LA NORMALISATION DES MODES D’EXPLOITATION DES RESSOURCES HALIEUTIQUES DANSLA BAIE DE TOLIARA

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La diversification des activités dans la baie de Toliara

La baie de Toliara est très diversifiée en termes des activités pêches et de la production des sels. La pêche traditionnelle la principale activité du groupe ethnique Vezo et s’adapte aux besoins de ménages pêcheurs de la baie de Toliara. La production du sel constitue l’activité complémentaire de la population locale.

La pêche traditionnelle de la baie de Toliara : adaptée aux besoins de la population

La pêche traditionnelle est la principale activité du groupe ethnique Vezo. Cette activité assure les besoins des pêcheurs et est considérée comme la source de revenus monétaires de pêcheur de la baie de Toliara.
Le mode d’exploitation traditionnelle des ressources halieutiques de la baie de Toliara s’adapte à la situation environnementale, sociale et économique locale. Les quatre types des pêches traditionnelles se distinguent : la pêche à pied appelée « Mihake », la pêche à ligne ou « Maminta », la pêche aux filets ou « Mihaza » et les plongés sous-marines ou « Magnirike » (IH.SM, 2014). Les modes d’exploitation varient suivant les moyens d’embarcation, les outils de pêches et les méthodes de collectes des produits.
 Les moyens d’embarcations:
Les moyens d’embarcations utilisés par pêcheurs de la baie de Toliara sont effectués soit à l’aide de la pirogue monoxyle balancier à voile, soit à l’aide d’un pied (IH.SM, 2014). Les pirogues monoxyles est un outil du déplacement lors de la pratique des pêches. Les types de la pirogue varient suivant leurs formes, leurs tailles et le type des pêches pratiquées : les pirogues de pêches au large ou « lakampitana », les pirogues de pêches au lagon ou « lakampihaza », des pirogues de transport ou « lakambe » (MRHP, 2018).
Tandis que, les pêches à pieds sont pratiquées par les femmes et les enfants lors de la marée basse (Loi 2015- 053).
 Les matériels de pêches:
Les outils de pêches les plus utilisés dans la baie de Toliara sont les filets (Sennes de plages, Jarifa, Filet ZZ et la tuile moustiquaire), les lignes (Turlutte5, Palangres6, Palangrotte7, et Lignes de trainer8) et les autres matériels non classés (les outils de crabes, fusils harpons et matériels harpons). Les filets varient selon la dimension et la largeur des mailles, les filets maillants composés de grand filet (harato tanjaka) ou de filet ordinaire (harato) sont spécialisés pour la capture des gros poissons et les filets non maillants (harato trovoko) sont utilisés pour les petits poissons. Les lignes utilisées, spécifiquement pour la capture des moyennes et des gros poissons, sont classées selon le diamètre du fil et la taille d’hameçon.

La délimitation des aires de pêche gérées localement

La délimitation et la mise en place de l’Aire de Pêche Gérée Localement (APGL) dépend la potentialité des ressources halieutiques et des écosystèmes.
L’aire de pêches gérées localement de la baie de Toliara est liée à la morphologie des écosystèmes marins. L’aire des pêches est installée soit juste près de la plage (sisindriaky) et utilisée comme lieu de dépôt des accessoire (filet, bois, pagre, mat corde à encre, marmite, soit en large (ambohony) ou au niveau de récif corallien (vatohara) où la majorité de pêches sont pratiquées. Enfin, le lagon (anaovany) est réservé à la pêche à la ligne pour la capture des gros poissons (IH.SM, 2014).

La production du sel : une activité rémunératrice complémentaire

La production du sel se développe dans la zone littorale en arrière du cordon dunaire ou de la  mangrove. Le sel se cristallise par évaporation sous l’action du soleil et du vent, les cristaux déposés peuvent atteindre une épaisseur de 11 cm. La production maximale est enregistrée durant la saison sèche. Le rôle des sauniers est d’entretenir et de contrôler la circulation de l’eau de mer dans leur salin pour assurer une bonne production. La quantité de la production dépend de condition climatique locale de la baie. A Ankiambe et à Ambohitsabo, cette pratique permet à plusieurs familles de se procurer de revenu monétaire. La vente au détail est laissée aux femmes et la vente en gros se fait au SCAMA.

