Le rôle de l’economie d’endettement sur la croissance economique dans le cadre du financement du secteur prive

Il est indéniable que l’activité du secteur privé reste au cœur de la viabilité d’une économie que ce soit celle d’un pays développé ou celle d’un pays en voie de développement. Donc, le financement de ce secteur ne pourrait être négligé.L’arbitrage se fait notamment auprès des intermédiaires financiers ou auprès des marchés financiers. Le régime d’économie d’endettement, c’est-à-dire la dominance du recours à l’intermédiation financière, a toujours joué un rôle central dans le financement de l’activité des agents économiques privés. En effet, la recherche d’un mode de financement pertinent pour ces agents économiques nous amène à la problématique suivante : l’économie d’endettement estelle propice à l’activité du secteur privé pour assurer la croissance économique d’un pays ? Le mérite de cette question repose sur des divergences à la fois théorique qu’empirique. D’un côté, nombreux auteurs démontrent l’apport considérable de l’endettement privé sur la croissance économique ; de l’autre, certains réfutent la capacité de celui-ci à soutenir la hausse de la production réelle. De plus, l’histoire économique montre que le régime d’économie d’endettement, pour plusieurs pays développés, demeure un succès depuis les années 50 ; cependant, en période de crise financière, ce même régime est dénoncé pour être un facteur d’instabilité.

NOTIONS, DEFINITIONS ET CONCEPTS

Notions préliminaires 

Distinction entre secteur privé et secteur public

Selon le critère juridique, l’économie d’un pays est composée de deux principaux secteurs : le secteur public et le secteur privé. Le secteur public concerne toutes les activités de l’Etat, des collectivités décentralisées et des établissements publiques. Le financement du secteur public se trouve dans le domaine des finances publiques. Tandis que le secteur privé concentre toutes les activités des particuliers c’est-à-dire des agents économiques privés que ce soit financiers ou non financiers.

Agents économiques non financiers

Les agents non financiers désignent les personnes physiques ou morales qui participent à l’activité économique ne faisant pas l’objet d’opérations financières. Ils regroupent les ménages, les sociétés ou institutions non financières (publiques ou privés) c’est-à-dire les entreprises, l’Administration et le reste du monde. Leurs fonctions principales sont de consommer et de produire.

Agents économiques financiers ou Institutions financières

Les Institutions financières regroupent les personnes morales effectuant des opérations financières c’est-à-dire collecter, transformer et répartir des disponibilités financières. On distingue :

➤ Les Institutions financières non monétaires qui ne créent pas de la monnaie .Ce sont les entreprises d’assurance, les caisses d’épargne, et le trésor public.
➤ Les Institutions financières monétaires sont composées des banques : la banque centrale, les banques commerciales et d’autres établissements de crédit. Ils ont comme activité commune la création monétaire. A cet effet, il convient de définir ce qu’on entend par création monétaire.

Création monétaire

Deux types de création de monnaie existent selon l’institution financière qui la crée. Lorsque c’est la banque centrale qui crée de la monnaie, on parle d’émission monétaire. Si cette dernière se fait sans contrepartie, il y a alors planche à billet. Par ailleurs, lorsqu’il s’agit des banques de second rang, on parle de création monétaire proprement dite. En effet, elle se définit par le pouvoir de certains intermédiaires financiers de faire des prêts à court ou à moyen terme mobilisables par l’ouverture d’un compte au nom de l’emprunteur, sans disposer de dépôts ou de ressources préalables . Ainsi, la création monétaire dans ce sens est ex nihilo c’est-à-dire à partir de rien. Les prêts accordés par les banques ne sont donc pas couverts par les dépôts détenus .Cette définition correspond à l’adage : « les crédits font les dépôts » (loans make deposits).

Croissance économique

Selon François PERROUX (1903-1987) : « La croissance est l’augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes longues, d’un indicateur de dimension, pour une nation, le produit global en termes réels » .Il s’agit en général de l’accroissement du PIB pour une économie nationale. C’est une notion quantitative à la différence du développementéconomique, qui est une notion qualitative et résulte d’une croissance économique soutenue à long terme.

