LA THEORIE TRADITIONNELLE ET LA NOUVELLE CONCEPTION DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE

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L’INTEGRATION ECONOMIQUE REGIONALE ET LES OPPORTUNITES D’EMPLOIS

L’une des priorités constantes des pouvoirs publics est de promouvoir une croissance soutenue de l’emploi. Les marchés ouverts contribuent à la croissance et à l’amélioration de l’emploi. Quel que soit leur stade de développement économique, tous les pays tireront avantage non seulement du rejet du protectionnisme, mais aussi de la poursuite de la libéralisation. Les liens entre la libéralisation des échanges et l’emploi sont complexes. L’ouverture des marchés crée des opportunités. Mais, pour que celles-ci puissent se concrétiser, des mesures d’accompagnement doivent aussi être prises. Ces mesures visent deux principaux objectifs : assurer à ce que les entreprises et les travailleurs puissent se saisir des opportunités offertes par une nouvelle ouverture des marchés et offrir une aide et un soutien appropriés à ceux qui en ont besoin. Pour réaliser les bénéfices, il est nécessaire de connaître en détail les secteurs et les mesures qui restreignent les échanges. C’est là une tâche particulièrement difficile en ce qui concerne le commerce des services, où les obstacles qui entravent le bon fonctionnement des marchés sont multiples. Simultanément, les services sont à l’origine de plus des deux tiers du produit intérieur brut à l’échelle mondiale et fournissent plus de cinquante pour cent de l’emploi dans les grandes économies. La fourniture efficiente de services est indispensable à la croissance. Des services de base comme les télécommunications et la finance influent sur tousles autres secteurs de l’économie, tandis que les services d’enseignement et de santé ont une incidence directe sur le bien-être de la population. La poursuite de la libéralisation des échanges de service constitue un enjeu économique important, et représente des effets potentiellement positifs sur le marché de travail. La facilitation des échanges et le renforcement des capacités commerciale est une garanti pour relancer l’emploi.

INTEGRATION ET MARCHE FINANCIERE

L’intégration financière est un phénomène qui existau niveau des pays européens, c’est-à-dire que les pays membres de la zone euro ont une politique monétaire commun. L’intégration financière contribue largement à l’efficience d’un système financier. Elle permet des économies d’échelle, accroît la liquidité de marchéet ouvre des perspectives en matière de partage et de diversification des risques. L’intégration financière suscite une croissance économique non inflationniste plus forte. Le niveau de développement des systèmes financiers est étroitement lié à l’intégration financière dans la mesure où ils renforcent tous deux l’efficacité des marchés. Les tensions, commeles asymétries d’information par exemple, peuvent toutefois subsister sur les marchés financiers même lorsque l’intégration financière est totale. Le développement des systèmes financiers se réfère au processus d’innovation financière et d’amélioration organisationnelle qui permet de réduire les asymétries d’information, de créer de nouveaux types d’opérations contractuelles, d’abaisser les coûts de transaction et d’intensifier la concurrence. Les systèmes financiers dotés de marchés de capitaux matures permettent généralement une réallocation plus rapide du capital des secteurs en déclin vers les secteurs prometteurs en plein développement ; et fournissent des sources de financement plus accessibles pour les investissements productifs, ce qui stimule la productivité et la croissance économique. Grâce au développement financier, les secteurs économiques peuvent mieux exploiter les perspective de croissance au plan mondial qui peuvent naître des progrès techniques, des chocs imprévus du côté de la demande ou des variations des prix. Les secteurs structurellement très dépendants de financements externes, en particulier, tirent avantage d’un niveau plus élevéde développement financier dans la mesure où ils peuvent croître plus rapidement. Bref cette intégration financière permet de développer le système financier, et celle-ci pourrait avoir des effets positifs non négligeables sur la croissance économique.

LES THEORIES ECONOMIQUES ET INTEGRATION ECONOMIQUE

Maintenant on va analyser ce phénomène d’intégratio à partir des théories économiques. On peut voir que l’intégration économique régionale favorise la mobilité de facteur de production et la mobilité des marchandises avec le libre échange. Elle favorise également la division internationale du travail avec l’augmentation des investissements direct à l’étranger. Ce qui nous intéresse dans ce chapitre c’est de pouvoir appréhender les théories économiques le plus appropriés au niveau de cette intégration économique. On va voir donc la théorie classiques, la théorie néoclassique et les nouvelles théoriesconomiquesé.

