Le rôle de l’AS

Le rôle de l’AS

Motivations

Lors de ma première réflexion visant à trouver le thème sur lequel j’aurais envie de développer mon travail de Bachelor, je me suis demandé quelle problématique me tenait à cœur et me donnerait suffisamment de motivation pour écrire un document qui, je l’espère, reflètera les compétences que j’ai acquises tout au long de ma formation. Très vite, je me suis dirigée vers le sujet de l’inclusion sociale et des normes que nous nous imposons par la société. Par la suite, j’ai voulu développer un travail autour de l’importance de l’insertion professionnelle dans nos pays occidentaux et tout particulièrement en Suisse. En tant que future travailleuse sociale, je me suis dirigée vers un questionnement que je pourrais par la suite en tant qu’assistante sociale (AS), appliquer sur le terrain. J’ai alors essayé d’évaluer les différentes missions du métier ainsi que les attentes que les supérieurs, les bénéficiaires, mais aussi moi-même pourraient avoir de mon travail. Après avoir pris en compte les thématiques qui m’intéressaient le plus et mes perspectives d’avenir professionnel, j’ai finalement décidé de consacrer ce travail à la définition de l’intégration. En effet, la définition exacte de l’intégration est un sujet controversé. De plus, il est rare de trouver des articles sur le sentiment d’intégration des populations concernées. C’est pour cette raison que j’ai choisi d’étudier la conception de l’intégration vue par les Portugais domiciliés en Suisse. Étant moi-même fille de deux parents portugais, née en Suisse, mais élevée dans la culture lusitanienne, je me suis toujours interrogée sur ma réelle appartenanceau peuple suisse et ce qui la définissait. Ce qui m’a amenée à me poser la question suivante: quels sont les facteurs qui font qu’une personne se sent intégrée ? Selon le secrétariat d’État aux migrations: « L’intégration des étrangers vise à favoriser la coexistence de la population suisse et étrangère, sur la base des valeurs de la Constitution fédérale, ainsi que le respect et la tolérance mutuels. Elle doit permettre aux étrangers dont le séjour est légal et durable de participer à la vie économique, sociale et culturelle. » (Secrétariat d’État aux migrations, 2017) Dans la suite de la définition, il est également précisé qu’autant les étrangers que les citoyens suisses doivent fournir un effort en participant à la communauté. Un étranger doit être d’accord de s’intégrer dans la société et dans le même ordre d’idées la population locale doit être disposée à accepter l’intégration de cette personne et l’encourager. (Secrétariat d’État aux migrations, 2017) Cette définition, bien que complète, ne nous indique pas réellement quels sont les facteurs exacts qui déterminent si une personne se sent incluse. De plus, elle ne définit pas les objectifs ou pistes d’actions concrètes pour aider le professionnel à accompagner une personne dans ce processus d’intégration. Sans compter que tous ces éléments ne prennent pas en considération le ressenti des principaux intéressés soit l’étranger lui-même. Hypothétiquement, ce dernier pourrait avoir une tout autre conception de son niveau d’intégration qui ne correspondrait à aucune des attentes mentionnées plus haut. C’est pourquoi l’objectif premier de ce travail sera d’entendre le récit de ces personnes dans le but d’interroger le concept d’intégration communément utilisé.

Le lien avec le travail social

Dans mon futur travail d’assistante sociale, je serai amenée à collaborer ou accompagner des personnes d’origines diverses. J’aimerais grâce à ce travail, comprendre les différents modèles d’intégration d’un groupe d’origine étrangère afin d’apprendre à détecter ces processus et accompagner les personnes selon leurs besoins, sans aller à l’encontre de leurs valeurs. Un de mes professeurs à la HES · SO m’a une fois donné l’exemple d’une assistante sociale qui accueillait dans son bureau une mère originaire d’un pays africain très attaché à sa culture et qui ne voulait pas trouver de travail. Aux vues de la situation économique de cette dame, il ne comprenait pas son refus catégorique. Cet assistant social appris par la suite que dans le pays d’origine de cette dame, la norme était qu’une femme dédie sa vie à l’éducation de ses enfants et à son ménage. Dans notre culture et selon notre éducation, nous pourrions être outrés qu’une femme pense de la sorte et, bien souvent, nous pourrions la juger et être tentés d’aller contre sa pensée. Le travail social d’aujourd’hui sensibilise les professionnels à avoir de l’empathie et adapter l’intervention selon chaque personne et surtout à respecter les valeurs de chacun. Selon le code de déontologie réalisé par Avenir Social :« Les professionnel-le-s du travail social respectent la personnalité et la dignité de chaque être humain. Ils et elles s’abstiennent de toute forme de discrimination ayant trait entre autres à l’appartenance ethnique, au sexe, à l’âge, à la religion, à l’état civil, aux opinions politiques, à la couleur de la peau, à l‘orientation sexuelle, au handicap ou à la maladie. » (AvenirSocial, 2006) Dans notre cas, le fait de ne pas respecter les valeurs familiales de cette mère pourrait être une atteinte à sa dignité et son image dans sa culture. Elle pourrait par exemple être reniée par ses amis ou par sa famille. Ce travail me permettra donc d’élargir mon regard sur les possibles difficultés rencontrées par une personne confrontée à un processus d’intégration. Bien qu’étant moi-même d’origine portugaise, je ne peux pas prétendre connaître le sentiment d’intégration ou d’exclusion que les précédentes générations ont vécue et vivent encore aujourd’hui. Dans mon avenir professionnel, je ne serai évidemment pas toujours confrontée à des cultures dont je connais les traditions, mais je pense que cela pourra me donner des pistes d’action dans l’accompagnement de personne vivant une situation similaire.

 

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Table des matières

Avertissements
Avant-propos
Remerciements
Résumé
Mots clefs
1. Introduction
1.1. Motivations
1.2. Le lien avec le travail social
1.2.1. Le rôle de l’AS
2. Premiers questionnements
2.1. Objectifs
2.1.1. Objectifs personnels
2.1.2. Objectifs professionnels
3. Cadre théorique
3.1. Les stratégies d’acculturation
3.2. Contexte historique de l’immigration portugaise en Suisse
3.2.1. Immigration portugaise
3.2.2. Le rôle des traditions
3.2.3. Le rôle des associations portugaises
3.3. Politique migratoire et d’intégration en Suisse
3.3.1. Accords de Schengen
4. Problématique
4.1. Hypothèses
5. Démarche méthodologique
5.1. Techniques de récolte des données
5.2. Le terrain d’enquête
5.3. L’échantillon
5.4. Les risques
6. Analyse
6.1. Les traditions et événements culturels comme facteurs d’intégration
6.2. Relations interpersonnelles et participations dans la société comme facteur
d’intégration
6.3. Le rôle du travail dans l’intégration
6.4. L’expression d’une double culture
7. Vérification des hypothèses
7.2. Hypothèse 1
7.3. Hypothèse 2
7.4. Hypothèse 3
8. Réponse à la question de recherche
9. Parties conclusives
9.2. Nouveaux questionnements
9.3. Pistes d’action
9.4. Bilan personnel.
9.5. Bilan professionnel
9.6. Limites
10. Conclusion
11. Liste des abréviations
12. Bibliographie
12. Annexes
12.1. Grille d’entretien

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