La malnutrition en générale et l’état nutritionnel de la population malgache

Situation actuelle de la malnutrition à Madagascar et ses conséquences

La malnutrition est comme une maladie invisible qui laisse cependant des graves conséquences qui sont irréversibles. Elle frappe surtout les couches vulnérables de la population qui sont les femmes enceintes et les enfants de moins de deux ans. Elle affecte le développement physique et psychique de ses victimes et les tue à petit feu.

La malnutrition en générale et l’état nutritionnel de la population malgache : La malnutrition est un fléau qui frappe une bonne partie de la population mondiale. On estime que 30% de la population mondiale sont soumis à une insécurité alimentaire et 826 millions le nombre des personnes atteintes de la malnutrition. Dans les pays en développement, on note 177 millions de cas de retard de croissance signe de sous-alimentation. Environ 17% des nouveaux nés sont atteints de retard de croissance intra-utérine. On compte environ 7 millions enfants moins de 5 ans qui meurent chaque année à cause de la malnutrition1. A Madagascar, plus de 2/3 des enfants de moins de 5 ans et 46% des femmes ont un taux d’anémie très faible lié à la malnutrition. Cette faiblesse de taux d’anémie tue par jour, dans le sud, environ 8 femmes enceintes. Au moins 42% des enfants et 29% des femmes en âge de procréer souffrent des carences en vitamines. Environ 47.5% des enfants moins de 5 ans souffrent de retard de croissance. Et rien que dans le sud, on a compté 1500 enfants morts à cause de la malnutrition et ses conséquences2. Madagascar est considéré comme un pays à population sérieusement malnutrie.

Malnutrition et ses différentes formes :

Les pratiques alimentaires inadéquates et la quantité insuffisante des aliments de compléments sont les principales causes de la malnutrition. Elle frappe essentiellement les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. Les femmes enceintes doivent bénéficier d’un régime alimentaire complémentaire en plus de ce qu’elles consomment habituellement, or que cela n’est pas le cas dans les pays en développement comme Madagascar.Elles continuent à appliquer les mêmes pratiques alimentaires que quand elles ne l’étaient pas, sans aucune amélioration. En conséquence, elles vont donner naissances à des bébés malnutris qui, restant sans aucune intervention jusqu’à leur deuxième âge, âge limite au-delà duquel on considère qu’aucune intervention de quelque nature qu’elle soit n’est plus efficace, vont devenir à leur tour des futurs mamans malnutries. C’est surtout ce cycle ininterrompu de malnutrition qui frappe les pays pauvres. Elle peut se manifester sous plusieurs formes mais ce sont surtout les cas qui existent à Madagascar qui nous intéresse.

Le comportement alimentaire des ménages malgaches Le comportement alimentaire des ménages nous permet de justifier et de connaitre la raison d’être de leur pratique alimentaire. Il dépend de deux facteurs à savoir le pouvoir d’achat et l’offre sur le marché. En général, l’habitude alimentaire des malgaches est de trois fois par jour et ce à base de riz accompagné des légumineuses, des viandes, des poissons et des crustacés. Ainsi des enquêtes ont montrés que les aliments consommés par la majorité de la population sont essentiellement le riz (97%), des feuilles vertes (59%), des poissons généralement séchés (46%), des légumineuses (35%), la viande (26%) et les fruits et légumes (9%)1. Ces pourcentages nous montrent qu’il y a une faible consommation des aliments riches en protéines animales, en vitamines et éléments minéraux.Ceci est expliqué soit par la baisse du pouvoir d’achat, ce qui est le plus probable, soit par l’indisponibilité sur le marché. Pour les enfants et nourrissons de moins de deux ans, leur alimentation est essentiellement à base du lait maternel et des compléments alimentaires. La consommation du lait maternel est exclusive pour les six premiers mois de leur vie. Le lait maternel est le plus sain et le plus sûr pour les nourrissons. Ceci implique que si la mère est malnutrie, l’enfant serait également malnutrie si aucune intervention par des aliments complémentaires n’est apportée. A partir du sixième mois, en plus du lait maternel qui n’est plus suffisant, l’enfant a besoin d’autres aliments de compléments pour satisfaire ses besoins nutritionnels. Cette administration des éléments de compléments sont très précoces à Madagascar. Des aliments semi-solides tels que le « ranom-bary », le « varysosoa », ou le « le kobam-bary » sont administrés dès le deuxième ou le troisième âge pour habituer l’enfant à manger du riz et aussi parce que c’est moins chers et rassasiants.