THEORIES NEOCLASSIQUES

Les néoclassiques passe par le modèle de l’économiede marché c’est-à-dire que c’est le marché qui régule tout. Pour eux l’individu a le caractère rationnel, en d’autre terme il cherche toujours à maximiser ses utilités et ses profits, En matière de concurrence pur et parfaite, ils préconisent la mobilité des facteursde productions et des marchandises. On va analyser ces théories pour savoir si celle-ci favorise l’intégration économique régionale.

LA THEORIE NEOCLASSIQUE ET LE COMMERCE INTERNATIONALE MODELE HOS

La théorie néoclassique du commerce international ste développée par les Suédois Heckscher et Ohlin dans les années 30, puis complétée par Samuelson dans les années 40 qui donne une autre justification de la spécialisation et du commerce international. Ces théoriciens remarquent que les pays ont des dotations différentes en facteurs de production. Certains pays ont plus de capital, d’autres pays plus de travailleurs. Le modèle HOS essai de montrer que les pays mieux dotés en facteur travail ont intérêtàse spécialiser dans les productions qui nécessitent plus de main d’œuvre. Le modèle HOS (Heckscher-Ohlin-Samuelson) fonde l’échange international sur des différences dans les dotations relatives de facteurs. Soit deux pays, deux facteurs de production qui est le capital et le travail et deux biens. Le travail et le capital sont mobiles à l’intérieur du pays mais immobiles internationalement : il n’y a donc ni migration, ni délocalisation du capital. Contrairement au modèle ricardien, il est supposé que les deux pays possèdent des technologies identiques. Tandis que les pays mieux dotés en capital ont intérêt à se spécialiser dans les productions à forte intensité capitalistique comme la sidérurgie,l’automobile. Dans ce modèle, il est possible de démontrer que l’on va assister à une égalisation des coûts des facteurs à l’échelle mondiale, même si on fait l’hypothèse d’une immobilité des capitaux. Les salaires vont donc augmenter dans les pays en développement, et baisser dans les pays développés.
Mais comme toute théorie, ce modèle présente aussides limites. Le modèle prévoyait que les Etats-Unis devaient importer du Canada des produits plus riches en travail, et exporter des produits plus riches en capital. W. Leontieff a mené des études empiriques montrant que l’on observait le phénomène inverse. C’est ce que l’on a appelé le “paradoxe de Léontieff”.On n’observe pas, au niveau international, d’égalisation des salaires, alors même que la mobilité des capitaux s’est considérablement accrue. Lorsqu’on observe une hausse de salaire dans les P.E.D et les pays émergents, ce n’est pas dû à la spécialisation dans les productions riches en main d’œuvre, mais, au contraire, aux salaires plus élevés obtenus dans les secteurs riches en capital, dont le développement a été rendus possible par l’IDE.

LA THEORIE NEOCLASSIQUE DE L’ECHANGE INTERNATIONALE

La théorie néo – classique de l’échange international indique que le libre-échange généralisé est à l’origine de gains très élevés en bien-être.

