La répartition de la population de différentes ethnies à Mangabe.

Géomorphologie et nature du sol Mangabe fait parti du quartier de la commune urbaine de Tuléar.

Il se situe un peu plus au Nord-ouest de la ville de Tuléar. Ce quartier est recouvert de sable faisant parti de grès pliocènes1. En d’autres termes, la construction morphologique de Mangabe est formée de sables blancs plus grossiers, mélangés avec d’autres sables qui sont roux à grains fins. En plus, la grande majorité de ces sables restent toujours visibles et n’est pas recouverte de ciment ou de goudron. Mais avec l’aménagement de ce quartier, une grande partie du sable est mise en valeur. C’est donc un autre moyen de pouvoir tirer profit de ce sol dans la mesure où on l’utilise pour la construction. En général, la topographie est totalement plate comme celle de la plaine côtière de la région de Tuléar. Celle-ci facilite quelques aménagements du quartier tout entier. De même que les assainissements sont nécessaires et les constructions. Quelques études ont été menées pour l’aménagement de ce quartier et donnent surtout des résultats pour la composition du sol à travers Mangabe.

Ces études ont montré qu’une grande partie du sol est dominée par des terres alluvionnaires et même fragiles. L’histoire nous apprend que le grand fleuve du Fiherenana avait pour chemin Maninday en passant dans le quartier de Mangabe jusqu’à la sortie d’Ankilisoafilira. Ce fleuve fut changé de lit à travers le temps à cause des dégâts qu’il a causé chaque fois qu’il est en crue. Actuellement, ce fleuve se stabilise après avoir construit des digues énormes et peu efficaces pour la protection des populations riveraines. L’autre partie du quartier s’étend de la JIRAMA jusqu’à l’EPP Betania-Est et caractérisé par des sols sablonneux. Sur quelques centimètres de profondeur, on trouve du sable moyen, c’est-à-dire au-delà de 40 à 50 cm. Nous avons dans ce quartier des sols halomorphes ou salés comme les sols d’Andranomena. La concentration de sel en surface s’explique par la formation d’un substratumDe même que « la sédimentation2 » tel que les grains de sable et argiles atteignant une profondeur considérable. Si l’on creuse jusqu’à un niveau de sept (07) mètres de profondeur, on obtient de l’eau à un fort taux de salinité qui apparaît. Les nappes phréatiques restent moins profondes. Par conséquent, les sols de cette région ne peuvent pas supporter des immeubles3 de plusieurs étages.

Aperçu sur le climat

Tout pays qui se trouve dans la zone intertropicale est caractérisé par un climat chaud et arrosé. Alors, Madagascar ne fait pas l’exception. En effet, l’extension du pays en latitude aux environs du tropique du capricorne, son immensité à peine 592 000 Km2 et son insularité créent des conditions climatiques à une grande variété. On note que si la bordure orientale du pays est chaude et très humide, la sécheresse s’accentue dans la partie Nord-Ouest et Sud-ouest de Madagascar (sauf le cas de la région de Nosy-Be). Or, les Hautes Terres Centrales sont marquées par un climat tropical d’altitude. Dès lors, les précipitations diminuent du Nord-Ouest et au Sud-ouest, c’est à dire, plus on descend vers le Sud-ouest de Madagascar, plus les précipitations se raréfient. Cette variation de pluviométrie détermine les différentes saisons qui sont la base d’une distinction climatique régionale4 entraînant des contraintes au niveau des constructions. sableux. Ce tableau nous montrera les précipitations et les températures moyennes annuelles de la région du Sud-ouest. Le résultat du tableau nous montre que la température moyenne de la région du Sudouest est de 24o.

