La mélancolie dans son rapport au temps et aux objets : L’expérience de l’angoisse 

Problème de la définition de la mélancolie

« La dépression, terme qui recouvre aujourd’hui celui de la mélancolie, n’est que la patine d’un monument vieux de plus de deux mille ans, auquel chaque époque a apporté sa pierre. Ce qu’est la mélancolie, ce qui affleure encore sous la persistance du mot, évoque une réalité complexe que seule l’histoire du mot et des différents sens qu’il a successivement pris éclaire. »
« On ne peut retracer l’histoire du traitement de la mélancolie sans s’interroger sur l’histoire de cette maladie elle même. Car non seulement les thérapeutiques se modifient d’âge en âge, mais les états désignés sous le nom de mélancolie ou de dépression ne sont pas identiques. L’historien est ici en présence d’une double variable. (…)
Esquirol se plaisait à répéter que la folie est la « maladie de la civilisation ». Les maladies humaines, en effet, ne sont pas de pures espèces naturelles. Le patient subit son mal, mais il le construit aussi, ou le reçoit de son milieu ; le médecin observe la maladie comme phénomène biologique, mais, l’isolant, la nommant, la classant, il en fait un être de raison et il y exprime un moment particulier de cette aventure collective qu’est la science. Du côté du malade, comme du côté du médecin, la maladie est un fait de culture, et change avec les conditions culturelles. On comprend aisément que la persistance du mot mélancolie – conservée par le langage médical depuis le Vème siècle avant l’ère chrétienne — n’atteste rien d’autre que le goût de la continuité verbale : l’on recourt aux mêmes vocables pour désigner des phénomènes divers. (…) Dès l’instant où les anciens constataient une crainte ou une tristesse persistante, le diagnostic leur paraissait assuré : aux yeux de la science moderne, ils confondaient de la sorte des dépressions endogènes, des dépressions réactionnelles, des schizophrénies, des névroses anxieuses, des paranoïas, etc. (…) À peu près toute la pathologie mentale a pu être mise en relation, jusqu’au XVIIIe siècle, avec l’hypothétique atrabile : un diagnostic de mélancolie impliquait une certitude complète quant à l’origine du mal  ; le responsable était cette humeur corrompue. Si les manifestations de la maladie étaient multiples, sa cause était assez simple. Nous avons fait justice de cette naïve assurance, fondée sur l’imaginaire. (…) En devenant plus précise, la notion moderne de dépression recouvre un territoire beaucoup moins large que la mélancolie des anciens. À l’étiologie facile et invérifiée, qui caractérise l’esprit préscientifique, l’on a substitué la description rigoureuse et l’on a courageusement avoué que les vraies causes étaient inconnues. (…) Cette modestie, du moins, laisse la voie libre pour la recherche et l’invention. »
Ce texte de Jean Starobinski est rédigé par un médecin pour ses confrères, mais il est tout à fait pertinent pour amener la question difficile de la définition de la mélancolie. Dans son cadre médical, elle connaît de nombreuses évolutions, tant dans sa forme que dans sa cause. Pourtant, il est possible d’en comprendre certains aspects inchangés, qui permettent de faire le lien entre la mélancolie décrite par Aristote dans le Problème XXX et ce qu’on nomme aujourd’hui en psychiatrie la bipolarité. Si ce travail généalogique est un peu coûteux, il reste nécessaire pour saisir plus précisément la richesse des représentations que nous pouvons avoir aujourd’hui de la mélancolie.
Le traitement de ce sujet engage tout d’abord un travail historique, mêlant histoire de la médecine et histoire de l’art. De ce premier temps d’analyse découle naturellement un exercice de conceptualisation philosophique qui amènera à faire la lumière sur la notion de mélancolie comme un trouble de l’humeur qui permet une expérience du monde originale. Enfin, il sera question de comprendre comment l’esthétique de la mélancolie est aussi une esthétique du sublime, des extrêmes, qui traverse les individus empr eints d’une grande sensibilité et d’une connaissance de soi entre la pathologie et la lucidité.
L’entreprise de Jean Starobinski dans son livre Encre de la mélancolie est d’aboutir, selon ses termes, à une « mise en perspective de la mélancolie [qui] peut donner lieu à un « gai savoir. » »
Les aspects lourds et ténébreux de ce mode d’accès subit au monde, sont tout autant de portes ouvertes à une expérience plus heureuse et créative de l’existence. Cela se fait au travers d’un long chemin comprenant instants contemplatifs, douce tristesse, trouble de l’âme, obsessions et passions fécondes. Chaque aspect négatif a son pendant positif dans cette expérience, du narcissisme à la lucidité, du néant vers le tout, c’est un mouvement constant entre des états extrêmes qui donne une richesse de perceptions tout à fait intéressante. Loin d’être désirable, de par ses aspects douloureux, la mélancolie est une particularité des âmes secouées entre léthargie et créativité. Revenons à présent sur les différentes époques qui marquent la notion de mélancolie, en histoire de l’art et dans la médecine.

