L’émergence des bibliothèques numériques : un nouveau risque pour les bibliothèques classiques ?

Des antennes pour une meilleure desserte du territoire

Le département du Nord est un département à la population importante et au territoire étendu (Voir annexe 1 : on compte plus de 180 kilomètres séparant Dunkerque au nord à Avesnes-sur-Helpe dans le sud du département). Dans cette optique, la création d’antennes correspondant aux différents arrondissements a très vite été indispensable pour permettre une meilleure desserte du territoire et un meilleur service aux bibliothèques et à ses usagers.
L’antenne de Lille-Hellemmes joue à la fois son rôle d’antenne pour les arrondissements de Lille et de Douai et accueille également les services communs de la Médiathèque départementale du Nord qui coordonnent l’action des différentes antennes : on trouve donc le service comptabilité mais aussi les coordinateurs en matière de formation, d’informatique, d’animation et de la communication de la MdN. Les services communs comprennent également une salle de documentation utilisable par tous les bibliothécaires du réseau et le personnel. En 1983, c’est l’ouverture de la première antenne, celle de Flandre à Hazebrouck, qui dessert l’arrondissement de Dunkerque. Elle est suivie en 1986 de l’ouverture de l’antenne du Hainaut-Avesnois située dans la ville du Quesnoy qui dessert les arrondissements de Valenciennes et d’Avesnes-sur-Helpe. Enfin est ouvert en 1998 la dernière antenne localisée à Caudry qui dessert l’arrondissement de Cambrai. La Médiathèque départementale est dirigée par Madame Marie-Odile Paris. Son service dépend de la Direction de l’Action Culturelle donc le responsable est M. Laurent Seailles, service appartenant lui-même à la Direction générale adjointe chargée du développement et de l’aménagement. Il est à noter que le vice-président délégué à la Culture au Conseil Général du Nord est M. Renaud Tardy. La Médiathèque départementale du Nord compte cinq responsables : M. Laurent Heitz pour les services communs, Mme Marie-Cécile Delache, Mme Brigitte Luche, M. Guy Flodrops et Mme Fabienne Raux respectivement pour les antennes de Lille, de Flandre, du Hainaut-Avesnois et du Cambrésis.
Les antennes sont composées de bibliothécaires chargés de l’animation des réseaux. Ceuxci sont répartis selon leur « spécialité » : livres adulte ou jeunesse, musique, vidéo ou multimédia. Il est à noter que la tendance est au « multi-supports » : le bibliothécaire desservant une commune déposera aussi bien les livres dans le bibliobus que les CD et DVD dans les médiabus, ce qui n’était pas le cas auparavant et ce qui permettra à la bibliothèque desservie de n’avoir affaire qu’à un seul et unique interlocuteur.
Chaque antenne est également dotée d’un médiateur culturel qui met en place les animations et les événements (Lire en Fête, prêt d’expositions, etc …). Il ne faut pas oublier les chauffeurs magasiniers ainsi que les services techniques, conduisant les bibliobus, équipant les documents et chargés de la maintenance des équipements.

Les missions de la Médiathèque départementale du Nord

La Bibliothèque départementale de prêt a vu ses missions s’élargir depuis sa création. Son action n’est désormais plus limitée aux seuls prêts de documents : elle a dorénavant pour but également de former les bibliothécaires membres du réseau, d’animer les bibliothèques et de développer la lecture publique dans le département du Nord par l’attribution de subventions.

