La justice platonicienne comme levier de la lutte contre la pauvreté a Madagascar

Définition de la pauvreté

Selon la méthode d’analyse utilisée internationalement, il y a différenciation entre la pauvreté monétaire et la pauvreté humaine. La pauvreté monétaire traduit la situation d’une personne ou d’un ménage qui ne dispose pas des revenus nécessaires pour satisfaire ses besoins. Elle se mesure directement par le niveau de revenu. Et cette situation est dite :
dans l’extrême pauvreté ou dans la pauvreté absolue, si ces revenus n’arrivent plus à satisfaire les besoins alimentaires essentiels de base, et dans la pauvreté générale, ou relative, si ces revenus ne suffisent pas pour satisfaire les besoins non-alimentaires essentiels tels que l’habillement, l’énergie et le logement.
La pauvreté humaine (ménage) traduit l’absence des capacités humaines de base telles que l’analphabétisme, la malnutrition, la longévité réduite, la mauvaise santé maternelle et le fait d’être atteint d’une maladie évitable.
Selon le D.S.R.P., la pauvreté est, en quelque sorte, un état d’asservissement et de frustration dans lequel se trouve une personne partiellement ou totalement dépourvue de moyens d’existence durables et qui se voit exclue de la jouissance des fruits de la croissance. Il en résulte chez cette personne une certaine aliénation qui la rend «étrangère» au processus de développement. Cette définition n’exclut pas ou ne remet pas en cause la définition traditionnelle basée sur la consommation calorique.
Mais elle donne par contre une nouvelle dimension plus rayonnante, afin que la stratégie menée ne se trompe pas de cible d’attaque.

Distinction de la pauvreté

Comme la pauvreté est une insuffisance ou absence de capacité humaine dans une nation, on peut donc citer qu’il y a deux sortes de pauvreté à savoir : la pauvreté de l’Etat et la pauvreté des ménages.

La pauvreté de l’Etat

L’Etat est une organisation communautaire qui représente une nation. Il est constitué non seulement du territoire bien défini (maritime, terrestre, aérien) et de la souveraineté de pouvoir, mais aussi de la population. Donc, il a des besoins à satisfaire, c’est-à-dire : il a la responsabilité de satisfaire les besoins de cette population, l’Etat doit avoir des moyens importants. C’est du rapport de ces besoins avec les moyens dont il dispose pour les satisfaire qu’un Etat pourrait être qualifié de riche ou de pauvre. Un Etat pauvre se caractérise donc, par l’impossibilité de satisfaire les besoins des citoyens.
«Il se trouve dans la situation de déficit chronique de la balance des paiements, déficit qui se répercuté, non seulement sur le déséquilibre de l’offre globale et de la demande globale au niveau intérieur».

La pauvreté des ménages

Un ménage c’est l’union d’un couple qui vit sous un même toit. «La pauvreté d’un ménage se traduit donc par l’impossibilité de satisfaire les besoins nécessaires à la vie (alimentation, scolarisation des enfants pour ceux qui en ont, … »).
Généralement, si la majorité des ménages se trouvent dans une telle situation, on dit aussi que ce pays est pauvre.
Mais dans certains pays riches, on peut trouver une population ou ménage à proportion majoritaire pauvre.
La pauvreté des ménages ou de la population est alors intimement liée à la pauvreté de l’Etat. La lutte contre la pauvreté dépend de la politique de l’Etat. Mais il y a certains problèmes qui peuvent être aussi facteurs de la pauvreté et dont la lutte dépend en premier lieu du concerné.
Par exemple : l’analphabétisme chez les gens qui ne sont pas d’accord à libérer leurs enfants pour l’école.
le problème de rendement agricole pour ceux qui ne veulent pas pratiquer les nouvelles techniques conseillées, etc.