Théorie physiognomonique

« Dans tout individu, l’une des quatre humeurs prévaut sur les autres et détermine sa personnalité. (…) Chacun [des tempéraments] se distingue par une constitution physique particulière — élancée ou trapue, sensible ou rude, robuste ou délicate ; par sa couleur de cheveux, d’yeux et de peau (le mot « complexion » dérive d’un mot latin qui signifie « mélange humoral », ou « tempérament » ; en anglais, il désigne également le « teint »)  ; par sa vulnérabilité à certaines maladies spécifiques ; et, surtout, par ses caractéristiques morales et intellectuelles. »
Lorsque Erwin Panofsky parle de distinction physique relative à un dérèglement d’une humeur, il fait référence à la théorie physiognomonique. C’est une «  science qui se proposait de lire à coup sûr, dans les traits permanents du visage et du corps, les dispositio ns naturelles, les mœurs, le caractère. Elle se présentait comme « l’art de connaître les hommes » et notamment de percer à jour les méchants en dépit de leur dissimulation. Elle intéressait donc, outre tout un chacun, les ancêtres du psychologue, le philosophe et le médecin » . On peut donc noter que le mélancolique a une apparence particul ière et remarquable, il est souvent petit et trapu, brun, maladif, avec le teint blafard. Je poursuis la citation : « Tant que la prédominance d’une quelconque de ces humeurs reste dans des limites raisonnables, l’esprit et le corps de l’individu sont seulement caractérisés d’une certaine façon. Mais si cette humeur prend sur lui une emprise incontrôlable — soit par suite d’une augmentation quantitative, due à nombre de raisons, soit par une dégradation qualitative, entraînée par inflammation, refroidisseme nt ou « corrosion »
— il cesse d’être un lymphatique ou un mélancolique « normal » ; il tombe malade et peut en mourir. Bien entendu, on ne considérait pas les quatre humeurs, ou tempéraments, comme également souhaitables. (…) Autant la complexion sanguine avait bonne réputation, autant la complexion mélancolique semblait la pire, la plus haïssable et la plus redoutée. Si elle se trouvait en excès, ou enflammée, ou affectée de quelconque façon, elle provoquait la démence  ; cette maladie, dont tous peuvent être atteints, les mélancoliques y étaient spécialement prédisposés. Même en l’absence d’un trouble pathologique déclaré, les gens d’un naturel mélancolique — généralement considérés comme pessime complexionati (du pire des tempéraments) — passaient pour malchanceux et déplaisants. Maigre et noiraud, le mélancolique est, disait-on, « maladroit, avare, rancunier, avide, méchant, lâche, infidèle à sa parole, irrévérencieux et endormi ». D’autres le jugeaient « désagréable, triste, oublieux, paresseux et apathique » ; il fuit ses semblables et méprise le sexe opposé  ; le seul trait qui le rachète — encore est-il fréquemment passé sous silence dans les textes — est une certaine inclination à l’étude solitaire. »
Ce texte met en avant certains éléments qui vont persister dans la définition de la mélancolie. Elle dépend d’une cause tout aussi intérieure — un excès de bile noire — que de causes extérieures à savoir, un excès de boisson, la saison, etc. Aujourd’hui, le mélancolique, ou maniaco-dépressif, bipolaire de type II à tendance plus dépressive, tient son mal tout autant de causes intérieures — un dérèglement probablement chimique que l’on compense par la prise de médicaments — qu’extérieures — des événements traumatiques, un environnement instable.
Il faut noter également l’accent qui est mis sur le fait que le mélancolique était un individ u d’apparence détestable. Son sort n’était pas souhaitable et il était préférable de ne pas le fréquenter. Erwin Panofsky semble cependant ne pas tenir compte, dans ce passage, de ce qu’Aristote développe dans le Problème XXX à propos de cet excès de bile noire. Il nuance cette vision du mélancolique en y ajoutant des capacités intellectuelles et créatrices importantes.

