. Termes confus et rupture temporelle, une enquête difficile
1 : Que doit-on entendre par régicide ?
2 : Poursuivre des fantômes et se fier au bruit public
B. Ce que dit le tableau préfectoral des régicides, lacunes et opinions
1 : Du « mort-vivant » Chaumont aux trois Lebreton : les errances de l’administration
2 : Itinéraires des régicides, conduite et dangerosité supposée
3 : Sept régicides, combien de relaps ?
C. Les trajectoires particulières, de Méaulle aux régicides jersiais
1 : La « fuite » de Jean-Nicolas Méaulle à Gand
2 : Jersey, une terre d’accueil illusoire
D. Vies et morts des exilés : où partir, comment revenir ?
1 : L’accueil divers des pays étrangers
2 : Séparer le bon grain de l’ivraie : la logique des amnisties
Conclusion
4 . Assurer au roi une « bonne députation »
A. Bouter les libéraux hors de la scène politique : les élections d’août 1815
1 : Le scandaleux Lanjuinais pour président du collège départemental
2 : Une exceptionnelle mobilisation contre le parti bleu
B. Avoir une députation constitutionnelle : les élections de septembre-octobre 1816
1 : Le triomphe des ultras aux collèges des arrondissements
2 : Les « soutiens » officiels et officieux du préfet d’Allonville
C. La loi Laîné pour contrer les ultras : les élections de septembre 1817
1 : La réitération en mode majeur des efforts de l’année passée
2 : L’indéboulonnable Corbière au sein d’une députation hétéroclite
CONCLUSION
A. De la sédition des bleus à la « terreur » des blancs
B. Le préfet : un homme au service de l’État
IV. ANNEXES
1 . La Terreur blanche méridionale
A. Un bref résumé des violences estivales
B. La joute écrite entre témoins oculaire (1815-1818)
C. La Terreur blanche : des oeuvres partisanes aux études historiques
1 : Des ouvrages de circonstances durant la seconde puis la troisième République
2 : Quels écrits royalistes après la Seconde Restauration ?
3 : Le tournant du siècle, d’Houssaye aux études locales
4 : De l’après-guerre à nos jours, un champ investi par les historiens
5 : Quelques chiffres, les massacres marseillais des 25 et 26 juin 1815
D. Les Taillons et la Terreur blanche, extrait du roman d’André Chamson
2 . Repères géographiques de l’Ille-et-Vilaine
3 . Les rapports hebdomadaires sur « l’esprit du département »
4 . Recensement des affaires départementales
5 . Re transcription de sources d’archives
A. Accepter ou non l’ordre nouveau
B. En quête d’une place : l’art de (se) recommander, l’art de dénoncer
C. Surveillance, répression politique et maintien de la tranquillité publique
D. La grande bataille des urnes
E. Le préfet d’Allonville, relations et ambitions
V. SOURCES
A. Archives départementales d’Ille-et-Vilaine
B. Archives nationales
C. Sources imprimées
1 : Dictionnaires polémiques
2 : Presse
3 : Publication périodique
4 : Témoignages de la Terreur blanche méridionale
5 : La répression politique encouragée ou décriée par les contemporains
VI. BIBLIOGRAPHIE
A. Ouvrages généraux
B. Outils de travail
C. Terreur blanche populaire et réaction royaliste
1 : Synthèses sur les deux versants de la Terreur blanche
2 : OEuvres pamphlétaires et réhabilitation des figures tombées durant les troubles
3 : Études locales sur la Terreur populaire et la Terreur légale
4 : Les cours prévôtales de la seconde Restauration
5 : La loi d’amnistie du 10 janvier 1816
D. Corps et épuration
1 : Généralités sur l’épuration
2 : Préfets et personnel de préfecture
3 : Municipalités
4 : Garde nationale
5 : Police et gendarmerie
6 : Justice
7 : « Fonctionnaires »
E. Moeurs et pratiques politiques du temps
1 : Enquête, surveillance et opinion
2 : Référendum, élection et modalités électorales
3 : Bruits et rumeurs
4 : Associations secrètes et complots
5 : Images et luttes symboliques
F. L’Ouest français
1 : Généralités
2 : La chouannerie
3 : Quelques aspects sociaux, démographiques et religieux
VII. TABLE DES DOCUMENTS
VIII. SOMMAIRE

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