Le Ban Saint-Martin, une commune à part entière

Une situation géographique privilégiée

Le Ban Saint-Martin est une commune du nord est de la France située en région Lorraine dans le département de la Moselle. Elle est limitrophe d’une commune de grande importance : Metz.

L’agglomération messine : un carrefour européen

L’agglomération messine est un carrefour privilégié : les voies de communication de l’Europe du Nord à la Méditerranée et de l’Atlantique à l’Europe de l’Est s’y croisent. Sa situation géographique particulière lui permet d’être au plus près des organes de décisions européens, et de développer un contact privilégié avec ses voisins allemands, belges et luxembourgeois. Metz est un nœud logistique, une plate-forme autoroutière majeure de France et d’Europe. L’autoroute A31 assure les liaisons de l’Europe du Nord à la Méditerranée, l’autoroute A4 assure quant à elle les liaisons de l’Atlantique à l’Europe de l’Est. A la confluence de la Moselle et de la Seille, le port fluvial de Metz est le plus grand port céréalier français. Le territoire bénéficie de la présence de trois aéroports : un de proximité (l’aéroport régional Metz-Nancy Lorraine) et deux de plus grande importance à quelques dizaines de kilomètres (l’aéroport de Sarrebrück-Ensheim et l’aéroport international de LuxembourgFindel). Le réseau ferroviaire très développé se compose de lignes régionales, nationales internationales et de fret ; l’arrivée imminente du TGV Est Européen qui relie Metz à Paris en 1h22 s’accompagne d’une importante mutation de la cité (réorganisation des infrastructures de communication intra urbaines, Centre Pompidou de Metz,…..).

Le Ban Saint-Martin : une commune intégrée à l’agglomération messine

Le Ban Saint-Martin est membre d’une communauté d’agglomération composée de 40 communes et qui compte 230 000 habitants : la CA2M (Communauté d’Agglomération de Metz Métropole).

Dès le 30 janvier 1975 le Ban Saint-Martin participe à la naissance du District de l’Agglomération Messine avec 7 autres communes ; il est doté de deux compétences principales : les transports en commun et le service de lutte contre l’incendie. En 2002, le district se transforme en Communauté d’Agglomération et englobe 28 communes supplémentaires. Aujourd’hui la CA2M se compose donc de 40 communes et se voit dotée de 14 grandes compétences :

– le développement économique et touristique
– l’aménagement de l’espace communautaire et des transports
– l’équilibre social de l’habitat
– la politique de la ville
– la voirie et les parcs de stationnement d’intérêt communautaire
– l’assainissement
– l’élimination et la valorisation des déchets des ménages et déchets assimilés
– la lutte contre la pollution de l’air
– la lutte contre les nuisances sonores
– les équipements culturels et sportifs
– l’étude de tout problème d’intérêt communautaire
– le service de lutte contre l’incendie
– la fourrière animale
– l’entretien des réseaux d’évacuation des eaux pluviales
– l’instruction des autorisations liées au droit des sols et archéologie préventive.

Des contraintes géographiques isolent la commune

Le Ban Saint-Martin est ancrée historiquement à la cité messine, on peut voir en effet sur des plans datant de la Renaissance que les remparts de la ville l’incluaient. On peut donc tout naturellement se demander pourquoi ces 2 communes sont dissociées. Metz possède 3 îles habitées : le Petit Saulcy, le Grand Saulcy, et Chambière. Elles coupent le Ban Saint-Martin de Metz vers l’est et concentrent la circulation sur des ponts ce qui entraîne un encombrement important. A l’Ouest se trouve le Mont Saint-Quentin, ce relief renforce l’isolement de la commune (160 mètres de dénivelé entre le point le plus haut et le plus bas de la commune).

En plus de ces barrières naturelles, la vallée de la Moselle est parcourue par des grands axes à vocation européenne comme une autoroute ou une voie ferrée . Certes ces voies rapprochent les habitants de toute l’Europe mais elles sont autant d’obstacles pour les riverains du Ban Saint-Martin qui souhaitent accéder au cœur de la ville de Metz.

Indépendances et annexions : une histoire militaire déterminante

Au début du VIIème siècle une abbaye bénédictine dédiée à Saint Martin est installée au pied du Mont Saint Quentin. C’est d’elle que la commune tire son nom. Ce monastère était entouré d’un petit village dont les habitants cultivaient la vigne, production essentielle du val messin pendant plusieurs siècles. En 870, à la suite du traité de Meersen, le Ban Saint-Martin est placé sous la juridiction du Duché de Lorraine. En 1427, l’abbé de Saint-Martin y fit cueillir une hottée de pommes en son jardin et fait porter les fruits à Metz qui n’appartenait pas au Duché de Loraine. Le duc Charles II de Lorraine réclame alors un droit sur ces fruits, que les magistrats de Metz se refusent à lui donner. Le duc déclare donc la guerre aux Messins, amplifiée par le jeu des différentes alliances mobilise 30000 hommes et plusieurs milliers sont tués. Un an plus tard la paix fut proclamée alors que la ville de Metz n’a toujours pas payé ces pommes. Lors de cette guerre, baptisée « guerre de la hottée de pomme » l’Abbaye et le village furent complètement détruits. A partir de 1604, Le Ban Saint-Martin passe sous la juridiction de la ville de Metz. Jusqu’en 1792 le village de 200 habitants qui se détache de la tutelle de Metz est constitué en commune autonome. La commune est à nouveau gravement endommagée lors de la guerre de Trente ans (1618-1648). En 1850, la vocation militaire du Ban Saint-Martin s’affirme avec la création d’un grand champ de manœuvres. Vingt ans plus tard lors du siège de Metz de nombreuses unités militaires séjournent dans la commune sous l’autorité du maréchal Bazaine qui y établit son quartier général. Le maréchal fut d’ailleurs accusé de trahison et rendu responsable de la perte de la guerre contre la Prusse pour avoir replié son armée de 180 000 hommes à Metz, se laissant ainsi couper de la France libre et donc de ses réserves. L’Alsace-Moselle est annexée et le Ban Saint-Martin devient Martinsbann Bourgade de 385 villageois au moment de l’annexion, le Ban Saint-Martin est devenu en 30 ans une cité de 2500 habitants. Les allemands représentent la majorité de la population. Ils en ont fait une ville de garnison qui est l’objet de la création de l’espace étudié ici : la caserne Dupuis. Le village s’est urbanisé au détriment des terrains autrefois occupés par la vigne. Seules les cultures maraîchères et de petites manufactures assuraient une activité civile à la commune. Pour symboliser l’emprise allemande sur le pays messin, la Tour Bismarck est érigée.

