La réhabilitation de la théorie quantitative de la monnaie

Historique de la monnaie

La monnaie est l’ensemble des actifs permettant de se libérer de la dette, sur un territoire donné, sans délai et sans risque de perte en capital. Elle est considérer comme une institution car elle relie les hommes entre eux. Historiquement, avant la naissance de la monnaie existait l’économie de troc où les marchandises s’échangent contre des marchandises. Par exemple, un boeuf vaut 10 mètres de tissu et 100 litres de vin. Le troc existe depuis que l’homme a senti que pour satisfaire ses besoins illimités, il est possible d’échanger un bien ou un service dont il possède contre un autre dont il a envi. Autrefois dans l’économie de survie, c’est-à-dire de la chasse ou de la cueillette, le troc a été internalisé parce que l’échange a été moins important et moins diversifié. Dans la période néolithique, l’apparition de l’agriculture et de l’élevage oblige les hommes à échanger leur surplus sur la base du troc.

A ce temps, le troc était alors généraliser dans toute société. Plus tard, le troc a été considéré comme le seul mode d’échange dans une économie ancienne comme celle de l’Egypte des pharaons ou celle des peuples amérindiens. Le troc peut être bilatéral ou multilatéral. Le troc est bilatéral lorsque la première personne A possédant un bien X et veut acquérir le bien Y faire un échange avec une 2ème personne B possédant Y et veut acquérir le bien X dont possède la première personne. Par contre, si l’échange s’effectue entre au moins trois personnes, le troc devient multilatéral. Par exemple, supposons 3 agents A, B, C.L’agent A possède le bien X et veut acquérir le bien Y.L’agent B possède le bien Y et veut acquérir le bien Z. Enfin l’agent C et veut acquérir le bien X. Dans l’économie de troc, pour que l’agent C puisse acquérir le bien X, il est obligé d’échanger tout d’abord le bien Z dont il possède contre le bien Y. Pour ensuite échanger le bien Y qu’il vient d’acquérir chez l’agent B contre le bien X de l’agent A dont il désire.

Le risque pour le troc multilatéral est que, au fur et à mesure que l’échange se multiplie, le risque de surplus ou de perte de valeur d’une marchandise augmente. De plus, le système d’échange de troc est trop complexe .Premièrement, pour effectuer l’échange il doit y avoir double coïncidence des besoins. Ensuite, le troc ne permet pas de savoir la valeur réelle d’un bien. Parce qu’il est difficile de connaitre le cout de transport des biens d’un lieu d’échange à un autre par exemple, ainsi que son cout de stockage. Enfin, il n’est pas simple d’effectuer l’échange contre des marchandises indivisibles comme les services. Or un agent rationnel n’achète ou ne vend qu’une certaine quantité lui permettant de maximiser son utilité ou son profit. Alors, le troc freine le développement des échanges. Des la haute antiquité, l’intensification du commerce a montré la nécessité de la mise en place d’une marchandise fixe et accepté par tous servant de base ou de référence dans l’échange. C’est le début de l’apparition de la monnaie qui est un bien intermédiaire dans les échanges.

Dans une économie monétaire, une personne peut vendre à n’importe quel acheteur que ce dernier ait ou non un autre bien à vendre. La première véritable monnaie d’échange était le « cauris » qui est un petit coquillage qui prospère dans les eaux profondes de l’océan indien sous les tropiques. Les « cauris » était utilisé en chine, en inde ; en Thaïlande ; en Afrique. Apres le « cauris » était le sel ; le riz ; le café utilisé surtout dans le commerce avec l’Afrique noir. L’or, ainsi que des objets ou des animaux reconnus par tous comme moyen d’échange était utilisé en Espagne, en Amérique latine. Ces formes de monnaie s’appellent « la monnaie primitive ».L’insertion de la monnaie modifie complètement le fonctionnement d’une économie. Actuellement, la monnaie prend diverses formes telles que la monnaie divisionnaire qui sont des pièces métalliques, la monnaie fiduciaire qui sont des billets de banque, et la monnaie scripturale qui sont des chèques, virement et des lettres de change.

