Le souvenir de la guerre : entre devoir et travail de mémoire 

Un conflit ancré dans la ville

De l’Histoire à la mémoire

Lorsqu’est signé l’Armistice franco-allemand à Rethondes le 22 juin 1940, débutent l’Occupation allemande de la France et la mise en place d’un nouveau régime politique collaborationniste : le régime de Vichy. A la tête de ce nouveau gouvernement, le maréchal Pétain, qui s’attribue les fonctions de chef de l’Etat . A partir de là, le pays est divisé en deux zones : au nord est constituée la « zone occupée» qui occupe les 3/5e de la France, et au sud la « zone non-occupée » gouvernée par le régime de Vichy. Ces deux zones sont séparées par la ligne de démarcation . Le département des Basses-Pyrénées est alors traversé par cette véritable frontière qui passe par la ville d’Orthez , non loin de Pau, et qui partage le département en deux, ce qui lui donne toute sa particularité.
Il s’agit également d’un département frontalier avec l’Espagne, espace ayant servi aux migrations clandestines pendant la guerre civile espagnole. Outre la fuite des républicains espagnols vers la France, s’en suivent celles des européens du nord voulant échapper à l’Allemagne nazie. Les Basses Pyrénées apparaissent donc comme un espace migratoire, mais aussi un espace de transit, fortifié et encadré notamment grâce au mur de l’Atlantique. Cela reste néanmoins un département touché par la guerre et par toutes les contraintes et les conditions inhérentes à celle  ci, telles que les privations liées à la guerre ou encore le maquis .
Si Pau est dans un premier temps située en « zone non-occupée », ce n’est plus le cas à partir de novembre 1942 lorsque, le 11 de ce mois, la Wehrmacht passe la ligne de démarcation pour occuper la « zone non-occupée » . A partir de là, la vie quotidienne au sein de la ville change ; de nombreux réfugiés font leur arrivée. Parmi eux, des Polonais, des Belges, des Alsaciens, des Français venus du nord du pays, ainsi que beaucoup de Juifs. Se posent alors les questions d’accueil et d’approvisionnement de ces réfugiés pour lesquelles élus, associations et palois se mobilisent . Après la visite du Maréchal Pétain le 20 avril 1941 et un accueil enthousiaste de la part des habitants de la ville, Pau voit s’installer les troupes allemandes à partir de novembre 1942 à la caserne Bernadotte . La Kommandantur prend position à l’hôtel de France et à l’hôtel Majestic, place Royale et les bureaux de la Wehrmacht et de la Gestapo sont établis à la villa Saint-Albert, avenue Trespoey . La Milice, également présente à Pau, s’installe à l’hôtel Gassion sur le boulevard des Pyrénées . Dès juin 1940, des formes de résistance organisée se mettent en place. C’est le 20 de ce mois que se tient la première réunion de refus de l’Occupation allemande, au sein du café Ducau, face aux Halles . Le 18 avril 1944, un attentat visant le bureau du Service du Travail Obligatoire (STO) est organisé par le Corps Franc Pommiès. Celui-ci ne marque que le début de nombreux sabotages mis en place par le réseau de Résistance . Au total, le département des Basses -Pyrénées compte 1 598 déportés ; parmi eux le Palois Jean Plaà qui arrêté par la Gestapo en juin 1944, fini ses jours en déportation . Le 24 novembre 1971 une rue de la ville est nommée en son nom pour lui rendre un dernier hommage . Après quatre années d’Occupation, Pau est libérée le 20 août 1944. Place au souvenir de la guerre.