Les figures de Démocrite et d’Héraclite

Dans cette même idée de limites et d’extrêmes, nous connaissons également les exemples de Démocrite d’Abdère et d’Héraclite, le premier est un mélancolique rieur, le second, un mélancolique triste. L’iconographie de Démocrite, qui est le pendant sanguin d’un Héraclite bilieux, est très présente au XVIIe ; certains peintres voient pourtant Démocrite le rieur tout aussi mélancolique que l’Héraclite pleureur. La mélancolie peut avoir comme conséquence le rire ou la tristesse selon certains médecins. Est-ce une métaphore de la cyclothymie des mélancoliques ? Cela nous renvoie aux sautes d’humeurs du mélancolique, aux deux extrêmes. Rappelons les histoires tirées de ces deux philosophes du Ve siècle av. J.-C. Héraclite, promis à une fonction honorifique de roi, s’en va dans la montagne pour laisser ce privilège à son jeune frère. Il écrira une œuvre très ardue à comprendre, dans un style poétique, semblable à des prophéties d’oracles, qui témoigne de la profondeur et de la complexité de son esprit. Démocrite s’isole dans une cabane au fond de son jardin pour penser et s’exile ensuite dans les tombeaux, il est la figure de la misanthropie associée à la folie, qui incite à s’éloigner des autres aussi bien que la sagesse, qui nécessite de s’éloigner de toute préoccupation mondaine. Héraclite est le pendant triste de la mélancolie, celui qui pleure des malheurs du monde. On peut se demander si le rire de Démocrite est un rire absurde qui préfère sourire pour contrer sa mélancolie, ou si c’est un rire fou de mélancolique. Les pleurs d’Héraclite sont l’expression de sa souffrance, un choix authentique. Jackie Pigeaud dans son ouvrage Melancholia, écrit que le rire de Démocrite est une «  sanction de l’incohérence du monde. » Cela semble bien plus probable en effet. Face au trouble mélancolique trois attitudes semblent possibles : le rire pour se distancier, la pétrification de l’impuissance ou les pleurs sincères.

