La mobilité sociale descendante

Définir la mobilité intergénérationnelle descendante : le critère de la profession

   Le concept de mobilité sociale descendante n’est pas simple à traduire en indicateurs et la définition du sens des trajectoires intergénérationnelles implique un travail important, les classements opérés nécessitant de multiples justifications. La mobilité sociale étant multidimensionnelle (on peut la mesurer du point de vue du revenu, de la profession, du niveau de diplôme, etc.), quels critères retenir pour se prononcer sur le sens des trajectoires ? Les choix effectués seront présentés et justifiés dans les différents chapitres, mais précisons dès maintenant que dans la lignée de la littérature existante, le critère professionnel a été privilégié. En effet, le choix du revenu comme critère de la mobilité descendante, s’il est probablement très signifiant pour les acteurs, se heurte à des difficultés opérationnelles insolubles. Le revenu, particulièrement en France, est une variable très mal renseignée dans les enquêtes, et celui des parents n’est par ailleurs pas disponible. Quant au choix du niveau de diplôme comme critère de la mobilité descendante, l’inflation des titres scolaires et la dévaluation qui s’ensuit rend difficile la comparaison entre deux générations éloignées dans le temps, même si certains ont proposé une grille de lecture pratique permettant de prendre en compte ce phénomène de dévaluation (Thélot et Vallet, 2000). Pour autant, le choix de la profession n’évacue pas toutes les difficultés, particulièrement lorsqu’il s’effectue à partir de la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles de l’Insee. Contrairement à la plupart des nomenclatures professionnelles anglo-saxonnes élaborées théoriquement, la nomenclature française des PCS est construite empiriquement et sa visée est descriptive plutôt qu’explicative. L’objectif affiché par les fondateurs de la nomenclature des CSP en 1954 était de « classer l’ensemble de la population, ou tout au moins l’ensemble de la population active, en un nombre restreint de grandes catégories présentant chacune une certaine homogénéité sociale (Insee, 1977, p.5). La recherche d’une telle homogénéité sociale conduit à dessiner les contours d’un espace social multidimensionnel difficilement hiérarchisable autour d’un principe unique . Par conséquent, la définition du sens des trajectoire intergénérationnelles à partir de la seule appartenance socioprofessionnelle des individus n’est guère aisée. Outre ces difficultés opérationnelles, la nomenclature des PCS s’expose à de nombreuses critiques théoriques. Pendant les Trente glorieuses, les sociologues ont décrit une société en voie de moyennisation dans laquelle les inégalités tendraient à se réduire : l’effacement progressif de la structure pyramidale de la société rendrait caduc l’emploi d’une nomenclature qui cherche à décrire des groupes sociaux aux comportements homogènes et distincts les uns des autres. Nous montrerons que cette critique est datée et que la crise économique des années 1980 la rend moins pertinente. A l’inverse, la crise économique introduit de nouvelles inégalités dont ne rend pas compte une nomenclature construite au début des Trente glorieuses. Il s’agit des inégalités de genre, des inégalités ethniques, mais aussi des inégalités en terme de nature du contrat de travail : la nomenclature des PCS ne permet pas de décrire le clivage fondamental entre ceux qui sont intégrés au marché du travail et ceux qui en sont au contraire exclus (Dubet et Martuccelli, 1998). Tenant compte de ces critiques, l’usage que nous ferons des catégories socioprofessionnelles sera un usage pragmatique, qui s’adaptera à la nature de l’analyse, selon la voie recommandée par Héran qui invite à considérer les PCS comme un « outil à géométrie variable », de sorte que « chaque étude doit être l’occasion d’un travail spécifique sur la nomenclature : c’est à ce prix qu’elle atteint son plein rendement » (Héran, 1997, p.51). La nomenclature des PCS, en perte de légitimité académique mais dont la validité explicative semble constante au cours du temps (Cousteaux, 2004), sera considérée comme un outil certes imparfait mais qui permet tout de même de stratifier la structure sociale pour peu que les regroupements opérés soient explicités et justifiés. Par ailleurs, le code des PCS sera utilisé pour construire un indicateur continu de hiérarchie sociale (grâce à l’observation de l’homogamie matrimoniale). Ainsi, l’approche continue permettra de pallier certaines difficultés inhérentes à la mesure catégorielle de la mobilité sociale.