Une mémoire collective autour des lieux de mémoire

Des lieux topographiques

Les archives

« Les archives sont l’ensemble des documents, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, produits ou reçus par toute personne physique ou morale et par tout service ou organisme public ou privé dans l’exercice de leur activité».
Ces archives constituent donc des témoignages de l’Histoire et des transmetteurs de la mémoire. Elles sont gérées et stockées par l’institution qui porte le même nom. Ces organismes représentent des espaces dédiés à la conservation ; ils sont donc par définition des lieux de mémoire remplissant le rôle de sauvegarde mais aussi de transmission de l’Histoire. On trouve dans ces institutions des archives de deux types : des archives publiques et des archives privées. Les publiques « sont définies comme tous les documents qui procèdent de l’activité de l’Etat, des collectivités territoriales, des établissements publics et des autres personnes morales de droit public, et des personnes de droit privé chargées de la gestion d’un service public, dans le cadre de leur mission de service public.» Quant aux privées, elles constituent « toutes les autres archives qui ne sont pas des archives publiques : archives d’entreprises, de familles, d’associations, d’architectes, etc.».
A Pau, deux établissements accueillent les archives : le Service des Archives Départementales des Pyrénées-Atlantiques et le Service des Archives de la Communauté d’agglomération Pau-Pyrénées. Ces deux institutions présentent des archives conséquentes de tout type sur la Seconde Guerre mondiale à Pau et dans le département, et constituent une première base importante pour le travail de mémoire. Les services des archives participent activement à sa transmission, d’abord par l’accessibilité aux documents par toute personne. Pour cela, une salle de lecture est mise en place dans chaque établissement, dans laquelle le lecteur peut consulter les archives qui l’intéressent. Ils participent également à la diffusion de la mémoire à travers un service spécialisé : le service éducatif favorisant la transmission de la mémoire aux plus jeunes. Celui -ci travaille fortement en collaboration avec les écoles pour proposer aux plus jeunes des ateliers, des projets qui l eur permettent de se sentir intéresser par le sujet. De même, des travaux sont également organisés en partenariat avec les universitaires, comme par exemple la mise en place d’exposition sur un sujet donné et géré par les étudiants eux-mêmes.

Musée mémorial de la Résistance et de la Déportation

Ouvert au public depuis 2007, le musée de la Résistance et de la Déportation, présidé par M. Rouy, membre de l’Amicale des Anciens du Corps Franc Pommiès, est géré par une association d’anciens combattants. Il repose sur la participation de ses bénévoles qui participent à la bonne marche de l’institution. Ceux-ci se tiennent à la disposition des visiteurs pour leur faire découvrir le musée et partager leur expérience. Il a été créé à l’initiative d’une vingtaine d’associations d’anciens résistants, combattants et déportés ; l’Union des Fondateurs est enregistrée le 15 juillet 1992 à la préfecture des Pyrénées -Atlantiques. Le projet lui, a mis une vingtaine d’année à se mettre en place ; le lieu adéquat a dû être trouvé et une fois la villa Lawrance choisie en tant que siège social, des travaux de rénovation ont dû être effectués à partir du 20 novembre 2003.
Les objets exposés au musée viennent en grande partie des adhérents de l’association ou de particuliers qui ont légué des affaires personnelles au musée afin de perpétuer le devoir de mémoire aux jeunes générations. On y découvre alors de nombreux objets, affiches et maquettes exposés, témoins de cette période difficile dans le département. Plusieurs salles se succèdent, présentant chacune un thème particulier de la Seconde Guerre mondiale. La première porte sur l’Occupation nazie dans le département.
Celle-ci comporte notamment des affiches mettant en exergue la propagande allemande sur le territoire. On trouve également, présentés dans les vitrines, quelques documents consacrés à certaines figures de la Résistance paloise accompagnés de faux papiers et de brassards permettant de s’identifier.

