Le café et les échanges internationaux

La production de café constitue une des principales activités agricoles à Madagascar. Elle prit une part importante dans le secteur agricole malgache et, par conséquent, a des répercussions sur l’économie nationale du pays. On sait que le café occupe une des premières places dans le commerce international de produits agricoles, à l’instar de la vanille, du girofle, du cacao et revêt une extrême importance pour un nombre important de pays en développement (PED).

La structure de l’offre et de la demande mondiale de café

Le marché mondial du café est constitué principalement par les différents intervenants ou acteurs dont les offreurs qui présentent leurs produits sur ce marché, et aussi les demandeurs qui en importent pour compléter leurs consommations.

L’offre et la demande mondiale de café

Economiquement parlant, le café est un produit d’exportation permettant d’accroître les réserves en devises du pays. La production de café est assurée essentiellement par plusieurs pays, environ 70, dont 50 assurent plus de 90% de la production mondiale. Ces pays sont également membres exportateurs de l’Accord International sur le Café (AIC). L’offre globale de café sur le marché mondial est définie comme étant la somme de la production des différents pays, après déduction de la consommation intérieure de ces pays, pendant une année caféière. Quant à la demande, elle émane des pays importateurs membres de l’AIC et aussi des pays importateurs nets non membres. On peut notamment citer l’Amérique du Nord dont les Etats Unis, l’Europe dont la France, l’Allemagne occidentale, l’Italie, sans oublier les pays d’Asie et le pacifique dont le Japon. Ainsi, les principaux consommateurs de café se trouvent dans les pays du Nord (70% de la consommation totale). Les Etats-Unis restent les principaux consommateurs avec près du quart de cette consommation. Mais c’est l’Europe occidentale qui a les taux de consommation les plus élevés.

La contribution malgache sur l’offre mondiale 

Le café est classé au troisième rang des produits agricoles d’exportation malgaches. Ce sont les colons réunionnais qui sont les pionniers de la culture de ce produit à Madagascar. Ce n’est ensuite que les Malgaches ont adopté la caféiculture. La production annuelle de café de Madagascar, après déduction de la consommation intérieure c’est-à-dire l’offre sur le marché, se chiffre entre 50.000 à 70.000 tonnes , composée essentiellement de Robusta (95%) et seulement 5% d’Arabica. La commercialisation du café est libre. Elle n’a pas de structure d’intégration des opérateurs contrairement à la filière vanille. Le Comité National de Commercialisation du Café (CNCC) qui regroupe les exportateurs du café assure la promotion de la filière dont la relance de la production des cafés Arabica et Robusta. La part du café Arabica dans la production totale est de 5%, il y a quelques années. On cultive ces deux variétés de café sous forme extensive, avec uniquement une récolte par an. La saison de récolte du café robusta va de mai à octobre, quant à l’Arabica, il est cueilli de juin à septembre. La commercialisation du café vert se fait aussi bien sur le marché national qu’à l’export. Depuis la colonisation jusqu’à nos jours, le café est l’un des principaux produits d’exportation de Madagascar.

La commercialisation du café de Madagascar s’effectue avec divers pays. Mais les Européens constituent les principaux clients, la France en particulier ensuite viennent l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne.

