La satisfaction du réseau social en temps régulier et la disponibilité du réseau lors des déploiements 

Les réactions des conjointes face aux déploiements

Considérant que les déploiements et les absences prolongées sont inévitables dans la vie d’une famille militaire, il est intéressant de comprendre comment les femmes vivaient cette réalité au début de leur relation conjugale. À ce sujet, cette étude démontre que la majorité des répondantes (n=9) a discuté de cette éventualité dès le début de sa relation.
Au moment de leurs échanges avec leur partenaire, ces mêmes conjointes n’ont pas considéré cet aspect de la réalité de la vie de militaire comme étant un frein à la poursuite de leur relation amoureuse. Certaines (n=4) ne comprenant pas à ce moment-là tout ce que cela aurait comme conséquence dans leur vie personnelle, conjugale, familiale, sociale et professionnelle. Pour la plupart des répondantes, la venue d’enfants a engendré des conséquences insoupçonnées en ce qui a trait à l’organisation de la vie familiale.
À cette époque-là, on n’avait pas d’enfant. Je voyais les choses différemment.
Comme j’aime être toute seule, ça ne me dérangeait pas, parce que ça me donnait des moments à moi et ensuite j’avais hâte de le revoir. Maintenant, lorsqu’il part, je me retrouve toute seule avec ma fille et ça devient vraiment compliqué avec la garderie et le transport. (Isabelle)
Certaines conjointes n’ont pas entièrement réalisé la signification d’une telle absence au début de leur relation. La méconnaissance et l’inconnu lié aux déploiements et leurs impacts n’ont pas permis aux conjointes de prendre une décision éclairée. Malgré les explications obtenues par le conjoint et leurs proches, trois conjointes (n=3) affirment qu’elles n’avaient pas totalement saisi ce que signifiaient réellement les déploiements et par le fait même l’absence du conjoint.
Au début, lorsque nous parlions de l’éventualité d’un déploiement, je ne m’en faisais pas. Ce n’était pas un frein du tout, je me disais que ça passerait vite et que ça ne reviendrait pas si souvent que cela. Au final, je me rends compte que tant que tu ne l’as pas vécu toi-même, tu ne peux pas vraiment comprendre ce que ça implique. Même si mes amies me le disaient, je ne réalisais pas que ça serait aussi dur de le voir partir. (Annabelle)
Au début de leur relation amoureuse, une seule conjointe n’a pas échangé avec son partenaire sur le déroulement et les conséquences éventuelles des déploiements ainsi que sur les spécificités de la vie militaire, préférant plutôt investir leur temps et leur énergie dans l’établissement de leur relation amoureuse. Ce choix a cependant entrainé des conflits entre les conjoints lors des déploiements et une incompréhension de la part de la répondante en ce qui a trait aux absences répétées de son conjoint.
Au début, on n’en a jamais parlé. On avait assumé que tout irait en notre faveur. Ça faisait très peu de temps qu’on était ensemble alors on a décidé de ne pas voir les côtés négatifs de l’armée et juste se dire que tout irait bien.
On ne réfléchissait pas à long terme. Avec du recul, je me dis qu’on aurait peut-être dû en parler parce que je trouve ça difficile de vivre ses absences encore et toujours. Dans son métier en plus, il n’a pas de raison de partir aussi souvent… (Élise)
L’évolution de l’attitude envers les déploiements et leurs conséquences n’a pas été vécue de la même manière pour toutes les conjointes. Par exemple, pour Annabelle, le premier déploiement a été le plus difficile à vivre émotionnellement, car il y avait beaucoup d’éléments inconnus et d’insécurité par rapport à l’absence de son conjoint. Elle a posé desquestions et cherché des réponses auprès de son partenaire, mais aussi auprès de différents membres de son réseau qui avaient déjà vécu une telle expérience. Pour sa part, Camille considère que le premier déploiement n’a pas posé de problème, car elle n’avait pas encore d’enfant. Toutefois, lors du deuxième déploiement, elle s’est retrouvée toute seule à prendre soin de sa fille et à gérer la maisonnée.