La phase de recherche bibliographique et le stage de formation au Ministère des Ressources Halieutiques et de la Pêche

La phase de la recherche bibliographique

La recherche bibliographique a été effectuée auprès des centres de documentation suivants : la Bibliothèque de l’Université d’Antananarivo, la Bibliothèque de l’Ecole Supérieurs des Sciences Agronomiques (ESSA), la Bibliothèque du Département de la Géographie et la Bibliothèque du Ministère des Ressources Halieutiques et de la Pêche (MRHP). Au total, 56 ouvrages composés d’ouvrages généraux, des textes juridiques, d’articles, des rapports techniques, des travaux de recherche (mémoires et thèses) ont été consultés.
18 % des ouvrages consultés sont d’ordre général traitant surtout l’océanographie et la biologie marine, 25 % sont des textes législatifs et réglementaires de la pêche et l’espace maritime, 18 % sur l’exploitation des ressources halieutiques et la préservation des écosystèmes marins, 30 % sont des travaux de recherche (Thèses et Mémoires) et les 9 % restant étudient la gestion des ressources halieutiques de la baie de Toliara.
Deux (2) sites web de l’IBAT et de l’IH. SM a complété la recherche bibliographique. La page web de l’IBAT de la conservation internationale de l’environnement informe l’état de la dégradation et la priorisation de la conservation de la biodiversité marine ou terrestre du monde. Tandis que celle de l’IH.SM renferme les bases de données du Ministère des Ressources Halieutiques Ampandrianomby, du Projet WCS (Wildlife Conservation Society).
La recherche bibliographique nous a permis de récolter des données sur la mangrove, le récif corallien, la politique du projet REDD+ et la gestion des écosystèmes marins et de leurs ressources surtout sur Madagascar et la baie de Toliara.

Le stage de formation au sein du Ministère des Ressources Halieutiques et de la Pêche

Un stage de formation de 12 mois a été réalisé à la Direction de l’Environnement et de la Valorisation des Ressources Halieutiques (DEVRH) du Ministère des Ressources Halieutiques et de la pêche. Le stage est axé sur le suivi environnemental de pisciculture, l’élaboration du plan d’aménagement de pêcherie, l’actualisation des textes juridiques sur la gestion des environnements marins, la Réunion auprès du Staff Technique du Ministère des Ressources Halieutiques et de la Pêches. Nous avons permis de comprendre les enjeux de l’aménagement des pêcheries et la gestion des ressources halieutiques à Madagascar.

l’élaboration de la problématique et des hypothèses de recherche

 La problématique de recherche:
Entre 1990 et 2000, les ressources halieutiques de la baie de Toliara alimentent la ville de Toliara et fournissent une source de revenu monétaire au groupement des pêcheurs. Mais actuellement, ces produits n’arrivent plus à satisfaire les besoins de la population de la ville de Toliara. Les activités humaines, telles que l’extraction des coraux, l’activité des pêches, le transport maritime et l’extension touristique détruisent les récifs coralliens et la mangrove. Les outils des pêches fragmentent les bras de coraux lors de la capture des ressources halieutiques. Les bateaux de transport sont bloqués au niveau de barrière récifale pendant la marée basse et détruisent les coraux vivants. En effet, les produis des pêches diminuent progressivement dans la Région Atsimo Andrefana (tableau 2).
 Les hypothèses des recherches:
L’aménagement des pêcheries est un outil de gestion de la conservation long termes des ressources halieutiques du territoire maritime de notre pays. L’objectif du plan d’aménagement a pour gérer rationnellement les ressources, de préserver l’écosystème marin et de répartir équitablement les bénéfices des ressources (IH.SM, 2014). En effet, le plan d’aménagement sert à utiliser pour assurer la gestion rationnelle des ressources halieutiques de la baie de Toliara. C’est- à dire que :
– L’aménagement des modes de pêche au niveau locale favorise le respect des normes d’exploitation au niveau de la capture, de la collecte et de la commercialisation des produits marins.
– Le plan d’aménagement des pêcheries stipule des règles d’exploitation en matière de capture, tels que les outils de pêches utilisées, la taille minimale de capture et la fermeture des pêches, de collecte et de commercialisation des produits.
– La mise en oeuvre du plan d’aménagement renforce les capacités des groupements de pêcheurs dans la préservation des écosystèmes marins par le biais du reboisement de mangroves et de la délimitation de l’aire de pêche gérée localement.

La détermination des variables de recherche

L’aménagement des pêcheries et gestion durable des ressources halieutiques sont assurés par la normalisation du mode d’exploitation et la participation des groupements de pêcheurs dans la conservation des ressources halieutiques et des écosystèmes marins. En effet, nous avons observé profondément durant notre travail de recherche:
– La normalisation du mode de capture, tels que la taille minimale, le respect de la fermeture de pêche, les outils de pêches utilisées par les pêcheurs et leurs moyen d’embarcation.
– La régularisation de filière des produits de mer dans la baie de Toliara.
– La forme participative de la gestion des ressources halieutiques.
– L’organisation et activité de groupements des pêcheurs dans la gestion l’exploitation des ressources.

