La morale grecque jusqu’a epicure

Epicure est un philosophe grec de l’antiquité, naquit en 341 av J.-C. Bien qu’il soit né à Samos, il était un athénien. Ses parents athéniens sont établis-là comme des colons. Son père Néoclès était un maître d’école et sa mère Cherestrate était une magicienne. Il accompagnait sa mère dans ses taches et récitait avec elle des formules lustrales afin de purifier des maisons. Ce qui nourrit la profonde lutte contre la superstition chez l’adolescent. Epicure avait trois frères et sœurs qui sont tous morts très jeunes. Selon Diogène Laërce dans son Vies et doctrines et sentences des philosophes illustres », Epicure s’initiait à la philosophie dès l’âge de quatorze ans. D’autres traditions disent qu’il commençait à philosopher à douze ans. Quoiqu’il en soit, les Anciens confirment sa précocité à la philosophie. Certaines personnes disent qu’il faut atteindre un tel âge pour pouvoir philosopher. D’autres affirment qu’au-delà d’un certain âge, l’homme ne pourrait plus philosopher. C’est une erreur selon Epicure car le fait de commencer à philosopher très jeune ne nuit pas à la santé de même pour l’apprendre à sa vieillesse. Puisqu’il n’y a pas l’âge idéal pour le bonheur, le jeune comme le vieillard ont tous le droit au bonheur et à la santé de l’âme. Epicure posait des questions, demandait l’explication sur le passage de la Théogonie d’Hésiode relatif au chaos : Hésiode était, avec Homère, l’auteur le plus familier aux élèves et son importance d’être le premier investigateur de l’origine avait été consacré par Aristote. Les maîtres d’Epicure n’étaient pas capables de fournir des réponses convenables à la question du jeune Epicure. C’est le déclic, ce qui met le jeune homme à philosopher, à commencer à élaborer sa propre conception.

LA MORALE GRECQUE JUSQU’A EPICURE 

DEFINITIONS ET FORMES

ZARATHOUSTRA (VIIIe ou VIIe siècle av. J.-C.)
Zarathoustra entreprend la reforme de la religion iranienne. C’est le premier qui a dégagé le principe de la moralité en réduisant la religion à la morale comme lutte entre la lumière de l’évidence et les ténèbres de la dissimulation, entre le bon Dieu et le diable (Ormuz / Ariman). Il ne faisait que rendre compte de la morale antique, chaque noblesse (Arya, Aristos) se définissant de sa fidélité, de sa parole donnée (dans les védas ils s’appellent les véridiques). Sa réforme s’est pourtant faite d’abord contre la classe guerrière et ses débordements au profit de la masse et du souverain mais donnant naissance au premier empire universel qui échouera pourtant devant les Grecs et leur liberté rebelle à cette divinisation.

LES PYTHAGORICIENS (vers 570-500 av. J.-C.)
La doctrine de l’école fondée par Pythagore dont les membres vivent dans des communautés où règne une morale ascétique, tourne autour de la signification du nombre. La pensée de l’harmonie est déterminante puisque les pythagoriciens sont allés jusqu’à identifier les vertus avec certains nombres.

DEMOCRITE (vers 460-370 av. J.-C.)
Démocrite prend pour but de l’effort humain, la disposition juste de l’âme, constituée par l’équilibre et le repos, qui est atteinte grâce à la raison, le respect de la mesure et la modération de ses désirs sensuels tel que l’écrit Peter Kuzmann :

« Il s’accoutume à prendre plaisir de soi-même. » .

HERACLITE (Vers 550-480 av. J.-C.)
Le monde est présenté comme un échange perpétuel de déterminations opposées: « Les choses froides de réchauffent, le chaud se refroidit, l’humide s’assèche et le desséché se mouille ». Rien ne peut être pensé sans son contraire. C’est pourquoi, le conflit (guerre), en tant que conflit constant de contraires, est défini comme le père de toutes choses. Tout est gouverné par le Logos qui, comme loi, achève le processus de la transformation. Pour Héraclite, connaître le Logos, c’est la sagesse. Le Logos est législateur pour tout ce qui est et il est l’unité de contraires :

« Et de toutes choses l’Un Et de l’Un toutes choses. » .

LES SOPHISTES
La Grèce, après les guerres médiques (500-479 av. J.-C.), connaît un bien-être accru, produit un besoin croissant de culture. Tout l’art des professeurs de rhétorique est de pouvoir soutenir n’importe quelle thèse et, surtout, de pouvoir « rendre forte la cause faible ». Du fait de la circonstance, ceci conduit à une forme de relativisme.

Ce relativisme est perceptible dans la vie morale. Même les valeurs morales n’existent pas par nature mais seulement sur la base de conventions (thései). C’est pour cette raison qu’elles revêtent des significations différentes selon les époques et les lieux où elles sont en vigueur. La critique des échelles de valeurs traditionnelles ouvre à la pensée un tout nouvel horizon et prépare la voie pour une éthique autonome et fondée rationnellement. La période suivante de la philosophie grecque classique (SOCRATE- PLATONARISTOTE) n’est pas imaginable sans les sophistes.

SOCRATE (Vers 470-399 av. J.-C.)
La morale est d’abord connaissance du bien, conscience de soi « Connais-toi » qui permet d’agir selon la justice et qui aboutit chez Platon à la contemplation du Bien. Morale et philosophie se confondent d’abord (premier Alcibiade) comme réflexion sur ses fins « Nul n’est méchant volontairement ».