Le prêt aux bibliothèques membres du réseau

La mission première de la Médiathèque départementale du Nord est et reste le prêt de documents tous supports (livres, CD, DVD, CD-ROM …) aux bibliothèques partenaires disséminées à travers tout le territoire.
Si l’image de la bibliothèque départementale reste pour beaucoup le passage du bibliobus dans les villages et le contact direct avec le public, la réalité est toute autre. Aujourd’hui, les prêts « directs », où le public se rend dans le bibliobus stationné sur la place du village pour emprunter des documents, se font de plus en plus rares. Cette option est d’ailleurs en voie de disparition pour permettre de développer les bibliothèques rurales. Ce service va donc s’arrêter à partir du mois de juin 2007 pour les communes n’affichant pas la volonté de développer la lecture publique par des projets de construction sur le plan communal ou plus vraisemblablement sur le plan intercommunal.
Le prêt aux bibliothèques partenaires se fait donc dans la majeure partie des cas par des dépôts : le bibliobus se rend dans la commune en question et les bibliothécaires municipaux conseillés par les agents de la Médiathèque départementale choisissent leurs documents qu’ils mettront ensuite à disposition du public de leur bibliothèque. Ces dépôts s’effectuent deux fois par an que ce soit pour les livres ou les autres supports (DVD, CD, CR-ROM).
Les conditions de prêt aux communes sont régies par des conventions entre le département du Nord et les communes ou intercommunalités concernées. Celle-ci fixe un minimum d’heures d’ouverture au public défini selon la taille de la commune. La commune s’engage également par cette convention à inscrire annuellement un minimum de 1,50 Euro par habitant à son budget permettant l’acquisition de nouveaux documents pour le fonds propre à la bibliothèque ; elle doit aussi maintenir le droit de prêt gratuit, etc …
Le département fait preuve d’un intérêt soutenu au développement social. La Médiathèque départementale du Nord participe évidemment à cet effort. Ainsi, depuis sa création en 1982, la Médiathèque départementale prête des documents aux PMI (centres de Protection Maternelle et Infantile) qui les utilisent notamment faire des lectures aux enfants dans les salles d’attente de ces établissements. Cependant, les PMI connaissent une mutation et sont désormais intégrées aux UTPAS (Unité Territoriale de Prévention et d’Action Sociale), le public visé va donc évoluer par la même occasion et cela ne concernera plus seulement un public composé d’enfants. Les « malles » de documents fournies aux PMI par la Médiathèque départementale vont donc prendre en compte ce changement. La Médiathèque départementale du Nord essaie de promouvoir les bibliothèques municipales auprès de ces organismes pour qu’une collaboration de proximité naisse, vecteur de projets en faveur de la lecture publique.

La formation et l’animation

Si de nombreuses bibliothèques municipales existent aujourd’hui, c’est grâce à la présence indispensable de bénévoles motivés. La Médiathèque départementale du Nord assure par conséquent des formations auprès de ces bibliothécaires, qu’ils soient bénévoles ou salariés d’une collectivité, permettant d’offrir un service plus efficace aux usagers de ces bibliothèques. Les formations proposées vont des notions de base du bibliothécaire (gestion de la bibliothèque, équipement des livres, catalogage, mise en valeur des collections…) à des formations plus pointues de spécialisées. Pour 2006-2007, les bibliothécaires bénévoles ou salariés du réseau départemental pourront ainsi assister à des formations sur le monde de l’édition en France, sur la littérature roumaine mais aussi à des salons d’écoute sur la musique indienne, le blues ou bien encore à une formation sur les rapports entre les différents publics et les bibliothèques. Ces formations sont assurées par le personnel de la Médiathèque départementale et par des intervenants extérieurs : elles sont en tous les cas gratuites pour les bibliothécaires du réseau.
En 2005, ce sont 58 formations qui ont eu lieu, réparties sur le territoire des quatre antennes.
Les bénéficiaires de ces formations (notamment les formations de base) sont à majorité des bénévoles (un peu moins de 60% pour 2005).
Une autre mission de la Médiathèque départementale du Nord est l’animation. Pour cela, la Médiathèque suscite et encourage la tenue de salons du livre et aide les bibliothèques-relais dans leurs projets d’animation à l’occasion d’événements nationaux comme « Lire en Fête », la fête de la musique ou le « Printemps des Poètes ».
La Médiathèque départementale du Nord propose également ses propres animations : présence à Bray-Dunes d’un bibliobus pour les mois d’été (Voir annexe 2), organisation de journées de rencontres avec les bibliothécaires-relais, participation au Festival « Par monts et par mots » en collaboration avec la villa Marguerite Yourcenar au Mont Noir, etc …
La Médiathèque départementale du Nord dispose également d’expositions sous la forme de panneaux à afficher ou d’outils d’animations (ex: tapis de lecture…) qu’elle prête à ses bibliothèques-relais. Il existe 80 expositions aux thèmes divers (Jules Verne, l’arbre, Mozart, etc…) qui font l’objet de prêts aux bibliothèques partenaires mais aussi parfois aux CDI des collèges financés par le département qui constitue un public spécifique au conseil général.
Ce secteur est en plein développement et est très apprécié par les bibliothèques.