Ce qui fait que le Sud-ouest est l’une des régions semi-aride. Cette température reste variable d’une zone à l’autre. En ce qui concerne les précipitations, elles restent toujours irrégulières, mal reparties dans le temps et dans l’espace. Elles sont aussi insuffisantes partout au Sud-ouest de Madagascar. Seules les zones qui se trouvent à l’intérieur de Terres qui ont des précipitations régulières. Par contre dans les littoraux, elles sont irrégulières et insuffisantes à cause de l’absence d’une barrière orographique qui permettra l’ascendance de l’air. Ces précipitations ne sont pas les mêmes d’une station à l’autre même dans les stations très voisines, d’où l’insuffisance des précipitations dans la région du Sud-ouest. Les reliefs du Sud-ouest sont parallèles au vent du Sud-ouest « le Tsiokatimo ». D’après le tableau ci-dessus, nous constatons que les précipitations du Sud-ouest ne sont pas les mêmes d’une année à une autre, d’une période à une autre. Pour l’année 2005, les météorologues ont enregistré 667,7 mm des pluies.

Alors que l’année 2006 reste la plus sèche de Tuléar. En l’an 2000, seulement (janvier, février, novembre et décembre) on a enregistré une quantité de pluie assez considérable. Par contre la période qui va du mois de mars à octobre, les précipitations restent insuffisantes. La quantité de pluie durant les années enregistrées n’est pas la même. De 2000 à 2001 les précipitations moyennes restent presque les mêmes. Dans l’année 2008, il a plu abondamment, car au mois de (janvier, février et mars), on a enregistré une Précipitation non négligeable. La graphique ci-dessus, nous montre que l’évolution des précipitations dépend toujours des saisons. La saison chaude et humide est marquée par des pluies très abondantes (décembre, janvier, février et mars).Et les autres saisons en particulière, la saison fraîche et sèche (avril, mai, juin, juillet et août) et la saison chaude et sèche (septembre, octobre et novembre) sont marquées par une insuffisance des précipitations. Seule en l’an 2000 et 2001 qu’on a assisté à des précipitations moyennes. Tandis que l’année 2005 et 2007, les précipitations ont été très abondantes et ont provoqué même des inondations à travers la ville de Toliara. Alors que l’année 2006, a été marquée par une sécheresse absolue. On constate que les précipitations du Sud-ouest de Madagascar varient d’une année à l’autre, d’une zone à l’autre voire d’un quartier à l’autre. Durant deux ans (2005 à 2007), les précipitations enregistrées dans la région du Sud- ouest (Toliara) variaient de 500 mm à 660 mm. Les autres années, elles varient de 100 mm à 400 mm en moyenne. Cette quantité d’eau était régulière et bien repartie dans le temps et dans l’espace. Malgré cette quantité de pluie qui tombe durant l’année, elle reste toujours insuffisante, à cause de son irrégularité et de sa mauvaise répartition. C’est ce qui provoque d’ ailleurs la pénurie d’eau et le « Kere » également surtout au Sud de Madagascar (Androy).

Cette insuffisance se fait ressentir évidemment dans la mesure où la couverture végétale et l’agriculture ont besoins sans doute des pluies alors que les totales de précipitations à travers la région du Sud-ouest de Madagascar restent très insuffisantes. La moyenne annuelle de ces précipitations varie de 400 à 500 mm des pluies par an. Toutefois, ces précipitations peuvent être très abondantes et violentes surtout lors d’un passage d’un cyclone tropical. A titre d’exemple, le mois de janvier 1999, lors du passage du cyclone IDA, la quantité de pluie enregistrée à travers la station de Tuléar était de 227.5 mm en 24 heures. D’autre cas s’est présenté du 26 au 29 décembre 1978 pendant le passage du cyclone tropical « ANGELE » qui a provoqué des crues très violentes et des inondations qui arrachaient des habitations surtout dans la zone de Morombe. Ce cyclone avait arraché des gros arbres et cassé même des ponts. En février 2005, des inondations partout à travers la ville de Tuléar. Dès lors, dans l’ensemble, les moyennes annuelles des précipitations restent irrégulières et mal reparties. Cette instabilité engendre une insuffisance d’eau atmosphérique. Ce qui fait que la région du Sud-ouest est frappée par une sécheresse répétée. A cela, s’ajoute les vents incessants venant de la région du Sud « TSIOKATSIMO » qui accélère le phénomène d’évaporation et de l’évapotranspiration dans l’ensemble du sol et aire cultivée. En effet, lorsque les précipitations du Sud-ouest de Madagascar sont irrégulières et insuffisantes en quantité. En plus, la forte insolation provoque une forte température presque toute l’année.

