LA GESTION DU CHANGEMENT

LA THEORIE GENERALE DES SYSTEMES

   La théorie des systèmes propose une nouvelle façon de voir le monde, d’appréhender les phénomènes afin d’en saisir toute la complexité. Pour les fins de notre recherche, la théorie générale de s systèmes servira de toile de fond pour développer et présenter le modèle proposé. Elle nous permet de clarifier et dé finir les notions utilisées à cette fin. Dans un premier temps, nous procéderons par une présentation sommaire de s idées considérées importantes de la théorie générale des systèmes. Dans un second temps, nous nous attarderons sur des notions précises tels les notions de systèmes, de paradigme et de modèle.
Les origines de la théorie La construction d’un modèle, quelqu’en soit la nature, ne peut se faire s ans avoir recours à un référentiel approprié. Le cadre de référence cho i si se retrouve dans le paradigme proposé par Ludwig Von Bertalanffy qui, en 1937, avança une nouvelle façon de voi r les choses. Le mérite généralement recon nu à V. Bertalan ffy, c’est d’avoir cherché à transposer l e s observations faites sur des systèmes physiques, à d’autr es types d’ensembles. Au sujet du père de la théorie générale des systèmes, Morin dit: Nous devons à Von Bertalanffy en particulier et à la General Systems Theory en général d’avoir donné pertinence et universalité à la notion de système, d’avoir considéré le système comme un tout non réduc tible aux parties, d’avoir abordé en fait certains problèmes organisationnels à travers les notions de hiérarchie, d’avoir formulé la notion de système ouvert. Le besoin d’ une explication satisfaisante qui transcende les systèmes particuliers et s’applique aux systèmes en général amène Bertalanffy à énoncer les principes d’une nouvelle théorie. Il en définit l’essence par le but qu’elle doit poursuivre: Son but est de formuler des principes valables pour les systèmes en général indépendamment de la nature des éléments qui les compotent et des relations, des forces, qui les relient. Ainsi, par la t héorie générale des systèmes, il propose au chercheur ou au praticien d’identifier dans tout système particulier, peu importe sa nature, physique, biologique ou sociologique, les principes qui conditionnent son existence. Imdépendamment de leur nature, les systèmes évoluent selon des principes généraux structuraux et fonctionnels identiques. Depuis lors, cet te théorie a été utilisée, analysée, évaluée et améliorée de différent es façons; elle a permis des développement s dans différents domaines scientifiques comme la physique, la chimie, la biologie, etc… Elle a eu une contribution t out aussi impor tante dans les sciences administratives. I l ne faut pas considérer la théorie générale des systèmes comme une science ou une discipline, mais comme une méthodologie qui permet de rassembler et d’organiser les connaissances en vue d’une plus grande efficacité de l’ action. C’est dans cette ligne de pensée que Martzloff énonce ce qui suit : La théorie des systèmes est essentiellement une philosophie, une méthoge de procéder, un cadre, une man i ère de penser. C’est donc une nouvelle méthode générale d’approche qui permet de tout connecter, de mi eux comprendre et de mi eux décrire la complexité organisée. Elle a un pouvoir d’unification et d’intégration qui permet une vision d’ensemble. Elle rend compte de l’ imbrication et de l’ interdépendance des concepts qui proviennent des différentes disciplines. La connaissance scientifique assistée de la théorie générale des systèmes tend à ne plus considérer les éléments d’une manière isolée mais à prendre en compte les regroupements comme des totalités ayant leurs caractéristiques propres.

La notion de système

   La notion de système est au coeur de la théorie générale des systèmes. Plusieurs auteurs proposent une définition de cette notion. Celles retenues ici sont complémentaires et permettront d’en formuler une qui retiendra 1′ ensemble des idées principales de chacune. Pour Bertalanffy, un système se définit comme suit: Un ordre dynamique ge parties et de processus en interaction mutuelle. On retient de cette définition que les éléments sont en interaction dynamique. Il spécifie qu’il peut s’agir de parties ou de processus. Joel de Rosney retient à peu de chose près la même définition: Un système est un interaction dynamique, d’un but. ensemble d’éléments en organisées en fonction L’organisation dynamique de plusieurs éléments qui concourent à la réalisation d’un but est l’ idée mai tresse contenue dans ces deux définitions. Par ailleurs , dans le dictionnaine Larousse, on retrouve la défini tion suivante: Ensemble d’idées, de principes coordonnés de façon informer un tout scientifique ou une doctrine. C’est le principe de coordination qui se dégage de cette définition. Pour Martzloff, la coordination des éléments constitue une des caractéristiques essentielles du fonctionnement des systèmes. Elle signifie: que leurs composants sont rassemblés dans un dessein prémédité et que les relations entre ces composants sont  définies en fonction des besoins de cet objectif. Cet élément d ‘information concernant la coordination est très important par rapport aux définitions précédentes qui ne faisaient état que d’éléments en interaction. De même, Martzloff insiste sur le fait qu’un sytème dynamique existe dans un environnement. L’environnement est constitué de tout ce qui se trouve en dehors des li mi tes du système, mais il communique avec lui et, en conséquence, détermine un ensemble de relation sans lesquelles un système ne peut se concevoir.

