La gestion des risques et catastrophes face au développement durable

La réduction des risques et catastrophes fut réalisée à partir de la 9e séance plénière le 22 janvier 2005 à KOBE (japon), pour l’adoption du Cadre d’action de Hyogo 2005-2015: « Pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes ». Effectivement, la gestion des risques et catastrophes est devenue une préoccupation mondiale, après divers faits subit par plusieurs nations. Les catastrophes naturelles ou anthropiques, au fil des années entrainaient des perturbations directes ou indirectes sur le plan social, économique, et même politique dans le monde. Actuellement, dans le cadre de l’intensité de leurs impacts, la lutte pour la réduction des risques et catastrophes est primordiale. Ce qui requiert une gestion efficace de manière transversale des ressources vis-à-vis des risques et catastrophes, pour un développement durable.

Pour Madagascar ce concept de développement durable à pris de l’ampleur à partir de la 3ème République soit à partir de 2007, par la réalisation du Madagascar Action plan (MAP), Le MAP est un programme d’actions au service de la vision et des orientations socioéconomiques du pays. Face à l’engagement du MAP, sur la santé, l’adduction de l’eau potable, l’amélioration des systèmes d’information sur les cataclysmes naturels. Et face à la priorisation de certains de ces composants lors du sommet de la terre à Johannesburg en 2002, l’application des systèmes de gestion des risques et catastrophes devrait contribuer à la mise en place du processus de développement durable ; vu que ce système permet d’octroyer la sécurité aux activités de la communauté. « Les catastrophes et le développement sont étroitement liés par le fait que les catastrophes peuvent aussi bien détruire des initiatives de développement que créer des occasions de développement. Les programme de développement peuvent aussi bien augmenter que réduire la vulnérabilité même si, dans l’ensemble le développement permettra habituellement la réduction de la vulnérabilité face aux catastrophes naturelles, toutes activités de développement peut de façon substantielle augmenter des types particuliers de vulnérabilités » .

Le concept d’approche systémique

« L’approche systémique parfois nommée analyse systémique est un champ interdisciplinaire relatif à l’étude d’objets dans leur complexité. Pour tenter d’appréhender cet objet d’étude dans son environnement, dans son fonctionnement, dans ses mécanismes, dans ce qui n’apparait pas en faisant la somme de ses parties » , l’un des fondateur de ce concept est Ludwig von Bertalanffy, biologiste, a présenté, dès 1937, le concept de système ouvert qui évolua petit à petit vers la Théorie générale des systèmes (General System Theory). Ce concept n’a cessé de ce développer, comme avec Bertalanffy (1968, p. 220), Citant « Ceci revient à dire que l’on peut observer et reconnaître partout des objets possédant les caractéristiques de systèmes. Des totalités dont les éléments, en interaction dynamique, constituent des ensembles qui ne peuvent être réduits à la somme de leurs parties ». Ce même auteur a mentionné dans son ouvrage « …il y a des systèmes partout ». L’analyse de ce concept via le sujet de recherche montre la gestion des risques de catastrophes comme un élément clé du développement durable, aussi il est important de connaître les mécanismes de gestion des risques et des catastrophes pour en faire une partie dans l’ensemble du système de développement. Comme cité par Jean-Louis Le Moigne « […] De tout ce qui précède, se dégage une vision stupéfiante, la perspective d’une conception unitaire du monde jusque là insoupçonnée. Que l’on ait affaire aux objets inanimés, aux organismes, aux processus mentaux ou aux groupes sociaux, partout des principes généraux semblables émergents. » Selon le moteur de recherche WEB , l’interrelation entre le concept d’approche systémique et le développement durable est composé de quatre éléments majeures :

-Forces motrices : représentées par une évolution démographique et économique composée de modes de consommation et de production.
-Pressions : la forte de demande de consommation de la force motrice perturbe parfois de façon irréversible l’évolution de la société entrainant des conséquences importantes voire même incontournables sur l’homme et son environnement.
-Etat des capitaux : les pressions exercées par les forces motrices démographiques et économiques modifient l’état des capitaux de base du développement que sont les capitaux humain, environnemental et économique, aussi appelés les ressources humaines, environnementales et économiques. Le capital humain englobe le niveau de vie, la santé, les connaissances et les compétences de la population. Le capital environnemental se compose des ressources naturelles et de la biodiversité. Enfin, le capital économique regroupe les équipements, les technologies et le patrimoine financier.
-Politiques publiques : Quand les pressions ne peuvent pas être autorégulées et portent atteinte aux capitaux de base du développement, des politiques publiques sont nécessaires.