Eaux, sols et végétations du Sud-ouest.

D’une manière générale, les conséquences du climat du Sud-ouest de Madagascar est la semi-aridité. Ces conséquences sont marquées par une saturation des sols et par le ruissellement d’énormes quantités d’eaux tombant chaque année. Ces eaux s’entassent sur zones les plus basses. En d’autres termes, l’eau est presque retenue au niveau de la nappe phréatique rouge blanchâtre. Alors, la pratique d’une culture sèche à rendement intensif est présente à travers la région du Sud-ouest. Dans les plaines de Miary où les paysans appliquent l’agriculture irriguée, le rendement reste plus ou moins bon. Il faut signaler que l’eau et les techniques d’évacuation et de traitement des eaux usées dans la région du Sud-ouest sont les seuls facteurs qui influent sur le bien être de la population. Il en résulte que les mauvaises conditions climatiques de la région toute entière accentuent les difficultés .Ce cas est très visible, car la formation végétale est très marquée. Quelque fois, on distingue des lambeaux forestiers sur les plateaux et des forêts galeries, tout au long de quelques rivières. On trouve une formation de steppes épineuses ou de savanes et de bush recouvrant les dunes et les plaines littorales.

Ces plaines sont dominées par l’envahissement des mangroves aux alentours de bordures de la mer et dans les baies. Le bush s’explique par la formation buissonnante caractérisée par des espèces naines à feuilles réduites et minces, à des épines ou non. On rencontre des plantes, des arbres bouteilles, des euphorbes, des aloès et d’autres espèces tout à fait particulière à Madagascar. Ces genres de plantes sont adaptés à la sécheresse. Il en résulte que la végétation est conditionnée par le climat. En fait, le climat de la région du Sud-ouest est marqué par une sécheresse très dure qui ne favorise pas la vie agricole. Ce qui repousse la population à s’entasser sur les zones où l’eau des fleuves est permanente. Mais actuellement cette eau est menacée de sécheresse. Les records des éléments météorologiques enregistrés peuvent justifier toutes ces affirmations. La zone la plus dominante reste toujours la commune urbaine de Tuléar où le phénomène d’urbanisation s’accélère rapidement. Derrière tout cela, un autre problème se présente ; celui du grand fleuve « Fiherenana ». Pendant la saison des pluies, il débordait le lit et son embouchure. Et cela constitue une menace pour la population riveraine en particulière, et la ville de Tuléar en générale. L’une des grandes causes de cet exode rural reste la sécheresse qui ne cesse de frapper la région du Sud-ouest de Madagascar en particulier le Sud : l’Androy, le Mahafaly. Alors, la structure d’urbanisation de la ville et ses aspects économiques déterminent la qualité et la mise en valeur du quartier de Mangabe.