La notion de paradigme

   Lorsque l’on débute dans la lecture d’ouvrages scientifiques, il est fréquent de rencontrer le mot “paradigme”, et alors de se questionner sur sa signification. D’ailleurs ne parle-t-on pas du paradigme systémique par opposition au paradigme classique. Même si on s e réfère au dictionnaire, lequel donne deux définitions, l’explication demeure insuffisante.
1- Ensemble de flexions d’un terme donné comme modèle.
2- Ensemble de termes d’une même classe grammaticale
qui peuvent être substitués l’un à l’autre.
A partir de certains ouvrages, nous effectuerons une courte présentation de la signification de ce terme, étant donné son importa nce et sa complémentarité face à la systémie. Les auteurs que nous avons consulté avancent des définitions qui sont similaires à plusieurs égards, et complémentaires à d’autres. Ces auteurs sont: Jean Berbaum, Yves Bertrand et Paul Valois, et Thomas S. Kuhn, lequel est considéré comme le père de cette notion. Pour Kuhn, le terme paradigme peut recevoir plusieurs sens selon que l’on se réfère à la première présentation de son livre intitulé: “La structure des révolutions scientifiques” ou à: “la post-face de la seconde édition” l’auteur y précise sa pensée.

L’évaluation du changement

   Le changement est inégal, et c’est son inégalité qui permet de le mesurer. Si tous les processus se développaient à la même vitesse , ou encore s’ils s’accéléraient ou ralentissaient à l ‘unisson, il serait impossible de percevoir le changement. Ainsi Toffler souligne que: En dehors du temps, le changement n’a pas 1 Qe sens, et sans changement le temps s’arrêterait. Toffler poursuit : Il s’est produit presque autant de choses depuis ma naissance qu’avant. Cette affirmation saisissante peut s’éclairer de bien des façons. On a remarqué par exemple que si les cinquante mille dernières années de l’existence humaine étaient subdivisées en tranches de soixante-deux ans environ, l’équivalent de la vie d’un homme, on aboutirait en gros à un total de 800 générations de ce type. Sur Boo, 650 au moins ont vu le jour dans les grottes. Mais ce n’ est que pendant les  dernières générations qu’il est devenu possible d’établir une véritable communication entre deux générations successives – l’écriture a permis ce progrès .. Il a fallu attendre les 6 dernières pour que la masse des hommes voit un mot imprimé, les 4 dernières pour mesurer le temps avec une certaine précision, l es 2 dernières pour que le moteur électrique soit diffusé dans le monde entier. Et la majorité écrasante des biens matériels dont nous nous servons dans notre vie quotidienne ont vu le jour au cours de la pré sente génération, la 800ième.  Ainsi, le fait que le changement se produise à des rythmes et à des vitesses différentes permet de le mesurer, c’est-à-dire d’en évaluer l’impact sur la société. Les changements dans la technologie sont souvent spectaculaires et directs, et sont souvent relativement faciles à mesurer. Dans les sciences humaines, dont celles de l’administration, les changements sont moins visibles; leurs résultats sont diffus, indirects et plus difficiles à mesurer. Les changements qui sont introduits dans l’enseignement peuvent être petits ou grands. Dans un système donné, le changement peut consister à adopter quelques pratiques déjà utilisées ailleurs, ce qui permet d’en prévoir facilement l’impact. Dans d’autres circonstances, lorsqu’il s’agit d’innovations, il est plus difficile d’estimer les retombées futures des décisions. Huberman souligne cet état de chose de la façon suivante: L’éducation, science du comportement, est moins scientifiquement vérifiable que les sciences physiques. Comme indicateurs, on peut cependant citer la fiabilité, la validité, la généralité, la compatibilité interne et la conformité aux autres théories scientifiques. Nous pouvons aulticiter l’utilité, la précision et la permanence.

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Table des matières

PREFACE
TABLE DES MATIERES
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURES
INTRODUCTION
Les transformations du système scolaire
Etre gestionnaire
L’organisation de la recherche
CHAPITRE PREMIER LA THEORIE GENERALE DES SYSTEMES
Les origines
La notion de la théorie système
La notion de  paradigme
La notion de modèle
Conclusion au chapitre.
CHAPITRE II LE CHANGEMENT 
La nature du changement
Les types
Le rythme
L’évaluation
Les novateurs
L’implantation du changement
Les résistances
Les conditions
Les stratégies
Conclusion au chapitre.
CHAPITRE III LE POUVOIR
La notion de pouvoir
La personnalité
La propriété
L’organisation
La légitimité
Les instruments du pouvoir
Conclusion a u chapitre
CHAPITRE IV- LE LEADERSHIP
La notion de leadership
Théorie classique
Style de leadership
Le leadership de l’administrateur
Emergence du leadership
Conclusion au chapitre
CHAPITRE V – UN MODELE DE GESTION DU CHANGEMENT
Le changement primaire
L’unité de traitement
L’administrateur
contexte
experience
connaissances
personnalité
Facteurs préalables et subséquents
Le changement modifié
La dynamique de la transformation
Rétroaction
Pouvoir et leadership
Un exemple d’ application
Conclusion au chapitre
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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