Les principaux pays producteurs et exportateurs de café 

La concurrence au niveau mondial se fait rude sur le marché du café. En effet, plusieurs pays sont producteurs de café et exportent ensuite leurs productions vers les pays qui en sont consommateurs. Les pays sont classés en deux catégories : ceux qui cultivent et exportent du café Arabica, notamment le Brésil, l’Inde, la Colombie, l’Equateur, le Salvador, le Kenya, le Mexique, etc. et ceux qui cultivent et exportent du café Robusta, à savoir, l’Angola, le Cameroun, l’Ouganda, Madagascar, la Cote d’Ivoire, le Vietnam, etc. Notons que Madagascar était l’un des plus importants producteurs de café robusta. Mais du fait de la régression de la qualité de son café, la Grande île a été devancée par le Brésil avec 22953 milliers de sacs, soit 45% de la production mondiale, le Vietnam avec 12% , l’Indonésie et la Côte d’Ivoire. Le Brésil est le premier producteur et le premier exportateur de café arabica avec plus de 85% d’espèces cultivées. Pour espérer pouvoir revenir à son ancien niveau, la filière café doit renouveler ses plants et effectuer des recherches sur les nouvelles variétales pour satisfaire la tendance sur le marché international. Les variétés de café de la Grande île contiennent beaucoup de caféine. Dans le monde, autour de 125 millions de personnes vivent de la culture du café .

Les échanges de café sur le marché mondial sont surtout dominés par l’Arabica. En effet, les exportations de ce type de café de 2004 à 2007 variaient autour des 55000 et 60000 milliers de sacs. Le Brésil en constitue le principal exportateur de ce type de café car ce pays exportait presque la moitié des exportations enregistrées sur le marché mondial. S’en suivent les autres pays de l’Amérique latine avec 30 % environ des exportations d’Arabica. Les exportations des pays d’Afrique et ceux de l’Asie et du pacifique ne représente qu’un faible pourcentage environ 10% des exportations mondiales.

Evolution des exportations malgaches de 2004 à 2010

Les exportations actuelles, principalement de café Robusta, ont comme destination majeure la France, la Belgique, l’Espagne, le Maroc et La Réunion. Le volume total d’exportation de café en 2005 était de 6 730 tonnes, soit une valeur totale de 12,77 milliards d’Ariary, dont seulement 67 kg de café Arabica d’une valeur de 378 823 Ariary. Les derniers mois de l’année 2005 ont donné de bons résultats pour la filière café. La valeur FOB est de 3096,9 millions d’ariary au mois de novembre 2005 et 2926,6 millions d’ariary le mois suivant. L’exportation de café vert est moyennement stable depuis cette année jusqu’au mois de mai 2008. Cette date est marquée par une chute de la quantité de café exportée qui a fait baisser la valeur FOB jusqu’à 471,3 millions d’ariary contre 3484,2 millions d’ariary au mois d’avril, le prix unitaire par kilo étant resté stable. Une baisse d’environ 86,5% de la valeur FOB est constatée pendant cette période. Une rude concurrence entre les exportateurs africains, membres de l’Organisation Interafricaine de Café (OIAC) est l’une des raisons de cette chute vertigineuse. Depuis cette date jusqu’à maintenant, la valeur FOB ne dépasse guère les 1000 millions d’ariary sauf en septembre 2008 où elle était de 2512,3 millions d’ariary. Un constat permet de dire que la quantité exportée diminue de plus en plus. En novembre 2007, la quantité de café exportée est de 2239 tonnes, donnant une valeur FOB de 6774,1 millions d’ariary contre 18 tonnes seulement en avril 2009 soit une valeur FOB de 81,2 millions d’ariary. Les événements survenus au cours de cette année notamment la crise sociopolitique qui a secoué le pays, ont sûrement touché cette filière et ont fait baisser petit à petit la quantité de café exportée. Mais il faut également tenir compte de la chute brusque de l’exportation de café au mois de mai 2008. Cette année s’avère très instable, la tendance des exportations depuis ces derniers mois fait perdre espoir que le pays retrouve à nouveau la valeur FOB d’avant mai 2008. Même si la tendance depuis cette période a décrit le niveau d’exportation de cette année, il faut savoir aussi que les récents événements sociopolitiques ont touché non seulement la filière café mais toutes les filières d’exportation du pays, comme la vanille.

