La résistance bactérienne aux antibiotiques 

INTRODUCTION

   L’hémoculture, examen capital en pathologie infectieuse, n’est pas toujours praticable dans bon nombre d’hôpitaux de pays à revenus faibles et le clinicien est souvent contraint de suspecter la bactérie causale afin de définir une attitude thérapeutique. En effet, rares sont les signes de certitude et le médecin raisonne plutôt par arguments de fréquence (1). La connaissance des principales espèces bactériennes responsables de bactériémies et le profil de sensibilité aux antibiotiques permettent de donner une base objective à l’antibiothérapie probabiliste des infections (2). De nombreux automates permettent aujourd’hui de détecter les hémocultures positives grâce à la mise en évidence de produits métaboliques générés par la croissance des bactéries (CO2, ion H+, variation du potentiel redox du milieu). L’identification des bactéries à partir des hémocultures positives a eu un essor considérable et les tests de sensibilité aux antibiotiques permettent de corriger rapidement la prescription probabiliste. La réussite du traitement dépend alors du bon choix des antibiotiques qui sont cependant rendus inefficaces le plus souvent par les phénomènes de résistance bactérienne et même de multi résistances. Les bactéries sont dites multi résistantes aux antibiotiques lorsque, du fait de l’accumulation des résistances naturelles et / ou acquises, elles ne sont plus sensibles qu’à un petit nombre d’antibiotiques habituellement actifs en thérapeutique (3). La maîtrise de la diffusion des Bactéries Multi Résistantes (BMR) aux antibiotiques est une priorité de santé publique. Les conséquences de leur diffusion sont cliniques, écologiques et financières. La lutte contre les BMR est axée sur le bon usage des antibiotiques (réduction de la pression de sélection) et la prévention de la transmission croisée. Elle repose en premier lieu sur l’application stricte des précautions standards quels que soient le patient et le soin mis en œuvre (3). La fréquence des infections bactériennes, le mauvais usage des antibiotiques par la population, et les défis liés à la sensibilité de ces derniers nous ont amené à une étude de surveillance de la sensibilité aux antibiotiques des germes responsables de bactériémies au Laboratoire Rodolphe Mérieux de Bamako au Mali.

Epidémiologie des Septicémies

   La résistance aux antimicrobiens est la conséquence inévitable de la prescription des antibiotiques. «Quelles que soient les infections que l’on traite, les bactéries qui font partie de notre flore normale sont toujours exposées à ces antibiotiques», affirme le Dr Hajo Grundmann, qui est à la tête du Département des Maladies infectieuses et d’Épidémiologie de l’Université de Groningen, et du Département de Bactériologie de l’Institut national de la Santé publique des Pays-Bas. «En survivant simplement à l’attaque des antibiotiques, elles développent des stratégies plus élaborées pour venir à bout des antibiotiques les plus sophistiqués et les plus modernes.» Il n’existe pas de données mondiales relatives au nombre de cas, y compris mortels, d’infections bactériennes résistantes. D’après l’étude de 2008, il y a chaque année au moins 25 000 patients dans l’Union européenne à elle seule qui meurent d’une infection due à une bactérie multi résistante, et les coûts de santé supplémentaires et la perte de productivité dus à ces bactéries sont estimés à au moins 1,5 milliard d’euros. Certaines des infections les plus résistantes sont causées par des Acinetobacter à Gram négatif et par certaines souches de Klebsiella et espèces de Pseudomona, selon le Dr Spellberg. Ces bactéries provoquent toutes sortes de maladies qui vont de la pneumonie contractée à l’hôpital aux infections abdominales, en passant par les infections hématologiques et celles des voies urinaires dues aux cathéters; on voit même des cas de méningite chez des gens soumis à des actes médicaux au niveau de la tête et du rachis, par exemple des péridurales pendant le travail .

