La proliferation du secteur informel dand les PED et les pays developpes

Le secteur informel s’apprête à une simple définition .C’est tout simplement une activité à but lucrative exercée à l’encontre de l’Etat, cela veut dire une activité non enregistrée dans la registre de commerce et qui diminue l’impôt de l’Etat. Ainsi, un secteur est dit aussi informel s’il ne possède pas au moins des éléments suivants : Registre de commerce, Numéro d’identité fiscale, et le Numéro statique. La genèse de la notion du secteur informel nous renvoie au début des années 1950 avec l’apparition des analyses dualistes des économies en développement et la réflexion sur le problème par le secteur moderne d’une offre de travail croissante dans les villes ( sous l’ effet conjugué de la croissance démographique et de l’exode rural).L’existence du sous-emploi ;ou chômage ouvert , dans un contexte d’extrême rareté des indemnisations a obligé a obligé les chômeurs urbains à trouver des opportunités de revenus hors de système moderne afin de vivre ou survivre .

ANALYSE THEORIQUE AUTOUR DU SECTEUR INFORMEL

Quelques définitions

Le terme « secteur informel » a été utilisé pour la première fois dans une étude sur l’emploi urbain au Ghana en 1971 et officialisé en 1972 lors de la publication d’un rapport du BIT sur l’emploi au Kenya dans le cadre du Programme mondial de l’emploi. d’entreprises employant moins de dix personnes, échappant à toute règlementation administrative et juridique, employant une main d’œuvre familiale, appliquant des horaires souples, recourant à des sources informelles de crédit et fabriquant des produits finalisés (par opposition à des produits intermédiaires ). Les travailleurs de ces entreprises ont rarement accès à l’enseignement scolaire, utilisent peu d’énergie électrique et même des activités semi permanentes » (SETHURAMAN cité par l’étude du ministère des affaires étrangères (MAE)). Selon la définition opérationnelle, le secteur informel est un sous ensemble du secteur institutionnel des ménages en comptabilité nationale. Il est constitué par une fraction des entreprises individuelles qui se distinguent des sociétés et quasi  sociétés en ce qu’elles ne tiennent pas un ensemble complet de comptes et ne constituent pas des personnes morales distinctes des ménages dont elles dépendent.

Ainsi, d’après le BIT (Bureau International du Travail) , à l’occasion d’une mission au Kenya menée dans le cadre du Programme Mondial de l’Emploi en 1972 a défini le secteur informel comme étant les activités qui se développaient spontanément en milieu urbain et qui absorbaient non seulement la main d’œuvre issue des migrations rurales, mais aussi les chômeurs urbains et autres exclus du système d’éducation formel.

Revue de la littérature

En 2009, RAKOTONIRIANA Hoby Marie Stella a présenté un mémoire qui s’intitule « Les logiques des échanges dans le secteur informel, et leurs impacts sur le développement ». Il a posé comme problème : Quelles sont les causes de cette émergence ? Est-ce un frein ou un facteur de développement ? Son étude a permis de constater que la connaissance des tenants et  aboutissants du secteur informel donnera les moyens de l’organiser, puisque ce secteur ne sera plus éradiqué, il vaut mieux chercher des solutions pour l’améliorer. En 2010, RAKOTONDRASOA Harijaona Nathan a présenté un mémoire qui s’intitule « Analyse économique des enjeux du secteur informel à Madagascar ». Il a posé comme problème : Quelle est la responsabilité de l’Etat face à cette croissance du secteur informel ? Quelle est donc la responsabilité effectuée par le gouvernement malgache pour que le secteur informel puisse entrer dans le secteur formel ou d’autre mesure liée à la légalité ? Son étude a permis de constater qu’il est nécessaire de connaitre cette responsabilité de l’Etat puisque le secteur informel prend une place significative dans l’économie malgache.

En 2010, RAMANANTENASOA Faly a aussi présenté un mémoire qui s’intitule « Le secteur informel : frein ou appui du développement ». Il a posé comme problème : Si l’existence de ce secteur informel constitue-t-elle un frein ou un appui au développement ? Elle avance une hypothèse : les activités informelles sont encore nécessaires dans les pays en voie de développement malgré que leur pratique constitue un facteur contraignant l’exercice de la souveraineté de l’Etat. Son étude a permis de constater qu’il est alors nécessaire d’adopter des mesures d’encadrement spécifiques à celui-ci, c’est-à-dire des mesures visant à ramener l’informel vers le cadre du formel dans le but de soulever ce problème.

En 2013, MIARIMANANA Arlin Bastien a présenté un mémoire qui s’intitule : « Le secteur informel et le chômage dans l’agglomération d’Antananarivo ». Il a posé comme problème : Le secteur informel permet-t-il d’alléger l’effet du chômage ? Ou bien le secteur permet-t-il d’alléger la baisse de la consommation due au chômage? Il avance une hypothèse : pour le cas des pays en Voie de développement comme Madagascar : 80% des ménages tirent leurs survies au niveau du secteur informel quel que soit le taux de chômage. En d’autre terme, le secteur informel crée des emplois aux mains d’œuvre atteintes par le chômage et aux ceux qui décident de le travailler. Dans ce cas, ces ouvriers pratiqués activités informelles gagnent des revenus qui les permettent d’approvisionner leurs consommations. En outre, le fait de pratiquer des activités informelles apporte des effets positifs au niveau économique comme : la grande  contribution du secteur informel au PIB.