La multiplication des absences prolongées, des déploiements, la lourdeur organisationnelle ainsi que l’insécurité face à sa propre solitude ont rendu les déploiements de plus en plus difficiles à vivre pour deux des conjointes. Pour Hannah, cette difficulté se traduit par une peur de ne pas être en mesure de répondre aux besoins de ses enfants, car par le passé, lors d’un déploiement, elle a été incapable de prendre adéquatement soin de ses enfants pendant quelques jours en raison de graves problèmes de santé. Depuis cet événement, elle vit de l’insécurité lorsque son conjoint s’absente du foyer familial.
Je suis devenue de plus en plus anxieuse et stressée quand je sais que mon chum doit partir. Je suis plus insécure, même si je suis de mieux en mieux outillée. J’ai toujours peur qu’il arrive quelque chose et que je ne sois pas capable de me lever pour mes enfants. (Hannah)
Au cours des années et des déploiements, quatre conjointes (n=4) estiment que leur sentiment de compétence personnel a augmenté. Ainsi, avec l’habitude et le développement d’un réseau de soutien, de ressources et d’outils personnels, ces conjointes se sentent de plus en plus compétentes et vivent moins de frustrations et d’insécurité lorsque leur conjoint s’absente pour des raisons professionnelles. Ainsi, au fil des années, Élise affronte moins de nouvelles expériences et d’éléments inconnus reliés à la nécessité de tout prendre en charge au sein de sa maisonnée et estime que les procédures à suivre se ressemblent de plus en plus d’un déploiement à un autre, ce qui facilite sa phase pré et post-déploiement.
On est tout le temps mieux préparé à chaque fois. Comme mon conjoint est à 72 heures d’avis de déploiement, on s’arrange avec le voisin pour qu’il vienne m’aider soit à pelleter ou tondre le gazon. C’est de l’adaptation, c’est un milieu qui bouge beaucoup, mais après quelques déploiements, je me suis rendu compte que j’avais plein de ressources autour de moi que je pouvais utiliser et qui facilitent l’absence de mon chum. Si je compare nos premiers déploiements à ceux d’aujourd’hui, même avec quatre enfants, je les trouve plus faciles aujourd’hui parce que j’ai des meilleures ressources. (Gisèle)
Certaines conjointes ont aussi développé divers outils ou moyens qui leur sont utiles afin de mieux affronter les défis liés aux déploiements de leur partenaire. Par exemple, Francheska utilise un journal de bord pour y inscrire tous les éléments, événements ou décisions prises ou à prendre qu’elle considère importants pour pouvoir les transmettre à son conjoint, même s’ils ne sont pas en mesure de se parler chaque jour.
Faire un journal de bord me permet d’écrire toutes mes questions et tous les détails que je veux dire à mon conjoint sans que je les oublie. Tous les jours, j’écris des choses comme ça quand il revient je peux lui dire tout ce qui s’est passé sans trop lui en dire durant le déploiement pour ne pas l’inquiéter avec des choses qui peuvent être réglées lors de son retour. (Francheska)
La collecte des données auprès des dix conjointes a permis de constater que chacune d’elle a son propre point de vue sur ses sentiments ou son vécu en ce qui a trait aux déploiements. Elles ont des histoires et des expériences variées, ce qui rend intéressante leur vision du déploiement et de ses conséquences. Le tableau 8 fait état, en un mot, des attitudes de chacune des répondantes concernant leur vécu face aux déploiements et certaines de leurs explications.