L’INTEGRATION COMMERCIALE ET SES EFFETS DANS L’ECONOMIE

La théorie de l’union douanière permet d’appréhende les effets statiques de l’intégration économique. En faite, plusieurs facteurs influencent le taux de croissance de la zone en cours d’intégration, comme les effets d’économie d’échellet de concurrence accrue, le développement de l’échange intra-branche entre les Etats – membres et l’accroissement des investissements directs en provenance des pays tiers dans la zone d’intégration régionale.La modification de la protection tarifaire domestique et extérieure entraîne une variation des flux d’échanges à l’intérieur de l’union et entre celle-ci et le reste du monde. Trois effets apparaissent :
– une création de trafic entre Etats membres de l’union douanière .
– un détournement de trafic au détriment des paysierst .
– une hausse des importations en provenance des pays tiers.
Le premier effet stipule que les entreprises nationaux de chacun des pays de l’union douanière dont les coûts de production sont internationalement les plus bas développent leurs exportations à l’intérieur de la zone et éliminent du marché lesroducteursp les moins efficaces : il y a création de trafic par exploitation de l’avantage comparatif, ce qui crée une situation avantageuse. Par exemple si nous prenons un monde avec deux pays A et B qui constituent une union douanière. Avant la formation de celle-ci, le pays A produisait en situation de protection une partie de ses besoins en bien x. Le pays A supprime les droits de douane envers le pays B, alors l’industrie inefficace en bien x du pays A est concurrencée et décline ; pendant que les importations qui provient du pays B se développent. Il y a création de trafic.
Les courbes de demande et d’offre domestiques du bien x dans le pays A sont représentées par les droites DD’ et OO’. Le bien x est produit dans le pays B sous l’hypothèse d’une offre parfaitement élastique. Avant que l’union douanière ne soit formée, la fonction d’offre d’importations après le paiement du droit de douaneétait TT’. Le pays A produisait la quantité OM de sa consommation qui était ON et importait MN du pays B. La suppression du droit de douane fait de PP’ la nouvelle courbe d’offre des importations et fait croître la consommation jusqu’ à ON’ , les importations jusqu’à M’N’ et baisser la production domestique à OM’. Les quatre aires a, b, c et d dans le graphique 1 mesurent le gain en bien-être, c’est-à-dire la variation de surplus des agents économiques. Les consommateurs du pays A bénéficient pour le bien x d’un gain de surplus mesuré par toute l’aire a + b + c + d. Cependant, cette aire ne représente pas le gain net pour le pays. En effet, auparavant, l’aire a représentaitun bénéfice désormais perdu pour les producteurs du bien x protégé du pays A (baisse du surplus desproducteurs). De la même façon, l’aire c représentait avant l’union douanière le produit dela recette douanière perçue par le gouvernement du pays A. Cette recette est désormais perdue avec la préférence donnée au pays B. Le bénéfice net est donc représenté par les aires b+d. C’est une situation avantageuse pour l’union douanière et qui contribue au progrès du libre-échange mondial.
Concernant les autres effets, ils indiquent que les fournisseurs moins efficaces intégrant dans l’union douanière sont préférés à ceux qui sont hors de l’union douanière. Ils stipulent également qu’avec l’existence de détournements d’échanges, la valeur des importations en provenance des pays tiers ne diminuera pas nécessairement. En effet, les changements dans les prix relatifs et l’augmentation du revenu réel dansles pays de l’union douanière peuvent donner naissance à de nouveaux échanges avec des pays non membres : il y a création d’échanges externes.
Si on parle de l’effet dynamique de l’union douanière on peut citer les effets d’économies d’échelle, l’accentuation de l’échange intra – branche et le développement des investissements directs en provenance des pays tiers. Grâce à l’élargissement du marché, elle permet l’exploitation d’économies d’échelle conduisant à une réduction sdecoûts de production et à une plus grande efficacité de l’appareil productif. En effet, la disparition progressive d’entreprises d’un Etat membre au profit de firmes plus compétitives de l’union douanière est source de difficultés si elle se produit dans une région en retard de développement ou dans une zone en déclin industriel. Ce qui constitue un problème de distribution des gains entre Etats membres et de localisation des unités de production.

THEORIES CLASSIQUES

Selon Adam Smith qui est considéré comme le précurseur de la pensée classique, il faut laisser faire et laisser aller, donc l’Etat ne doit pas intervenir mais laisser le marché réguler tout. Il affirme également l’individualisme des agents économiques c’est-à-dire qu’il faut que chaque individu cherche ces intérêts personnels qui conduit à une amélioration de d’intérêt général. Ricardo quant à lui a évoqué la notion dedivision internationale du travail. En tout cette théorie préconise l’individualisme des agentséconomiques, la liberté économique et la permanence de l’équilibre économique. Donc on va voir d’une manière plus approfondie cette théorie classique.