Des lieux symboliques

Une mémoire de pierre

Le 2 novembre 1945, une Ordonnance confère aux morts de la Seconde Guerre mondiale le statut de « Morts pour la France. »
A partir de là, un hommage est consacré à tous les Morts pour la France et les monuments aux morts sont désormais considér és comme l’élément emblématique du patrimoine commémoratif de la Seconde Guerre mondiale. Cette mémoire de pierre s’organise autour de l’hommage et est déclinée en deux grands thèmes principaux : distinguer les morts pour la France et graver dans la pierre le parcours des vivants. Sont alors mis en place de nombreux monuments, plaques et stèles, parfois au niveau national, mais aussi régional, départemental et même communal. Pour la ville de Pau, un inventaire a été réalisé avec l’aide du directeur du service départe mental de l’ONACVG ; une trentaine de lieux consacrés à la mémoire de la guerre y sont répertoriés . Le paysage urbain de la ville est alors marqué par ces lieux de mémoire symbolisant un besoin de reconnaissance et une volonté d’inscrire le passé de la vi lle dans le temps présent.

Les monuments commémoratifs

Des monuments d’abord, dont le monument aux morts situé au sud du square Saint Martin, non loin du Boulevard des Pyrénées . Au départ celui-ci est érigé dans le but de commémorer les morts de la Première Guerre mondiale. Le projet de ce monument, appelé « France Victorieuse », est porté par l’architecte palois Henri Challe. Celui-ci est choisi, après délibération du conseil municipal, le 21 avril 1925 p our réaliser le monument, et est associé au sculpteur parisien Georges Verez, premier second grand prix de Rome en 1905.
Le monument est fabriqué en matière de première qualité, dans un souci de longue conservation ; les pierres servant à sa construction viennent de Chauvigny et du PoitouCharentes. Une fois la Seconde Guerre mondiale terminée, un projet d’adjonction d’une plaque nouvelle est lancé en 1946 pour y ajouter l’hommage aux hommes tombés pendant cette guerre 22 . Un plan du monument avec cette nouvelle plaque est présenté en juillet 1946.

Un impact réduit sur la population

L’impact de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale à Pau sur la population apparaît alors très réduit. Beaucoup se sentent concernés mais peu prennent le temps de s’impliquer personnellement dans les associations ou même les manifestations. Les conséquences d’une mauvaise médiation engendrent un manque d’intérêt pour le patrimoine historique de la guerre. L’histoire de la Seconde Guerre mondiale est une histoire assez récente, qui fait l’objet de nombreux documentaires ; elle peut donc être perçue comme trop présente par certains qui finissent par s’y désintéresser. Cette banalisation de la guerre entraine a fortiori une dilution de son message initial. Il s’agirait donc de chercher dans un premier temps à sensibiliser plus profondément la population à son histoire locale afin de susciter un intérêt plus poussé de sa part et de la rendre bien plus réceptive aux actions de patrimonialisation.