Les étapes du déploiement et ses spécificités

Le prédéploiement

Dans cette sous-section, la première étape du déploiement sera décortiquée en trois points : 1) la réaction des conjointes face à l’annonce du déploiement, 2) le partage de leurs craintes au conjoint et 3) les échanges avec le réseau de soutien.
Annabelle Changement : « Il peut être autant positif que négatif, ça dépend vraiment de comment on le voit. »
Béatrice Stress : « Moi c’est toujours un gros stress qui commence quand on sait qu’il s’en va jusqu’au moment où il revient. »
Camille Adaptation : « C’est vraiment une adaptation autant positive que négative, mais il faut vraiment être flexible pour passer au travers. »
Danielle Épreuve : « Tu as deux choix, soit tu décides de relever l’épreuve et tu y fais face, soit tu choisis de ne pas la relever. Ça peut solidifier ton couple comme le détruire. »
Élise Plate : « C’est ce que j’aime le moins de l’armée, il n’y a pas vraiment d’avantages aux déploiements et sans joie vraiment. »
Francheska Expérience : « C’est une expérience de vie. Tu apprends à t’adapter, à t’ajuster et à te doser. Tu apprends sur toi-même, sur tes forces, tes faiblesses et sur ce que tu dois travailler pour rester préparé pour le prochain déploiement. »
Gisèle Instabilité : « Je pense qu’à chaque fois on s’habitue un peu plus, pis on sait un peu plus à quoi s’attendre, mais ça reste qu’il n’y a jamais de certitude. » Hannah Difficulté : « C’est difficile et compliqué pour moi, mes enfants et mon mari aussi. »
Isabelle Surcharge : « C’est une surcharge dans les tâches de la maison, avec les enfants et dans ma vie en générale. » Jannick Défi : « C’est un défi que tu choisis de relever ou non. Tu peux le voir comme un beau défi avec des belles récompenses ou comme un défi insurmontable et difficile. C’est toi qui choisis ! »
L’annonce d’un déploiement suscite différentes réactions chez les conjointes. Pour une majorité d’entre elles (n=7) cette période est synonyme de préparation et d’organisation. Elle est utilisée pour planifier une liste d’activités à mettre en place lors de l’absence de leur conjoint, évaluer les besoins des différents membres de la famille et planifier l’organisation des différentes tâches domestiques afin d’éviter une surcharge de travail pour les répondantes pendant le déploiement. Par exemple, certains couples préparent des repas à l’avance, demandent que certains rendez-vous soient déplacés pendant que le conjoint est encore présent pour éviter que la conjointe soit obligée d’assumer une panoplie de responsabilités pendant le déploiement. Dans d’autres cas, il s’agit d’un moment pour préparer les enfants à l’absence imminente de leur père, de planifier des activités ou faire des compromis pour compenser cette dernière, par exemple des activités récompenses ou la chance de dormir dans le lit conjugal.

Le déploiement

La deuxième étape est le déploiement lui-même. Des informations seront apportées sur quatre éléments soit : 1) les sentiments et les émotions ressenties durant les déploiements, 2) les responsabilités qui incombent aux répondantes 3) les retombées positives des déploiements et 4) les conséquences négatives de ces événements.

Sentiments et émotions négatives vécues

Le déploiement est une période d’adaptation et d’ajustement pour toutes les conjointes, ce qui les amène à ressentir lors de cette période, plusieurs sentiments contradictoires. Deux catégories de sentiments ont été soulevées lors des entrevues, d’une part des sentiments négatifs et d’autre part des sentiments pouvant être qualifiés d’adaptatifs ou de productifs (positifs). Toutes les répondantes ont ressenti, au moins une fois durant l’un ou l’autre des déploiements de leur conjoint, des sentiments à connotation négative tels que la tristesse, de la solitude, des inquiétudes, de la frustration, de l’ennui, des sentiments d’injustice et du stress. Cette séparation temporaire affecte le moral de certaines conjointes et celles-ci deviennent angoissées, voire stressées parce qu’elles se sentent isolées et moins soutenues durant l’absence de leur partenaire. Des frustrations et des sentiments d’injustice sont aussi ressentis par certaines des conjointes rencontrées (n= 2). Ces dernières ont fait mention que leur conjoint respectif ne comprend pas ce qu’elles vivent et ressentent face à leur réalité. Cette incompréhension tend à diminuer la qualité et la fréquence des échanges verbaux entre les conjoints durant le déploiement. Cette situation aurait tendance à teinter négativement l’anticipation d’un prochain déploiement. Le tableau 10 présente des extraits du discours des répondantes en ce qui a trait aux différents sentiments négatifs qui ont été recensés durant les entrevues.
Sentiments et émotions positives ressenties par les répondantes durant le déploiement (adaptatifs ou productifs).
Dans la catégorie de sentiments adaptatifs ou productifs, quatre conjointes (n=4) vivent divers sentiments qui les aident à mieux traverser l’absence prolongée de leur conjoint. Ainsi, les répondantes qui se sont préparées et organisées et qui adoptent une routine pendant cette période éprouvent un sentiment de compétence envers leurs capacités à faire face aux contraintes liées aux déploiements. De plus, échanger des pensées est aussi une attitude aidante durant les déploiements, car cela permet au couple de s’encourager mutuellement et de se sentir plus uni malgré la distance qui les sépare. Finalement, une conjointe estime qu’il est aidant de poursuivre un projet de couple pendant le déploiement.
Cela permettrait de bien cibler les moments d’échange entre conjoints et créer des attentes agréables. Toutefois, lorsque ce projet commun se planifie pour la période de répit du déploiement (période pendant laquelle le militaire peut revenir à la maison pour quelques jours ou quelques semaines avant de retourner compléter les semaines de déploiement), il se crée un vide dans la deuxième moitié du déploiement rendant ce dernier plus difficile à gérer pour le couple. Camille explique que durant la première moitié du déploiement, son couple préparait le voyage qu’ils feraient durant la phase de répit, mais que durant la deuxième moitié du déploiement, il s’était installé un sentiment de vide.