Redécouverte de Platon et Aristote par Marsile Ficin

Au moment de la redécouverte de Platon et Aristote par Marsile Ficin, une certaine perception de la mélancolie est à nouveau mise en avant. Cette idée est celle de la melancolia generosa, allant de pair avec la réévaluation de la vita contemplativa, la vie contemplative. Au Moyen Âge, le penseur médite pour se rapprocher de Dieu, et non pour se connaître lui-même ; la seule fin est donc l’instauration d’un rapport avec le divin. À la Renaissance, le penseur prend une dimension humaniste. La notion de loisir, otium, est redécouverte dans les textes latins, dans les écrits de Virgile notamment, ce n’est plus une paresse, mais un passe-temps de l’homme lettré. Naît donc l’homme lettré, qui a de l’argent et du temps pour lui, d’où le privilège nouveau de la vita contemplativa, qui n’est plus forcément liée au divin. La réévaluation de la mélancolie est toujours vécue comme une disharmonie tragique et héroïque ; il faut une dose de démence, de furor ; c’est un destin lourd à porter. On voit apparaître également en Italie, à partir du De pictura d’Alberti en 1435 pour sa version latine, la notion d’artiste savant. Alberti rappel le que pour peindre un tableau, il est nécessaire d’avoir des connaissances scientifiques, notamment en géométrie, pour construire une belle perspective. Il veut donner aux artistes, dont il est, un statut nouveau, plus de reconnaissance. La peinture devient une causa mentale, c’est une activité qui demande de l’esprit et des connaissances, une activité noble.
À la fin du XVe siècle, début du XVIe siècle, la mélancolie devient plus conventionnelle. Elle se rapporte alors plutôt à un chagrin d’amour. Cet affadissement de la mélancolie est notable par exemple dans la poésie lyrique, où on retrouve la figure de la Dame Mérencolye, une vieille femme au coin du feu mourant. Elle représente la solitude, la tristesse, la sécheresse et la douleur qui sont propres au mélancolique. Toute dimension po sitive et profonde, de rapport à la connaissance ou à la création divine, disparaît alors. Un divorce s’opère entre l’imagination et la mélancolie. Au cours du XVIIIe, on peut noter une continuité dans l’affaiblissement de cette association du génie créate ur et de la mélancolie. Elle prend alors un aspect adouci, c’est un vague à l’âme sans plus de profondeur. Cela est certainement dû à l’esprit du siècle qui se détache de la religion. La philosophie des Lumières prend pour socle la raison et la sensibilité, il ne peut être admis d’a utres sources de connaissance. Le mélancolique n’est pas nécessairement raisonnable, elle menace à chaque instant de faire tomber son sujet dans la folie, il devient inacceptable d’en faire une ressource pour le philosophe dans s on travail. La figure mélancolique est cependant toujours présente dans l’iconographie du classicisme et des Lumières, mais elle est multiple.

Melancolia de Dürer : analyse inspirée d’un cours de Clélia Nau à l’Université Paris 7

La gravure Melencolia I de 1514 Dürer commence à être commentée vers 1870 via deux voies d’études – mélancolie pensée dans des termes anachroniques, en rapport au « mal du siècle » du XIXe et celle d’une image de l’esprit spéculatif, au moment du recueillement avant la production et la reprise en main des instruments qui ne la traite pas sous le prisme de la mélancolie. Panofsky retire de ses analyses tout ce qui ne relève pas des formes comme la lumière ou l’atmosphère, car il s’intéresse aux significations des formes. Wölfflin repère l a valeur tonale de la lumière atténuée ; la disposition des masses va vers la pesanteur des choses, des objets avec une occupation très peu harmonieuse de la surface : encombrement, manque de respiration, etc.
On voit dans cette gravure un ange vêtu d’un lourd habit bourgeois, à sa ceinture pendent un trousseau de clés et une bourse pleine. La clé représente la puissance et la bourse la richesse.
La main sur laquelle repose son visage est la posture mélancolique habituelle, représentant un état de grande fatigue ou de méditation. La gravure de Dürer se trouve au croisement de ces représentations. Ici ce n’est pas la main , mais le poing qui se trouve sur la joue ; il reprend la tradition des tableaux de cautérisation. En effet, après la trépanation pour faire sortir la bile noire, on demandait au patient d’appuyer son poing pour aider à la cautérisation . La bourse renvoie aussi à l’avarice. On remarque également que le regard de l’ange est très ouvert, intense, il y transparait une extrême vigilance. C’est l e facies nigra, le visage noir du mélancolique qui vient renforcer la force du regard, l’impression de suréveil. Les traits pathologiques sont transformés en atmosphère, c’est une représentation symbolique, l’incarnation d’un signe donc, de la mélancolie. Dürer est le premier à l’avoir représentée ainsi. La couronne représente l’exercice de la pensée, le travail de l’imagination. Panofsky parle également de la v égétation présente sur la gravure, il y repère de la renoncule d’eau et du cresson de fontaine qui sont des végétaux connus pour être liés à l’eau, remède contre la sécheresse terreuse du mélancolique.
Toutes les formes de géométrie pure et appliquée — les outils, l’échelle en construction, le lien avec l’astrologie sont des symboles du savoir humain, des 7 arts libéraux du Moyen-Âge que sont la grammaire, la rhétorique, la dialectique, l’arithmétique, la géométrie, l’astronomie et la musique. Dürer fait l’exacte synthèse des éléments du tipus geometricae et du tipus melancoliae.
Le détail du chien endormi reprend les représentations des cabinets des savants — associé à l’étude solitaire du penseur . C’est un animal mentionné dans les sources astrologiques comme typique de Saturne et donc prédisposé à la mélancolie.Les Terres inondées dans le fond de la gravure renvoient à Saturne, planète alors tenue pour responsable des raz-de-marée et des inondations ; les conjonctions astrales comme l’arc-en-ciel et le paysage peuvent rappeler que les mélancoliques étaient prédisposés à la divination, lis ant les signes de la nature.
On voit sur le bâtiment à droite de l’ange le carré magique de Jupiter, qui appelle l’influence positive de Jupiter, la planète des sanguins, qui vient s’ajouter à la couronne de plantes aqueuses pour lutter contre la dépression infertile de la mélancolie. Saturne dans sa version positive était donnée comme l’architecte du monde. La balance et le compas sont attributs de l’architecte du monde, dont l’artiste est l’héritier sur terre. Le polyèdre posé au sol amène la problématique de la perspective ; la géométrie est l’une des prérogatives du nouvel artiste de la Renaissance ; les premiers livres de Dürer sont des essais sur la peinture qui traitent de la construction géométrique de l’espace et de perspective. Il fait également référence à l’intelligence humaine. Dürer, au travers de cette forme géométrique, montrait certainement son regret vis-à-vis du statut de l’artiste en Allemagne. En Italie le De Pictura d’Alberti a permis aux artistes d’avoir un statut plus élevé, on leur reconna ît des qualités intellectuelles certaines grâce à leur maîtrise de la géométrie. En Allemagne, la peinture ne fait pas partie des 7 arts libéraux. L’hypothèse de Panofksy à ce sujet est que Dürer a créé une melancolia artificialis, articulée à la tradition de la géométrie pour en faire un portrait d’artiste , comme une forme de portrait spirituel de Dürer. On y voit la puissance de l’artiste qui produit ses œuvres, qui mérite admiration et richesse pour son travail ainsi que le désir d’un statut nouveau, typique de l’époque de Dürer ; quand il réussit à produire ce que seuls les mélancoliques peuvent produire, il mérite d’être rétribué. Dürer a été stupéfait de découvrir la vision i talienne de l’artiste-homme lettré, qui a appris la géométrie et l’utilisation des outils ; en Allemagne, les artistes sont des artisans, regroupés en guilde, sans érudition particulière.