Durant l’année 2009, l’exportation mensuelle dans la filière café est toujours faible par rapport aux années précédentes. La quantité exportée diminue de plus en plus. Par conséquent, l’exportation de café de Madagascar a connu une baisse très significative. Elle tournait autour de 2000 tonnes alors qu’auparavant, Madagascar arrivait à exporter près de 10.000 tonnes. La hausse de la consommation locale, qui a presque doublé atteignant actuellement à près de 20.000 tonnes, ainsi que la perte de la qualité de nos produits suite au relâchement de la production sont les principales causes de cette baisse. L’exportation totale de café de Madagascar est passée de 40 milliers de sacs entre octobre 2008 à février 2009 à 30 milliers de sacs pour octobre 2009 à février 2010 .

Le rapport de stage ou le pfe est un document d’analyse, de synthèse et d’évaluation de votre apprentissage, c’est pour cela rapport-gratuit.com propose le téléchargement des modèles complet de projet de fin d’étude, rapport de stage, mémoire, pfe, thèse, pour connaître la méthodologie à avoir et savoir comment construire les parties d’un projet de fin d’étude.

Table des matières

Introduction
Partie 1 : Les échanges internationaux et le système de production du café
Chapitre 1 : Structure des échanges mondiaux du café
Section 1 : La structure de l’offre et de la demande mondiale de café
1.1 L’offre et la demande mondiale de café
1.2 La contribution malgache sur l’offre mondiale
Section 2 : Les principaux pays producteurs et exportateurs de café
Section 3 : Evolution des exportations malgaches de 2004 à 2010
Section 4 : Compétitivité du café malgache sur le marché mondial
Chapitre 2 : La production du café
Section 1 : Genèse de la culture
Section 2 : La production
2.1 La production mondiale
2.2 La production malgache
Section 3 : La culture et ses variétés
Section 4 : Le traitement et la transformation du café
4.1 Par voie sèche
4.2Par voie humide
4.3 La torréfaction
Section 5 : liens entre production, transformation et commercialisation du café
Partie 2 : Principaux enjeux sur le marché mondial du café
Chapitre 1 : Contrôles et réglementations
Section 1 : Contrôle de change
Section 2 : Prix de marché
Chapitre 2 : La contribution de la commercialisation du café
Section 1 : Valeur ajoutée
Section 2 : Obstacles tarifaires
Chapitre 3 : Les enjeux majeurs des échanges de café
Section 1 : Analyse interne
1.1 1.1 Les atouts
1.2 Les faiblesses
Section 2 : Analyse externe
2.1 Les opportunités
2.1 2.2 Les contraintes
Section 3 : Problèmes spécifiques à surmonter pour les pays producteurs
Partie 3 : Relance de la filière café
Chapitre 1 : Promotion de la filière café
Section 1 : La promotion générique et promotion de marque
1.1 La promotion générique
1.2 La promotion de marque
Section 2 : La nécessité de la promotion
2.1 2.1 Raisons de la mise en place d’une telle promotion
2.2 Le comité de promotion de l’OIC
Section 3 : Le rôle des études de marché dans la promotion de la filière café
3.1 Savoir qui sont les clients
3.2 Savoir l’importance du marché potentiel
3.3 Savoir mesurer les progrès
Chapitre 2 : Amélioration de la production et des échanges dans le MLT
Section 1 : Les défis majeurs de la politique d’amélioration de la production du café
1.1 1.1 La faiblesse de la productivité du café
1.2 La performance décevante des marchés
1.3 La faiblesse des institutions, incohérence des politiques et mauvaise gouvernance
Section 2 : La relance du secteur café par quatre actions prioritaires
2.1 2.1 Le renforcement des systèmes de distribution privés
2.2 Amélioration des compétences des producteurs
2.3 Amélioration des infrastructures au niveau des exploitations
2.4 Désenclavement des zones à haute potentialité
Section 3 : Les éléments d’une vision à moyen et long terme
Section 4 : Mise en place d’un programme et de structuration de la filière d’exportation de café à Madagascar
Recommandations
Conclusion
Annexe

Lire le rapport complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *