L’approche transactionnelle de la demande de monnaie

L’approche transactionnelle de la demande de monnaie : 

La vision classique de la monnaie :

Premières idées, premières conceptions (les préclassiques et la reconnaissance du
fait monétaire) :
Dans cette approche, il y en a quelques auteurs avant les classiques qui ont développé les premières idées de la théorie quantitative de la monnaie et ont proposé l’analyse des phénomènes monétaires qui préfigure les théories ultérieures. On peut citer quelques auteurs ainsi que :
– J.Bodin (1568) et la grande hausse des prix reliée par un supplément de monnaie métallique (métaux précieux) mis en circulation qu’a connu l’Europe au XIV ;
– D.HUME et le libéralisme qui pose de façon très claire la logique mécanique en expliquant que si la quantité de monnaie quintuplait, les prix quintupleraient à leur tour, donc les variations de la monnaie sont proportionnels avec le niveau des prix, il a aussi aboutie l’idée importante que la monnaie est neutre.
– Le mécanisme de la hausse des prix, induit par une variation de la quantité de monnaie a été précisé par Cantillon (1755) qui a son tour proposa aussi la notion de vitesse de circulation de la monnaie qui exprime « le nombre de paiement qu’effectue la monnaie ou le crédit dans un temps donné » .

Les classiques et l’affirmation du fait monétaire :
Pour les classiques, les agents économiques ne détiennent de la monnaie que parce qu’elle permet d’effectuer des transactions. Elle n’est pas demandée pour elle-même mais parce qu’elle permet d’acquérir des biens. La monnaie n’est alors qu’un intermédiaire des échanges, donc les classiques considèrent que la monnaie est neutre, elle n’a aucune influence sur l’économie réelle. Il existe une dichotomie entre sphère réelle et sphère monétaire. Les premières formulations sont proposées par deux auteurs dont les analyses se complètent qui sont : J.B.SAY(1803) qui s’appuie sur la célèbre loi de débouchés et Riccardo (1817) Qui s’appuie sur le principe de la neutralité de la monnaie. Les classiques se basent sur la loi des débouchés de l’économiste français J-BSAY(1803): « l’offre crée sa propre demande » cette loi constitue le pilier principal de la théorie de l’offre qui a des conséquences importantes dans une économie monétaire ; où il affirme que « la production qui offre des débouchés aux produits ». Dans une économie de troc on trouve l’échange de produits contre d’autres mais elle reste valable dans une économie monétaire car la monnaie n’est pas demandée pour elle-même mais seulement qu’un moyen de règlement et un voile qui masque les échanges des biens et services c’est-à-dire qu’elle est neutre (elle n’a aucune influence sur la production).

L’offre globale (OG) ou production des biens et services crée une valeur qui est transformée en revenu. Ce revenu est distribué aux agents ayant participé à la production sous forme de salaire, profit, dividende, intérêt …etc. la monnaie ainsi reçue est dépensée dans sa totalité pour se procurer les biens et services dans une optique de consommation ou d’investissement : c’est la demande globale.

Les prolongements de l’analyse keynésienne : 

Cette analyse néokeynésienne a donné lieu aux deux extensions concernant la demande d’encaisse de transaction et la demande d’encaisse spéculative qui sont proposées respectivement par les deux auteurs Baumol et Tobin. Baumol a montré que même en se limitant au motif de transaction, il était possible de faire apparaitre une influence du taux d’intérêt sur la demande de monnaie, dès lors que l’on prenait en compte les couts de transaction. Et Tobin a montré que si l’on intégrait l’incertitude, la prise en compte du motif de spéculation devenait compatible avec l’extension au long terme du modèle keynésien de la demande de monnaie. Le modèle de Baumol est un modèle fond exclusivement sur le motif de transaction et qui développe une approche micro-économique, et en ce sens, il est d’inspiration classique. Mais il montre que sous certaines hypothèses d’imperfection du marché du crédit, la demande de monnaie, même limite au motif de transaction, dépend du taux d’intérêt, ce qui est un des résultats de l’analyse keynésienne de la demande de monnaie pour le motif de spéculation.