Le conseil et l’aide au financement

Dans un objectif de promotion de la lecture publique, le département du Nord attribue des subventions aux municipalités ou intercommunalités présentant un projet dans ce domaine.
La Médiathèque départementale du Nord instruit ces demandes de subventions transmises par les collectivités.
Les subventions concernent la construction, l’équipement et le mobilier des bibliothèques tout comme l’étude de faisabilité. Les subventions ont trait également à la construction dite HQE (Haute Qualité Environnementale) conformément à la volonté du conseil général du Nord qui favorise le développement durable. Enfin, ces subventions sont aussi attribuées dans le but d’informatiser les bibliothèques. 42 opérations de subventionnement ont pu voirle jour en 2005 soir un total de 1 400 000 Euros. Voici les montants et les taux de subventions accordés par la Médiathèque départementale du Nord, les bénéficiaires pour l’année 2005 sont disponibles en annexe (Voir annexe 3)

Bilan et perspectives

L’existant en matière de bibliothèques publiques dans le Nord

La lecture publique est un enjeu majeur dans la politique culturelle française. La Médiathèque départementale du Nord a pour objectif de desservir les communes de moins de 10 000 habitants sur son territoire. En 2004, 61 % des communes de moins de 10 000 habitants du département étaient desservies ce qui représente 64 % de la population des communes de moins de 10 000 habitants du département (ce qui équivaut à près de 680 000 habitants du département). Il reste donc 39 % des communes qui ne sont pas desservies.
Cet écart entre l’objectif de desservir toutes les communes de moins de 10 000 habitants et les 61 % réalisés peut s’expliquer par plusieurs raisons :
– l’absence de bibliothèques sans projet en vue dans la commune
– la présence d’une bibliothèque ne répondant pas aux exigences des conventions de la Médiathèque départementale
– le refus de la commune d’appartenir au réseau de la Médiathèque départementale
Mais il ne faut pas en conclure pour autant que le département ne participe pas à la promotion de la lecture publique dans les communes non desservies par la Médiathèque départementale du Nord.
En effet, on a pu souligner dans les paragraphes précédents l’action du département en faveur des associations qui développent la lecture publique. Parmi ces associations subventionnées, il convient de mentionner la « fédération culturelle et bibliothèques pour tous » qui compte plus de cinquante bibliothèques dans le département en partie subventionnées par le conseil général. Pourquoi ne pas travailler directement avec ces bibliothèques ? Deux raisons font obstacle à cette collaboration : la lecture publique doit être gratuite, or les « bibliothèques pour tous » exigent un droit de prêt et un problème de statut existe car les documents appartiennent à l’association et non pas à la commune où se trouve la bibliothèque.
Pour autant, la porte n’est pas fermée à cette association et la Médiathèque tient compte de travail de celle-ci.

L’intercommunalité : un axe de développement pour l’avenir

La Médiathèque départementale du Nord comme toute structure ou entreprise doit savoir évoluer et être en accord avec les changements opérés dans la société. Sur le plan des institutions et de l’organisation du territoire, on observe depuis les années 1980 une forte tendance à la décentralisation. La Médiathèque départementale est un exemple de décentralisation et d’aménagement du territoire culturel. Depuis les années 1990, les communes mutualisent leurs énergies dans ce qu’on appelle les « intercommunalités ». Dans les grandes agglomérations, on parle ainsi de « communautés urbaines », de « communauté d’agglomération » et dans les zones rurales de « communautés de communes ». Ces formes d’intercommunalité sont regroupées sous le terme d’ «Etablissements Publics de Coopération Intercommunale » (EPCI).
La Médiathèque départementale du Nord a remarqué la pertinence de ces projets dans le secteur culturel. Comme on le sait, des subventions sont attribuées depuis le 1er janvier 2006 aux projets de médiathèques intercommunales.