THEORIE DES AVANTAGES COMPARATIVES DE RICARDO

Dans le modèle de Ricardo, les avantages comparatifs proviennent de différences de productivité dans les technologies de production, on parle d’avantages comparatifs technologiques.
Adam Smith généralise son raisonnement sur les effets positifs de la division du travail : chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production pour laquelle les coûts de production sont les plus faibles. L’ouverture des frontières est alors bénéfique pour chaque pays. Cette théorie repose sur l’hypothèse selon laquelle chaque pays est meilleur dans 1certains secteurs de production. Elle ne nous apprend rien dans le cas où un pays serait meilleur pour l’ensemble de secteurs de production. La réponse à cette question est apportée par Ricardo : deux pays bénéficiant d’avantages comparatifs différents ont intérêt à se spécialiser et à échanger les produits pour lesquel leur productivité est relativement meilleure, contre des produits pour lesquels ils sont relativement moins performants.
Le modèle c’est qu’on passe d’une situation d’autar cie au libre échange, avant l’ouverture l’offre et la demande nationales sont supposés en équilibre dans chaque pays. Et après l’ouverture, les biens sont parfaitement mobiles, Ricardo affirme également que les facteurs de production sont parfaitement mobiles et que les prix relatifs sont proportionnels à la quantité de travail contenus dans chaque bien.

THEORIE DES INEGALITES DE SALAIRE CHEZ RICARDO

Dans l’analyse de Ricardo , pour que l’ensemble des pays participe à l’échange international, il faut que les secteurs caractérisés par une productivité plus faible soient compensés par des salaires plus faibles.
L’hypothèse est que les salaires sont égaux à 50% de la valeur créée. arP conséquent, le salarié reçoit sous forme de salaire la moitié de ce qu’il produit. Les autres 50% constituent le profit. Afin de comparer les salaires réels entre les pays, on introduit la monnaie et un taux de change.

LES NOUVELLES THEORIES ECONOMIQUES

Maintenant il ya aussi des nouvelles théories économiques, dans ce chapitre on va voir les autres théories de la commerce internationale, desrelations économiques internationales pour savoir si celle-ci correspondent bien à cette phénomène d’intégration économique régionale.

LE CONCEPT D’INTEGRATION PAR LE MARCHE

Selon la conception libérale, l’intégration commerciale est assimilée à la libéralisation des échanges et des facteurs de production ; elle est analysée au regard de 2l’intégration mondiale et du libre-échange. Intégrer, c’est réduire les distorsions des politiques nationales et déplacer les frontières nationales ense rapprochant du marché international. Dans l’optique libérale, la libéralisation sur unebase mondiale aboutit à un optimum supérieur à celui d’une libéralisation sur une baserégionale par étapes. Cette question divise les économistes. La théorie statique de Viner analyse les créations et les détours de trafic conduisant à un optimum de second rang. La théorie dynamique met en relief la concurrence, les économies d’échelle et les changements de termes de l’échange. Les effets de création et de détour des flux d’échange résultent de trois éléments : un effet de production ou de substitution des biens intérieurs vis-à-vis des biens extérieurs, un effet de bien-être des consommateurs et un effet de recettes douanières. Les créations ou les détournements de courants d’échange sont fonction ud poids du commerce extérieur par rapport à la production, de la part du commerce ext érieur effectuée avec les partenaires éventuels, de la sensibilité de la structure du commerce extérieur aux variations des droits de douane et de l’importance des différences de prix des produits. Ces modèles statiques ont été perfectionnés en intégrant la taille des pays et les partenaires naturels, les coûts de transport, la concurrence imparfaite, les économies d’échellet la différenciation des produits Rosa. Il faut tenir compte du fait que le reste du monde n’est pas libre-échangiste, que les tarifs extérieurs sont les principales recettes publiques et que les économies ont besoin de protection minimale.
Outre les améliorations des termes de l’échange, envisageables sous certaines conditions, plusieurs effets dynamiques sont attendus d’une intégration par le marché. La concurrence peut s’exercer au sein de l’union sur les prix, surla qualité et sur l’innovation. Il peut y avoir baisse des rentes et des inefficacités internes liées aux monopoles nationaux publics. La mobilisation de ressources sur le plan régional peut favoriser l’appel aux capitaux extérieurs dans une perspective d’exportation sur le marché mondial ou la création de commerce pour des produits non ouverts à la concurrence sur le ma rché mondial. Les économies d’échelle peuvent être techniques ou non techniques. L’intégration régionale est supposée accroître le rendement de certains facteurs de production. Lorsqu’elle n’a d’incidence que sur les tarifs, les gains pour les facteurs affectés par des tarifs élevés sont généralement neutralisés par l’effet des taxes de substitution sur les autres facteurs. L’augmentation du rendement du capital conduit à une hausse temporaire de la croissance. C et effet a été mesuré par Brada et Mendez 3(1988) pour six Accords d’intégration régionale entre 1960 et 1977). D’autres effets peuvent être notés (Baldwin, 1992). La baisse relative descoûts de transaction liée aux air réduit le prix des échangeables et notamment des biens capitaux ; la baisse des tarifs douaniers et la libéralisation du secteur financier peuvent stimuler les investissements. Les gains dynamiques induits par les échanges permettent de comparer unelibéralisation multilatérale ou régionale. Selon Baldwin, sur109 cas de participation à 18 acc ords de coopération régionale sur la période 1950-1992, l’incidence sur la croissance aété plutôt négative alors que sur 51 cas de libéralisation généralisée, l’ouverture a joué positivement sur la croissance. Les pays dont les voisins sont ouverts et de taille importante enregistrent une croissance plus rapide.

