LA PERCEPTION DE L’IMAGE DE SOI CHEZ LES FEMMES AVANT D’AMORCER LE PROGRAMME D’EXERCICES PHYSIQUES 

LA PERCEPTION DE L’IMAGE DE SOI CHEZ LES FEMMES AVANT D’AMORCER LE PROGRAMME D’EXERCICES PHYSIQUES 

Ce chapitre porte sur la discussion des résultats en lien avec les études réalisées dans des domaines connexes ainsi que du contexte théorique employé dans le cadre de la présente étude. Cette discussion des résultats est composée des sept sections principales. La première section discute des répercussions du surplus de poids ou de l’obésité sur la perception de l’image de soi des femmes. Dans la deuxième section, une analyse des résultats obtenus est effectuée quant aux motivations qui incitent les femmes à entreprendre un programme d’exercice physique. Pour leur part, les troisième et quatrième sections ont pour but de discuter des répercussions de l’activité physique sur la santé physique ainsi que sur la vie psychosociale des femmes ayant participé à cette étude. Enfin, les parties subséquentes sont consacrées aux contributions de la recherche dans le champ des connaissances en sciences humaines et plus spécifiquement en travail social, aux forces et aux limites de cette étude et aux avenues de recherche qu’il serait possible d’explorer.
Rappelons que ce projet de recherche poursuivait trois objectifs spécifiques. Le premier objectif cherchait à identifier la perception de l’image de soi chez les femmes ayant un surplus de poids. Le second objectif visait à déterminer les principaux motifs qui poussent les femmes à débuter un programme d’activité physique. Le troisième objectif visait à identifier les retombées de l’activité physique sur le bien-être physique et psychologique ainsi que sur la vie personnelle et sociale des femmes qui ont participé à cette étude. Avant de porter plus précisément notre attention sur les objectifs spécifiques, mentionnons que les résultats obtenus par la présente collecte de données énoncent qu’après trois mois de pratique d’un programme d’exercice physique, la totalité des femmes observent des répercussions positives, et ce, tant au niveau physique qu’au niveau de leur vie psychosociale. Les femmes qui ont participé à cette étude présentent toutes un surplus de poids ou de l’obésité selon l’IMC et elles subissent des conséquences négatives en lien avec cette problématique. Toutes les femmes interrogées vivent des inconforts causés par leur poids corporel et l’apparence de leur physique. Elles n’apprécient guère leur apparence physique et la comparaison sociale avec les images de femmes idéalisées contribue à renforcer l’image négative qu’elles ont d’ellesmêmes.
Il est également pertinent de mentionner que toutes les femmes ayant participé à cette étude étaient motivées à commencer l’exercice physique parce qu’elles désiraient perdre du poids et modifier leur apparence physique. De plus, les inconforts vécus en raison du surplus de poids ont incité les répondantes à tenter des actions telles que la pratique de l’exercice physique afin d’améliorer leur situation. Cela dit, abordons maintenant la première partie de ce chapitre, traitant de la perception de l’image de soi chez les femmes ayant un surplus de poids.