Une patrimonialisation de la mémoire : de la théorie à la pratique

La sensibilisation du public : une étape primordiale

L’intérêt qui est porté à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale à Pau est plutôt restreint. Les nouvelles générations s’y attardent peu, tout comme les précédentes, celles des parents et des grands-parents. Les anciens combattants, eux-mêmes, peuvent montrer un certain désintérêt pour cette période dès lors que ce sont des faits qui ne les concerne pas personnellement. Il convient alors de soulever la question de la sensibilisation du public.
Quel public doit-on viser et de quelle manière ? Bien sûr, selon les générations, les méthodes et les discours de sensibilisation ne seront pas les mêmes. Il est essentiel dans un premier temps de s’appuyer sur le sentiment d’appartenance. Dans la pensée collective, celui ci est généralement déjà présent soit par des liens familiaux directs avec la guerre ou simplement par une histoire commune nationale ou locale. Seulement, il tend à s’estomper ou bien à se banaliser avec le temps. Dans ce cas, le patrimoine peut véritablement jouer un rôle social en rassemblant la population autour d’une identité propre. En ce sens, Pierre Nora soutient que :
« Le patrimoine est devenu l’un des maîtres-mots de la conscience historique contemporaine, passant de l’acception presque notariale qui était encore l a sienne à la fin des années soixante et soixante -dix à une définition beaucoup plus contraignante et envahissante : non plus le bien dont on hérite, mais le bien constitutif de la conscience collective d’un groupe : véritable retournement. A ce titre, il est venu rejoindre dans la même constellation passionnelle les mots ‘‘mémoire’’, ‘‘identité’’, dont il est devenu presque synonyme. »
De même que, selon Dominique Audrerie, « le patrimoine est le repère et la référence identitaire » , c’est-à-dire que celui-ci permet de favoriser et de renforcer le lien social à travers la mise en valeur d’une identité commune. Le patrimoine contribue ainsi à légitimer la préservation et la valorisation de l’histoire de la guerre en responsabili sant les générations actuelles et à venir à l’égard d’un passé commun. Du patrimoine naît donc une « conscience morale collective » , comme la nomme Dominique Audrerie , qui permet à une même société de sauvegarder et de transmettre la mémoire d’une histoire singulière et propre à celle -ci.
C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de sensibiliser la population à son passé et à son patrimoine local.
Des campagnes de sensibilisation peuvent être effectuées dans les écoles. Des concours sont déjà organisés, comme on l’a vu précédemment, afin d’intéresser les élèves au thème de la Seconde Guerre mondiale. D’autres actions peuvent être menées, telles que des visites au musée de la Résistance et de la Déportation de Pau avec l’organisation de rencontres avec d’anciens résistants et/ou combattants. Bien sûr, ces rencontres ne seront bientôt plus possibles, il peut alors être intéressant d’instaurer dans les écoles des travaux sur des thèmes donnés, comme par exemple raconter comment la Seconde Guerre mondiale a été vécue dans la famille des élèves pour les plus petites classes. Des activités scolaires peuvent également être pensées en collaboration avec le service pédagogique des archives pour initier les élèves du premier et second degré à développer un intérêt plus poussé pour cette période de l’histoire. Pour être efficace, cette démarche se doit d’être régulière et innovante. On peut par exemple fournir aux élèves des documents d’archives accompagnés de questions auxquelles ils doivent répondre et pourquoi pas par la suite organiser un circuit qui retracerait les évènements étudiés en amont avec comme points de relais les différents monuments, plaques et stèles situés dans la ville auxquels ils devront s’arrêter tour à tour et où chacun devra se montrer capable d’expliquer brièvement les raisons de leur édification.
Pour le reste de la population, bien que des cérémonies commémoratives soient organisées chaque année, celles-ci ne suscitent pas suffisamment l’intérêt de la population paloise. Des journées d’Histoire à thème pourraient également être ajoutées au calendrier mémoriel avec l’idée de rassembler une population plus hétérogène (les cérémonies étant le plus souvent constituées d’anciens combattants, de leur famil le, de membres d’associations, des élus locaux, d’élèves des petites écoles accompagnés de leurs parents, etc.). Des documentaires rassemblant des témoignages de résistants et d’anciens combattants pourraient être diffusés sur un grand écran gratuitement en place publique, ainsi que des activités qui, lors de ces journées, favoriseraient la participation du public en faisant venir tour à tour par exemple une personne pour raconter une anecdote, un évènement particulier qui lui aurait été transmis et qu’elle estime marquant. On serait alors dans une vulgarisation de l’Histoire qui permettrait plus aisément à tous de se sentir concerné.
Permettre à la population de se sentir directement concernée par cette guerre lui donnerait la possibilité de s’y intéresser d’avantage et s’impliquer plus profondément dans les manifestations sur le sujet. De plus, ce genre d’évènements pourrait être relayé via internet et les réseaux sociaux, contribuant à une meilleure communication et donc par extension à plus de participations.

Des outils de communication actuels

La valorisation du patrimoine de la ville de Pau passe par des lieux clés qui marquent, dans l’espace urbain, la mémoire de la guerre. Quelques éléments nous permettent de penser que celle-ci semble aujourd’hui ne pas être assez exploitée. Si la valorisation du patrimoine doit passer dans un premier temps par une sensibilisation de l’opinion publique, elle ne s’arrête cependant pas là. De nouveaux outils doivent être utilisés et intégrés par les différents acteurs en charge de transmettre la mémoire de la guerre.