La masse monétaire et ses agrégats Avant d’entré à la notion de la masse monétaire, il est nécessaire de rappeler que la monnaie est l’ensemble des actifs dont le paiement permet de libérer la dette sur un territoire donné, sans délai et sans risque de perte en capital lors de sa mobilisation. La masse monétaire est l’ensemble des moyens de paiement en circulation sur un territoire donné et à un moment donné. Pour le développement de son économie, l’autorité monétaire a intérêt à faire circuler une quantité suffisante de la monnaie. Afin d’éviter de tel risque inflationniste qui ruine l’économie nationale, l’autorité monétaire notamment la banque centrale devrait maitriser ses agrégats monétaires en circulation. La définition actuelle des agrégats monétaires est celle retenue en 1999 avec la création de la zone euro : « des indicateurs statistiques reflétant la capacité de dépense des agents non 7 financiers résidents. Ils regroupent les moyens de paiement de ces agents, et parmi les placements financiers, ceux qui peuvent être utilisés en règlement des transactions après conversion rapide et facile en moyen de paiement sans risque de perte en capital » D’après cette définition, la masse monétaire est composée de trois grands agrégats monétaires :

L’agrégat M1, encore appelé « disponibilités monétaires ». elle regroupe tous les moyens de paiement en circulation, dans les secteurs privés non bancaire et les secteurs publics, directement utilisable. Ce sont donc des monnaies divisionnaires (pièces métalliques) et des billets des banques et les dépôts à vue qui sont immédiatement transformable et utilisable dans les transactions économiques. Dans un autre sens, l’agrégat M1 c’est la masse monétaire car c’est un moyen de paiement directement utilisable.

L’agrégat M2, encore appelé disponibilité quasi monétaire englobe l’agrégat M1, plus les dépôts à court terme d’une durée initiale inferieure à 2 ans et les placements à vue. Les placements à vue sont des dépôts avec un préavis de retrait inferieur ou égale à trois mois. En général, ils sont des comptes sur livret .Par exemple à Madagascar, le livret d’épargne de la caisse d’épargne de Madagascar. La différence de M2 par rapport à M1 est que M2 a besoin d’être transformé avant d’être utilisé.

L’agrégat M3, Souvent appelé masse monétaire englobe à la fois M2, et les prises en pension, les titres de créances de durée initiale inferieur ou égale à 2 ans .En général, M3=M2+dépôts en devises+obligations. L’agrégat M3 est le plus important car il sert de base à la politique de stabilisation des prix et la politique de croissance économique.

Il faut noter que la masse monétaire ne contient que la monnaie susceptible d’être dépenser par les agents non financiers. Ce qui exclut la monnaie émis par la banque centrale détenus par les banques primaires ou autres institutions financières .Ces monnaies sont nommés « base monétaire »ou « monnaie centrale » et représenté par M0. Actuellement, il y a aussi l’agrégat M4 correspondant à M3 plus les bon de trésor ,les billets de trésorerie et les bons à moyen terme émis par les sociétés non financières.

La TQM

selon Arthur Cecil Pigou Arthur Cecil Pigou, partisan de l’école de Cambridge a reformulé la théorie quantitative de la monnaie. Elle s’éloigne de l’approche par les transactions, pour en suite la substituer par l’approche en termes d’encaisse monétaire. D’après Arthur Cecil Pigou, les agents économiques gardent une encaisse monétaire constante. C’est à dire que les agents économiques, quelque soit leur classe sociale, leur niveau de vie, leur pays ou autre critère, gardent toujours une encaisse monétaire constante, mais varie d’un agent à un autre selon leur classe sociale, niveau de vie, pays, etc. Pour elle, le coefficient K d’encaisse monétaire est égale à : K=M*P/R Avec M, la masse monétaire ; P, le pouvoir d’une unité monétaire ; et R, le revenu national en termes réels. Le coefficient d’encaisse monétaire K se définit par le pourcentage du revenu que les agents économiques désirent conserver sous forme d’encaisse. C’est une encaisse monétaire désirée. Elle insiste que MXP c’est la masse monétaire en valeur réelle, car P est le pouvoir d’achat d’une unité monétaire, quantité qu’une unité monétaire permet d’acheter. Comme K est constant, alors la théorie quantitative de la monnaie se reformule de manière suivante: K*R = M*P. D’une autre manière=K*R/M. Comme K et R sont stables, alors une variation de la masse monétaire provoque une variation du niveau général des prix. C’est une approche par les encaisses, alors que celle de Fisher est une approche par les transactions. On peut conclure alors que la monnaie n’est pas neutre chez Arthur Cecil Pigou. Parce que son augmentation engendre des tensions inflationnistes.

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Table des matières

REMERCIEMENTS
SOMMAIRE
LISTE DES ABREVIATIONS
LISTE DES TABLEAUX ET DES FIGURES
LISTE DES ANNEXES
INTRODUCTION
PARTIE I_APPROCHE THEORIQUE
Chapitre I :La monnaie et la politique monétaire
Chapitre II : La croissance économique
PARTIE_II APPROCHE PRATIQUE :
Chapitre I : La Banque Centrale de Madagascar de 1980 jusqu’à présent
Chapitre II : Analyse de la situation économique et pratique de la politique monétaire de la BCM
entre 1990-2000
Chapitre III :Analyse de la situation économique et pratique de la politique monétaire de la BCM de l’année 2000 jusqu’en 2012
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES

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