L’approche patrimoniale de la monnaie :

A partir des travaux de Friedman (1956) et dans son article « the quantity theory of money» qui a écrit ce principe : « on n’a peut-être pas observé d’autre liaison empirique, en économie qui se produise si uniformément dans une si grande variété de circonstances que la liaison qui existe entre les variations sensibles du stock de monnaie sur de courtes périodes et celles des prix ». La fonction de la demande de monnaie se développe dans le courant des années soixante, et une nouvelle théorie quantitative de la monnaie : le monétarisme. Et avant d’entamer l’analyse de la théorie quantitative de la monnaie du monétarisme on doit savoir les principes généraux de ce dernier qui sont résumés comme ceci :
– la demande de monnaie est une fonction stable d’un nombre limité de variables ;
– la quantité nominale de monnaie qui existe à un moment donné dans une économie est déterminée de façon dominante par le comportement des autorités monétaires ; monnaie exogène ;
– le taux d’inflation est trop élevé par rapport au taux de croissance réel de l’économie ;
– la meilleure politique économique consiste à une politique monétaire .

Etude du cas de la demande de monnaie au Népal

Dans un autre cas, nous présentons une analyse de la fonction de la demande de monnaie au Népal sur la période de 1997-2009. les résultats empiriques montrent qu’il y’a existence de relation de long terme d’après les tests de cointégration entre la monnaie réelle ou les agrégats monétaires (la masse monétaire M1,M2) 11 , et ses déterminants (les dépenses publics, et le taux d’intérêt) ,le modèle VECM indique qu’il y a une relation de court terme entre l’équilibre de la monnaie réelle et ses déterminants . En outre l’estimation de la dynamique de OLS de la fonction de la demande de monnaie indique que le signe de coefficient des sorties et le taux d’intérêt sont trouvés logique avec la conception des théories de la demande de monnaie. La baisse de la valeur de vitesse de circulation de monnaie reflète l’augmentation de la monnaie en économie du Népal. La vitesse de circulation de M2 est stable par rapport à M1, en indiquant que c’est la supériorité de la monnaie au sens large par rapport à la monnaie au sens étroit. Ces résultats empiriques indiquent que la banque de Népal peut contrôler et réguler M1, M2 dont la future recherche de la fonction de demande de monnaie peut conclure de différents taux d’intérêts au marché de la monnaie en expliquant la demande de monnaie en courte et en longue relation. En outre, la stabilité de la demande de monnaie au Népal prend en compte le problème de la substitution de monnaie qui peut être un autre problème pour les chercheurs pour proposer une façon de formuler et exécuter la politique monétaire au Népal.

La demande de monnaie en Turquie

Dans un autre cas, nous partons à :
– Identifier l’étude de la stabilité de la demande de monnaie en Turquie sur la période de 1989 à 2010.

– L’estimation de la demande de monnaie au sens étroit(M1) et évaluer son robustesse et son stabilité.