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Table des matières
Introduction 
Retour historique sur la notion de mélancolie et tentative de définition 
Introduction de la notion de mélancolie
Introduction de la notion de mélancolie au travers de l’exposition : Mélancolie : Génie et folie en Occident
Problème de la définition de la mélancolie
La théorie des humeurs et le système des tempéraments
Théorie physiognomonique
Aristote, le Problème XXX
Les figures de Démocrite et d’Héraclite
Moyen Âge : acédie, tristitia, mélancolie et religion
Redécouverte de Platon et Aristote par Marsile Ficin
Exemple : Melancolia de Dürer : analyse inspirée d’un cours de Clélia Nau à l’Université Paris 7
Anatomie de la mélancolie de Robert Burton
Mélancolie et modernité, le génie mélancolique
Le narcissisme de Baudelaire par Starobinski
La mélancolie et l’expérience du sublime : le sublime kantien
Le sublime et la mélancolie dans le paysage romantique
La mélancolie dans son rapport au temps et aux objets : L’expérience de l’angoisse 
L’angoisse, ses enjeux philosophiques
Kierkegaard
L’angoisse du Dasein, de Heidegger à Biswanger
Sartre, l’angoisse comme conscience de la liberté
Exemple de l’expérience d’angoisse, La Nausée de Sartre
Ce que la mélancolie nous dit de notre société : les enjeux d’une esthétique de la limite, entre folie et raison
La mélancolie en psychiatrie aujourd’hui
Analyse d’œuvre, la mélancolie aujourd’hui 
La mélancolie, l’imagination et la rêverie
Alain Ehrenberg, l’actualité de la mélancolie ou la fatigue d’être soi
Anselm Kiefer, la mélancolie de plomb
Conclusion 
Bibliographie 
Sitographie

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