En 2015, ANDRIANARIVONIRINA José Fabien a présenté un mémoire qui s’intitule « Le secteur informel face aux défis de développement économique de Madagascar ». Il a posé un problème : Le secteur informel contribue-t-il au développement économique de Madagascar ou constitue-t-il une entrave au développement du pays ? Il avance une hypothèse : il génère des emplois et garantie à l’Etat la présence des gens qui se consacrent à la production. Son étude a permis de constater que dans cette optique, ce n’est plus un rôle productif qui lui est assigne, mais un rôle plutôt social. On peut affirmer alors que le secteur informel a une capacité insoupçonnée de création d’emploi et de revenus en période de crise, grâce à son dynamisme et flexibilité.

En 2018, VOHANGINANTENAINA Mahefasoa Virgina Yvonne a présenté un mémoire qui s’intitule « Le secteur informel et développement économique : cas du Madagascar ». Son problématique est le suivant : Comment le secteur informel contribue-t-il au développement de Madagascar ? Elle avance trois hypothèses. D’abord H1 : dans le cas de la crise, le secteur informel est un moyen de résolution de chômage, ensuite H2 : la contribution du secteur informel est l’une de chemin vue le développement économique au cas où il génère une proportion importante de création d’emploi à Madagascar. Enfin H3 : ce secteur garantit la survie de la plupart de la population malgache.

Les approches théoriques du secteur informel

Le Marxisme

Le secteur informel est analysé par rapport à l’hégémonie du mode de production capitaliste qui domine l’économie .Ce secteur informel joue alors un rôle actif dans la mise en place d’une forme d’économie qui maintiendrait le sous-développement en entretenant la dépendance. D’un côté, le secteur informel fonctionne comme une « armée de réserve »pour reprendre la terminologie de MARX, on garantit ainsi la reproduction de la force de travail à moindre cout. Ce mécanisme permettant l’extraction d’un surplus et l’accumulation du capital dans le secteur moderne. De l’autre, sa dynamique serait subordonnée à celle du secteur moderne, notamment en termes d’approvisionnement (matières premières, outils,…) et d’accès au marché (le secteur informel ne subsisterait que dans les domaines qui lui sont délaissés par l’économie capitaliste).

Les pronostics des théories marxistes concernant le secteur informel sont finalement très sombre : « des activités disparaissent ou quand elles sont subordonnés » (VAN DIJK 1986, p25). Pour la majorité des auteurs, le secteur informel se nit comme le complément du secteur productif moderne et rassemble donc mêle des unités de production très variés, depuis les petits établissements senaux jusqu’aux couturières à domicile ou aux vendeurs à la sauvette. Du fait, les contours du monde des micro-entreprises et leurs caractéristiques intrinsèques sont demeurés confus.

Différents programmes de recherche engagé ces dernières années sur les microentreprises, en particulier par le centre de développement de l’OCDE, mettent aujourd’hui d’y voir un peu plus clair. Le portrait de micro-entreprise des pays en développement dressé dans ces études nuances, voire même contredit, certaines idées récurrentes drainées par la littérature sur l’informel, telles que le caractère posé instable et précaire de leur activité, ou encore leur absence de respect règlements administratifs.

Les Néoclassiques

Selon les tenants de cette approche, le développement de l’informel serait un bon exemple d’économie ultralibérale : des millions de gens se débrouillent en marge de tous aides de l’Etat. Le secteur informel serait aussi une économie hyper flexible, produisant son propre droit, capable de s’ajuster et d’être un formidable régulateur social face aux crises économiques. Le secteur informel pourrait se définir comme « une revanche des lois éternelles du marché et de la rationalité économique contre le carcan de l’économie officielle étatisée » (LATOUCHE, 1989, p 229).En effet, les libéraux, à l’instar de l’économiste péruvien Hernando DE SOTO (1987) estiment qu’il y a une économie informelle en raison d’excès de lois et d’exigences administratives résultant d’un Etat omniprésent et tout puissant. Dans son ouvrage « L’autre sentier. Une révolution invisible dans le Tiers- Monde»(1987) DE SOTO montre que les règles  et contraintes imposés par l’Etat dans le fonctionnement de l’économie découragent l’esprit d’initiative et dissuade les entrepreneurs d’accéder à la légalité en matière de propriété ou de déclaration d’activité. Ce qui pousse ces petits entrepreneurs, pourtant dynamique et porteur de développement, à rentrer dans l’informalité, c’est donc le prix de la légalité (impôts, taxes, droits, règlementations, paperasse…) qui leur est inaccessible compte tenu de leurs moyens.

Le secteur informel serait finalement une économie de type concurrentiel, réalisant le programme d’Adam SMITH : « Elle se développe en marge de l’Etat qui, par ses entraves diverses (règlements, taxes excessives), ferait l’obstacle à l’épanouissement de la vraie économie » (ENGELHARD, 1998, p 64).

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Table des matières

INTRODUCTION
Partie I: ANALYSE THEORIQUE AUTOUR DU SECTEUR INFORMEL
Chapitre I : Quelques définitions
Chapitre II : Revue de la littérature
Chapitre III : Les approches théoriques du secteur informel
Chapitre IV : Critères principaux du secteur informel
Chapitre V : Les femmes dans l’économie informelle
Chapitre VI : Origines et caractéristiques du secteur informel
Chapitre VII : Causes de la prolifération du secteur informel
PARTIE II : ANALYSE EMPIRIQUE DU SECTEUR INFORMEL
Chapitre I : Effets du secteur informel sur l’économie
Chapitre II : Solutions envisageables
Chapitre III : Etude comparative entre deux pays : Madagascar et Cameroun
Chapitre IV : Discussions
Chapitre V : Appréciations, limites, recommandations
CONCLUSION

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