La sociologie de la responsabilite sociale

EXPOSE LIMINAIRE AUTOUR DE LA RESPONSABILITE

LA NOTION DE RESPONSABILITE, LES CONCEPTS Y AFFERENTS ET LE CHOIX D’UNE THEORIE DANS L’ETUDE DE LA RESPONSABILITE

Définitions, concepts et théories

Définition

Le dictionnaire Larousse, la responsabilité se définit comme étant « l’obligation ou la nécessité morale de répondre, de se porter garant de ses actions ou de celles des autres. Ex : décliner toute responsabilité en cas de vol. » .

La responsabilité renvoi aussi au « fait d’être responsable d’une fonction ».

C’est également « la fonction, la position qui donne des pouvoirs de décision que l’on en rende compte ».

Enfin, elle peut être « le fait pour quelque chose d’être la cause, l’origine d’un dommage ».

Responsabilité vis-à-vis de qui ? Et où ?

La responsabilité exige que l’on ne soit pas seulement responsable de soi, mais aussi de l’autre tant dans la vie sociale, dans le travail que dans les affaires publiques. En malgache, être responsable, c’est avoir un « fandavan-tena », du radical « mandà », ce qui signifierait oubli de soi, c’est-à-dire rendre prioritaire autre chose que ses intérêts personnels, marquer la primauté de la vie collective, la solidarité de groupe, de l’avenir du groupe social.

Sur le plan de l’évolution individuel, l’enfance est caractérisée par une dépendance étroite vis-à-vis de la famille. A l’adolescence se trouve le moment de retrait, d’apprentissage de l’autonomie vis-à-vis de la famille, d’intégration dans les groupes de paires. L’attitude plus critiques vis-à-vis de la famille, telle la révolte contre le père ou les conflits de générations, aboutit à l’apprentissage de plus d’autonomie, pour que l’on soit plus responsable de soi, et de sa vie future. L’âge adulte se traduit par la prise volontaire de responsabilité vis-à-vis de la famille, vis à-vis de l’avenir de sa famille. L’individu humain, dans son évolution individuel, devient responsable car on ne naît pas responsable à travers différents modes d’interactions sociales. A l’école, on apprend à l’enfant d’être plus responsable de ses résultats scolaires. A l’adolescence, après l’acquisition d’une certaine identité, l’individu devient responsable vis-à-vis de son groupe d’appartenance. Devenu adulte, l’on devient responsable dans le monde professionnel, responsable du groupe de travail auquel on appartient et de l’évolution du groupe de travail. La responsabilité vis-à-vis de la société, raffermie à l’adolescence, se met normalement en œuvre à la vie adulte à travers des actions d’intérêts collectifs. La responsabilité n’est pas abstraite car être un homme c’est être responsable de plus en plus. L’avenir du groupe social ou de la communauté dépend de la manière dont ses membres assument leur responsabilité respective.

Si la complémentarité entre les membres réussit, c’est parce qu’il y a extension du champ de l’exercice des responsabilités de chaque membre. Il y a donc, interdépendance entre l’évolution du groupe, des actions du groupe, des résultats de ses activités et la synergie des responsabilités assumées par les différents membres du groupe.

En quoi la réflexion sociologique sur l’exercice de la responsabilité est-elle importante ?

La responsabilité n’est pas un concept abstrait

Elle dépend de la volonté de l’individu, il y a une volonté réelle d’assumer ses responsabilités, surtout en des moments difficiles. Il faut véritablement que les actions de l’individu s’inscrivent bien dans ce que l’on peut appeler « une culture de résultats ». C’est parce que si l’individu veut des résultats, il faut qu’il manifeste sa responsabilité. La manière dont l’individu assume ses responsabilités évolue dans le temps et dans l’espace. Dans une société traditionnelle, chacun assume ses responsabilités vis-à-vis du groupe en fonction de la tradition et des valeurs sous jacentes à ces traditions. Il agit par exemple par respect aux anciens, ou bien par respect des ancêtres. Il agit pour tenir un rôle bien défini dans le groupe social.