Les travaux de terrain et le traitement des données

L’observation et la description de la zone de recherche

La baie de Toliara se situe dans la Région Atsimo Andrefana de notre Ile. Cette baie se localise dans le Canal de Mozambique. La baie de Toliara se situe à l’intérieur du District du Toliara I et du District de Toliara II, en incluant la Commune Urbaine de Toliara I et la Commune Rurale de Saint Augustin.
La baie de Toliara se positionne entre les coordonnées respectives :
 la latitude : 43°39’00’’ et 43°44’24’’.
 la longitude : -23°29’24’’ et -23°24’00’’.
La Commune Urbaine de Toliara est le Chef-lieu Régional Atsimo Andrefana. Cette commune se trouve à 943 Km de la capitale. Cette Commune est entourée par la Commune Rurale de Belalanda à 7 Km au Nord et celle de la Commune Rurale de Saint Augustin à 35 Km au Sud de la ville.
La Commune Urbaine de Toliara est marquée par la diversification des écosystèmes marins, tels que la mangrove d’Ambohitsabo et Ankiembe, et le Grand Récif de Toliara. Tandis que la Commune Rurale de Saint Augustin est constituée par la mangrove d’Ankilibe et de Sarodrano, les bancs ce corail d’Ankilibe et le Récif frangeant de Sarodrano.

Le traitement des données et les logiciels utilisés

Après notre travail sur terrain, nous avons traité toutes les informations obtenues sur le logiciel Microsoft Office Excel et du logiciel QGis afin d’aboutir des résultats de recherches.
Le logiciel Microsoft Office Excel sert à utiliser durant le calcul et la modélisation mathématique lors du traitement de données statistiques, tels que l’indicateur de tendance centrale, position et celle de dispersion, la distribution conjointe et caractéristique de couple de deux variables statistiques. Alors, il faut numériser les données avec le logiciel de QGis afin de cartographier la situation de pêche traditionnelle de la baie de Toliara. C’est- à dire que la méthode du traitement des données cartographiques suit les procédures respectives : capture d’image de notre zone d’étude, calage des couches, numérisation des images (Echelle 1/100 000), calcul de la superficie et l’élaboration des cartes thématiques (planche 1).
Enfin, tous les résultats obtenus lors du traitement des données sont rédigés avec les Microsoft Office Word avant de la production des livres finals

La mise aux normes du mode de capture des ressources halieutiques

La mise en norme de la capture respecte lutte contre la surexploitation et permet la reproduction des ressources halieutiques et la sécurité sanitaire des pêcheurs.

Le moyen d’embarcation respectant la norme d’Hygiène, Sécurité et Environnement

Le moyen d’embarcation des ménages pêcheurs de la baie de Toliara est constitué par une simple pirogue monoxyle balancier à voile et la pêches à pied. Leurs pirogues sont immatriculées et les pêcheurs ont des cartes pêcheurs durant la capture des ressources. Les moyens d’embarcation respectent la sécurité des pêcheurs et assurent la conservation des écosystèmes récifales. Deux types d’embarcation seront mis la mise aux normes : la pirogue monoxyle balancier et la pêche à pied.
 La pirogue monoxyle balancier : un moyen de sécuriser les pêcheurs:
La simple pirogue monoxyle balanciers à voile représente 89 % du moyen d’embarcation des pêcheurs de la baie de Toliara. La pirogue est à construit à partir d’un seul tronc et d’un bois léger et tendre appelé « farafatse » ou Givotia madagascarensis, l’arbre appartient à la zone phytogéographique du Sud de Madagascar. La partie supérieure de la pirogue est recouverte du goudron noir pour protéger les coques et limiter la charge potentielle des pirogues. La présence du balancier ou « fanary » assure l’équilibre des pirogues (photo 2).
 La pêche à pied favorise la conservation des écosystèmes récifales:
Les pêches à pieds représentent seulement 9,9 % de type de pêche utilisé dans la zone. Elles sont pratiquées des hommes, des femmes et des enfants pendant la marée basse ou « tehake ». La pêche à pied se pratique seulement dans le récif corallien (tableau 5). Le faible pouvoir d’achat des pêcheurs ne leur permet pas de se procurer des pirogues. Les outils utilisés sont un harpon pourvu de crochet de retenue et un petit panier pour la collecte des algues ou « lomotry », des coquillages ou « akoran-driaky », des poulpes ou « horita» et des poissons bloqués dans les diverses cavités des blocs de corail, après le retrait de la mer.
Le moyen d’embarcation des pêcheurs traditionnels est constitué essentiellement par des pirogues. Les pêcheurs du village d’Ambalarondy et ceux du Sarodrano utilisent la mangrove pour fabriquer les pirogues monoxyles balanciers. Leur zone de pêche est plus large car elle s’étend du récif corallien.