Considérant les réformes économiques et les crises financières en Turquie, il est indiqué qu’il existe une instabilité de la demande de monnaie et son dynamisme selon la cointégration et le modèle à correction d’erreur. Finalement, la conclusion de l’estimation de la fonction montre que le taux d’intérêt cause le changement de demande de monnaie en mieux comme le cas de la production industrielle. La demande de monnaie enquête ce que motive les agents pour organiser l’équilibre de la monnaie en deduisant de l’estimation de l’équation de la demande de monnaie , que l’autorité monétaire peut decider qu’elle est la politique monétaire pour appliquer les conditions économiques courantes. La stabilité de la fonction de monnaie indique qu’elle est la condition principale pour l’utilisation des agrégats monétaires dans le comportement de la politique monétaire. L’efficacité et la réussite du programme crucialement dependent de la stabilité de la fonction de la demande de monnaie. Cette dernière assure que la monnaie réservée a prédit l’impact des autres variables économiques comme l’inflation, les taux d’intérets, PIB, et les investissements. Par conséquent, le résultat de la stabilité de la fonction de la demande de monnaie devenue la recherche intéressante pour les chercheurs afin de tester l’éfficacité de programme monétaire. L’histoire de la Turquie a souffert de nombreux problems économiques .l’inflation était en persistence, l’utilisation de devises étrangères était répendue, et le secteur bancaire était l’oligopole et le marché financier domestique était volatile et peu profond. Ces problems sont menés par la crise financière de 2001. Cette crise fournit l’instrument de nombre de réformes economiques et l’indépendance de la banque central qui sont augmentées. Donc c’est la creation de comitée de la politique monétaire indépendante et autoritaire. En outre le taux de change fixe est abondonné et la politique monétaire a adopté l’inflation cible. Comme la Turquie est un pays developpé a formulé un nombre de programmes stables depuis 1970. Selon le programme stabilisé, la banque central de la Turquie a formulé la stratégie de la base monétaire. La condition nécéssaire pour l’agrégation monétaire effective c’est l’existence de la relation de court terme, ainsi que celle de long terme entre l’agrégation monétaire et la baisse de l’inflation. L’étude de la stabilité de la demande de monnaie a été éxaminée par la méthodologie économétrique, dont l’objectif principal c’est l’estimation de la demande de monnaie selon les tests de cointégration de la procédure de johansen, en déduisant l’existence de relation de long terme entre la demande de monnaie et ses determinants (production,taux d’intéret nominal, IPC.) et l’utilisation de la procedure de Pesaran et Al (test: CUSUM CUSUMSQ).

 

