Le retentissement du psoriasis sur la qualité de vie

Le psoriasis 

Le psoriasis est une dermatose inflammatoire érythémato-squameuse peu ou pas prurigineuse d’évolution chronique évoluant par poussées, dont l’étiopathogénie demeure incomplètement élucidée . Il est caractérisé par un trouble de l’homéostasie épidermique (hyperprolifération et troubles de la différenciation kératinocytaire) ainsi que par des phénomènes inflammatoire dermo-épidermiques complexes.
En effet, l’existence de formes familiales et sa distribution inégale parmi les races, suggèrent l’existence d’un terrain génétique, confirmé par l’identification de locus de prédisposition et de systèmes HLA à risque. Néanmoins, des facteurs environnementaux, physiques, chimiques et microbiologiques, interviennent à un degré important à différentes étapes du processus immunologique, pour déclencher la maladie ou en déterminer la gravité.
Sur le plan épidémiologique, Le psoriasis est une maladie fréquente qui a été décrite parmi toutes les populations du monde, mais avec des prévalences variant selon la zone géographique et la race concernées. Ainsi, sa distribution varie sensiblement d’un pays à l’autre. Avec des extrêmes de 0,2% au Japon à 4,8% en Norvège. Cette variabilité a toujours conforté l’hypothèse de facteurs environnementaux mais aussi de facteurs génétiques sous-jacents .
A l’échelle mondiale, la plupart des séries de ces 20 dernières années estiment que le psoriasis touche 1 à 3% de la population générale.

Le concept de La QDV 

L’OMS définit la qualité de vie comme étant :”La perception qu’à un individu de sa place dans l’existence, dans le contexte culturel et le système de valeurs dans lesquels il vit, en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes” . Il s’agit là d’une définition très large, affectée de façon complexe par la santé physique, l’état psychologique, les croyances personnelles, les relations sociales, et les relations avec l’environnement.  La création de l’OMS et l’établissement de la définition multidimensionnelle de la santé, associée aux changements d’orientation de la pratique médicale dans les dernières décennies ont participé à l’éclosion de la QDV relative à la santé en tant que critère de jugement.
Deux dimensions peuvent être individualisées dans toute étude de la qualité de vie :
Une dimension objective : elle comprend le fonctionnement ainsi que les caractéristiques socioéconomiques.
Une dimension subjective : elle comprend le bien être. Cette dernière constitue en fait un principal pilier dans l’étude de ce concept.
Ainsi, la QDV relative à la santé est un concept multidimensionnel incluant au minimum les domaines physiques, psychiques et sociaux aussi que les symptômes liés à la maladie et aux traitements . Ceci explique la multitude d’instruments de mesure disponibles. Ces mesures doivent aussi tenir compte de la variabilité avec le temps de ces paramètres et d’être sensibles au changement.

La QDV et ses mesures 

Les mesures de QDV, aussi appelées échelles, analysent les réponses à un questionnaire standarisé et validé. Ces échelles visent à évaluer le jugement que porte le patient sur sa QDV. Le développement d’une échelle est un processus long et complexe. Grace aux plusieurs travaux menés depuis plus de 30 ans, la construction d’une échelle est maintenant bien codifiée. Il résulte d’une approche multidisciplinaire nécessitant la collaboration entre cliniciens, statisticiens, linguistes et psychométriciens afin d’obtenir un instrument fiable et valide.
Les questionnaires doivent être pertinents et simple à comprendre. Les questions sont regroupées par thème pour explorer les différentes dimensions. Classiquement, on admet 4 dimensions pour couvrir le champ des valeurs de la QDV :
Physique : elle comporte l’activité physique quotidienne (possibilité de se déplacer, sommeil, alimentation ….)
Somatique : c’est-à-dire les symptômes et la douleur, conséquences des traumatismes ou des procédures thérapeutiques.
Psychologique : elle comprend la vie spirituelle de l’individu (c’est-à-dire réflexion, pensée, médiation, satisfactions artistiques, prière …), l’humeur (dépression, anxiété), les performances cognitives (mémoire, concentration) et le sentiment de bien être.
Social : elle porte sur les relations avec autrui au niveau social, professionnel, amical, familial et les satisfactions professionnelles et maritales.