La fermeture de pêche permettant la reproduction des ressources et la sécurité des consommateurs

La fermeture des pêches de la baie de Toliara garantit le renouvellement des stocks des ressources halieutiques et la protection des pêcheurs aux Intoxication par la Consommation des Animaux Marins.
 La fermeture des pêches pendant la période des pontes : un moyen pour garantir le renouvellement des ressources halieutiques.
La fermeture des pêches durant la ponte des ressources halieutiques, entre mois de Décembre jusqu’au Mars, permet la régénération des stocks des ressources halieutiques de la baie de Toliara.
Durant cette période, la propriété physique de la mer favorable à la maturité et la production des oeufs des ressources halieutiques (tableau 9). La température permet l’éclosion des oeufs. La quantité d’oxygène dissout dans la mer suffit les besoin des ressources lors de leur croissance. Le pH basique ne perturbe pas la vie des ressources halieutiques lors de leur cycle du développement. En effet, les ressources halieutiques se multiplient rapidement durant cette fermeture et remplacent les espèces marines capturés par les pêcheurs.
 La fermeture des pêches durant la croissance des algues toxiques pour protéger les consommateurs aux ICAM.
La fermeture des pêches pendant la saison chaude et pluvieuse a pour objectif de protéger les consommateurs locaux contre l’infection alimentaire collective consécutive à l’ingestion d’un aliment toxique. Durant cette période, l’eau de mer est polluée par les eaux usées de la ville de Toliara qui déclenchent la prolifération des algues toxiques. Alors, la fermeture des pêches réduit de taux de mortalité des consommateurs des produits de mer (annexe 2) de la baie de Toliara.
Le taux global de la moyenne létalité des personnes soignées par la consommation atteint de 4,5 % des personnes malades (tableau 10). La proportion de décès était élevée chez le sexe masculin. L’élévation de cette proportion est causée par l’inexistence du plan d’aménagement des pêcheries dans cette zone.
Après la mise en place de plan d’aménagement et de la gestion des ressources halieutiques, les pêcheurs de la baie de Toliara sont marqués par la domination de non-respect de la fermeture des pêches. Leurs proportions représentent 47,3 % des pêcheurs (tableau 11). L’inefficacité du respect de la fermeture des pêches est liée la collecte des algues, des coquillages et des oursins. D’où, il n’y a pas de fermeture des trois ressources halieutiques dans la politique de la gestion des ressources halieutiques et de la pêche de notre pays.

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Table des matières

PARTIE I : PRESENTATION DE LA ZONE ET DE LA DEMARCHE DE RECHERCHE
CHAPITRE I : LA BAIE DE TOLIARA : UN ECOSYSTEME RICHE ET PROTEGE
CHAPITRE II : LA CONCEPTUALISATION ET LA DEMARCHE DE RECHERCHE
CONCLUSION DE LA PREMIERE PARTIE
PARTIE II : L’AMENAGEMENT DE PECHERIE DE LA BAIE DE TOLIARA : UN OUTIL DE GESTION RATIONNELLE DES RESSOURCES HALIEUTIQUES
CHAPITRE III : LA NORMALISATION DES MODES D’EXPLOITATION DES RESSOURCES HALIEUTIQUES DANSLA BAIE DE TOLIARA
CHAPITRE IV : LE RENFORCEMENT DE LA CAPACITE SOCIO-ORGANISATIONNELLE DES PECHEURS POUR PRESERVER LES RESSOURCES37
CONCLUSION DE LA DEUXIEME PARTIE
PARTIE III : VERS UNE GESTION RATIONNELLE DE L’EXPLOITATION DES RESSOURCES HALIEUTIQUES ET LA FRAGILISATION DE LA MISE EN OEUVRE DU PLAN D’AMENAGEMENT DES PECHERIES DANS LA BAIE DE TOLIARA
CHAPITRE V : LA PARTICIPATION DE LA POPULATION LOCALE DANS LA GESTION DES RESSOURCES HALIEUTIQUES
CHAPITRE VI : LA PRECARITE DE LA GESTION DES RESSOURCES HALIEUTIQUES DE LA BAIE DE TOLIARA
CONCLUSION DE LA TROISIEME PARTIE
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIES

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