Indicateur général de la pauvreté

Faute d’un indicateur de bien-être universellement admis, la pauvreté se mesure différemment selon des critères propres pour chaque nation.
Toutefois, certaines mesures sont souvent utilisées à savoir : la consommation par habitant, l’espérance de vie, la scolarisation et l’accès à certains biens sociaux.
Le niveau de revenu n’est pas un critère en soi. Il est simplement utilisé pour mesurer la possibilité de satisfaction de besoin de bien-être.
Parce que, en réalité, quelques besoins peuvent être satisfaits sans passer par le marché, par exemple, le cas des pays non-développés à haute intensité d’enclavement et de la proportion des ruraux. Car plus une région ou une localité est enclavée, plus la monnaie ne circule pas et plus encore les produits, notamment les produits agricoles, ne trouvent pas leur valeur : donc souvent, ils s’acquièrent à la traditionnelle, sans contrepartie monétaire.

La pauvreté entraîne l’aliénation

La pauvreté cause des sentiments de désintéressement aux affaires publiques et d’impossibilité de participer aux activités sociales. Il apparaît donc logique si le peuple malgache, composé de 70 % de pauvres, qui correspond en nombre à environ 10 millions de personnes, s’abstienne de
plus en plus d’exprimer son choix.
«Une étude réalisée par le P.N.U.D. a révélé que dans les différents scrutins organisés, le taux de participation était de 50 % aux élections communales du 14 novembre 1999 et seulement de 49 % aux élections provinciales du 3 décembre 2000, alors que ces dernières devaient conduire à la
désignation des gouverneurs et sénateurs» . Tout cela montre donc que la pauvreté ne cesse de s’aggraver à Madagascar, malgré les efforts menés par l’Etat et les Organisations Non-Gouvernementales (O.N.G.) Par cette pauvreté, les Malgaches ne s’intéressent à rien. Ils ne s’intéressent ni à l’alimentation, ni à un confort quelconque. Ils ne s’intéressent qu’à des valeurs spirituelles ancestrales ou religieuses. D’où l’adage malgache : «C’est l’esprit qui fait l’homme».
La population malgache a tendance à s’écarter de la voie que lui dictent ces valeurs et a adopté des comportements déviants pour pouvoir survivre ou à recourir à des solutions ponctuelles qui ne s’insèrent guère dans une quelconque structure globale.
Le Malgache, surtout le pauvre, a l’impression de perdre un peu de son âme, «puisque toutes les valeurs attachées à son authenticité en tant que Malgache respectant la communauté, la solidarité, l’entraide, l’humilité, le dialogue, se sont envolées comme par enchantement. Il adopte alors une vie en dérive, illustrée par l’adage malgache : «une vie qui court à sa perte» .

Définition de la justice

Avant de définir la justice selon Platon, il nous est indispensable de voir sa définition habituelle. Mais malheureusement, c’est très difficile de donner une définition habituelle.
La justice est le plus souvent employée dans des acceptions diverses. Elle signifie approximativement l’égalité en droit des citoyens. Les lois ne favorisent ni ne défavorisent aucun individu ou groupe ou classe.
«Elle signifie l’impartialité des tribunaux et enfin une répartition des avantages». Mais Platon donne un mot dans le livre II de la République. Il se montre convaincu que les hommes sont naturellement appelés à vivre ensemble pour remplir les fonctions vitales telles que la nutrition, la conservation et la reproduction. Dans cette union naît la répartition des tâches ou encore la division du travail que chacun reste à sa place et remplisse la fonction pour laquelle il est né. «C’est bien ces principes qui fondent les autres vertus, qui maintiennent le gouvernement à son poste, les soldats à leur fonction, les cordonniers à leur place» .
Que chacune des classes fasse le métier qui lui est propre pour toute la communauté. «Par exemple, que le laboureur fournisse à lui seul les vivres pour quatre et mette quatre fois plus de temps et de peine à préparer le blé pour en faire part aux autres».