La mobilité sociale, un concept qui émerge avec la société industrielle

   Si les travaux sur la mobilité sociale occupent une place centrale en sociologie, c’est notamment parce que l’étude des mouvements entre les différents groupes sociaux nous fait pénétrer au cœur même de l’organisation des sociétés. Le concept de mobilité sociale est en effet indissociable de celui de stratification sociale. Puisque les ressources et les positions sont inégalement distribuées dans la société, la sociologie de la stratification sociale distingue différents groupes qui se définissent autant par les relations qu’ils entretiennent entre eux que par les caractéristiques et les propriétés des individus qui les composent. Si les critères qui président à la définition et à la délimitation entre les différentes strates sociales diffèrent selon les sociétés et les époques, le principe de la stratification demeure. Pourtant, les interrogations sur la circulation entre ces groupes et la naissance de la mobilité sociale comme champ de recherche sont des mouvements contemporains de l’avènement, au cours du dix-neuvième siècle, des sociétés industrielles occidentales. De nombreuses formes antérieures d’organisation de la société ne laissent en effet guère de place aux interrogations sur la mobilité sociale : dans ces types d’organisation, c’est la possibilité même de l’existence de tels mouvements entre les groupes qui est en cause. Examinons en ici brièvement trois. L’esclavage, tout d’abord, est une forme d’organisation sociale dont le principe est simple : on naît maître ou esclave, et on le demeure. Le second est celui de l’organisation de la société en castes introduite en Inde au cours du seizième siècle et qui distingue quatre varna (les prêtres, les gouvernants et les guerriers, les agents économiques et les « intouchables » au service des trois premiers groupes). Le troisième système correspond à l’organisation de la société française sous l’Ancien Régime en trois ordres : le clergé, la noblesse et le tiers-état. Très différents dans leur principe d’organisation, ces trois systèmes ont en commun de rendre impossible et inconcevable tout passage d’un groupe à l’autre. Certains esclaves furent certes affranchis par leur maître ou parvinrent à acheter leur liberté mais la condition d’esclave était pour le reste inexpugnable. Les contacts entre les castes étaient étroitement régulés et l’appartenance à l’une ou à l’autre était héréditaire. De même, si le clergé recrutait exclusivement ses membres dans les deux autres ordres et si le tiers-état était un vaste ensemble s’étendant des paysans aux bourgeois roturiers, les mouvements entre les différents ordres étaient théoriquement inenvisageables . Ce n’est qu’avec l’avènement des révolutions politiques (Révolution française, révolution de 1848) et économiques (révolutions agricole et industrielle, urbanisation) qu’un nouveau type d’organisation de la société apparaît et rend possible la circulation des individus entre les différentes « couches » de la société. C’est à partir de la suppression des inégalités de droit ou de naissance que la sociologie va se pencher sur l’étude des inégalités de fait : « les révolutions battent en brèche la représentation du monde comme ordre naturel (ou divin), elles mettent en évidence la dynamique sociale, le caractère historique des organisations sociétales » (Bosc, 2001, p.7.). Dès lors que les frontières entre les classes ne sont plus définies dans le droit et deviennent en pratique plus poreuses, la stratification et la mobilité sociales deviennent une préoccupation majeure des sociologues qui se penchent sur la dynamique des sociétés.

Chez Weber, la mobilité sociale comme condition d’existence des classes sociales

   La mise en évidence du caractère multidimensionnel de la stratification sociale constitue le premier apport de Max Weber à la sociologie de la stratification et de la mobilité sociale. Pour Max Weber en effet, les « classes » ne sont qu’une des trois dimensions de la stratification sociale qui correspond à l’ordre économique. La notion de classe chez Weber n’a donc pas la même signification que chez Marx. Pour Max Weber (1922), il faut entendre par « classe » « tout groupe d’individus qui se trouvent dans la même situation de classe », étant entendu qu’une « situation de classe » correspond à « la chance typique qui, dans un régime économique donné, résulte du degré auquel et des modalités d’utilisation selon lesquelles un individu peut disposer (ou ne pas disposer) de biens et de services afin de se procurer des rentes ou des revenus » [Edition 1995, p.391]. La stratification sociale étant par nature multidimensionnelle, il faut ajouter à ce premier ordre économique, un ordre social et un ordre politique. L’ordre politique aboutit aux « partis » qui luttent pour le contrôle de l’Etat et du pouvoir central de sorte que dans cet ordre, les individus se situent en fonction de leur rapport à ces « partis » et au pouvoir central. Quant à l’ordre social, il se traduit par la constitution de différents groupes statutaires. Cette analyse des groupes de statut constitue peut-être l’un des apports les plus importants de Weber à la sociologie. L’intégration sociale des individus ne passe pas que par les rapports qu’ils entretiennent sur le marché économique ou dans le processus de production. Si les revenus sont inégalement distribués, il en va de même pour le prestige social qui constitue le critère de classement des individus dans l’ordre social. Comment définir ce prestige ? Il s’agit selon Weber d’un « privilège positif ou négatif de considération sociale, revendiqué de façon efficace » fondé notamment « sur le mode de vie », le « type d’instruction formelle » ainsi que sur « le prestige de la naissance ou le prestige de la profession » [Edition 1995, p.395-396].

