L’affirmation d’une Banlieue résidentielle aisée (1977-1983)

De la Province à la Banlieue (1959-1977)

Cette partie s’intéresse donc au premier moment d’une tentative de redéfinition d’un urbanisme saint-maurien permettant de faire de la ville un acteur important de l’agglomération parisienne.
Gilbert Noël est donc élu en 1959. Ce ‘’gaulliste de gauche’’ veut pouvoir avec sa majorité ‘’moderniser’’ la ville dans un contexte de changements administratifs, réglementaires et urbains de la région parisienne. Très vite il apparaît comme affaibli dans son mandat de maire face au député de la 48e circonscription de la Seine, Philippe Vayron.
Après son élection définitive en 1962, Gilbert Noël met en place un projet de redéfinition de l’ensemble de l’urbanisme saint-maurien à partir d’études commandées dans le cadre de l’élaboration du plan d’occupation des sols à partir de 1968.
Son objectif est des ‘’moderniser’’ la ville mais son projet est très vite contesté par sa majorité et par la population. Il revoit alors ses ambitions de modernisation à la baisse mais souhaite réaliser un changement en s’appuyant sur les documents d’urbanismes élaborés dans les différentes strates administratives.
Cette politique aboutira finalement à l’élection municipale de 1977 que nous étudierons.

L’esprit d’un projet urbain « moderne »

Pour comprendre le besoin manifesté par Gilbert Noël de moderniser sa ville, nous allons nous attacher à comprendre son parcours et l’héritage politique dans lequel il essaie de se placer. Ce parcours politique nécessite de s’intéresser aux questions qui agitent le pays au début des années 1960.
Toujours dans ce cadre, les études commandées pour aider à l’élaboration du plan d’occupation des sols permettent de comprendre la structure aussi bien urbaine que socio-professionnelle que constitue Saint-Maur dans un environnement départemental en mutation.
Tous ces éléments vont le conduire à élaborer un plan d’ensemble pour la modernisation que Gilbert Noël appelle de ses vœux dans l’ensemble de ses interventions.

Gilbert Noël

Un premier mandat écourté (1959-1962)