Toutefois, cette manière d’assumer la responsabilité au sein du groupe n’est pas susceptible de varier beaucoup dans le temps. Il n’y a pas évolution puisqu’il n’y a pas de changements notables dans la division du travail et les relations du travail. L’on peut rester une trentaine d’années en exerçant le même métier de « mpivarotra mofogasy » sans évoluer. Cependant, on ne peut pas nier l’existence d’un comportement réellement responsable de l’individu. La nature de la responsabilité ou des différentes responsabilités est fortement liée à une « économie d’autosubsistance » et à une conception des relations de pouvoir au niveau de la société. Par relation de pouvoir, il y a lieu de parler de l’existence d’une hiérarchie de pouvoir au niveau de la communauté. Il y a le pouvoir de tous ce qui rappelle les ancêtres car il ne faut pas oublier que le malgache vit, au quotidien, avec ses ancêtres.

La responsabilité et le libéralisme économique 

Dans la société contemporaine dominée par le libéralisme économique et la démocratie, il y a forcément redéfinition, reconfiguration de la manière dont chacun assume ses responsabilités. Dans une entreprise où le travail de tous les groupes à l’intérieur d’une organisation donnée, le travail est gouverné par les comportements de chaque membre certes, mais surtout par les capacités de chacun de s’adapter aux besoins changeants et pressants de l’économie de marché.

On parle de responsabilités vis-à-vis du groupe certes, mais aussi responsabilité vis-àvis des résultats qui sont dictées par la vigueur de la concurrence et de la compétition économique. Ceci pousse l’individu à se remettre en question, à s’approprier de nouveaux comportements et de nouvelles valeurs, en permanence. En d’autres termes, le sociologue a un droit de regard sur l’évolution de l’exercice de la responsabilité lorsque l’environnement économique change constamment comme le cas dans les sociétés contemporaines .

La responsabilité dans le monde politique

Le monde contemporain est fortement inspiré par la démocratie. C’est la tendance générale depuis l’effondrement de l’Union Soviétique en 1989. La démocratie, apriori, est facile à accepter, à comprendre, à instaurer ; c’est justement parce qu’elle requiert de nouveaux comportements, de nouvelles attitudes, de nouveaux modes de relations sociales entre les membres de la communauté. Le citoyen démocratique, par référence au citoyen aristocratique (importance du clergé, etc.), devrait s’approprier des comportements appropriés. Il y a une responsabilité conforme au processus démocratique parce que la démocratie ne se met pas en place ni de manière spontanés, ni de manière aléatoire, ni par décret. La démocratie repose sur les valeurs nouvelles, et notamment sur une nouvelle redéfinition de la responsabilité :

– responsabilité de celui qui gouverne, qui est en charge du présent et de l’avenir de la société, de la communauté ;
– responsabilité de celui qui est gouverné, il est à la fois responsable de lui-même, de sa famille, mais surtout responsable des autres membres de sa communauté, en vertu des principes fondamentaux de la démocratie, c’est-à-dire la justice sociale, la liberté, l’égalité.

Dans la sociologie politique, l’exercice de la responsabilité, et notamment son évolution constitue un élément important pour expliquer l’évolution ou les difficultés du développement politique.

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Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
PARTIE I. EXPOSE LIMINAIRE AUTOUR DE LA RESPONSABILITE
CHAP. I. LA NOTION DE RESPONSABILITE, LES CONCEPTS Y AFFERENTS, LE CHOIX D’UNE THEORIE DANS L’ETUDE DE LA RESPONSABILITE
CHAP.II. L’AMCIGUITE DE LA RESPONSABILITE A MADAGASCAR
PARTIE II. LE VECU DE LA RESPONSABILITE A MADAGASCAR
CHAP. III. RELATION AU TRAVAIL
CHAP. IV. LA RESPONSABILITE DANS LE MONDE POLITIQUE ET RELIGIEUX A MADAGASCAR
PARTIE III. VERS UNE SOCIOLOGIE DE LA RESPONSABILITE
CHAP.V. LA RESPONSABILITE DU POINT DE VUE SOCIOLOGIQUE
CHAP VI. LA SOCIALISATION : BARRIERE A L’INTEGRATION A LA MODERNITE
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE
WEBOGRAPHIE
ANNEXES

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