ANALYSES THEORIQUES DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE

Après avoir vu la notion d’intégration économique te les théories économiques qui correspondent à cette intégration, on va maintenant analyser théoriquement la croissance économique. Pour savoir si cette intégration économique permet une croissance économique, on va s’intéresser d’abord des différentes théoriesde la croissance économique, Ensuite, on va voir les rôles de la politique économique sur la croissance.

LA THEORIE TRADITIONNELLE ET LA NOUVELLE CONCEPTION DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE

Pour la théorie traditionnelle la principale source de croissance c’est l’accumulation du capital. C’est-à-dire que c’est l’épargne qui permet d’investir dans le futur, plus l’épargne est important plus l’investissement augmente, d’où une croissance économique. Si on se réfère à la nouvelle théorie, ils vont tenir compte de différent facteur comme l’éducation, l’investissement en capital humain. Donc on va anal yser les théories le plus approprié pour obtenir une croissance soutenue.

MODELE DE SOLLOW

Le modèle de Solow est l’un des modèles qui analyse le mécanisme de la croissance. Son modèle se fonde sur l’hypothèse queles facteurs de production connaissent séparément des rendements décroissants c’est-à-direqu’une même augmentation du volume d’un des facteurs de production répétée plusieursoisf entraîne une augmentation de moins en moins grande de la production. Par contre, les rendements d’échelle sont supposés constants. 4Il pose aussi comme hypothèse que les facteurs de production sont utilisés de manière efficace par tous les pays. En posant que la population connait un taux de croissance naturel le modèle de Solow déduit trois prédictions. Augmenter la quantité de capital permet une augmentation de la croissance, en d’autre terme plus le capital est plus important, plus la main d’œuvre augmente sa productivité.
Les pays pauvres auront un taux de croissance plus élevé que les pays riches. Ils ont en effet accumulé moins de capital, et connaissent donc des rendements plus faiblement décroissants, c’est-à-dire que toute augmentation de capital eng endre une augmentation de la production proportionnellement plus forte que dans le pays riche. .
En raison des rendements décroissants des facteurs de production, les économies vont atteindre un point où toute augmentation des facteurs de production n’engendrera plus d’augmentation de la production par tête. Ce pointcorrespond à l’état stationnaire. Solow note toutefois que cette troisième prédiction est irréaliste : en fait, les économies n’atteignent jamais ce stade, en raison du progrès technique qui accroît la productivité des facteurs.
Autrement dit, pour Solow, sur le long terme, la croissance provient du progrès technique. Toutefois, ce progrès technique est exogène au modèle, c’est-à-dire qu’il ne l’explique pas mais le considère comme donné.
Avec le modèle de Solow, nous disposons d’un modèlede croissance simple permettant d’identifier un certain nombre de facteurs direct de la croissance comme le capital, le travail et le progrès technique. Il permet également de quantifier le rôle de ces différents facteurs dans la croissance du pays à travers le temps . Au cœur du modèle de Solow se trouve la fonction de production agrégée combinée avec l’hypothèse de marchés de facteurs compétitifs qui stipule que le capital est rémunér proportionnellement avec la productivité marginale des facteurs. L’équation de la fonction de production définit le cadre de la comptabilité de croissance développée par Solow.