Selon les théories néoclassiques de la croissance, le facteur déterminant de la croissance reste l’investissement issu de l’accumulation du capital. En effet pour une croissance économique équilibrée, l’épargne constitue ce capital nécessaire à l’investissement : c’est l’égalité épargne-investissement ex ante. Selon les théories keynésiennes, l’investissement accroît le revenu national par effet multiplicateur ce qui engendre une hausse de l’épargne nationale permettant à nouveau l’investissement : c’est l’égalité épargne-investissement ex post .Il y a par conséquent, une croissance économique enchaînée à travers le temps.

Développement du secteur financier

Le développement financier peut s’appréhender d’une manière quantitative ou d’une manière qualitative. La première approche met l’accent sur la taille et l’ampleur des indicateurs de développement financier. Par exemple, KING et LEVINE (1993) mesure le développement financier par la taille du système financier à l’aide du ratio crédit domestique accordé au secteur privé sur PIB . La seconde approche quant’ à elle insiste sur la sophistication du système financier, c’est dans ce cadre donc qu’intervient l’opposition entre finance directe et finance intermédiée. Lorsqu’on parle aussi de développement financier qualitatif, le phénomène de bancarisation de l’économie ne peut en être scindé. La bancarisation de l’économie est en fait un phénomène plus large de renouvellement du capitalisme par la libéralisation et le déploiement de la finance. Les opérations financières deviennent donc plus scripturales et la masse monétaire devient de plus en plus large (prédominance des agrégats M2 et M3). Il est à noter que l’agrégat M2 est composé de l’agrégat M1 (monnaie fiduciaire + monnaie scripturale) et d’autres dépôts plus stables (compte épargne). Tandis que l’agrégat M3 comprend M2 et des autres ressources monétaires (obligations, épargnes contractuelles), c’est la masse monétaire au sens large.

Ces notions préliminaires évoquent donc la distinction et la composition du secteur privé ainsi que ses activités principales à savoir la création monétaire, le développement de la finance et la contribution à la croissance économique. Concernant les concepts suivants, ils servent à comprendre ce qu’est l’économie d’endettement et son alternative qu’est l’économie des marchés financiers.

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Table des matières

INTRODUCTION
PARTIE I : NOTIONS, DEFINITIONS ET CONCEPTS
Chapitre 1 : Notions préliminaires
Section 1 : Distinction entre secteur privé et secteur public
Section 2 : Agents économiques non financiers
Section 3 : Agents économiques financiers ou Institutions financières
Section 4 : Création monétaire
Section 5 : Croissance économique
Section 6 : Développement du secteur financier
Chapitre 2 : Notions fondamentales
Section 1 : Approche de Gurley et Shaw sur l’intermédiation financière (1960)
Section 2 : Approche de Hicks de l’intermédiation financière (1974)
PARTIE II : REVUE DE LA LITTERATURE
Chapitre 1 : L’endettement privé : un incontournable pour permettre la croissance économique
Section 1 : Promotion des innovations et allocations maximales des ressources
Section 2 : Accélérateur de croissance
Section 3 : Pallier aux insuffisances du marché financier et de la finance directe
Section 4 : Importance des intermédiaires financiers et de l’efficacité de leurs services financiers
Section 5 : Libéralisation financière de McKinnon et de Shaw (1973) : condition de l’efficacité de l’endettement
Chapitre 2 : Limites de l’endettement privé
Section 1 : L’économie d’endettement : source de déséquilibres financiers
Section 2 : le surendettement privé : facteur de récession économique
Section 3 : La défaillance du système bancaire donnant alternative aux marchés financiers
Section 4 : Complémentarité entre finance directe et finance indirecte
Section 5 : Limites de la création monétaire
PARTIE III : ANALYSE EMPIRIQUE
Chapitre 1 : Cas de quelques pays développés de l’Union Européenne en particulier celui de la France
Section 1 : Le système financier européen depuis 1960 en quelques mots
Section 2 : L’évolution historique du régime économique de financement du secteur privé français
Section 3 : Analyse empirique des effets de l’endettement sur l’activité du secteur privé français et ses répercussions sur la croissance économique
Section 4 : Une déviation du système financier lors de la crise des subprimes
Chapitre 2 : Pays en développement : Cas de Madagascar
Section 1 : Le système financier malgache
Section 2 : Apport de l’endettement privé dans la production globale
Section 3 : Limites au développement financier à Madagascar : facteurs de blocage de la croissance
CONCLUSION

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