Gilbert Noël a donc été élu Maire de la ville de Saint-Maur-des-Fossés en 1959 suite à l’élection des 8 et 15 mars. Ce vétérinaire saint-maurien est considéré comme un « gaulliste de gauche » . Il a été un membre important de nombreux partis et mouvements soutenant le général de Gaulle qui prolifèrent après son retour en mai 1958 et défendant un « gaullisme social ». Il participera notamment à l’Union démocratique du travail, le Front Travailliste , l’Union Gaulliste pour la Démocratie ou encore le Mouvement Socialisme et Participatio . Ce dernier mouvement a d’ailleurs été fondé par Pierre Billotte, à qui est souvent associé Gilbert Noël. Cet autre gaulliste de gauche, général et compagnon de la libération est député de la Ve circonscription du Val-de-Marne -comprenant Créteil et Saint-Maur- de 1962 à 1978 et reste surtout maire de la ville de Créteil de 1965 à 1977. C’est dans cette seconde fonction que le général Billotte accompagne l’érection du « Nouveau Créteil ». Étant son suppléant, Gilbert Noël devient député lorsque le général Billotte est nommé Ministre d’État chargé des Départements et Territoires d’Outre-mer de 1966 à 1968 dans le gouvernement Pompidou. C’est en parti la suppléance du maire saint-maurien qui fera élire Pierre Billotte député d’une circonscription où les électeurs cristoliens étaient encore largement minoritaires.
C’est cette élection qui a conduit à une crise au sein du Conseil Municipal saintmaurien peu de temps après les élections de 1959. Pour comprendre cette crise et sa naissance il faut comprendre le mode de scrutin parfois un peu fastidieux mais qui a beaucoup joué lors de cette élection de 1959. En effet jusqu’en 1965, les conseils municipaux étaient élus par un scrutin plurinominal majoritaire à deux tours avec panachage. Cette règle électorale –encore présente dans les communes de moins de 1000 habitants- signifie que même si les bulletins de vote étaient présentés sous forme de listes de 37 colistiers -pour le cas de Saint-Maur-, l’électeur pouvait rayer certains noms et en rajouter d’autres sans que le bulletin ne soit comptabilisé comme nul. Ainsi chacun des 185 candidats présents sur les listes avaient un résultat individuel et les 37 personnes ayant reçu le plus de voix étaient réputées élues. En pratique, cette règle favorise l’élection d’une liste dans son ensemble et écarte l’idée de proportionnelle et donc de représentativité de l‘assemblée communale. C’est pour cela que les fusions de listes étaient courantes afin d’assurer l’élection de majorités disparates politiquement.
Lors de l’élection de 1959, outre la liste communiste, le principal adversaire de Gilbert Noël est Philippe Vayron. Ce conseiller général opposant du maire sortant gaulliste François Urbani et député de Saint-Maur depuis 1958 siège au sein du groupe du Centre National des Indépendants (CNI) à l’Assemblée Nationale. Élu dans la 48 ecirconscription 20de la Seine, il a comme Jean-Marie Le Pen rejoint le CNIP21 suite à sa rupture avec Pierre Poujade. Résolument anti-communiste et libéral, il s’oppose à l’autodétermination de l’Algérie et n’est donc pas parmi ceux qui, au CNIP, soutiennent le général de Gaulle dont il fustige l’interventionnisme. Ses prises de positions à partir de 1960 pour l’Algérie française, son vote pour l’amendement Salan, son refus de dénoncer les attentats de l’OAS, son appartenance au ‘’comité de Vincennes’’22 vont petit à petit le marginaliser et il se fera qualifié par beaucoup comme militant d’extrême droite pendant la campagne électorale de 1962. Pendant la campagne du premier tour des élections municipales, beaucoup de ses adversaires l’accusent de ne pas vivre à Saint-Maur et de n’y posséder qu’une « chambre de bonne » pour pouvoir s’y présenter.
Tous ces facteurs montrent la complexité de mener une vie politique nationale et locale comme nous le verrons plus tard avec Jean-Louis Beaumont. Son poste de député et son programme de modernisation de la ville lui permettent de remporter le premier tour de 1959 à quelques voix de la liste Noël et devant la liste communiste. Le mode de scrutin exigeait donc de fusionner les listes Noël et Vayron au risque de voir les communistes emporter la Mairie avec l’aide des reports de voix des autres listes de gauche (SFIO et radicaux-socialistes). La liste fusionnée – dans la proportion de deux tiers de conseillers municipaux issus de la liste Vayron et un tiers pour Noël- remporte l’élection. Gilbert Noël passe alors un accord avec Vayron pour devenir maire malgré son retard au premier tour. Lors du premier conseil municipal et au terme de cet accord, Noël est élu maire, il choisit Vayron comme premier-adjoint et lui délègue l’urbanisme et cinq des huit maires sont issus de la liste ‘’Indépendants’’ de Vayron. Une autre clause de l’accord signé par les deux hommes stipule que Gilbert Noël devait se désister en faveur de Philippe Vayron pour les élections législatives de 1962 et tout faire pour lui accorder le soutien des gaullistes de la circonscription. Cet accord, très favorable à Philippe Vayron -puisqu’il est à ce moment presque certain de garder sa place de député et est majoritaire au Conseil Municipal- montre selon moi que Philippe Vayron favorise surtout une ambition nationale pour laquelle il doit s’implanter localement dans la ville de Saint-Maur.

Une élection partielle

Cette équipe est très vite en difficulté puisque qu’à partir du début de l’année 1961, le nouveau maire, Gilbert Noël se retrouve sans majorité au Conseil Municipal et doit composer avec un « Intergroupe pour la Gestion des Affaires Municipales » composé de 20 des 37 conseillers municipaux et mené par Philippe Vayron. Le soutien de Gilbert Noël à Pierre Billotte rompt en effet l’accord qu’ils avaient passé. Cependant, le budget de l’année 1961 étant voté, la municipalité continue de fonctionner et Philippe Vayron -qui reste adjoint à l’urbanisme et surtout administrateur de l’office HLM- continue à mener une politique volontariste notamment en faveur du logement social. Il créée ainsi une société d’économie mixte et commence la construction de l’opération du Pont de Créteil qui compte plus de 500 logements sociaux. L’élection législative approchant, les vingt conseillers municipaux réuni autour de Philippe Vayron dans ‘’l’Intergroupe’’ choisissent de ne pas voter le budget pour l’année 1962 enlevant tout moyen d’action au maire et menant à une mise sous tutelle préfectorale de la Mairie. Le gouvernement décide alors par décret de la dissolution du conseil municipal le 10 mai 1962 entrainant la tenue de nouvelles élections.
Une nouvelle élection municipale est organisée les 27 mai et 3 juin 1962 dont les trois principales listes outre celle du parti communiste sont la ‘’liste d’action municipale’’ (menée par Gilbert Noël), la ‘’liste d’union pour la gestion des affaires municipales‘’ (menée par Philippe Vayron) et la ‘’liste d’union républicaine de concorde pour l’action municipale et sociale’’ (menée par Charles Julien). Charles Julien est un conseiller général de la Seine que l’on peut qualifier de centriste élu dans un canton qui contient Créteil, Bonneuil et deux quartiers saint-mauriens. Cette campagne est avant tout politique, car l’élection se tient moins de trois semaines après la dissolution du Conseil Municipal. On assiste à la marginalisation de Vayron considéré comme d’extrême droite. La liste communiste appelle même à « l’arrestation du fasciste Vayron » . La liste d’action municipale menée par Gilbert Noël se positionne elle aussi dans une opposition claire et franche à Philippe Vayron, dans ce que l’on pourrait appeler « une bataille de personnes ». En effet, Gilbert Noël qualifie sa liste de « républicaine et d’antivayronniste ». Il écrit d’ailleurs dans le Renouveau saintmaurien:
« Il m’a lancé un défi devant les électeurs… J’attends sans inquiétude leur verdict !»