Charge de responsabilités des conjointes pendant les déploiements

Pendant les déploiements, la majorité des conjointes (n=9) considère assumer une gestion adéquate des différentes tâches qu’elles doivent accomplir. La présence de bonnes capacités d’adaptation et d’organisation, le développement de différentes techniques et d’outils au fil des déploiements sont aussi des moyens efficaces afin de bien vivre les écueils liés aux déploiements. Ces capacités permettent de mieux gérer le temps pouvant être alloué à la réalisation de diverses tâches domestiques ou familiales, d’éviter une surcharge de travail et un épuisement ainsi que le manque de patience envers ses enfants. Le lâcher-prise et la capacité d’être conciliant envers soi-même sont aussi des moyens utilisés par une conjointe (n=1) pour mieux vivre les difficultés liées à la surcharge de travail occasionnée par l’absence de son conjoint. Finalement, Jannick s’accorde durant tous les déploiements des moments exclusivement consacrés à son bien-être personnel. Le fait de prendre soin de soi et de continuer à pratiquer, par exemple, des activités sportives lui apporte un regain d’énergie et de la force afin de relever les défis liés aux déploiements.
Des extraits du discours des conjointes sur les moyens les aidant à gérer toutes leurs responsabilités durant le déploiement se trouvent au tableau 12.

Retombées positives des déploiements

La moitié des conjointes (n=5) estiment que les déploiements leur permettent de se consacrer personnellement plus de temps. Ce temps est utilisé par certaines conjointes pour suivre des cours de perfectionnement d’une langue (n=2), pour se reposer (n=3) ou pour reprendre le contrôle de la maisonnée et exécuter des tâches à leur propre rythme (n=4).
J’ai profité de l’absence de mon chum pour prendre des cours d’anglais.
Normalement, j’ai moins de temps de disponible alors c’était plus compliqué, mais durant le déploiement, je me suis dit que c’était le moment parfait et en plus je l’ai fait avec une amie. (Annabelle)
Je prends plus du temps pour moi, pour faire ce que j’aime, écouter mes émissions et décompresser. Je fais les choses à mon rythme et personne n’est là pour me bousculer dans la routine. (Élise)
Plusieurs conjointes (n=6) profitent aussi de cette période pour renouer des amitiés et fréquenter plus souvent les membres de leur famille. De cette manière, elles évitent de se sentir isolées et elles reçoivent du soutien tout en vivant des moments positifs avec leurs amis et leur famille.
J’essaie de sortir un peu plus, de voir plus mes amies. Quand mon chum est là, c’est plus notre bulle, notre routine familiale alors quand il part j’en profite pour m’amuser un peu plus en dehors du noyau familial et de m’extérioriser. (Gisèle)
Pour leur part, neuf conjointes (n=9) estiment que de vivre des sentiments normalement négatifs comme l’ennui et le sentiment de solitude peut aussi être vécu positivement, car ces derniers renforcent leur couple. Ainsi, en général, lorsque les répondantes éprouvent de l’ennui, elles se remémorent des souvenirs heureux, planifient des projets futurs, brisent leur routine monotone et prennent du temps pour améliorer leur bien-être physique ou émotif.
S’ennuyer ce n’est pas toujours mauvais. Tu apprécies davantage le temps passé ensemble et tu as hâte de le revoir et d’être dans ses bras. Quand tu le vois à tous les jours et que la routine embarque, ça peut devenir lassant.
Alors, je dirais que le déploiement, ça brise la routine plate et on a vraiment hâte au retour ! (Camille)
Des fois ça fait du bien d’avoir des moments forcés toute seule. Ça me faisait du bien de m’ennuyer et d’être un peu nostalgique parce que tu es encore plus contente quand il revient. (Isabelle)