Les indices de prestige

   La construction d’indices de prestige repose donc sur une évaluation subjective de la place des différentes professions dans la hiérarchie sociale. Si l’utilisation de telles échelles est étroitement liée aux débuts de la recherche empirique sur la mobilité sociale, on en retrouve également la trace dans des travaux américains de la première partie du vingtième siècle (Reissman, 1959). Des Etats-Unis, l’utilisation de ces échelles de prestige se diffuse rapidement à de nombreux pays, si bien que les premiers travaux se livrant à une comparaison internationale du prestige des professions voient le jour dans les années 1950 (Inkeles, Rossi, 1956). Au milieu des années 1960, 28 échelles construites dans 24 pays différents sont recensées (Hodge et al., 1966)16. Les échelles de prestige ont un avantage indéniable dès lors qu’on les utilise pour l’analyse de la mobilité sociale : construites à partir des évaluations subjectives des individus, elles permettent de rendre compte des trajectoires qui sont signifiantes à leurs yeux. Toutefois, une des principales questions suscitées par l’évaluation subjective de la désirabilité sociale des professions concerne la fiabilité des échelles obtenues. Voulant tester la solidité de sa nomenclature des classes sociales, David Glass et son équipe soumettent à un échantillon d’individus chargés de les classer trente intitulés de professions : « le classement moyen ainsi produit est apparu à la fois stable (variant assez peu selon les caractéristiques des personnes interrogées) et très proche du classement fait a priori, à trois exceptions près, comme pour les farmers, qui avaient été placés dans la catégorie supérieure et ont dû être reclassés dans la seconde pour se conformer à cette échelle de prestige ». Il est cependant difficile de s’assurer un échantillon d’évaluateurs représentatif de l’ensemble de la population. Ainsi, l’échantillon retenu par l’équipe de David Glass est largement masculin, les professions caractéristiques du haut de la structure sociale y sont surreprésentées : « la première catégorie représente ainsi 24% des hommes, contre 2,9% dans l’échantillon de l’enquête sur la mobilité » (Merllié, 1994, p.187). Warner et son équipe s’étaient heurtés à la même difficulté : une des principales critiques adressée à leur nomenclature des classes sociales à Yankee City concerne l’identité des « informateurs » invités à donner leur perception de la hiérarchie sociale : d’abord très peu nombreux, ils sont en plus très majoritairement issus des classes moyennes et supérieures. Dès lors, dans quelle mesure la hiérarchie construite par Warner ne correspond-t-elle pas plus à la réalité perçue par les classes favorisées qu’à la réalité saisie par l’ensemble de la population ? L’une des difficultés des analyses en termes d’échelle de prestige tient donc à la composition sociologique de l’échantillon d’informateurs retenus. Chaque groupe social véhiculant sa propre vision de l’ordre social, il est fondamental de construire un échantillon le plus représentatif possible de la société. L’autre limite des échelles de prestige tient à leur difficile exhaustivité. Puisqu’elles reposent sur des évaluations subjectives fournies par les individus, elle ne permet pas, dans les faits, d’obtenir un classement exhaustif de toutes les professions. Seules les professions aisément identifiables sont facilement classées et situées par les individus. Lorsque David Glass demande aux individus d’établir une hiérarchie entre une trentaine de libellés, il ne capture qu’une partie du champ des professions. A titre d’exemple, la nomenclature des professions utilisée dans le recensement américain de 1950 comporte 270 catégories. L’évaluation subjective de la désirabilité sociale des professions ne peut fournir un rang de classement pour chacune d’entre elles.