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Table des matières

A VANT PROPOS
INTRODUCTION GENERALE
I- LA METHODOLOGIE ADOPTEE
I-1. La documentation
I-2. Analyse et traitement des informations collectées
PREMIERE PARTIE : LE MILIEU NATUREL ET LE PEUPLEMENT DE MANGABE
CHAPITRE.I : QUELQUES ELEMENTS DU MILIEU NATUEL
I-1.Géomorphologie et nature du sol
I-2 : Aperçu sur le climat
I-3. Eaux, sols et végétations du Sud-ouest.
CHAPITRE II. DESCRIPTION DE LA VILLE DE TULEAR ET SES ASPECTS ECONOMIQUES
II-1.Historique et essor de la ville de Tuléar.
II- 2.Les aspects économiques de la ville de Toliara
II-2-1. Une transition accélérée
II-2-2.Quelques petites industries et usines existantes
II-2.3-Le poids du secteur non-intégré
CHAPITRE III. LE SITE ET LE PEUPLEMENT DE MANGABE
III.1 : Mangabe au temps de la colonisation
III-1.1. Mangabe, sous-quartier de Betania-Centre
III-1-2. Mangabe, un quartier de la Commune Urbaine de Toliara
III-2. Mangabe aux années
III-2-1. Occupation du site
III-2-2. Mode d’occupation et d’installation
III-3. Mangabe, localisation et délimitation
III-4. Structure du Fokontany
DEUXIEME PARTIE : MANGABE, UN QUARTIER POPULAIRE ET SPONTANE DE LA VILLE DE TULEAR
CHAPITRE IV : DYNAMIQUE DE LA POPULATION DE MANGABE
IV-1. La dynamique de l’explosion démographique
IV-2. La densité de la population
IV-3. Les mouvements naturels de la population.
IV-4. Structure de la population
IV-4-1. L’évolution de la population (2005 à 2010)
IV-4-2. La répartition de la population de différentes ethnies à Mangabe.
IV-4-2-1. Les groupes autochtones (Vezo et Masikoro)
IV-5. Les groupes migrants
IV-5-1. Les Makoua
IV-5-2. Les Mahafaly
IV-5-3. Les Antandroy
IV-5-4. Les Tanalana
IV-5-5. Les Merina et les Betsileo
IV-6. Quelques traits socio-économiques
IV-6-1. Le niveau de vie des manages : les revenus et les dépenses
CHAPITRE V. DYNAMIQUE DE L’HABITAT DE MANGABE
V-1. L’évolution de l’habitat depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours
V-2 : Typologie de l’habitat
V-2-1. Maisons en paille et en terre battue
V-2-2. Maisons en planches et en tôles ondulées
V-2-3. Maison en dur et leurs modes de construction
V-3. La circulation et la construction
CHAPITRE VI : LES ACTIONS SOCIO-CULTURELLES ET ECONOMIQUES DE MANGABE
VI-1. Les actions socioculturelles
VI-1-1. L’accès à l’eau potable
VI-1-2.L’accès à l’électricité
VI-1-3. Planification de l’éducation
VII.1.3.1 : L’Ecole de Foyer Mère Carlin
VI-1-3-2.L’Ecole Primaire Publique de Betania-Est.
VI-2. Quelques actions socio-économiques à Mangabe
VI-2-1. Ateliers de menuiseries
VI-2-2. L’atelier de soudure
VI.2.3- Les marchands ambulants: activités informelles envahissantes le quartier de Mangabe
VI-2-4. La prostitution
VI -2-5. La réparation des bicyclettes
TROISIEME PARTIE LES CONSEQUENCES DE CETTE DYNAMIQUE ET LES PERCPECTIVES D’AVENIR
CHAPITRE VII : LA PAUPERISATION DU QUARTIER DE MANGABE ET DE LA VILLE DE TULEAR EN GENERAL
VII-1. La faillite des industries
VII-1-2. Les ressources économiques mal exploitées
VII-1-3. La concurrence des épiceries
VII-2 : Les problèmes financiers
CHAPITRE VIII : UN URBANISME DE DENUEMENT ET LE DESENGAGEMENT DE LA COMMUNE DE TULEAR EN PARTICULIER LE QUARTIER DE MANGABE
VIII-1. L’insuffisance des équipements de base à Mangabe
VIII-2. Existence d’espaces semi-collectifs
VIII-3 .Le manque de canaux d’évacuation des eaux usées
VIII-4 .Manque de service sanitaire
VIII-5. La saleté du quartier de Mangabe
VIII-6. Constat de l’urbanisme de dénuement
VIII-6-1. Les infrastructures manquantes et existantes à Mangabe
VIII-6-2. L’organisation communale pour les travaux quotidiens et les perspectives d’avenir Mangabe
CHAPITRE-IX : LES PERSPECTIVES D’AVENIR ET D’AMELIORATION DU QUARTIER DE MANGABE ET DE LA COMMUNE EN GENERALE
IX-1. Mangabe vers un plateau d’habitat
IX-1-1. Mangabe, un quartier à réaménagé :
IX-2. Création d’un marché entre Mangabe et Betania-centre
IX-3. Création d’un centre sanitaire
IX-4. Amélioration du système éducatif des enfants
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
LISTE DES CARTES
LISTE DES GRAPHIQUES
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES PHOTOS
TABLE DES MATIERES

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