LE MODELE DE CROISSANCE NEOCLASSIQUE

Lorsque les facteurs de production sont substituables, le coefficient de capital devient fonction de l’intensité capitalistique. En l’absence de progrès technique la productivité moyenne du capital qui est l’inverse du coefficient de capital, ainsi que la productivité marginale du capital sont des fonctions décroissantes de l’intensité capitalistique. Lorsque le taux d’épargne est constant, le taux de croissance garanti est donc lui aussi une fonction décroissante de l’intensité capitalistique. La flexibilité des techniques de production permet donc d’égaliser le taux de croissance garanti et le taux de croissance naturel. Si initialement l’économie a un capital par tête trop faible, le taux de croissancegaranti c’est-à-dire le taux de croissance du capital est supérieur au taux de croissance de la force de travail et le capital par tête augmente de sorte que l’économie tend vers la croissance équilibrée. C’est évidemment l’inverse lorsque le capital par tête initial est supérieur à la valeur d’équilibre. Cette modèle indique également que lorsque le capital par tête est trop faible letaux de profit est supérieur au taux de profit qui correspondrait à la croissance équilibrée. Lorsque le capital par tête est trop faible la productivité marginale du capital, c’est-à-dire le taux de profit, est supérieur au taux de profit qui correspondrait à la croissance équilibrée. Celaveut dire que le salaire réel est trop faible et les techniques de production insuffisamment capitalistiques. Mais, l’augmentation du capital par tête va accroître la productivité du travail etle salaire réel et diminuer la productivité marginale du capital de jusqu’à ce que l’économie atteigne le sentier de croissance équilibrée. La flexibilité des salaires permet tout au long de l’ajustement de maintenir le plein-emploi. Si le salaire réel était rigide, le taux de croissancede l’économie serait supérieur au taux de croissance de la force de travail, et il y aurait manque croissante de travailleurs. Ce manque entraînerait une hausse du salaire réel qui conduirait également au sentier de croissance équilibrée.
Il faut également préciser que la croissance a un aractère transitoire en l’absence de progrès technique. La hausse du taux d’épargne ne change pas le rythme de croissance de l’économie, elle ne fait qu’accélérer transitoirement la croissance de la production et du capital pour rejoindre un sentier de croissance plus capitalistique, c’est-à-dire un sentier où le capital par tête est plus élevéSur. ce sentier, le niveau de production par tête est également plus élevé. Mais, en raison des rendements décroissants de l’acumulation du capital, le produit par tête n’augmente pas dans les mêmes proportions que l’investissement et le capital par tête.
Il faut naturellement prendre en compte le fait que le produit par tête croît en longue période, c’est précisément l’objet du progrès technique. Pour qu’existe un régime de croissance équilibrée à taux d’épargne constant, il faut que e l progrès technique soit augmente 5uniquement la productivité du travail. Dans cette hypothèse, le capital par tête, le produit par tête et la consommation par tête croît au taux durogrèsp technique.