L’historique de l’arbre Moringa Oleifera1

Le Moringa Oleifera est un arbre tropical à usage multiples indigène au nord de l’Inde et au Pakistan. Il a été introduit dans toutes les régions tropicales et subtropicales et s’est naturalisé dans de nombreux pays africains. De la famille de Moringaceae, le Moringa Oleifera, jusqu’il y a peu était un arbre de case servant de haie et d’ombrage, et parfois de plante médicinale ou alimentaire de cueillette, est passé en une décennie du statut de plante marginale voire inconnue à celui de nouvelle ressource alimentaire et économique dans les pays du sud. Les feuilles sont de plus en plus utilisées dans des projets luttant contre la malnutrition. Depuis 1980, des chercheurs de l’Inde et de l’Afrique ont entrepris des échanges sur la production maraichère de feuilles de Moringa Oleifera et sa grande rentabilité et ont pu développer des systèmes de culture de moringa-feuille en Afrique. A la fin des années 1990, d’autres chercheurs, des entreprises et des ONG contribuèrent à faire avancer les connaissances sur l’agronomie de l’arbre. En 2001, un colloque international a été organisé en Tanzanie pour mettre en contact les personnes les plus impliquées, le réseau moringanews et son site internet ont été créé à l’issu de cette rencontre.

Un deuxième séminaire a été organisé en 2006 au Ghana où des centaines d’organisations et d’entreprises se sont réunies dans le but de développer des connaissances et des utilisations de Moringa. Parallèlement, des ONG américaines telles que Church World Service au Sénégal et ECHO en Mauritanie ont travaillé sur l’utilisation des feuilles séchées et broyées en poudre qui, sous cette forme, ses propriétés nutritionnelles sont concentrées et une admission de quelques grammes par jour seulement aide à lutter contre les carences en vitamines, minéraux, et protéines. Le Moringa Oleifera a été introduit à Madagascar depuis l’époque coloniale et se trouvait surtout sur le large de la côte de l’île. A cet époque, il était considéré comme plante ornementale et ses valeurs été encore méconnues. Seuls les hauts fonctionnaires appréciaient les feuilles comme « romazava » d’où son appellation « ananan’ny fonctionnaire ». Il s’est ensuite répandu dans toute l’île et a été utilisé par la population, surtout les couches défavorables d’où sa nouvelle appellation « ananan’nyfahantrana ». Ce sont surtout les feuilles et les gousses qu’apprécient les ménages malgaches.La première conscientisation de la potentialité de l’arbre a été constatée à Madagascar pour la première fois en 2005. Sa vulgarisation a été promue par l’ONN1.

L’usage de l’arbre

L’usage et l’appellation de l’arbre diffère selon le pays et la région. Le moringa Oleifera est connu sous plusieurs appellations. Ainsi, il est connu sous le nom de mouroungue, ben ailé, moringa ailé, pois quénique, néverdié en France ;Drumsticktree, ben oiltree, horseradishtree en Angleterre, bredmourongue ou bred médaille aux Mascareignes, ananambo ou felikymorongo à Madagascar. Le Moringa Oleifera est connu aussi sous l’appellation de « l’arbre à usage multiple » du fait qu’il a plusieurs utilisations. Toutes les parties de l’arbre ont leur propre importance et utilisation. Les feuilles se consomment en salade ou cuites, en soupes ou dans des sauces. Elles sont aussi utilisées, une fois transformées en poudre, comme complément alimentaire dans plusieurs pays en Afrique. Les fleurs sont utilisées comme légumes et ajoutées à des sauces ou utilisées comme infusion. Les jeunes fruits se mangent aussi comme légume. Les graines contiennent 40% de matière grasse et sont sources d’huile connu sous le nom de « l’huile de ben » qui peut s’employer dans l’agro-alimentaire ou dans le cosmétique et aussi comme lubrifiant. Le tourteau de graines issu de l’expression de l’huile peut être utilisé pour purifier l’eau. Presque toutes les parties de l’arbre ont des applications en médicine traditionnelle. Il a une vertu d’être un calmant, vermifuge, antispasmodique et désinfectant. Les racines sont utilisées dans les médecines traditionnelles. L’écorce exsude une gomme blanche à rougeâtre (gomme de ben ou gomme de moringa). Les feuilles peuvent aussi être utilisées comme fourrage pour le bétail. Le bois est utilisé pour produire du papier.