Stratégies d’adaptation utilisées par les répondantes pour faire face aux

impacts des déploiements

Cette dernière section des résultats fait référence aux stratégies d’adaptation utilisées par les conjointes pour faire face aux impacts des déploiements. Dans un premier temps, les stratégies employées par les conjointes pour le maintien de leur qualité de vie seront documentées selon le modèle de Lazarus et Folkman (1984). Par la suite, les stratégies d’adaptation reconnues comme étant les plus efficaces par les conjointes seront exposées, et ce, à partir de la typologie proposée par Jalowiec (1987). En terminant, les types de communication utilisés au sein des couples et leurs impacts seront définis.

Les stratégies d’adaptation utilisées pour maintenir la qualité de vie

Au cours des entrevues, les conjointes ont été invitées à autoévaluer leur sentiment d’efficacité face au maintien de leur qualité de vie sur une échelle variant de 1 (très difficile) à 10 (excellente efficacité). Huit femmes sur dix estiment être efficaces pour maintenir leur qualité de vie (7/10 à 10/10) tandis que deux femmes ressentent plus de difficulté (4/10 et 6/10).
Pour maintenir leur qualité de vie lors des étapes du déploiement militaire, les répondantes utilisent différentes stratégies d’adaptation regroupées en trois grands types tels que proposés par Lazarus et Folkman (1984) soit, celles centrées sur les émotions, sur la résolution de problèmes ainsi que sur la recherche de soutien social. L’analyse du discours des répondantes a permis de constater que ces trois types de stratégies sont utilisées afin de contrer les effets négatifs liés au déploiement tels que le sentiment de solitude, le surplus de responsabilités, les émotions négatives, le réajustement constant de la routine des enfants, etc.
Neuf répondantes sur dix utilisent des stratégies d’adaptation qui facilitent le maintien de leur qualité de vie durant la phase de déploiement. Dans un seul cas, le peu de diversité dans les stratégies d’adaptation utilisées a comme effet de renforcer le sentiment d’inefficacité par rapport au maintien de la qualité de vie durant le déploiement. En ce sens, Béatrice éprouve des difficultés à socialiser à l’extérieur de son domicile et ne partage pas ses émotions avec les membres de son entourage, ce qui crée une détresse chez elle lorsque son mari doit la quitter. Elle a aussi de la difficulté à fonctionner et à poursuivre les routines des enfants. De plus, l’anxiété qu’elle vit n’est pas nommée à son conjoint afin de ne pas l’inquiéter ce qui a pour effet d’accroître son anxiété.