LE MODELE DE HARROD ET DOMAR

DOMAR

Pour Domar l’investissement exerce une double influence sur l’économie. Du point de vue de la demande, il détermine le revenu et la demandeglobale. Mais il accroît également par son aspect la capacité de production. Le problème de Domar est alors le suivant : à quelle condition l’augmentation de la demande est-elle compatible avec l’accroissement de la capacité de production résultant de l’investissement. L’investissement net étant égal par définition à la variation du stock de capital, cet accroissement va donner naissance, si l’on suppose le coefficient de capital constant, à un accroissement de la capacité de production proportionnel au niveau de l’investissement.
Du côté de la demande, l’investissement détermine el niveau du revenu par le multiplicateur keynésien. En d’autres termes, l’accroissement de al demande dépend de la variation de l’investissement. La confrontation des deux aspects fait apparaître une dissymétrie que souligne Domar : du côté de l’offre c’est le montan d’investissement qui détermine la croissance, alors que du côté de la demande, c’est la croissance de l’investissement.
Pour maintenir l’équilibre entre l’augmentation del’offre et celle de la demande, il faut que l’investissement et par conséquent le capital et laproduction croissent au taux constant égal au rapport du taux d’épargne au coefficient de capital. Dès lors qu’il y a investissement net, c’est à- dire accroissement des capacités de production, l’équilibre entre l’offre et la demande ne peut être que dynamique que s’il n’y a pas d’équilibre en dehors de la croissance équilibrée.

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Table des matières

PARTIE1 L’ANALYSE THEORIQUE DE L’INTEGRATION ECONOMIQUE ET DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE
Section 1 NOTION D’INTEGRATION ECONOMIQUE REGIONALE
1-MODALITES DE L’INTEGRATION ECONOMIQUE
a-Zone de libre échange
b- Union douanière
c-Marché commun
d-Union économique et monétaire
2-LES AVANTAGES DE L’INTEGRATION ECONOMIQUE
a-Intégration économique et les échanges internationales
b-Investissements direct à l’étranger
c-Intégration économique et les opportunités d’emploi
d- Intégration économique et marché financière
Section 2 ; LES THEORIES ECONOMIQUES ET INTEGRATION ECONOMIQUE
1-THEORIES NEOCLASSIQUES
a- La théorie néoclassique et le commerce internationale
b- La théorie néoclassique de l’échange internationale
2 -THEORIES CLASSIQUES
a- La théorie des avantages comparative de Ricardo
b-La théorie des inégalités de salaire de Ricardo
3 – LES NOUVELLES THEORIES ECONOMIQUES
a- Conception d’intégration par le marché
Section 3 ANALYSES THEORIQUES DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE
1- LA THEORIE TRADITIONNELLE ET LA NOUVELLE CONCEPTION DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE
a- Modèle de Sollow
b- Modèle de croissance néoclassique
c- Modèle de harrod et domar
2 –ROLE DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE SUR LA CROISSANCE
a- La concurrence et la croissance
b- Le développement du secteur financier et la croissance
3- LE COMMERCE INTERNATIONALE ET CROISSANCE ECONOMIQUE
PARTIE 2 ; ANALYSE EMPIRIQUE DE L’INTEGRATION ECONOMIQUE
Section 1 MANIFESTATION DE L’INTEGRATION ECONOMIQUE EN AFRIQUE
1- MULTIPLICATION DES ECHANGES REGIONALES
2- LES ACTIVITES ET REALISATIONS DE LA COMMUNAUTE DE DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE AUSTRALE (SADC)
3- RENFORCEMENT DES FIRMES MULTINATIONALES
Section 2 LES EFFETS DE L’INTEGRATION ECONOMIQUE SUR LA CROISSANCE ECONOMIQUE
1- LA CROISSANCE ECONOMIQUE EN EUROPE
2- LA PERSPECTIVE DE CROISSANCE DANS CERTAINS PAYS
a- Asie de l’est et du sud-est
b- Asie occidentale
c- Amérique latine
d- Afrique de l’Ouest
Section 3 MADAGASCAR FACE A L’INTEGRATION ECONOMIQUE REGIONALE
1- LA COOPERATION ENTRE MADAGASCAR ET LES ORGANISATIONS REGIONALES
a- Madagascar et le COMESA
b- Madagascar et la COI
2- LES ATTENTES DE MADAGASCAR SUR CETTE INTEGRATION REGIONALE
3- LES EFFETS DE L’INTEGRATION REGIONALE POUR MADAGASCA
a- Les opportunités à saisir pour Madagascar
b- Les risques liées par l’intégration économique pour
Madagascar ;
CONCLUSION
TABLES DES MATIERES
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
LISTE DES TABLEAUX ;

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