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Table des matières

Introduction générale 
Chapitre(01) : Approche théorique et empirique de la demande de monnaie
Introduction
Section(01) : Approche théorique de la demande de monnaie
1.1. L’approche transactionnelle de la demande de monnaie
1.1.1. La vision de la monnaie keynésienne
1.1.1.1. Premières idées, premières conceptions
1.1.1.2. Les classiques et l’affirmation du fait monétaire
1.1.1.3. La théorie quantitative de la monnaie
1.1.2. La demande de monnaie keynésienne
1.1.3. Les prolongements de l’analyse keynésienne
1.2. L’approche patrimoniale de la demande de monnaie
1.2.1. La demande de monnaie chez Friedmann
Section(02) : Approche empirique de la demande de monnaie
2.1. Etude du cas des déterminants de la demande de monnaie au Cameroun
2.2. Etude du cas de la demande de monnaie au Népal
2.3. La demande de monnaie en Turquie
2.4. La demande de monnaie en Cote Ivoire
2.5. Cas de Nigeria
Conclusion
Chapitre(02) :Le taux de change et la masse monétaire
Introduction
Section(01) : Le taux de change
1.1.Définition
1.2. Les différents types de taux de change
1.2.1. Le taux de change nominal (TCN)
1.2.2. Le taux de change réel (TCR)
1.2.3. Le taux de change au comptant
1.2.4. Le taux de change à terme
1.2.5. Le taux de change de parité de pouvoir d’achat
1.3. L’évolution du SMI
1.3.1.Régime de change flottant
1.3.2. Régime de change fixe
1.4.Le marché de change
1.4.1.Définition
1.4.2. Les participants du marché de change
1.4.2.1.Les banques centrales
1.4.2.2. Les banques commerciales
1.4.2.3. Les courtiers
1.4.2.4.La clientèle privée
1.4.3.Les compartiments du marché de change
1.4.3.1. Le marché de change au comptant
1.4.3.2. Le marché de change à terme
1.4.3.3. Le marché de change de dépôt
1.5.Les cotations des taux de change
1.5.1. Le taux de change au certain
1.5.2. Le taux de change à l’incertain
1.6. Les opérations sur le marché de change
1.6.1. Les opérations de spéculation
1.6.2. Les opérations d’arbitrage
1.6.2.1. Les arbitrages spatiaux
1.6.2.2. Les arbitrages triangulaires
1.7. Le risque de change
1.7.1. Définition
1.7.2. Les types de risque de change
1.7.2.1. Le risque de transaction
1.7.2.2. Le risque économique
1.7.2.3. Le risque comptable
Section(02) : La masse monétaire
2.1. Définition de la masse monétaire
2.2. Les différents agrégats monétaires
2.2.1.Définition des agrégats monétaires
2.3.Les composants des agrégats monétaires
2.3.1. La mesure la plus étroite (M1)
2.3.2. La mesure intermédiaire (M2)
2.3.3. La mesure la plus large (M3)
Conclusion
Chapitre(03) : La politique monétaire et de change en Algérie
Introduction
Section(01) : La politique monétaire en Algérie
1.1. La période post-indépendance (1962-1969)
1.1.1. Les objectifs de la politique monétaire durant cette période
1.1.2. Les instruments de la politique monétaire durant cette période
1.2. L’instauration de la planification financière (1970-1989)
1.3. Etape d’instauration d’une économie de marché dès 1990
1.3.1. La politique monétaire durant la période 1990 à 2000
1.3.1.1. Les objectifs et les instruments de la politique monétaire selon la loi 90-10
1.3.1.1.1. Les objectifs de la politique monétaire selon la loi 90-10
1.3.1.1.2. Les instruments de la politique monétaire
1.4. La période de 2000- à nos jours : Economie de marché
1.4.1. Conduite de la politique monétaire
1.4.1.1.Les objectifs
1.4.1.2. Les instruments
1.5. La sous période allant de 2010 à nos jours
1.5.1. La conduite de la politique monétaire
1.5.1.1. Les objectifs
1.5.1.2. Les instruments
Section(02) : La politique de change en Algérie
2.1. La sous-période 1962-1970
2.2. La sous-période 1971-1988
2.3. La sous-période 1988-1994
2.4. La sous-période de 1994-à nos jours
Conclusion
Chapitre(04) : Synthèse des tests de racine unitaire avec rupture et de cointégration avec rupture
Introduction
Section(01) : Test de racine unitaire avec rupture
1.1. Test de racine unitaire
1.1.1. Le test de Dickey-Fuller(DF
1.1.2. La procédure de test de Phillips et perron(1988)
1.2. Test de racine unitaire avec rupture
1.2.1 Principe du test de Zivot-Andrews(1992)
1.2.2. Principe du test de perron (1989)
Section(02) : Test de Co- intégration avec rupture
2.1 La relation de Co-intégration
2.1.1 Approche d’Engle et Granger
2.1.2 Approche de Johansen
2.2. Test de Co-intégration avec rupture
2.2.1. Principe du test de Gregory et Hansen (1996)
2.2.1.1 Procédures du test
2.2.1.2 Les statistiques utilisées dans ce test
Conclusion
Chapitre(05) :Etude économétrique de l’impact du taux de change sur la masse
monétaire M1
Introduction
Section(01) : Analyse de données sans rupture
1.1.Analyse descriptive
1.1.1. Evolution de l’indice des prix à la consommation
1.1.2. Evolution du taux d’intérêt des dépôts
1.1.3. Evolution du taux d’inflation
1.1.4. Evolution du taux de change
1.1.5. Evolution de la masse monétaire(M1)
1.1.6. Evolution de M1 réelle
1.1.7. Evolution du PIB nominal
1.1.8. Evolution du PIB réel
1.1.9. Evolution de M2 nominale
1.1.10. Evolution de la quasi-monnaie M2 réelle
1.2. Analyse statistique
1.2.1. Test de stationnarité sans rupture
1.2.2. Estimation de relation de Co-intégration de la masse monétaire M1 en terme réel par l’approche d’Engle et Granger
1.2.3. Estimation de relation de long terme par le modèle VECM (approche de
Johansen
Section(02) : Analyse de données avec rupture
2.1. Test de stationnarité avec rupture
2.2. Estimation de relation de cointégration avec rupture de la masse monétaire M1
Conclusion
Conclusion générale

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