Le Parc naturel public de Pombonne : un site en évolution

Le Parc naturel public de Pombonne : un site en évolution

Le tourisme lié au vignoble bergeracois a toujours dominé sur cette partie du département avec le rayonnement de Bergerac. Mais les structures locales et les nouvelles directives comme le site de Pombonne, tentent de développer un autre tourisme plus écologique en mettant en valeur le patrimoine naturel et accorder différents loisirs. C’est dans ce contexte que le site de Pombonne s’inscrit.

Bergerac, pôle capteur et vivant autour du vignoble 

Bergerac, 2ème ville du département de la Dordogne derrière Périgueux, est située au Sud du département. Ce pôle urbain touristique et économique compte 40 000 habitants et se situe au Sud du site de Pombonne. Ce dernier est donc une zone péri-urbaine de la ville. La prédominance de la ville de Bergerac sur ses alentours est frappante. C’est également dans une stratégie de développement intercommunal que la création du site est mise en place. Pombonne, qui colle la ville de Bergerac, subit cette domination. La ville centrale est riche d’un pouvoir touristique mais aussi productif. Elle répond à de nombreuses attentes de ses habitants ou de ses touristes. En effet la commune s’appuie sur un pays agréable à vivre, loin d’un stress citadin. Ce cadre est très apprécié notamment par de nombreux anglais et autres hollandais venus chercher le calme dans un pays dessiné par ses vignobles. Son hégémonie n’est pas nouvelle. En effet, cette ville s’est bâtie une solide réputation grâce notamment à un commerce fluvial important, connu et reconnu tout le long de la vallée de la Dordogne. Ainsi son tourisme repose principalement sur son passé : ballades en gabarres sur la rivière et restaurants autour du vieux port. Sa poularité provient également du célèbre ouvrage « Cyrano de Bergerac », sur lequel la ville a pu s’appuyer en créant « les tables de Cyrano et les tables de Roxanne », accesibles chaque été.

Mais le principal acteur du tourisme reste la viticulture car le pays bergeracois est entouré de vignobles reconnus et appréciés de tous : Mobazillac, Pécharmant, Rosette, Saussignac. Les autorités locales ont basé leur politique sur un tourisme viticole. Et le site de Pombonne arrive donc dans une optique de nouvelle proposition touristique. Il est très difficile de s’imposer pour une commune sans activité viticole, bordée de communes abritant de nombreux vignobles dans un pays consacré quasiment exclusivement à cette activité.

le territoire de Pombonne : sa situation

climatologie

La région bergeracoise, dans la partie Sud-Ouest de la Dordogne, est soumise à un climat océanique tempéré.

● Pluviométrie – Températures
Les précipitations sont relativement abondantes, avec un cumul annuel de plus de 830 mm. Elles sont maximales en automne-hiver, ainsi qu’au printemps, et présentent un minimal moyennement marqué en fin d’hiver ainsi qu’au coeur de la période estivale. Les températures moyennes sont de l’ordre de 13,3°C. La valeur minimale est de 5,8°C et se situe en décembre et janvier alors que le maximum est atteint en juillet-août avec 21 à 21,5°C.

Les données climatologiques suivantes proviennent de la station climatologique de Bergerac, située à 5 km environ vers le Sud/Sud-Est.

● Vents :
Les données anémométriques proviennent également de la station de Bergerac. Il apparaît que les vents sont relativement modérés : 30 % d’entre eux ont une vitesse inférieure à 2 m/s. Les vents de vitesse supérieure à ce seuil, donc dans 70% des cas, ont deux directions dominantes, respectivement de secteurs Ouest et Est.

géologie locale – caractéristiques des terrains du site

L’étude de la carte géologique du bergeracois montre que l’emprise du projet se situe sur un sol quaternaire et des formations superficielles du quaternaires, dues aux alluvions du ruisseau le Caudeau. La suite ne montre pas de plis apparents avec seulement des affleurements de tertiaire voire de secondaire qui peuvent montrer l’érosion sur des collines aux alentours de Bergerac. La région est donc géotechniquement stable. L’ensemble du site de Pombonne a, quant à lui, fait l’objet de diverses campagnes de reconnaissance d’ordre géologique, hydrogéologique et géotechnique. Plusieurs campagnes ont été réalisées :
– reconnaissances par sondages à la pelle mécanique et mesures de perméabilité par essais de pompage
– essais en laboratoires
– campagne de sondages carottés
– campagne géophysique

Ces études permettent désormais de donner une nature générale des terrains du site de Pombonne :

Terre végétale : elle comprend une épaisseur comprise entre 0,2 et 0,6 m, avec une moyenne de l’ordre de 0,4 m.

Couverture argilo-sableuse à argilo-tourbeuse : ces formations ne sont présentes que localement, entre la terre végétale et les formations gravelo-sableuses sous-jacentes. Elles représentent au maximum 1 m d’épaisseur.

Formations gravelo-sableuses : ces formations sont présentes sur la quasi totalité du site. Elles sont constituées de graves principalement calcaires roulées sableuses, très peu argileuses.

Horizons marno-calcaires de l’ Eocène : l’assise des formations graveleuses, constituée d’horizons marno-calcaires peu perméables, se situe à plusieurs mètres de profondeurs sous le terrain naturel du site.

Le patrimoine naturel actuel sur le site de Pombonne

les différentes entités paysagères

Avant l’aménagement de ce lieu, le territoire était simplement une zone prairiale bocagère qui a servi également de champ de culture de maïs. Il s’agissait d’un grand champ laissé tel quel.