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Table des matières

Sommaire
Remerciements
Dédicace
Liste des abréviations, sigles et acronymes
Introduction
PREMIERE PARTIE : LA FILIERE MORINGA OLEIFERA ET SON IMPLANTATION
CHAPITRE I : CONTEXTE GENERAL SUR L’ETAT NUTRITIONNEL DE LA POPULATION
MALGACHE ET LA FILIERE MORINGA OLEIFERA
SECTION I : La situation actuelle de la malnutrition à Madagascar et ses conséquences
1- La malnutrition en générale et l’état nutritionnel de la population malgache
2- La malnutrition et ses différentes formes
A- La malnutrition chronique ou retard de croissance
B- La malnutrition aigüe ou émaciation
C- L’insuffisance pondérale
D- Les carences en micronutriments
3- Les comportements alimentaires des ménages
4- Les besoins nutritionnels de l’organisme humain et les compléments alimentaires
A- Les besoins nutritionnels qualitatifs
B- Les besoins nutritionnels quantitatifs
SECTION II-LA FILIERE MORINGA OLEIFERA A MADAGASCAR
1- Historique et généralité sur la filière Moringa Oleifera
A- Historique de l’arbre Moringa Oleifera
B-Usage de l’arbre
C-La commercialisation
D- Répartition et localisation de l’arbre à Madagascar
2- Le Moringa Oleifera et ses valeur nutritives innestimables
A-Les valeurs nutritives des feuilles de Moringa Oleifera et les aliments de référence
B-Les valeurs nutritives des feuilles de Moringa Oleifera par rapport aux AJR
3- L’exploitation de l’arbre
A- Les conditions culturales du Moringa Oleifera à Madagascar
a- Le climat
b- Le relief et sol
c-L’altitude
4- Contrôle et transformation
A- Le contrôle
B- La transformation des feuilles en poudre
5- Le conditionnement et stockage
A- Hygiène du personnel
B-Conditionnement en gros
C-Conditionnement final
D- Etiquettage
CHAPITRE II : LA PRESENTATION DU PROJET ET SON IMPLANTATION
SECTION I : PRESENTATION DU PROJET
§1- Historique du projet
A- Généralités sur le district d’Ambanja
a-Contexte historique du lieu
b-Contexte géographique du lieu
c-Les activités économiques
§2- La description et les caractéristiques du projet
A- Identité du projet
a-Dénomination
b-Forme juridique
c-Capital
d-Objet
e-Activité principale
f-Lieu d’implantation
B- But
C- Objectif
D- Intérêts du projet
a-Intérêts directs
b-Contexte géographique du lieu
SECTION II : IMPLANTATION DU PROJET
1- Les généralités sur les entreprises agro-industrielles
A-Définition
B- Les conditions de réussite d’une entreprise agro-industrielle
2- Etude organisationnelle de l’unité de production
A- Structure organisationnelle et organigramme de l’unité de production
a-Organisation du travail
B- Description des différentes attributions
a- Le directeur
b- Le responsable technique
c- Le responsable administratif et financier
d-Le responsable commercial
e-Le chef de production
f-Le chef de transformation
g-Assistant administratif
h-Comptable
i-Le magasinier
j-Agent commercial
k- Les ouvriers
l-Les agents de sécurité
m-Le chauffeur-mécanicien
C- Gestion du personnel
D-Embauche
E-Evolution de l’effectif
F-Motivation et salaire du personnel
a-Formation
b-Sécurité et santé
c-Promotion
d-Primes et autres
e-Salaire du personnel
f-Chronogramme des activités
3- Organisation de la production
A-Description du marché
B-Choix des équipements industriels
CHAPITRE III : ÉTUDE DE FAISABILITE COMMERCIALE DU PROJET
SECTION I : ETUDE DU MARCHÉ
§1- Descripption du marché
A- Définition du marché
B-Les éléments du marché
a-Le besoin
b-La demande
c-L’offre
d-Le prix
C- Caractéristiques du marché
D-Types du marché
2- Analyse de l’offre
A- Les caractéristiques de l’offre
B- Etude de l’environnement
3- Analyse de la demande
A- Situation globale de la demande
B- Comportement des consommateurs
a- Les non consommateurs absolus
b- Les non consommateurs relatifs
c- Les consommateurs actuels de l’entreprise
d- Les consommateurs actuels des concurrents
4- Analyse de la concurrence
A- Au niveau national
a-Concurrence directe
b-Concurrence indirecte
B- Au niveau mondial
C- Forces et faiblesses des concurrents
a-Leurs forces
b-Leurs faiblesses