Un diagnostique urbain

Le territoire et la population

Réélu maire en 1965 avec Charles Julien face à Vayron et au communistes, Gilbert Noël commence alors un véritable travail de redéfinition de l’urbanisme Saint-Maurien. Cette remise en question de la politique urbanistique est selon moi due à la loi de « réorganisation de la région parisienne » qui entérine la suppression du département de la Seine -au profit de trois nouvelles entités formant la petite couronne parisienne- et la création du Val-de-Marne. Étant le maire de la ville la plus peuplée et relativement centrale du nouveau département , Gilbert Noël compte légitimement profiter de cette réorganisation territoriale pour y installer les nouvelles institutions politiques et administratives du département. Un entrefilet dans le dernier numéro de L’indépendant de la banlieue sud -dirigé par Vayron- fait référence en 1964 à la construction d’un ‘’centre administratif’’ sur des terrains adjacents à l’opération du « Pont de Créteil ». Sans pouvoir la recouper avec d’autres sources, on peut faire l’hypothèse que certains voulaient faire de Saint-Maur, le chef-lieu du département et donc y construire la préfecture et tous les services adjacents. Or sous l’impulsion du préfet délégué Paul Camous, c’est finalement Créteil qui est choisie comme chef-lieu du département. Etant voisine de Créteil, la ville de Saint-Maur ne sera pas non plus choisie comme sous-préfecture puisqu’elle est intégrée dans l’arrondissement de Nogent surMarne et ne ‘‘profite’’ donc pas réellement de cette réorganisation. Le « Nouveau Créteil » prend rapidement forme autour de la ‘’cité administrative’’ construite proche du Lac de Créteil.
C’est selon moi face à une ‘’concurrence’’ de la cité cristolienne et de son maire Pierre Billotte, que Gilbert Noël décide d’entamer une grande réflexion sur l’urbanisme et profite pour cela de l’élaboration du Plan d’occupation des sols (POS) prescrit par la loi d’orientation foncière du 30 décembre 1967.
De 1968 à 1973, ce sont au moins huit études qui sont commandées à différents organismes pour faire un état des lieux de la ville. La municipalité a donc fait entreprendre durant ces années un certain nombre d’enquêtes et d’études préalables portant sur l’équipement de la commune, son habitat, l’évolution de sa population, ses activités, etc… Ce sont ces études qui préfigurent la création de pôles urbains organisés autour d’équipements attractifs. La ZAC de Saint-Maur Créteil –que nous étudierons plus particulièrement- répond parfaitement à cette volonté de « centralisation » urbaine autour d’un pôle d’attraction que constitue la gare RER et les futurs équipements publics.
Ainsi une étude de septembre 1972 sur les tendances et de la population et de l’emploi, réalisée par la société civile d’études et recherches informatique et d’analyse urbaine (SIDAU) permet de comprendre les évolutions auxquelles s’attendait la municipalité. L’étude prévoit un accroissement démographique de 2,4% à partir de 1968. Ce taux est relativement élevé pour une commune déjà entièrement construite mais reste minime par rapport aux villes entourant Saint-Maur. Cette évolution fera atteindre à la commune le seuil de 100 000 habitants avant 1985, soit l’arrivée d’environ 25 000 habitants en moins de 20 ans.