Il existait donc une seule réelle entité paysagère. Celle-ci permettait à la biodiviersité en place d’abriter chaque espèce en plus grand nombre. Mais ce manque d’entités, mise à part la ripisylve le long du ruisseau, provoque une pauvreté au niveau du nombre d’espèces.

L’aménagement en un parc a donc permis l’avènement de plusieurs milieux, de plusieurs entités paysagères. On arrive donc là aux notions de variété de taches au sein de la matrice . Ceci permet donc d’établir plusieurs écosystèmes ou tout du moins différentes chaines alimentaires. Reste à savoir désormais si ces différents milieux communiquent entre eux et si le site en lui-même communique avec son environnement directement proche.

L’aménagement du parc permet donc de différencier des écosystèmes présents sur le site que l’on peut considérer comme des taches ou entités paysagères. Auparavant, le site de Pombonne ne possédait qu’une typologie de prairie voire bord de rivière, mais possédait déjà un intérêt écologique fort au même titre que la ripisylve du bord de la Dordogne ou les landes sèches de Fargeot, non loin du site. Désormais la prise en main artificielle a permis de diversifier cette typologie en proposant des écosystèmes comme la mare, l’étang, la ripisylve du Caudeau, la prairie… Cette diversité de paysage amène un grand éventail de biodiversité. Mais on ne sait pas encore comment cette variété d’espèces va co-exister.

La flore et les formations végétales du site 

L’étude de la flore ne consiste pas en un inventaire sur une année mais d’un relevé de printemps complété par des visite au mois de juillet et fin Août. Il ne s’agit en effet pas d’un relevé dans un but seul de connaissance naturaliste, mais d’une volonté de dégager la sensibilité du site par rapport au projet et les contraintes qui s’y imposeront. L’étude consiste donc à dégager les différentes formations végétales et des espèces patrimoniales présentes.

La ripisylve du caudeau

les berges du Caudeau apparaissent artificialisées puisqu’elles sont recouvertes de béton. Ces plaques interdisent alors toute divagation du cours d’eau (inondation…) ainsi que la formation de zones hydromorphes rivulaires dans lesquelles pourraient se développer des associations végétales de la série des eaux et bords des eaux : saulaie, jonchaie, roselières. On notera aussi l’absence d’herbier dans le lit mineur.

La ripisylve se montre par endroits discontinue et surtout plus arbustive qu’arborée. Le peuplier commun constitue l’essence dominante, mais se trouve accompagné également par le merisier, le robinier faux-acacia et le noyer royal.

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Table des matières

INTRODUCTION
I. Le Parc naturel public de Pombonne : un site en évolution
A – le site de Pombonne : sa localisation
1- Un site ancré dans les vignobles de Bergerac
a- localisation
b- Bergerac, pôle capteur et vivant autour du vignoble
2- le territoire de Pombonne : sa situation
a- géographie et paysage
b- climatologie
c- géologie locale – caractéristiques des terrains du site
B- Le patrimoine naturel actuel sur le site de Pombonne
1- les différentes entités paysagères
2- La flore et les formations végétales du site
a- La ripisylve du caudeau
b- la prairie
c- la friche et la végétation rudérale
d- la friche arbustive
e- le boisement humide
3- La faune présente sur le site
a- les amphibiens et reptiles
b- les oiseaux
c- les mammifères
d- les insectes et mollusques
II.Un territoire aseptisé, mais digne d’intérêt écologique
A- L’implantation de l’activité humaine : aseptisation du site
1- Contexte d’une politique touristique et économique
2- l’urbanisation sur et autour du site
3- La fréquentation du site
B- Impacts de l’implantation humaine sur la biodiversité
1- l’artificialisation directe du site et ses conséquences
a- la résidence près du caudeau
b- le bétonnage des berges
c- le camping dans le parc
2- l’ artificialisation indirecte ou l’aseptisation du site
a- l’entretien du site
b- les arbres mis en place
c- les atouts de l’aménagement
d- aseptisation provoquée par la fréquentation
C- Intérêt écologique et sensibilité du site
1- Aspect général et intérêt écologique
2- Statut et écologies des espèces végétales d’intérêt patrimonial
a- Espèces protégées
b- espèces intéressantes, non protégées
3. Statut et écologie des espèces animales d’intérêt patrimonial
a- les mammifères
b- amphibiens et reptiles
c- les insectes et poissons
d- les oiseaux
III.Un aménagement à vocation pédagogique
A- Sensibilisation du public
B. La prairie : donner un abri et des ressources
1- De quoi trouver refuge
2- Un troupeau : catalyseur d’une variété environnementale
a- Pourquoi un troupeau?
b- l’implantation du troupeau et ses conséquences
c -les haies
C- le plan d’eau « naturel » : source potentielle de richesse
1- les aménagements du plan d’eau « naturel »
a- les anses
b- la roselière
c- les limites de l’aménagement
2- l’aménagement des berges : la multiplication de niches écologiques
a- profondeur et niveau de l’eau
b- nature des pentes et des rives
c- irrégularité du contour des berges et création d’ilôts
3- l’environnement direct du plan d’eau
a- la conservation d’un alentour humide
b- l’accès au plan d’eau et cabane d’observation
c-connexion avec Caudeau
D. la ripisylve du Caudeau : un corridor et une lisière à densifier
1- Un corridor à fort potentiel mais à flux faible
2- Une lisière qui subit l’impact de l’implantation humaine
CONCLUSION

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