Le site internet

De nos jours, nombreux sont les moyens de diffusion de l’information et de communication. Parmi eux, un en particulier occupe une place et un rôle prépondérants dan s la transmission au public de l’information : le site internet. Celui-ci correspond à un outilactuel et interactif, qui s’insère dans la société de notre époque. Avec le développement des nouvelles technologies, une grande majorité de la population est c onnectée en quasipermanence à internet grâce à l’apparition et à la démocratisation des ordinateurs portables, smartphones et tablettes tactiles. Un site internet moderne et dynamique, adapté à un public ciblé constitue alors un moyen non négligeable pour regagner l’intérêt de la population en terme de patrimoine historique.
Concernant la mémoire de la Seconde Guerre mondiale à Pau, le Musée de la Résistance et de la Déportation situé à la Villa Lawrance, n’a pas de site internet propre, ce qui pose un problème de communication au public. Les informations relatives au musée sont accessibles à partir du site sur le tourisme de la ville. Celui-ci nous donne accès à six photos, accompagnées d’une brève présentation du musée, de ses horaires et jo urs d’ouverture, et les contacts de son président et vice-président. Le manque d’informations relatives au musée et à l’histoire du département paraît alors évident, ce qui peut engendrer nécessairement un manque d’attraction pour le musée lui même. Il est donc primordial que nous nous intéressions à la création d’un site internet dédié au Musée de la Résistance et de la
Déportation de Pau. Celui-ci devrait comporter dans un premier temps un nom de domaine simple et facile à retenir, tel que « musee-resistance-pau », de façon à ce que son référencement dans les moteurs de recherche soit bon et qu’il puisse se trouver dans les dix premiers résultats. Il est ensuite important de s’attacher à la présentation du site. Une page d’accueil soignée, épurée et moderne constituerait un élément important pour donner envie au visiteur de continuer la visite. Celle-ci doit lui permettre de voir défiler directement sous ses yeux les dernières actualités du musée et pourrait également contenir une barre de sélection lui permettant de mieux cibler sa recherche en sélectionnant son statut, par exemple élève, enseignant, chercheur ou simple visiteur. Il serait également intéressant de pouvoir accéder facilement à l’histoire de la guerre dans le département et aux expositions permanentes et temporaires qui sont présentées dans le musée. Une catégorie pourrait être ajoutée incluant les objets et archives du musée, des vidéos de témoignages ou d’évènements particuliers organisés par l’association en charge du musée. L’utilisation d’un site internet ne nécessite pas forcément de fonds importants ; certains, comme « Jimdo », permettent à tout un chacun de créer un site internet gratuitement et facilement.
De la même manière que pour le musée, un site internet pourrait être créé en vue de recenser tous les lieux de mémoire de la Seconde Guerre mondiale dan s la ville, avec autant d’informations que nécessaire s’y rapportant ainsi que toutes les actualités concernant les manifestations telles que les cérémonies commémoratives, les inaugurations d’expositions, etc.

Les réseaux sociaux

De même que le site internet, d’autres nouvelles technologies de communication ont fait leur apparition au cours de la dernière décennie. Parmi elles les réseaux sociaux en ligne, qui représentent de nos jours un moyen efficace et peu couteux de transmettre de l’information à un public large et dans un délai très court. Ainsi les réseaux sociaux, comme Facebook ou Twitter, peuvent aider une association à se faire connaître, à rendre publiques ses activités, les missions pour lesquelles elle s’est engagée et gagner l’adhésion de nouveaux membres. Pour reprendre l’exemple du Musée de la Résistance et de la Déportation de Pau , celui-ci dispose d’un compte Facebook . Néanmoins, la page du musée n’a pas été mise à jour depuis décembre 2011. Or, l’intérêt de ce genre de technologie est d’entretenir une communication permanente avec le public. Le manque d’actualisation de la page influe alors directement sur le nombre d’utilisateurs qui la suivent ; par conséquent le musée est peu ou mal connu. L’actualisation régulière de la page serait alors un moyen pour le musée de diffuser les évènements qu’il organise et de faire connaître les expositions temporaires qui y sont présentées, le but étant de développer la notoriété du musée et de sensibiliser le public aux valeurs qu’il véhicule. Une page Facebook propre à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale pourrait également permettre à la ville d’afficher les actualités concernant les cérémonies, les expositions et toutes sortes d’activités mises en place afin de valoriser et sauvegarder le souvenir de la guerre. Les réseaux sociaux rencontrent une grande popularité chez les jeunes générations, ce qui permettrait de les sensibiliser un peu plus sur le sujet.