Pourquoi avoir fait le pari de l’intercommunalité ?

La Médiathèque départementale du Nord dessert en grande majorité des zones rurales ou péri-rurales (85 % des communes desservies comptent moins de 3 500 habitants).
Une commune de taille modeste ne peut pas financer seule un projet de médiathèque. A partir de ce constat, la Médiathèque départementale encourage donc à ce que se mettent en place des projets intercommunaux de médiathèques. Ces projets intercommunaux ne serontpas forcés de suivre les intercommunalités déjà existantes (certaines intercommunalités, telle « La Porte du Hainaut », regroupent bien trop de communes) mais une entente entre communes peut naître pour ce projet.
La médiathèque intercommunale doit desservir un petit bassin de population à partir d’un lieu central et permettre à ses habitants d’accéder à un service que la commune seule n’aurait pu proposer.
L’autre possibilité est de mettre en réseau les médiathèques de plusieurs petites communes permettant aux usagers d’avoir une palette de documents élargie et des services supplémentaires. On parle alors de médiathèques ou de bibliothèques s’inscrivant dans un projet intercommunal.
A l’avenir, il paraît probable que ces types d’initiatives vont se multiplier grâce au soutien financier et technique mis en place par les services du Conseil Général du Nord.

Quels résultats pour quels moyens ?

Après avoir observé les conditions de fonctionnement de la structure et les axes de développement pour l’avenir, voyons à présent les résultats obtenus pour la Médiathèque départementale du Nord.
La Médiathèque départementale du Nord agit dans le cadre de conventions passées avec les collectivités. Chaque année, les bibliothèques partenaires sont notées selon des conditions définies par la MdN (surface, collection, budget, etc…) qui débouche sur un classement en trois catégories :
– Les « dépôts » : concernant les bibliothèques ne répondant pas aux conditions de convention de partenariat signée avec le département (38 % des bibliothèques desservies par la MdN).
– Les « bibliothèques-relais » qui fonctionnent correctement mais ne remplissent pas toutes les conditions tout de même (36 % des bibliothèques du réseau).
– Les « bibliothèques municipales » qui répondent correctement à toutes les normes fixées par la convention (26 % des bibliothèques du réseau départemental).
Ces résultats indiquent la réalité de la lecture publique dans le département. 38 % des bibliothèques proposent des conditions d’accueil et de fonctionnement limités et seuls % des bibliothèques offrent des conditions optimales d’où la nécessité exprimée dans le paragraphe précédent de mettre en commun les énergies par le biais de l’intercommunalité.
Pour pouvoir desservir et animer un réseau de 332 bibliothèques auxquelles il faut ajouter les 32 « prêts directs », le département du nord a alloué en 2005 un total de 3 279 897 Euros répartis comme suit à la MdN :
1 340 000 Euros du budget d’acquisition (dont 41 500 Euros réservés à l’achat de périodiques et d’abonnements)
– 30 000 Euros ont été consacrés à la formation pour 87 journées de formation au total en 2005
– 53 000 Euros pour l’animation du réseau : opération « bibliodays », journées de rencontre avec les bibliothécaires-relais, « Lire en Fête », etc…
– 37 000 Euros sont consacrés à la communication : don d’un bibliobus à une région roumaine et parution de différentes publications Gournal interne de la MdN
« Passerelles », bibliographies, catalogue des formations, etc…)
– 76 397 Euros pour les moyens généraux (fournitures, matériel, entretien, etc…)
A ces chiffres, il convient d’ajouter 1 702 000 Euros de subventions attribués subdivisés comme suit :
1 402 000 Euros pour les subventions liées à la construction et à l’aménagement de bibliothèques
– 300 000 Euros pour les subventions liées à l’animation autour du livre et de la lecture.
Si le travail à effectuer en faveur de la lecture publique est encore important comme l’attestent les chiffres souvent en dessous de la moyenne nationale (notamment en matière de superficie dédié à la bibliothèque et de budget des bibliothèques, voir annexe 6), l’action de la Médiathèque départementale du Nord est indéniable. Grâce à un budget d’acquisition conséquent, elle peut acheter de nombreux documents aux contenus éclectiques et variant des achats habituels des petites bibliothèques municipales ce qui permet à tous les usagers des bibliothèques du département de se voir proposer une offre documentaire renouvelée et moderne. Elle peut se targuer également de promouvoir la lecture publique par les différentes subventions attribuées et offre un véritable service culturel de proximité à de nombreux habitants des villages et petites villes du département.