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Table des matières

RÉSUMÉ
REMERCIEMENTS
TABLE DES MATIÈRES
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES
LISTE DES ANNEXES
INTRODUCTION
1 CHAPITRE : PROBLÉMATIQUE À L’ÉTUDE 
1.1 DÉFINITIONS DES PRINCIPAUX CONCEPTS À L’ÉTUDE
1.2 PORTRAIT GLOBAL DE LA VIE MILITAIRE
1.3 CONSÉQUENCES DU DÉPLOIEMENT SUR LA SANTÉ PSYCHOLOGIQUE DES CONJOINTES
1.4 PERTINENCE SOCIALE DE LA PRÉSENTE RECHERCHE
2 CHAPITRE : RECENSION DES ÉCRITS 
2.1 SENTIMENTS ÉPROUVÉS PAR LES FEMMES
2.2 CONSÉQUENCES DES DÉPLOIEMENTS MILITAIRES
2.3 STRATÉGIES D’ADAPTATION UTILISÉES PAR LES CONJOINTES DE MILITAIRES
2.4 LES FORCES ET LIMITES DES RECHERCHES EXISTANTES
3 CHAPITRE : CADRE CONCEPTUEL 
3.1 THÉORIE BIOÉCOLOGIQUE (BRONNEFENBRENNER, 1979,1996)
3.2 THÉORIE TRANSACTIONNELLE DU STRESS ET DU COPING (LAZARUS ET FOLKMAN, 1984)
4 CHAPITRE : MÉTHODOLOGIE 
4.1 BUT ET OBJECTIFS
4.2 TYPE DE RECHERCHE
4.3 POPULATION À L’ÉTUDE ET MODE DE RECRUTEMENT
4.4 STRATÉGIE ET OUTILS DE COLLECTE DES DONNÉES
4.5 DÉROULEMENT DE LA COLLECTE DES DONNÉES
4.6 STRATÉGIES D’ANALYSE DES DONNÉES
4.7 CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES
5 CHAPITRE : RÉSULTATS 
5.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES RÉPONDANTES
5.2 PERCEPTION DE SOI DES CONJOINTES
5.2.1 Les qualités des répondantes
5.2.2 Les défauts des répondantes
5.2.3 Les principaux traits de personnalité
5.2.4 La satisfaction face à la vie actuelle
5.2.5 La perception de ses compétences
5.3 RÉSEAU SOCIAL
5.3.1 La satisfaction du réseau social en temps régulier et la disponibilité du réseau lors des
déploiements
5.3.2 La rencontre de nouvelles personnes
5.4 VISION DE L’ARMÉE DE MANIÈRE GÉNÉRALE
5.4.1 Les caractéristiques et les éléments de l’armée qui sont appréciés par les répondantes
5.4.2 Les caractéristiques et les éléments de l’armée qui sont moins appréciés par les répondantes
5.4.3 Les avantages d’être une conjointe de militaire
5.4.4 Les désavantages d’être une conjointe de militaire
5.5 CARACTÉRISTIQUES DU COUPLE
5.5.1 La longévité des couples et leur prise de décision de concevoir un enfant
5.5.2 Les forces et les faiblesses des couples
5.6 IMPACTS ET DÉROULEMENT DES DÉPLOIEMENTS
5.6.1 Le nombre de déploiements ou d’absences prolongées vécu par les répondantes
5.6.2 Les réactions des conjointes face aux déploiements
5.6.3 Les étapes du déploiement et ses spécificités
5.6.3.1 Le prédéploiement
5.6.3.2 Le déploiement
5.6.3.3 La réintégration et le post-déploiement
5.7 STRATÉGIES D’ADAPTATION UTILISÉES PAR LES RÉPONDANTES POUR FAIRE FACE AUX IMPACTS DES DÉPLOIEMENTS
5.7.1 Les stratégies d’adaptation utilisées pour maintenir la qualité de vie
5.7.1.1 Les stratégies centrées sur les émotions
5.7.1.2 Les stratégies centrées sur la résolution de problème
5.7.1.3 La recherche de soutien social
5.7.2 Les moyens de communication employés par les conjointes comme stratégies d’adaptation
durant la phase de déploiement
5.7.3 Les stratégies d’adaptation considérées les plus efficaces par les répondantes
6 CHAPITRE : DISCUSSION DES RÉSULTATS 
6.1 RETOUR SUR LES OBJECTIFS DE RECHERCHE
6.1.1 Être une conjointe de militaire durant un déploiement
6.1.2 La disponibilité du réseau social et ses effets sur les conséquences des déploiements militaires
6.1.3 Les différentes conséquences nommées par les conjointes durant les déploiements, selon le
cycle émotionnel du déploiement militaire
6.1.4 Les principales stratégies d’adaptation nommées par les répondantes en lien avec les cadres conceptuels
6.2 FORCES ET LIMITES DE L’ÉTUDE
6.3 AVENUES ET PERSPECTIVES DE RECHERCHE
6.4 RETOMBÉES POUR LA PRATIQUE DU TRAVAIL SOCIAL
7 CONCLUSION 
8 RÉFÉRENCES 
9 ANNEXES 

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