Le phénomène phasaire chez le criquet nomade

Le phénomène phasaire chez le criquet nomade

Le criquet nomade

Distribution, biologie et migrations saisonnières

Distribution – L’aire de distribution de N. septemfasciata est essentiellement sud-africaine (Figure 2). On trouve des populations solitaires de Criquet nomade dans l’ensemble de l’Afrique sub-saharienne non forestière, dans les régions tropicales soumises à une alternance de saisons sèches et pluvieuses, et sur les îles de Cap Vert, sur la Réunion et de Maurice. Le Criquet nomade s’y trouve limité aux grandes étendues herbacées des plaines et des vallées saisonnièrement inondées (COPR, 1982 ; FAO, 1967).
Ce criquet présente un phénomène de transformation phasaire et ses aires grégarigènes et principaux foyers de grégarisation sont situés essentiellement situées en Afrique de l’Est, dans la région des grands lacs, en Tanzanie, Zambie, Malawi et Mozambique (Bahana et Byaruhanga, 1999). Des grégarisations plus limitées ont également eu lieu dans le passé dans la région du lac Tchad ainsi que dans le delta central du fleuve Niger et au Mali. Au cours des périodes d’invasion, des essaims et des bandes larvaires peuvent envahir toute l’Afrique sub-saharienne, à l’exception des forêts équatoriales. La dernière grande invasion africaine commencée en 1929 s’est terminée en 1944.
A Madagascar, où le Criquet nomade se rencontre sur l’ensemble du territoire, il n’y a jamais eu véritablement d’invasion, même si des essaims ont été fréquemment signalés. Il semble exister deux aires grégarigènes principales, l’une – traditionnelle – dans le sud du pays, l’autre – d’apparition récente et liée au déboisement – dans l’extrême nord (région de la Sofia). Lors de la dernière invasion du Criquet migrateur, entre 1997 et 2000, le Criquet nomade a formé des bandes larvaires et des essaims, dont certains se sont mélangés aux pullulations de Criquet migrateur.

 Le phénomène phasaire chez le criquet nomade

Le Criquet nomade appartient à la catégorie des locustes, c’est-à-dire qu’il peut se présenter sous deux phases, grégaire ou solitaire, selon les conditions de son environnement, les phases intermédiaires étant qualifiées de transiens congregans ou degregans. Les différences phasaires sont très profondes : le comportement, l’écologie, la morphologie, la physiologie sont affectés. L’amplitude des changements dépend de l’importance de la variation de densité subie par la population de criquets. Ces modifications sont renforcées à la génération suivante si la densité évolue dans le même sens. On estime que les premières manifestations de grégarisation chez le criquet nomade sont observées à partir de densités de l’ordre de 5000 imagos par hectare (Franc et al., 2005), ce qui est assez élevé. A titre de comparaison, une densité de 500 imagos par hectare semble suffire à déclencher la grégarisation du criquet pèlerin Schistocerca gregaria Forskål (1775), et il en faut environ 2000/hectare pour le Criquet migrateur, Locusta migratoria L. 1758. De plus, il est généralement admis qu’il faut 3 générations de criquets nomades ayant vécu en conditions grégarisantes – c’est-à-dire à des densités supérieures au seuil de grégarisation – pour obtenir des individus véritablement grégaires et non pas seulement la forme transiens intermédiaire.
Les individus solitaires du criquet nomade, larves comme imagos, vivent dispersés dans des formations herbacées ouvertes. Ils sont actifs de nuit et ont des exigences écologiques strictes. Quand leur nombre s’accroît, les ailés forment quelquefois des concentrations sédentaires sur des herbes hautes, surtout en fin de saison des pluies. Ils se regroupent aussi pour l’accouplement, mais se dispersent avant la ponte (Michelmore, 1947). Les larves grégaires (figure 4) se rencontrent sous forme de taches ou de bandes. Les taches sont des regroupements de larves qui ne se déplacent pas nécessairement suivant une direction précise et commune. Les taches peuvent provenir de la concentration des ailés qui leur ont donné naissance. Une bande larvaire est un rassemblement très dense et durable de larves en agrégats organisés et mobiles, issus des taches larvaires. Le sens de déplacement est commun à tous les individus (Balança et de Visscher 1992). Les premiers imagos restent à proximité des larves (Dean, 1967).
Les ailés grégaires (figure 3) vivent en essaims plus ou moins denses. Les essaims peuvent mesurer de quelques hectares à plusieurs centaines de km2 et contenir plusieurs milliards d’individus. La mobilité des essaims dépend de l’âge des criquets et des conditions météorologiques. Les essaims se déplacent rarement plus de vingt à trente kilomètres par jour, progressant dans la direction du vent. Les ailés se posent généralement en soirée en groupes très denses sur des ligneux. Leur régime alimentaire est plus diversifié que celui des solitaires et, de manière générale, ils sont plus résistants aux conditions adverses que ces derniers (COPR, 1982).

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Table des matières

Résumé
Summary
Remerciements
Table des illustrations
Figures
Tableaux
Introduction
1. Matériel et méthodes
1.1. Le criquet nomade
1.1.1. Distribution, biologie et migrations saisonnières
1.1.2. Le phénomène phasaire chez le criquet nomade
1.2. Protocole d’étude
1.2.1. Conception générale
1.2.2. Choix des sites de relevés
1.2.3. Collecte et description des échantillons
2. Résultats
2.1. Les informations collectées
2.2. L’analyse des données
2.2.1. Analyse factorielle du tableau de données [observations x variables pigmentaires]
2.2.2. La classification des variables (caractères pigmentaires) en fonction de leurs coordonnées factorielles
2.2.3. La classification des observations (individus larvaires) en fonction de leurs cordonnées factorielles
2.3. La typologie des larves du Criquet nomade
2.3.1. Relation entre types pigmentaires et densité de la population larvaire
2.3.2. Description des types pigmentaires
2.3.3. Les classes de pigmentation larvaire pouvant être utilisées pour décrire, dans la pratique, la phase des individus
Discussion et conclusions
Références bibliographiques
Annexes
Annexe 1 – Le Centre national antiacridien
Annexe 2 – Le projet PLPA de la BAD – Actions du FOFIFA et du CIRAD
Annexe 3 – Résumé de la fiche de stage
Annexe 4 – Liste des abréviations
Annexe 5 – Quelques photographies sur le déroulement des travaux
Annexe 6 – Notes sur les méthodes d’analyse utilisées

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