RÉPERCUSSIONS DU SURPLUS DE POIDS OU DE L’OBÉSITÉ SUR LA PERCEPTION DE L’IMAGE DE SOI DES FEMMES

Les résultats issus de la présente recherche ont permis de constater tout comme bon nombre d’autres auteurs (Davis, 1997; Kwan, 2009; Pelchat, 2008; Shorter, Brown, Quinton & Hinton, 2008), que la perception de l’image de soi chez les répondantes est grandement influencée par les aspects corporels qui sont jugés positifs et attrayants chez les femmes au sein de la société. Ainsi, plusieurs répondantes vivent de la frustration lorsqu’elles se comparent avec le modèle de la femme idéale qui est présenté dans les médias. D’ailleurs comme le souligne Kwan (2009), la société contemporaine encourage et valorise le faible poids. Des conséquences négatives sont engendrées par cette problématique puisque la majeure partie des femmes éprouvent des difficultés avec l’image de soi et les troubles de perception de l’image du corps sont devenus de plus en plus fréquents (Bell, Kirkpatrick & Rinn, 1986). Les femmes interrogées dans la présente étude ont mentionné avoir tenté de correspondre à l’idéal de beauté car elles présentent toutes un surplus de poids et cette situation leur occasionne des sentiments négatifs et du découragement parce qu’elles se sentent différentes. D’ailleurs, une étude de Kissling (1991), souligne que les femmes obèses sont stigmatisées en raison de leur poids corporel et pénalisées sur les plans psychologique, social et économique. À ce sujet, plusieurs des répondantes ont la perception que les femmes dont l’apparence physique correspond à l’image de la femme idéalisée ont plus de facilité à atteindre leurs objectifs de vie et que celles-ci bénéficient d’un plus grand niveau d’acceptation sociale. Dans le cadre de cette étude, il est possible d’observer que le désir de bénéficier d’un plus grand niveau d’acceptation sociale encourage les femmes à entreprendre des actions telles qu’effectuer de l’exercice physique afin de correspondre davantage à l’image de la femme qui est valorisée au sein de la société. Les femmes ont la conviction que si elles parviennent à se sentir mieux dans leur peau, elles auront une meilleure qualité de vie puisque cela aura un impact sur leur estime de soi et leur confiance en soi.
Les présents résultats démontrent que pour la moitié des répondantes, la minceur et le poids santé constituent les deux principaux éléments qui sont considérés comme positifs et attrayants chez les femmes au sein de la société québécoise. Comme l’explique Tiggemann & McGill (2004), les femmes sont sensibles aux images de femmes minces qui sont présentées dans les médias et ce phénomène a un impact direct sur ce qui est valorisée en termes de beauté physique au sein de la société. Il est d’ailleurs possible d’observer que les femmes manifestent plusieurs comportements comme les régimes alimentaires, l’exercice physique et les soins esthétiques afin d’avoir un physique qui correspond aux images véhiculées dans les médias. Certaines de ces répercussions ont également été soulignées par quelques auteurs dont Shorter, Brown, Quinton et Hinton (2008), qui ont fait mention que l’omniprésence de la minceur et l’insistance sur la nécessité de maigrir sont associés à une augmentation de l’obsession de la minceur, des régimes et des troubles alimentaires chez les jeunes femmes. Cette obsession de la minceur fait en sorte que les femmes développent une perception négative de leur apparence physique et elles tentent d’être plus minces en employant parfois des mesures drastiques qui au bout du compte ne donnent pas nécessairement les résultats escomptés.
En ce qui a trait à l’influence médiatique, les répondantes affirment que la représentation de la femme parfaite dans les journaux, les revues et à la télévision affecte l’image qu’elles ont d’elles-mêmes. Le fait d’être bombardé par toutes ces images de femmes au physique parfait provoque le développement d’une philosophie de pensée orientée vers l’importance de la minceur. Il semble donc que les femmes ayant participé à la présente recherche sont pour la plupart convaincues que si elles sont différentes physiquement, elles doivent entreprendre des actions afin de modifier la situation afin d’être davantage conformes aux images de femmes présentées dans les médias. D’ailleurs plusieurs études démontrent que les médias jouent un rôle important en regard de la satisfaction de l’image du corps de la femme et que la présentation de femmes parfaites affecte le niveau d’estime de soi des femmes (Kwan, 2009; Lin & Kulik, 2002; Henderson-King & Henderson-King, 1997). Il semble donc que l’image de la femme idéale projetée par les médias affecte le moral, l’estime de soi et l’image de soi des femmes ayant participé à cette étude car celles-ci éprouvent des difficultés à identifier des aspects de leur image corporelle qu’elles considèrent positifs et attrayants. À ce propos, Cash et Green (1986), mentionnent que les femmes qui présentent un surpoids critiquent plus fréquemment leur apparence physique, elles sont davantage insatisfaites de l’image de leur corps et elles ont perpétuellement l’impression de ne pas être attrayantes physiquement lorsqu’elles se comparent avec les femmes qui présentent un poids santé. Il semble d’ailleurs que c’est aussi le cas pour les répondantes de la présente étude car elles parviennent difficilement à identifier des éléments de leur physique qu’elles apprécient et en contre partie, elles éprouvent une plus grande facilité à identifier des éléments positifs de leur personnalité comme leur tempérament, leur intelligence, le fait d’être vive d’esprit et d’avoir de l’ambition. Cela dit, les femmes ayant participé à l’étude ont donc fait abstraction de leurs caractéristiques physiques lorsqu’elles ont nommé les éléments d’elles-mêmes qu’elles apprécient puisqu’elles ont uniquement identifié comme éléments positifs de leur personne certains aspects de leur personnalité.
En ce qui concerne l’apparence du corps, l’ensemble des femmes ayant participé à cette étude n’apprécient pas leur corps, et ce, surtout en raison de leur poids corporel. Elles considèrent que plusieurs aspects de leur corps ne correspondent pas à leurs attentes et qu’elles éprouvent de la difficulté à s’accepter et à se regarder dans le miroir. Cela dit, une étude de Grilo, Wilfley et al. (1994), explique que le fait d’avoir un surplus de poids est un facteur de risque de développer une image négative de son corps puisque l’estime de soi peut varier selon l’évaluation de l’image du corps. Le phénomène s’explique par le fait que les femmes qui présentent un surplus de poids considèrent que leur corps ne correspond pas à ce qu’elles souhaitent et elles éprouvent de nombreuses insatisfactions par rapport à celui-ci. D’ailleurs, la théorie de la comparaison sociale de Festinger (1971) démontre que la faculté d’auto-évaluation personnelle se développe en examinant les autres et le fait de se sentir différent provoque le désir de réduire les divergences. Ainsi, dans le cadre de la présente étude, les femmes présentant un surplus de poids ont développé une image négative d’elles-mêmes en raison du phénomène de comparaison sociale. Il semble donc qu’elles tentent de modifier leur corps en faisant de l’exercice physique afin d’accéder à un meilleur sentiment d’appartenance auprès des membres de leur réseau social.