Activités et apports personnels

En préambule à toute description de mon travail à la Médiathèque départementale du Nord, il convient de fixer les conditions de mon stage. Lors de la signature de ma convention de stage, Mme Marie-Cécile Delache, responsable de l’antenne de Lille-Douai et tuteur de ce stage, avait fixé lesmodalités de mon arrivée. Ce stage de six semaines serait consacré en partie à la participation pour l’élaboration de la bibliographie annuelle sur le thème de l’écrivain Maxence Van Der Meersch, ainsi qu’à mon implication dans la vie quotidienne d’une antenne.

La bibliographie annuelle

Prise de contact

Chaque année, la Médiathèque départementale du Nord s’attelle à la rédaction d’une bibliographie sur un thème donné. Les années précédentes, le thème choisi en accord avec les employés de la structure et la volonté du département avaient été Marguerite Yourcenar,les sept péchés capitaux ou bien encore le développement durable. Cette année, le thème sélectionné était Maxence Van der Meersch. La bibliographie est conçue en priorité pour les bibliothécaires-relais qui voient par cette occasion le fonds possédé par la MDN sur ce thème d’actualité et sur les documents dont elle peut faire l’achat pour ses propres collections.
Les réunions aux mois de décembre 2006, de janvier et de février 2007 m’ont permis de mieux appréhender le travail qui était demandé. Ces rencontres entre les membres de l’équipe « bibliographie Maxence Van der Meersch » déjà consituée étaient l’occasion de fixer un plan pour la bibliographie, d’établir une répartition du travail par partie de la bibliographie et de sélectionner les documents mis à l’honneur dans ce document. A partir de ces réunions, une véritable organisation était en place même si elle pouvait encore bien entendu évoluer.

Un travail en équipe

L’un des aspects intéressants de la constitution et de la rédaction de la bibliographie était sans aucun doute la nature collective du travail. Il s’agissait de faire travailler ensemble différentes personnalités pour réaliser un document utile et agréable.
L’une des premières étapes à la conception de ce document était la mise en place d’un rétro-planning fixant les échéances suivantes : remise des textes illustrant les documents sélectionnés à la mi-mars, pour une relecture début avril, mise en forme et envoi à l’imprimeur. Les intéressés ont alors été prévenus par mail de ce délai.
L’un des atouts de la Médiathèque départementale est sa constitution en antennes.
Cependant, pour ce travail, elle constitue plutôt un inconvénient. En effet, la rédaction d’un tel travail nécessite des mises au point nécessaires pour donner à l’ensemble un aspect cohérent. L’organisation d’une réunion ressemble ainsi à un véritable parcours du combattant entre les différentes réunions et les tournées programmées dans les bibliothèques-relais. Une réunion a donc eu lieu avec les effectifs concernés par la bibliographie. Cette rencontre a permis de fixer de manière plus précise les conditions techniques de la rédaction du document qui ont été communiquées ensuite à tous les participants.
L’autre intérêt de ce travail collectif est que la rencontre de différentes personnalités donne naissance à un contenu toujours riche. Les envies et les idées différentes de ses participants ont permis au document de s’enrichir et d’apporter un réel point de vue et une véritable interrogation sur le sujet.
Au final, je retire donc de cette expérience un bilan tout à fait positif. La bonne volonté affichée par chacun des participants a permis d’éviter tout souci majeur d’organisation et ce travail collectif connue a priori une réussite.