Une majorité partagée

Le « saccage » du site résidentiel

Comme nous l’avons vu plus haut, la contestation d’une modernisation arrive dès la campagne électorale dans le champ politique avec la candidature de Philippe Vayron aux élections municipales. Après son suicide en 1970, d’autres candidats reprennent cette contestation.
Lors des élections municipales de 1971, la « liste d’Union Républicaine pour une Action Municipale de Progrès Social » menée par le duo Gilbert Noël et Charles Julien est confrontée à une candidate communiste mais surtout à un candidat se présentant comme ‘’apolitique’’ : Alain Bergerioux menant la liste « Assez de politique, Saint-Maur d’abord ». Cette liste -présentée comme apolitique- obtient un score important de 25% au premier tour face au maire sortant à plus de 45% et aux communistes à 30%. Bien que Noël soit élu au second tour avec une avance confortable, ce score prouve le début d’un rejet du maire et de sa politique d’urbanisation. Alain Bergerioux se présente comme architecte et fait partie d’une frange très conservatrice de cette profession. Il s’opposera par exemple à la construction du Centre d’Art Georges Pompidou à travers la présidence de l’association « le geste architectural »  . Dans son programme il écrit :
«Nous devons nous préoccuper de notre urbanisme, de notre cadre de vie saccagé par la carence de nos sortants.»
Cette thématique de l’aménagement et de l’urbanisme est un sujet sensible et clivant dans toute les municipalités mais prend un tournant presqu’identitaire dans le contexte saint-maurien. La redéfinition urbanistique de la ville portée par Gilbert Noël a donc fissuré la majorité du premier magistrat pourtant dès son premier mandat, il avait pu mesurer un attachement au caractère résidentiel de la ville.

La majorité fracturée

Il est donc logique que la véritable fracture de la majorité ne se produise qu’en 1974. Le 17 mai de cette année, les conseillers municipaux sont invités à la mairie afin de découvrir les maquettes et les plans de l’ensemble immobilier Saint-Maur Créteil ne présentant donc que le bâtiment au nord de la gare devant accueillir les équipements publics, bureaux, marchés etc. Ces maquettes et ces plans sont ceux qui avaient été produits dans la presse. L’invitation faisait référence à un cahier mis à disposition pour recueillir les observations des visiteurs. Un certain nombre d’élus, mécontents de la politique urbanistique et du positionnement politique de Gilbert Noël s’affranchissent du maire et ne votent plus certaines décisions du maire notamment celles concernant l’aménagement de la ville. Il faut ajouter ici une donnée de politique nationale. Car cette « exposition » n’a lieu que deux jours avant le second tour de l’élection présidentielle opposant Valéry Giscard d’Estaing à François Mitterrand. Concernant cette échéance électorale et après avoir soutenu le candidat gaulliste Jacques Chaban-Delmas au premier tour, Gilbert Noël déclare au journal d’information locale le Courrier du Val-deMarne : «J’ai déclaré dans ces mêmes colonnes soutenir Chaban avec enthousiasme et j’ai expliqué pourquoi. Aujourd’hui sans renier complétement mon orientation politique je dis à tous que je voterai François Mitterrand car c’est l’homme du dialogue. »

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Table des matières
Résumé du mémoire 
Avant-propos et Remerciements
Introduction 
Partie I : De la Province à la Banlieue (1959-1977) 
Chapitre 1 : L’esprit d’un projet urbain « moderne »
1) Gilbert Noël
Un premier mandat écourté (1959-1962)
Une élection partielle
2) Un diagnostique urbain
Le territoire et la population.
Un diagnostic économique
3) Un plan d’ensemble
Une recomposition urbaine
Les outils offerts au Maire par la législation
Chapitre 2 : Un projet contesté
1) La mise en place d’un projet urbain
L’ensemble immobilier de Saint-Maur Créteil La Pie et le POS
2) Une majorité partagée
Le « saccage » du site résidentiel
La majorité fracturée
3) Un maire contesté
Une contestation nationale et locale
Un édifice « monstrueux » défigurant le paysage
Partie transitoire : L’élection municipale de 1977 59
Chapitre 3 : L’urbanisme Saint-Maurien en questions
1) « Saint-Maur Demain » et le Maire sortant
Jean-Louis Beaumont
Un Maire-sortant affaibli
2) Une campagne violente au dénouement inattendu
Urbanisme saint-maurien : Le bilan de Noël
Une dimension politique importante
Jours d’élections
Partie III : L’affirmation d’une Banlieue résidentielle aisée (1977-1983)
Chapitre 4 : La mise en place d’un urbanisme « à quatre dimensions »
1) Un urbanisme « Village »
Une « cité-jardin » privatisée
ZAC, ZAD, ZIF, POS et logement social
2) Une opposition systématique ?
Un positionnement politique problématique
Une politique « Village » pour le pays ? Pour le département ?
3) L’affaire des « Maliens de Vitry »
La situation précaire du foyer de la rue du Pont-de-Créteil
Une polémique nationale
Chapitre 5 : Saint-Maur, modèle d’une banlieue résidentielle aisée ?
1) Une remise en cause de la mixité
La mixité ‘’ethnique’’ en question
Une mixité sociale en question
2) Une ville convoitée ?
Une mairie convoitée mais un maire installé
Un bilan contrasté mais validé
L’élection de 1983
3) Un « espace à protéger » ?
Une ‘’identité villageoise’’ ?
La défense d’un patrimoine à valoriser, d’un entre soi à conserver, d’un environnement à protéger
Conclusion
Bibliographie
Sources 
Annexe

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