D-Evaluation de la part du marché
SECTION II : LES POLITIQUES ET STRATEGIES DU MARKETING A ADOPTER
1- Définition
2-Rôle du marketing dans l’entreprise
3-Le marketing MIX 4P
A- Politique du produit
a- Qualité du produit
b-Positionnement
c-Conditionnement
B- Politiques de prix
C- Politiques de communication
D- Politiques de distribution
4-Les stratégies à adopter
A- La stratégie PULL
B-La stratégie PUSH
DEUXIEME PARTIE : ÉTUDE FINANCIERE DU PROJET
CHAPITRE I : ETUDE DES COUTS D’INVESTISSEMENT
SECTION I : NATURE ET COUTS DES INVESTISSEMENTS
1- Immobilisations incorporelles
2- Immobilisations corporelles
A-Terrain
B-Constructions
C-Matériel et équipement d’exploitation
D- Matériels Informatiques et de Bureau (MIB)
E-Matériel de Transport (MT)
F-Aménagement et Installation Technique (AIT)
3- Récapitulations des investissements
SECTION II: LES AMORTISSEMENTS
1- Définition
3- Calcul d’amortissement
3-Tableau d’amortissement
A-Amortissement de frais de constitution
B-Amortissement des Constructions
C-Amortissement des matériels et équipements d’exploitation
D-Amortissement des matériels Informatiques et de Bureau (MIB)
E-Amortissement des matériels de Transport (MT)
F-Amortissement des aménagements et Installations Techniques (AIT)
4-Récapitulation des dotations aux amortissements
SECTION III : LE FINANCEMENT DES INVESTISSEMENTS
1- Les sources de financement
A- Le financement interne ou l’auto-financement
B- Les financements externes
a- L’augmentation du capital
b- Les emprunts
C-Les conditions d’octroi d’emprunt
a- Critères subjectifs
b- Critères objectifs
c-Les types de crédit
2- Plan de financement global
3- Remboursemment d’emprunt
4- Fonds de roulement initial
A- 1ère méthode « haut du bilan »
B- 2ème méthode « bas du bilan »
CHAPITRE II : ETUDE DE LA RENTABILITE DU PROJET
SECTION I : COMPTE DE GESTION DU PROJET
1- Compte des charges prévisionnelles
A- Les achats consommés
B-Services extérieurs
C-Impôt, taxes et versements assimilés
D-Charges du personnel
2- Compte des produits
A- Chiffre d’affaires
B-Présentation du compte de résultat par nature
SECTION II : PLAN DE TRESORERIE
1- Le plan de décaissement
2- Le plan d’encaissement
3- Le plan de trésorerie des cinq premières années
4- CAF
5- Cash-flows prévisionnels
6- Le plan de financement détaillé du projet
SECTION III : BILANS PREVISIONNELS
1- Actifs des bilans
A- Actif non courant
B-Actif courant
§2- Passif des bilans
A- Ressources propres externes
B-Ressources propres internes
C- Ressources étrangères, dettes
CHAPITRE III : ÉVALUATION FINANCIERE ET SOCIO-ECONOMIQUE DU PROJET
SECTION I : EVALUATION FINANCIERE DU PROJET
§1- Evaluation financière du projet selon les outils d’valuation
A- La valeur actuelle nette (VAN)
B- Le taux de rentabilité interne (TRI)
C- Indice de profitabilité (IP)
D- Délai de récupération du capital investi
§2- Evaluation selon les critères d’appréciation
A- Pertinence
B- Efficacité
C- Efficience
D- Perennité
SECTION II: ÉVALUATION ÉCONOMIQUE DU PROJET
1-ETUDES DES RATIOS
A- Ratio de financement
a-Ratio d’autonomie financière
b-Ratio de la rentabilité
c- Ratio de la rentabilité économique
d-Ratio de rentabilité financière
2- Analyse du Seuil de Rentabilité
A- Reclassement des charges
a- Charges variables
B- Détermination du SR
a- M/CV
b- Seuil de Rentabilité
c- Marge de sécurité
d- Indice de sécurité
e- Création de la valeur ajoutée
f- Contribution à la balance de paiement
3- Evaluation de l’impact du projet
A-L’impact aux consommateurs
B- L’impact sur la région d’implantation et sur le pays
C-Impact sur l’environnement
4- Analyse SWOT du projet
A-Forces
B- Faiblesses
C-Opportunités
D-Ménaces
5- Politique de développement adoptée
A- Appui sur le plan du développement de l’entreprise
a-Stratégies
b- Indicateur
B- Amélioration des techniques et procédés de production
a-Stratégies
b-Indicateur
C- Appui à la commercialisation
a-Stratégies
b- Indicateurs
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
LISTE DES ILLUSTRATIONS
TABLE DES MATIÈRES

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