Suite à la première guerre mondiale, le Ban Saint-Martin redevient française et des unités nationales occupent les casernes. Le 17 juin 1940, après la défaite de l’armée française, les Allemands procédèrent à l’annexion de fait de la Moselle. La commune perd son autonomie et est rattachée à la Ville de Metz ; elle la retrouve dés la fin de la seconde guerre mondiale. Le bilan est lourd : beaucoup de morts, des maisons dévastées, dépourvues d’eau, de gaz et d’électricité. La cité sera progressivement remise en état et pourra petit à petit retrouver sa population.

Les services publics au cœur de la ville

Le Ban Saint-Martin, qui avait été l’une des premières cités du val messin à la fin du XIXème siècle à s’intéresser au sport (création du premier club de foot mosellan), a continué à manifester son intérêt dans ce domaine. Cela se traduit par la présence d’un important complexe sportif comprenant outre le gymnase et la salle polyvalente, trois terrains de football et deux cours de tennis. Ces équipements permettent à plusieurs associations une activité soutenue. Comme l’USBSM (Union Sportive du Ban Saint-Martin) dont l’équipe de foot est la fierté de la commune mais aussi des associations de badminton, de judo ou de billard. A noter que le tennis club a été dissous et les terrains abandonnés.

La commune est dotée de bâtiments destinés à la formation et à l’enseignement, comme l’IRTS (l’Institut Régional du Travail Social) qui est un centre de formation accueillant 650 élèves destinés au travail social. Et aussi deux écoles maternelles (210 enfants), deux écoles primaires (323 enfants) et le collège Jean Bauchez qui accueille près de 680 élèves.

La commune est dotée depuis 1960 d’un centre socioculturel, situé à côté d’un vaste parking. Cet établissement dispose d’un local polyvalent, d’une salle des fêtes permettant d’accueillir des représentations théâtrales ou des concerts, de quatre salles de réunion, d’une bibliothèque et d’une cuisine équipée pour des repas collectifs. Ces installations permettent aux dix associations consacrées aux loisirs et à la culture de poursuivre leurs activités dans de bonnes conditions. Cette structure n’étant pas suffisante, la municipalité a complété ce dispositif par la construction à coté du gymnase d’une salle polyvalente, équipée d’installations sanitaires.

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Table des matières

SOMMAIRE
REMERCIMENTS
SOMMAIRE
Partie 1 : Le Ban Saint-Martin, une commune à part entière
1. Une situation géographique privilégiée
1.1. L’agglomération messine : un carrefour européen
1.2. Le Ban Saint-Martin : une commune intégrée à l’agglomération messine
1.3. Des contraintes géographiques isolent la commune
2. Une commune et ses spécificités
2.1 Indépendances et annexions : une histoire militaire déterminante
2.2. Une démographie témoin de cette histoire
2.3. Le Ban Saint-Martin aujourd’hui
2.4. Les services publics au cœur de la ville
Partie 2 : La Caserne Dupuis, un cœur abandonné
1. Présentation de la caserne Dupuis
1.1 Un ancien centre militaire
1.2. Un espace en partie réaménagé
1.3. Les différents bâtiments
2. Les problèmes liés à l’abandon de la caserne
2.1. Un espace clos
2.2. La sécurité et l’isolement
2.3. Des dangers pour les habitants
3. Les contraintes liées à cet aménagement
3.1. Pourquoi rien a été fait ?
3.2. Une zone inondable
3.3. La proximité de bâtiments historiques
3.4. Les contraintes dues au PLU
3.5. Les attentes de la population
Partie 3 : La création d’un nouveau centre
1. Les points clés du projet
1.1. Un marché couvert
1.2. Logements
1.3. Jeux pour adulte
2. Le projet dans sa globalité
2.1. Les bâtiments
2.2. L’ensemble du projet
3. Les détails de l’aménagement
3.1. Le stationnement
3.2. Des équipements pour rendre la place agréable
3.3. La végétation
4. L’aspect financier
4.1. Coût de réalisation du projet
4.2. Les partenaires et les retombées financières
CONCLUSION
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
LISTES DES SIGLES UTILISES
TABLE DES ILLUSTRATIONS
TABLE DES MATIERES

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