Les limites de la mesure classique

  La mesure classique de la mobilité intergénérationnelle consiste à comparer l’origine sociale d’un individu – très souvent définie par la profession exercée par son père – et sa position sociale, encore appelée destinée sociale, mesurée par sa propre profession. Elle revêt plusieurs limites et nous en soulignerons deux ici. Tout d’abord, premier type de critiques, elle amène à comparer des situations dont la comparabilité même fait problème. Premier écueil, le sens de la trajectoire intergénérationnelle est défini en comparant deux points de repères, le premier pris à un moment donné de la carrière professionnelle du père, et le second à un moment donné de la carrière professionnelle de l’individu. Lorsque la mesure de la profession est effectuée au même moment du cycle de vie (au même âge par exemple), la comparaison terme à terme peut s’effectuer. Las, selon les pays et les enquêtes, les choix retenus peuvent sensiblement différer. Reprenant les éléments recensés par Jackson et Crockett (1964), Dominique Merllié (1994, p.173) montre à quel point le « moment de l’origine » était vague dans les premières enquêtes américaines réalisées à partir de la fin des années 1940, souvent laissé à l’appréciation même de la personne interrogée. Depuis, dans les enquêtes internationales, trois « moments » peuvent être relevés. On peut demander à l’enquêté quelle était la dernière profession exercée par son père (enquête britannique de 1949), ou à un moment précis (quand l’enquêté avait 14 ans dans l’enquête britannique de 1972, ou à sa naissance (enquête suédoise de 1954). Mais le plus souvent, on demande à l’individu de citer la profession qu’exerçait son père au moment où il terminait ses études. C’est notamment le cas en France où depuis 1964, l’Insee demande aux individus dans les enquêtes FQP quelle était la profession de leur père « à l’époque où vous avez cessé de fréquenter régulièrement l’école ou l’université ». Même si le choix de ce « moment » constitue un progrès et peut se justifier sociologiquement (on peut penser que lorsque les enfants terminent leurs études initiales, la position sociale du père commence à être stable, sinon définitive), il laisse néanmoins une grande latitude potentielle dans l’âge des pères à ce moment précis de l’histoire familiale. Cette latitude est évidemment liée à l’âge auquel les pères ont eu leurs enfants et à la durée même des études qu’entreprennent ces derniers. Le tableau ci-dessous propose un exemple fictif.