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Table des matières

Sommaire
Remerciements iv
Table des matières
Liste des tableaux
Introduction 
Problématique
Recension des écrits 
1. Perception de l’image de soi chez les femmes ayant un surplus de poids 
2. Les motifs poussant les individus à commencer un programme d’entraînement 
3. Les retombées de l’activité physique sur le bien-être psychologique et physique ainsi que sur la vie personnelle et sociale des individus
Contexte théorique 
Méthodologie
1. Objectifs de la recherche
2. Type de recherche
3. Stratégie de collecte de données
4. Population et mode de recrutement des participants
5. Instruments de collecte de données
6. Analyse des données
7. Considérations éthiques
Résultats
1. CARACTÉRISTIQUES DES RÉPONDANTES 
1.1 Caractéristiques sociodémographiques et état de santé des répondantes
1.3 Estime de soi, bien-être psychologique et perception de la vie sociale des répondantes avant d’entreprendre le programme d’exercice
2. LA PERCEPTION DE L’IMAGE DE SOI CHEZ LES FEMMES AVANT D’AMORCER LE PROGRAMME D’EXERCICES PHYSIQUES 
2.1 Aspects jugés positifs et attrayants chez la femme dans la société
2.2 Aspects de leur personne que les répondantes considèrent positifs et attrayants
2.3 Éléments de leur image corporelle perçus négativement
2.4 Sentiments d’inconfort vécus par les répondantes par rapport à l’image de soi et au poids corporel
3. LA PRATIQUE DE L’EXERCICE PHYSIQUE CHEZ LES RÉPONDANTES 
3.1 Pratique antérieure de l’activité physique
3.2 Les motifs qui ont incité les répondantes à faire de l’exercice physique
3.3 Éléments déclencheurs qui ont incité les répondantes à s’inscrire à un programme d’exercice physique
3.4 Les objectifs de remise en forme des répondantes
3.5 Encouragements du réseau social à commencer l’exercice
3.6 Changements à effectuer dans l’organisation du temps pour faire régulièrement de l’exercice
3.7 Éléments qui ont facilité la persévérance des femmes dans la poursuite de leur programme d’exercice
3.8 Aspects du programme de remise en forme qui sont appréciés
4. RÉPERCUSSIONS DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE SUR LA SANTÉ PHYSIQUE DES RÉPONDANTES 
4.1 Niveau d’énergie
4.2 Endurance
4.3 Changements dans les caractéristiques physiques des femmes avant et après le programme d’entraînement de trois mois
4.4 Perception de la qualité de la santé en général
4.5 Qualité du sommeil
4.6 Changements dans les habitudes alimentaires
5. LES RÉPERCUSSIONS DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE SUR LA VIE PSYCHOSOCIALE DES RÉPONDANTES
5.1 Retombées sur la vie personnelle
5.2 Retombées sur la vie conjugale
5.3 Retombées sur la vie sociale
5.4 Impact sur les manifestations de stress et d’anxiété
5.5 Impact sur le moral
6. FAITS SAILLANTS DES RÉSULTATS 
Discussion 
1. RÉPERCUSSIONS DU SURPLUS DE POIDS OU DE L’OBÉSITÉ SUR LA PERCEPTION DE L’IMAGE DE SOI DES FEMMES
2. MOTIVATIONS DES FEMMES QUI PRÉSENTENT UN SURPLUS DE POIDS OU DE L’OBÉSITÉ À ENTREPRENDRE UN PROGRAMME D’EXERCICE PHYSIQUE
3. RÉPERCUSSIONS DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE SUR LA SANTÉ PHYSIQUE DES
RÉPONDANTES
4. RÉPERCUSSIONS DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE SUR LA VIE PSYCHOSOCIALE DES
RÉPONDANTES
5. CONTRIBUTIONS DE LA RECHERCHE
6. FORCES ET LIMITES DE LA RECHERCHE
7. AVENUES ET PERSPECTIVES DE RECHERCHE
Conclusion
Références

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