Réalisation du projet

Les années précédentes, le travail qui était demandé aux stagiaires de la Médiathèque départementale du Nord était également de participer à l’élaboration et à la rédaction de la bibliographie. En effet, leur travail consistait à rédiger l’introduction, les chapeaux de différentes parties, ainsi que la rédaction de certains « coups de coeur » qui sont en fait la description des documents sélectionnés. La mission principale des stagiaires était de coordonner tout le travail effectué et d’apporter une cohérence au document.
Au départ, dès la signature de mes conventions de stage, il était préciser que mon travail au sein de la Médiathèque départementale serait la même mission confiée aux stagiaires des années précédentes relative à la bibliographie annuelle. Or, dès le début de mon stage, il est apparu qu’il ne m’était pas possible de réaliser ce travail. En effet, les années précédentes, les stagiaires effectuaient leur stage aux alentours du mois d’avril et ce, pour une durée de 4 à 6 mois. A leur arrivée, tout le travail en amont de la rédaction de la bibliographie, à savoir le choix des documents, le titre des différentes parties ainsi que la répartition de chaque document dans chacune des parties, avait été effectué à cette date. Il ne leur restait alors qu’à rédiger les textes introductifs des parties et à coordonner le tout. Pour ma part, je suis arrivée en stage le lundi 18 décembre 2006, date à laquelle le travail préalable à l’élaboration de la bibliographie venait tout juste de commencer. En effet, les participants à cette bibliographie avait eu une seule réunion concernant le thème annoncé pour l’année 2007. Nous nous sommes aperçu, ma tutrice et moi, qu’il ne m’était pas possible de faire le même travail que celui confié aux stagiaires les années précédentes du fait du peu d’informations recueillies à ce moment pour la bibliographie. La première réunion du 14 décembre 2006 a servi de point de départ à l’élaboration du document. La thématique choisie était : « La vie ouvrière entre les deux guerres », avec comme pistes de travail la lutte sociale, la vie politique, les distractions, l’habitat, l’hygiène, la nourriture, la conidtion féminine et les enfants, la langue, la « frontière », la religion et la prostitution ; autant de termes divers abordés dans les romans de Maxence Van der Meersch, Une première étape fût fixée : celle de regrouper des documents sur les thèmes retenus.
A mon arrivée le lundi 18 décembre, on m’a donc informée sur ce qui avait été fait et j’ai ainsi pu commencer à me renseigner sur Van der Meersch et à lire ses oeuvres pour m’imprégner du contexte de l’époque ainsi que de son style d’écriture. J’ai ensuite pu aider à la recherche d’ouvrages en rapport avec les thèmes retenus pour la bibliographie. Au cours des autres réunions, nous sommes arrivés à nous mettre d’accord ensemble sur un titre et une proposition de plan. La bibliographie aura donc pour titre «Van der Meersch ou la vie ouvrière dans le Nord de 1914 à 1939 » et sera composée d’une introduction, d’un corps de 5 parties et d’une conclusion. Les 5 parties s’intituleront « Biographie », « Autour des thématiques développées dans les ouvrages de Van der Meersch », « La vie quotidienne, pendant ce temps-là », « Les contemporains : écrivains, musiciens, cinéastes », et enfin « Lit-on Van der Meersch de nos jours ? ».

Thème de la bibliographie

Pourquoi Maxence Van der Meersch ?

Au départ, il y a une volonté du Conseil Général de commémorer le centenaire de la naissance de Van der Meersch (Voir Annexe 6).
Par Renaud TARDY, Vice-Président chargé de la culture, le 4 avril 2006 : « L’année 2007 commémorera le centenaire de la naissance de l’écrivain Van der Meersch. Compte tenu du caractère populaire de son oeuvre et de son origine nordiste, j’aimerais que le Département lui consacre un hommage conséquent, du style de ce qui a été fait pour Marguerite Yourcenar en 2003. Je vous prierai de bien vouloir mettre en place un comité de pilotage et de réunir les partenaires concernés. » A cela, un certain nombre de communes et d’associations ont manifesté leur souhait de commémorer cet événement au cours de l’année 2007. Pour valoriser pleinement cette manifestation et construire une progression cohérente, il a été proposé par M. Tardi au Président du Conseil Général que le département participe pleinement à cet événement et en assure la coordination à travers la mise en place d’un comité de pilotage. Lors de la première réunion du comité de pilotage, des actions ont été évoquées, dont certaines étaient déjà engagées, et un projet de calendrier a été ébauché.
Le Conseil Général du Nord devait, quant à lui, s’ateler à plusieurs actions, notamment la coordination de l’ensemble de l’opération, l’accord de subventions pour le projet d’expositionspectacle ainsi que pour l’aide à la réédition d’ouvrages de Van der Meersch, et enfin la répartition des actions qui seront organisées par les services départementaux.