Les applications pour smartphones et tablettes

Avec l’apparition et la démocratisation des nouvelles technologies, de nouveaux types de programmes ont vu le jour sous formes d’applications mobiles. Les applications sont des logiciels « téléchargeables de manière gratuite ou payante et exécutables à partir du système d’exploitation » d’un smartphone ou d’une tablette tactile. Au départ celles-ci permettaient la récupération d’informations personnelles comme le courrier électronique. Ensuite, avec la demande des utilisateurs et l’évolution des outils de développement, les ap plications ont vu leur domaine s’élargir avec notamment les jeux mobiles, le GPS, ou encore la réalité virtuelle . La réalité virtuelle, ou réalité augmentée, « est une technique permettant d’insérer en temps réel un élément 2D ou 3D dans une image réelle. »
Offrant une nouvelle perspective d’exploitation du patrimoine, elle est de nos jours de plus en plus fréquemment utilisée en termes de valorisation par différentes structures culturelles. Une application permet notamment de profiter de cette innovation : Aurasma. Celle-ci permet de lire et de créer soimême sa propre réalité augmentée ; il suffit d’incruster, à l’aide de son téléphone ou de sa tablette, une image, une vidéo ou encore un texte sur une image réelle.
Pour la ville de Pau, cette application peut s’avérer intéressante, en termes de patrimoine historique, pour renseigner sur chacun des monuments, plaques et stèles présents dans la ville, un texte explicatif de l’évènement associé au lieu de mémoire concerné. L’idée serait ici de permettre aux personnes se rendant sur un lieu de mémoire, de pouvoir accéder aux informations concernant les causes de l’érection du monument ou de l’apposition de la plaque ou de la stèle, en dirigeant l’objectif de l’appareil photo de son smartphone vers l’objet en question via l’application Aurasma. Celle-ci redirigerait directement le visiteur vers un texte, plus ou moins succinct, qui établirait les faits historiques relatifs au monument visé, avec, pourquoi pas, des détails plus ou moins précis sur le s noms qui y sont portés. Cette application s’inscrit dans la même idée que les Flash Codes, c’est -à-dire une image renvoyant à un lien ou un fichier permettant l’accès à des informations plus approfondies sur l’image en question, avec l’avantage ici, de ne pas avoir à inscrire de code spécifique pour pouvoir être redirigé, ce qui permet de ne pas dénaturer le support d’origine.

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Table des matières
Introduction 
Chapitre I : PAU, UNE VILLE MARQUEE PAR L’HISTOIRE 
I- Un conflit ancré dans la ville
II- Une mémoire « oubliée » : tabous et oublis
Chapitre II : LE SOUVENIR DE LA GUERRE : ENTRE DEVOIR ET TRAVAIL DE MEMOIRE 
I – Des engagements humains et financiers
II- Le rôle de l’inscription mémorielle dans l’espace urbain
Chapitre III : DE LA MEMOIRE A LA VALORISATION DU PATRIMOINE HISTORIQUE
I- U La mémoire de la guerre à Pau : état des lieux
I- Une patrimonialisation de la mémoire : de la théorie à la pratique
Conclusion 
Annexes
Bibliographie
Sitographies 
Sources 
Index 
Table des Illustration

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