Cocci à Gram négatif :

 Généralités sur les Neisseriaceae Le genre Neisseria de la famille des Neisseriaceae rassemble des cocci à Gram négatif, groupés par deux en diplocoques opposés par leur face plane, immobiles, possédant une oxydase, une catalase et aérobies stricts. Deux espèces du genre Neisseria, Neisseria gonorrhoeae et Neisseria meningitidis, sont habituellement pathogènes pour l’homme. Elles exigent pour leur culture des milieux riches et une température de 37°C. Elles ne dénitrifient ni les nitrates, ni les nitrites. Les autres espèces de Neisseria sont peu exigeantes pour leur croissance. Elles poussent sur gélose ordinaire, réduisent les nitrates ou les nitrites et n’ont qu’un pouvoir pathogène occasionnel. Elles peuvent parfois être responsables de pneumopathies ou de méningites. Les Neisseria ne sont jamais rencontrées comme saprophytes dans l’environnement, elles sont soit pathogènes, soit commensales des muqueuses de l’homme et des animaux.
– Neisseria meningitidis
Neisseria meningitidis est une bactérie spécifique de l’homme et dont l’habitat est le rhinopharynx. Sa transmission interhumaine se fait par voie aérienne par les gouttelettes de Pflugge (salive) sur une distance n’excédant pas un mètre. La transmission est associée à une exposition proche et répétée.
– Les infections bactériennes à Neisseria meningitidis représentent environ 20% des cas. Elles ont encore un pronostic redoutable malgré l’antibiothérapie (létalité : 30%). La méningococcie fulminante se manifeste par un purpura extensif et souvent nécrotique associé à un état de choc sévère et à une coagulopathie de consommation.En matière de méningococcies, il y a une relation nette entre la létalité et le délai d’institution du traitement. La mortalité reste lourde, de 8 à 10% des cas. Aussi, toute suspicion du diagnostic impose une hospitalisation en urgence. D’autres formes cliniques sont rarement observées : endocardites, péricardites, conjonctivites, otites, arthrites, infections broncho-pulmonaires (6)

L’antibiogramme à partir de l’automate VITEK 2 compact

   Ce procédé définit l’utilisation de cartes près à l’emploi, qui servent à la réalisation de l’antibiogramme. En effet, les cartes sont constituées de 36 puits et permettent de tester près de dix-huit antibiotiques appartenant à différentes familles. Les résultats de cette méthode, hautement fiable, peuvent guider le praticien dans le choix d’une antibiothérapie de qualité efficace.
 Principe :
Le système VITEK 2 compact est destiné à l’identification des bactéries et des levures ; ainsi qu’à la réalisation d’antibiogramme pour les bactéries significatives sur le plan clinique. Le système comprend l’instrument VITEK 2 compact, un ordinateur, une imprimante. Le logiciel
fourni avec le système VITEK 2 compact inclut des programmes d’analyse et de gestion des données. Une interface informatique bidirectionnelle transfère automatiquement les résultats vers le système d’information de laboratoire de l’utilisateur (LIS) et vers divers rapports de produits et de patients.
Procédure :
 Interprétation :
1. Tous les tests de sensibilité sont lus après 20 à 24 heures d’incubation. Si les examens sont lus plus tôt ou après 24 heures, les résultats pourraient ne pas être précis.
2. L’automate rend les résultats de l’antibiogramme lui-même, en précisant si le germe est sensible ; intermédiaire ou résistant à tel ou tel autre antibiotique.
3. En cas de multi résistance, la confirmation qu’il s’agit d’une Béta Lactamase à Spectre Elargi (BLSE) est faite par l’appareil même ou par la méthode de recherche d’un bouchon de champagne sur gélose Muller-Hinton.

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Table des matières

Liste des figures
Liste des tableaux
Introduction
Objectifs
3. Généralités 
A. Généralités sur les septicémies
1. Définitions 
2. Epidémiologie des septicémies 
3. Physiopathologie des septicémies 
B. Diagnostic d’une septicémie bactérienne
1. Intérêt 
2. Hémoculture 
C. La résistance bactérienne aux antibiotiques
1. Type de résistance 
2. Evolution/Causes de la résistance 
3. Supports de la résistance 
4. Mécanismes de la résistance 
5. Principaux germes isolés des hémocultures 
4. Méthodologie 
4.1. Cadre d’étude
4.2. Type et période d’étude
4.3. Population d’étude
4.4. Critères d’inclusion et de non inclusion
4.5. Echantillonnage
4.6. Variables mesurées
4.7. Méthodes
4.8. Test de sensibilité aux antibiotiques
4.9. Conservation des souches
4.10. Analyse des données
4.11. Aspects éthiques
5. Résultats 
5.1. Résultats globaux
5.2. Résultats descriptifs
6. Discussion 
6.1. Pratique de l’hémoculture
6.2. Fréquence des hémocultures positives
6.3. Identification et test de sensibilité
6.4. Fréquence des bactéries multi résistantes au LRM
6.5. Conservation des souches
7. Conclusion 
8. Recommandations 
9. Références bibliographiques 
Résumé
Abstract
Annexes

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