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Table des matières

Introduction
I Le déclassement social, un risque accru
1 Définir et mesurer la mobilité sociale
1.1 La mobilité sociale, un concept qui émerge avec la société industrielle
1.1.1 Chez Marx, la mobilité sociale est transitoire dans la société capitaliste
1.1.2 Chez Weber, la mobilité sociale est une condition d’existence des classes sociales
1.2 Comment représenter la structure sociale ?
1.2.1 Les approches continues de la stratification sociale
1.2.2 Le renouveau des approches classistes
1.2.3 « Fin des classes » ou « retour des classes sociales » ?
1.3 Comment mesurer la mobilité sociale ?
1.3.1 Introduire une mesure par âges et par cohortes
1.3.2 Concilier mesures continue et catégorielle
2 Les générations nées au tournant des années 1960 face à la dégradation des perspectives de mobilité sociale
2.1 La structuration générationnelle de la hiérarchie sociale
2.1.1 Une histoire en trois temps
2.1.2 Une dynamique générale
2.1.3 Le vieillissement du sommet de la structure sociale
2.2 La dégradation des perspectives de mobilité sociale
2.2.1 Une dégradation généralisée aux fils et filles de toutes les origines sociales
2.2.2 Un mouvement global de moins en moins positif
2.2.3 Depuis le bas de la structure sociale, des trajectoires ascendantes plus difficiles
2.2.4 Depuis le haut de la structure sociale, des trajectoires descendantes plus nombreuses
2.3 Déclin de la mobilité structurelle et crise économique
2.3.1 L’élévation des origines sociales
2.3.2 Une dynamique de la structure sociale moins favorable
2.3.3 L’effet de la crise économique : des conditions d’entrée sur le marché du travail déterminantes
II Les déterminants du déclassement social
3 Les déterminants du déclassement objectif
3.1 Les déterminants du statut social
3.1.1 Quelques précisions méthodologiques
3.1.2 Un avantage qui persiste pour les individus nés dans les années 1940
3.1.3 Vers une société moins méritocratique ?
3.2 Les déterminants du déclassement social
3.2.1 Une origine « cadre » fragile
3.2.2 Le diplôme, premier rempart contre le déclassement
3.2.3 L’avantage des baby-boomers
3.3 Déclassement intergénérationnel et déclassement scolaire
3.3.1 Des ouvriers et employés plus souvent qualifiés…
3.3.2 … car plus souvent diplômés
4 Les déterminants du déclassement subjectif
4.1 Dimensions objective et subjective de la mobilité professionnelle intergénérationnelle : un hiatus important
4.1.1 Deux dimensions qui ne concordent que dans la moitié des cas 173
4.1.2 Une illustration : les individus ayant aussi bien réussi que leur père
4.1.3 Une tendance à l’optimisme qui concerne surtout les hommes
4.2 Les déterminants de la mobilité subjective
4.2.1 Le poids des caractéristiques objectives
4.2.2 Le poids de la biographie professionnelle
4.2.3 Le poids de la lignée
4.3 Les déterminants du sentiment de déclassement
4.3.1 Le poids du titre scolaire
4.3.2 Déclassements objectif et subjectif
4.3.3 Le cas des enfants de cadre objectivement déclassés
5 Les pères cadres, une génération duale
5.1 Les mutations récentes d’un groupe en expansion
5.1.1 L’expansion numérique
5.1.2 Une catégorie sociale très hétérogène
5.2 Cadres « populaires ascendants » et « héritiers »
5.2.1 Cadres diplômés du supérieur et cadres « autodidactes », deux profils distincts
5.2.2 Des destins différents pour les enfants
5.2.3 Esquisse d’une typologie
5.3 Les enfants de cadre : une augmentation généralisée des risques de mobilité descendante
III Expérience subjective et conséquences politiques du déclassement social
6 Interroger l’expérience et les conséquences du déclassement social
6.1 Les deux grilles de lecture des conséquences individuelles de la mobilité ascendante
6.1.1 L’hypothèse de la dissociation : les différents aspects d’une « névrose de classe »
6.1.2 L’hypothèse de l’acculturation
6.2 L’expérience de la mobilité descendante : vers une analyse en termes de frustration relative
6.2.1 Une analyse en termes de dissociation difficilement mobilisable
6.2.2 Un cadre théorique plus pragmatique : l’apport de Robert Merton
7 Deux types d’expérience du déclassement social
7.1 Se comparer à ses ascendants : l’espace de la négociation
7.1.1 De la réussite professionnelle à la réussite sociale
7.1.2 Une approche subjective davantage biographique
7.1.3 Une moindre réussite sociale
7.2 Le destin générationnel : la mobilisation d’une identité collective
7.2.1 Un discours « sociologique » sur la société
7.2.2 Une critique virulente du système scolaire
7.2.3 Des relations décrispées entre les générations
7.3 L’échec personnel : remises en cause et déstabilisation
7.3.1 Un parcours scolaire vécu comme un échec
7.3.2 Comment trouver sa place dans la cellule familiale ?
7.3.3 La tentation du repli sur soi
7.4 Esquisse d’une première typologie
8 Les conséquences politiques de la mobilité descendante
8.1 Les conséquences politiques de la mobilité sociale
8.1.1 Le cadre théorique « psychologique »
8.1.2 Les explications en termes d’acculturation politique
8.1.3 Un progrès récent : la modélisation diagonale
8.1.4 Deux caractéristiques de la littérature française
8.2 Données et méthode
8.2.1 Echelles d’attitude et modèles statistiques
8.2.2 Construire un indicateur de mobilité sociale
8.3 Ethnocentrisme et autoritarisme
8.3.1 Un effet « position »
8.3.2 Le retour aux « valeurs »
8.3.3 Un racisme « soft »
8.4 Une recomposition originale du discours économique et social
8.4.1 Une hostilité au libéralisme économique
8.4.2 Une moindre préoccupation sociale
8.4.3 Les ressorts d’une recomposition
8.5 Un attrait relatif pour l’extrême droite ?
8.5.1 Un effet de la frustration relative ?
8.5.2 Un effet de la recomposition du discours économique et social ?Conclusion
Annexes
A La mesure continue de la mobilité sociale
B La mesure catégorielle de la mobilité sociale
C Les déterminants du statut social
D Recueil du matériau qualitatif
E Les conséquences politiques de la mobilité descendante
Bibliographie
Liste des figures
Liste des tableaux

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