Qui est Maxence Van der Meersch ?

Le thème choisi cette année pour la bibliographie annuelle est l’écrivain Maxence Van der Meersch. Oubliés par les uns, dédaigné par les autres, qui est donc cet auteur nordiste qui aurait fêté son centenaire cette année ?
Fils de bourgeois, il avait une fascination pour le peuple. Il connut la gloire de son vivant : le prix Goncourt en 1936 pour l’Empreinte de Dieu, son dernier best-seller Corps et Ames traduit en treize langues. Quarante ans après sa mort, Maxence Van der Meersch est presque tombé dans l’oubli. Pas une ligne sur lui dans l’Encyclopédia Universalis et deux seulement de ses romans encore disponibles en librairie. Maxence Van der Meersch est né le 4 mai 1907 à Roubaix. Son enfance est marquée par la désunion de ses parents. Sa mère, alcoolique, finira par quitter le domicile conjugal. Et c’est par son père, dandy athée et libéral que le petit Maxence sera élevé et idolâtré. Elève brillant, il suit des études de droit.
En 1927, il tombe amoureux de Thérèze Denis, une jeune ouvrière qui vit dans un garni avec ses deux petites soeurs. Maxence s’installe avec sa concubine à Wasquehal. En 1929 Thérèse donne naissance à une petite fille, Sarah.

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Table des matières

Remerciements
Introduction
I – La Médiathèque départementale du Nord
1.1 Présentation de la structure
1.1.1 Un service à l’échelle du département
1.1.2 Un service à la population depuis plus de 20 ans
1.1.3 Des antennes pour une meilleure desserte du territoire
1.2 Les missions de la Médiathèque départementale du Nord
1.2.1 Le prêt aux bibliothèques membres du réseau
1.2.2 La formation et l’animation
1.2.3 Le conseil et l’aide au financement
1.3 Bilan et perspectives
1.3.1 L’existant en matière de bibliothèques publiques dans le Nord
1.3.2 L’intercommunalité : un axe de développement pour l’avenir
1.3.3 Quels résultats pour quels moyens ?
Il – Activités et apports personnels
2.1 La bibliographie annuelle
2.1.1 Prise de contact
2.1.2 Un travail en équipe
2.1.3 Réalisation du projet
2. 2 Thème de la bibliographie
2.2.1 Pourquoi Maxence Van der Meersch ?
2.2.2 Qui est Maxence Van der Meersch ?
2.2.3 Animations autour du thème
2.3 Un service tourné vers ses bibliothèques partenaires
2.3.1 Les comités de lecture
2.3.2 Des rencontres programmées tout au long de l’année
2.3.3 Les tournées et dépôts dans les bibliothèques relais
III – Bibliothèque et les NTIC : quel avenir ?
3.1 Une avancée technologique au service des bibliothèques
3.1.1 De la bibliothèque à la médiathèque
3.1.2 L’informatisation des bibliothèques dans un but d’optimisation
3.1.3 Internet : une vitrine mais aussi un service en plus pour les usagers
3.2 L’informatique, concurrente du savoir en bibliothèque ?
3.2.1 Internet supplée-t-il les recherches en bibliothèque ?
3.2.2 L’émergence des bibliothèques numériques : un nouveau risque pour les bibliothèques classiques ?
3.2.3 La loi DAVDSI : vers une législation au détriment des bibliothèques ?
3.3 Quel avenir pour les bibliothèques pour quelles évolutions technologiques ?
3.3.1 La bibliothèque : un service en plus à destination du public
3.3.2 Le prêt de téléchargement : une perspective d’avenir ?
3.3.3 Vers une bibliothèque hybride ?
Conclusion
Bibliographie
Webographie
Glossaire
Annexes

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