PLATON (428-347 av. J.-C.)
L’éthique de Platon se fixe comme ultime objectif la possession du Bien le plus haut de l’homme et en cette possession consiste le vrai bonheur. Nous pouvons dire que le bien le plus élevé de l’homme est le véritable développement de la personnalité de l’homme en tant qu’être rationnel et moral, la droite culture de son âme, le bien être général et harmonieux de sa vie. Lorsque l’âme d’un homme est dans l’état où elle doit être, alors cet homme est heureux. C’est le monde idéal qui est digne de nos efforts. Le sage tente ici comme là de s’échapper de la prison du corporel-sensible. La récompense qu’il est en droit d’attendre se manifeste sous la forme d’une vie après le mort : l’âme de l’être raisonnable retourne dans l’empire du pur esprit alors que celle de l’être déraisonnable ne s’envole pas jusqu’aux Idées et doit faire pénitence.

ARISTOTE (384-322 av. J.-C.)
Aristote isole la sagesse pratique de la sagesse théorique et définit l’acte moral comme finalité libre : il doit savoir ce qu’il fait, ensuite choisir librement l’acte en question et le choisir en vue de cet acte lui-même et en troisième lieu accomplir dans une position d’esprit ferme et inébranlable. Toute volonté libre tend à quelque bien (amélioration, non mal), le souverain bien est concret et politique (c’est pourquoi les hommes s’assemblent, la suffisance ou autarcie). Le plaisir et le bonheur ne sont pas un bien car on ne peut les prendre pour fin ni comme principe de plaisir (il n’est pas une fin mais un devenir, activité non pas sentie mais non empêchée. Sans activité, il ne naît pas de plaisir et toute activité reçoit son achèvement du plaisir. Le plaisir de la nouveauté est le plaisir de l’activité de l’esprit. Il y a pourtant des plaisirs plus spirituels comme la vue et la contemplation sensée être l’activité libre de l’esprit. D’ailleurs, il n’y a pas un seul bien pour tous, mais, chacun selon son essence, comme fin réalisée, telle est l’essence du bien (perfection, réussite). La finalité de l’homme est la raison, son bien est la vertu qu’est vie raisonnable, réglée, tempérée par amour propre. Le juste milieu d’Aristote est une préfiguration de la dialectique où les extrêmes se nient eux-mêmes, l’excès équivalent au défaut et la prudence témoignant d’un savoir limité, à une (prévision singulière, délibération, politique) entre plaisir et souffrance, soutenu par l’habitus (formation) qui est mise en conformité des moyens aux fins (vouloir les moyens).

STOICISME (335-264 av. J.-C.)
Les stoïciens ont, les premiers, identifié la moralité à la liberté de l’esprit comme détachement et souveraineté héroïque. La raison sert à séparer libre et non libre, la tranquillité de l’âme (ataraxie) exigeant de vouloir son destin et assumer son rôle mais aussi de se délivrer des passions qui sont effet de représentations (comme pour Aristote) par le savoir de l’indépendance de l’esprit. Ceci n’a pas empêché les stoïciens de reprendre pour la physique la causalité aristotélicienne et son astrologie déterministe. Seul l’esprit est libre mais il l’est absolument (il y a la souffrance mais personne pour souffrir).

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : LA MORALE GRECQUE JUSQU’A EPICURE
I.1 DEFINITIONS ET FORMES
I.2. LES CONTEMPORAINS D’EPICURE
I.2.1. Le cynique
I.2.2 Le cyrénaïsme
I.2.3 Le scepticisme
I.3 L’EPICURISME ET LE STOÏCISME
I.3.1 Le système stoïcien
I.3.2 Thèmes logiques et physiques
I.3.2 La morale stoïcienne
DEUXIEME PARTIE : L’EPICURISME ET SA MORALE
II.1 LA CANONIQUE
II.1.1 La sensation
II.1.2 L’anticipation ou prénotion
II.1.3 L’affection
II.2. LA PHYSIQUE
II.2.1 L’univers
II.2.2 Les conséquences de ces principes
II.2.2.1 Les dieux et la religion
II.2.2.2 Nature et condition de l’homme
II.3 LA MORALE DU PLAISIR
II.3.1 Le plaisir d’après Epicure
II.3.2 Les instruments du bonheur
II.3.2 1 Le problème de la liberté
II.3.2.2 La théorie de la vertu
II.3.3 Les obstacles au bonheur
II.3.3.1 L’épicurisme et la mort
II.3.3.2 L’épicurisme et la superstition
TROISIEME PARTIE : CRITIQUES DE LA MORALE EPICURIENNE
III.1 LE CHRISTIANISME
III.1.1 L’ENSEIGNEMENT DE CHRIST
III.1.2 La morale épicurienne vue par le christianisme
III.2 L’EPICURISME ET SES UTOPIES
III.2.1 LE PLAISIR EN QUESTION
III.2.2 L’ASSURANCE DU BONHEUR
III.2.3. LA COMPLETUDE DU BONHEUR
III.2.4 LA NECESSITE DE LA DOULEUR
III.3 L’EPICURISME ET L’ASCETISME
III.3.1 Contradiction dans l’ascétisme épicurien
III.3.2 L’ascétisme épicurien aux yeux de Nietzsche
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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