Les instruments de mesure de la QDV 

On distingue deux types d’outils :
Les instruments génériques : Sont conçus pour l’exploration de pathologies variées, à des stades de gravité divers, et dans différents groupes socio-économiques et culturels. Les mesures génériques donnent plus d’importance à l’aspect général de la santé, à la satisfaction du patient et explorent plus globalement certaines dimensions concernant le fonctionnement psychologique et social de l’individu. Elles couvrent des dimensions plus larges de l’état fonctionnel, du bien-être et de la perception globale de la santé. Les échelles génériques sont censées être universelles et utilisables dans tout processus pathologique.
Ces échelles, dont le plus connue et utilisée est le SF-36, sont parmi les plus anciennes et ont su faire preuve de leur fiabilité dans de nombreux domaines de la médecine.
Les instruments spécifiques : Les instruments spécifiques sont construits pour des groupes présentant le même type de pathologie, souvent dans le but de mesurer un changement au cours du temps (évaluation thérapeutique). Ils explorent de façon précise chaque caractéristique de la maladie exprimée sous forme de dimensions. Lors de leur construction, ils sont testés sur la population à laquelle ils sont destinés.
Les auteurs anglo-saxons ont proposé un grand nombre de ces instruments ; il est difficile pour l’instant d’en évaluer les avantages et les inconvénients. Il n’existe pas de consensus définissant et validant l’intérêt et les règles d’utilisation de ces échelles. La plupart des scores ne sont disponibles qu’en anglais et le concept de QDV et son expression sont fortement dépendants du contexte culturel. Leur simple traduction est donc insuffisante. Un véritable processus d’adaptation est nécessaire pour établir une équivalence culturelle. Devant la difficulté de la construction et de la validation d’une échelle de QDV liée à la santé, cette démarche d’adaptation culturelle est souvent préférée permettant d’économiser la phase d’élaboration : choix des questions et validation du contenu.

La corrélation entre les échelles de la qualité de vie et la sévérité du psoriasis (PASI) 

La plupart des échelles de qualité de vie sont validées en corrélation avec les échelles de gravité. C’est-à-dire que le point de vue du médecin rencontre le pont de vue du malade. Cependant plusieurs données de la littérature indiquent des résultats variables.
La corrélation entre la QDV et le PASI, n’a pas été significative dans notre étude. D’autres études n’ont pas trouvé une corrélation entre le PASI et la QDV. Trois études réalisées respectivement par Benchikhi, Yang et Touw ont montré une corrélation négative entre le PASI et la QDV. Parallèlement une étude faite par Amy De la Breteque évaluant les paramètres associés à une discordance entre le PASI et le DLQI, en s’appuyant sur des critères démographiques, cliniques, et socio-économiques, ils ont identifié que le profil des patients ayant QDV altéré avec un score de PASI bas était essentiellement des femmes jeunes, insatisfaites de leur prise en charges, actives, et travaillants en relation avec le public.
D’autres études ont trouvé une corrélation positive entre le PASI et la QDV . Maoua et al. Ont démontré que la QDV évaluée par le DLQI a été significativement corrélée au Score de PASI avec p=0,003 et r= 0,38 , plus la maladie est sévère plus la qualité de vie des patients atteints est altérée. Alors que Kelati et al. Ont objectivé que la sévérité du psoriasis altère significativement la QDV évaluée par le skindex16 dans ses dimensions symptômes (p=0,011) et émotions surtout elle entraine un sentiment de honte (p=0,006) et de colère (p=0,013) . Dans une autre étude faite par Kouris et al. A confirmé une corrélation positive entre les résultats de PASI et le DLQI avec p<0,0001 et r=0,571, la QDV du patients ayant un PASI > à 15 était significativement affectée par rapport au ceux avec un PASI < à 15.

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Table des matières

INTRODUCTION 
MATERIELS ET METHODES 
I. Matériels 
1. Type de l’étude
2. Date de l’étude
3. Lieu d’étude
4. Population d’étude
II. Méthodes 
1. La fiche d’exploitation
2. Méthodes d’évaluation
III. Méthodes statistiques 
RESULTATS 
I. Etude descriptive 
1. Les caractéristiques des patients
2. Les caractéristiques du psoriasis
3. Evaluation de la qualité de vie des patients par l’échelle de DLQI
4. Evaluation de la qualité de vie des patients par l’échelle de Skindex16
II. Etude analytique 
1. Lien entre les caractéristiques démographiques, socio-économiques des patients et la qualité de vie
2. Lien entre les caractéristiques du psoriasis et la qualité de vie
3. Lien entre le PASI, les échelles de la qualité de vie et les facteurs socio-économiques et démographiques
4. La corrélation entre les scores du DLQI et du Skindex16
DISCUSSION 
I. Généralités 
1. Le psoriasis
2. La qualité de vie et ses mesures
II. Discussion 
1. Le retentissement du psoriasis sur la qualité de vie: DLQI
2. Le retentissement du psoriasis sur la qualité de vie : Skindex16
3. La corrélation entre les 2 échelles de la qualité de vie : DLQI et Skindex16
4. Les facteurs déterminants du retentissement sur la qualité de vie
5. La corrélation entre les échelles de qualité de vie et le PASI
LIMITES 
CONCLUSION

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