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : ANALYSE DES CAUSES DE LA PAUVRETE SELON LE D.S.R.P
CHAPITRE I : ANALYSE DE LA PAUVRETE
I.- Définition de la pauvreté
II.- Distinction de la pauvreté
1.- La pauvreté de l’Etat
2.- La pauvreté des ménages
III.- Mesure de la pauvreté
IV.- Indicateur général de la pauvreté
V.- Caractéristiques de la pauvreté
VI.- Profil général de l’incidence de la pauvreté
1.- Pauvreté selon les milieux de résidence
2.- Pauvreté par province
3.- Les pauvres sont essentiellement des exploitants agricoles
CHAPITRE II : LES CAUSES DE LA PAUVRETE 
I.- Sur le plan agricole
1.- L’accès difficile à la terre
2.- Absence des techniques modernes dans l’agriculture
3.- Effectif concentré dans l’agriculture
4.- Enclavement de certaines régions
5.- Insécurité des agriculteurs
6.- Le faible dynamisme de l’agriculture
o.- Les obstacles institutionnels
II.- Sur le plan sanitaire
1.- L’accès difficile à l’eau potable
2.- Le problème de mortalité
3.- Le problème de vaccination
4.- Le problème des maladies infectieuses
5.- Problème d’utilisation des services de santé au niveau du revenu
6.- Le problème d’inexistence, d’éloignement des centres
médicaux et de l’insuffisance de personnel médical
7.- Faibles dépenses publiques au niveau du service de santé
III.- Sur le plan social
1.- La croissance démographique rapide
2.- Faible revenu
3.- Taux d’activité des enfants élevé
IV.- Sur le plan de l’éducation
1.- Coûts de la scolarisation
2.- La formation professionnelle est insuffisante
3.- Faibles dépenses publiques en matière d’éducation
4.- Au niveau de l’enseignement supérieur
5.- L’éducation suivant la zone et le sexe
V.- La corruption
DEUXIEME PARTIE : LE VECU ET LES MANIFESTATIONS DE LA PAUVRETE 
CHAPITRE I : LE VECU DE LA PAUVRETE 
I.- La pauvreté entraîne l’aliénation
II.- Instabilité ou agitation
III.- Déviance
CHAPITRE II : LES MANIFESTATIONS DE LA PAUVRETE 
I.- Sur le plan économique
1.- L’endettement
2.- Insuffisance de revenu
II.- Sur le plan social
1.- Le non-respect du droit
2.- La malnutrition
3.- Taux de travail des enfants en bas âge
III.- Sur le plan de l’éducation
1.- L’éducation de base
2.- L’éducation secondaire
3.- L’éducation supérieure
IV.- Sur le plan sanitaire
1.- Les maladies infectieuses
2.- Le VIH/SIDA
3.- Faible espérance de vie
V.- L’exode rural
VI.- Sur le plan environnemental
VII.- La corruption
VIII.- L’insécurité
TROISIEME PARTIE : LA JUSTICE PLATONICIENNE COMME LEVIER DE LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE A MADAGASCAR
CHAPITRE I : QUELQUES MOTS SUR LA VIE DE PLATON
I.- Un aperçu historique
II.- Formation de sa personnalité
CHAPITRE II : RESTAURATION DE LA JUSTICE 
I.- Définition de la justice
II.- Restauration de la justice platonicienne
1.- Au niveau du gouvernant
2.- Restaurer la justice au niveau de l’administration des affaires de l’Etat
3.- Restaurer la justice au niveau de la magistrature
4.- Restaurer la justice au niveau des gardiens de l’Etat (sécurité publique)
5.- Restaurer la justice au niveau de la démocratie
6.- Restaurer la justice au niveau de l’éducation
7.- Restaurer la justice au sein du département sanitaire
8.- Restaurer la justice dans la lutte contre la corruption
9.- Restaurer la justice au niveau du contrôle budgétaire
10.- Restauration de la justice au niveau des gouvernés
CHAPITRE III : LES CONDITIONS DE REALISATION DE CETTE JUSTICE
I.- Au niveau des gouvernants
II.- Au niveau des gouvernés
III.- Unité de tous
CONCLUSION

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