Ces politiques publiques représentées dans le cadran de droite sont fondées sur des visions du monde, y compris des scénarios prospectifs, qui influencent l’agenda politique. Cet agenda politique détermine alors les réponses apportées par les pouvoirs publics aux problèmes de développement. Pour élaborer ces réponses, un quatrième type de capital joue un rôle essentiel : le capital institutionnel, qui détermine les conditions de la prise de décisions politiques. Les forces motrices et les capitaux composent ensemble le potentiel de développement et la richesse de la société. Ils sont interdépendants et réagissent les uns par rapport aux autres. Ainsi, la lutte contre la pauvreté (capital humain) peut mener à une déforestation massive dans le but de créer des terres agricoles, avec pour conséquence une perte de biodiversité (capital environnemental). Il incombe aux autorités la difficile tâche de gérer ces interactions complexes et les risques qui y sont associés de façon à préserver les capitaux humain, économique et environnemental. Le pouvoir effectif et la méthode de ces autorités sont fonction de l’état de leur propre capital institutionnel (lois, institutions, etc.) et de leur vision du monde.

La géographe Christine Voiron-Canicio a même ajouté : « Dans cette optique, les recherches doivent étudier avec précision les impacts de la croissance urbaine sur les systèmes territoriaux et humains, à différentes échelles et différentes temporalités, temps court et temps long, temps du risque et temps de la catastrophe » .

Le démarche de Gestion des risques et des catastrophes 

La gestion de risque et de catastrophe est un concept née des leçons tirées face aux passages des aléas causant des impacts graves et couteux presque dans toutes les nations dans le monde. Aussi par le changement climatique actuel, les aléas sont de plus en plus fréquents et leurs impacts sont catastrophiques. Pour analyser ce concept, il est donc important de donner des définitions précises aux termes utilisés. Selon le manuel d’introduction à la gestion de catastrophe (Université Virtuel des petits états du Commonwealth (VUSSC) version 1.0) , le risque est la probabilité selon laquelle il y aura des pertes en conséquence d’un évènement défavorable, vu le danger et la vulnérabilité. En un mot, c’est un fait probable qui pourrait entrainer des conséquences graves sur l’être humain. Tandis que la catastrophe est un phénomène naturel ou causé par l’homme qui a d’importants effets négatifs sur la population, les biens, services et/ou l’environnement dépassant la capacité de la collectivité affectée à réagir.

Un fait où l’homme reste en état inerte, sans défense. Ce même ouvrage définit ainsi la gestion des risques de catastrophes comme un processus systématique fondé les principes essentiels de la gestion de la planification, l’organisation qui couvre la coordination et le contrôle, elle vise à réduire l’effet négatif ou les conséquences d’évènements indésirables. Selon le comité de Gestion des risques et de catastrophe à Pérou « la gestion du risque de catastrophe est un processus dont le but ultime est la prévention, la réduction et le contrôle permanent des facteurs de risques de catastrophes dans la société, ainsi que la préparation et la réponse optimales aux catastrophes. Cela est mis en œuvre compte tenu des politiques nationales avec un accent particulier sur celles qui sont liées au développement économique, à l’environnement, à la sécurité et à la défense nationale » . Dans cette définition, le sens de la gestion de risques de catastrophe prend un sens plus précis dans des domaines très variées mais complémentaires. Pour dire que l’élément clé du système de développement durable lui-même, est un système complexe, fragile et flexible.

Typiquement, la gestion des risques de catastrophe est composée de :

La gestion prospective : C’est l’ensemble des actions planifiées et mises en œuvre pour éviter et prévenir l’apparition de risques futurs qui pourraient survenir avec le développement de nouveaux projets sur le territoire.

La gestion corrective : C’est l’ensemble des actions planifiées et mises en œuvre afin de corriger et/ou d’atténuer le risque existant.

La gestion réactive : C’est l’ensemble des actions et des mesures mises en place pour faire face à un danger imminent ou affronter une catastrophe.

Et les différentes étapes dans la gestion des risques sont respectivement les suivantes : l’estimation du risque ; la prévention et la réduction du risque ; la préparation, la réponse et la réhabilitation ; la reconstruction. Le concept a déjà fait objet de plusieurs atelier comme la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes naturelles s’est tenue en 1994 à Yokohama (Japon) , mais il a surtout pris son envol surtout à partir de la définition du Cadre d’action de Hyogo (Hyogo Framework for Action) est le principal instrument que les États membres des Nations unies ont adopté pour réduire les risques de catastrophe. Son but fondamental est d’instaurer la résilience des nations et des collectivités face aux catastrophes par une réduction considérable des pertes dues aux catastrophes d’ici 2015 – pertes tant en vies humaines qu’au niveau du capital social, économique et environnemental des collectivités et des pays. Le Cadre d’action de Hyogo prévoit cinq priorités ainsi que des principes directeurs et des moyens pratiques qui permettent aux collectivités vulnérables d’atteindre une telle résilience dans le contexte du développement durable.

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE CADRE THEORIQUE ET DEMARCHE DE RECHERCHE POUR UNE ANALYSE CONCEPTUELLE DE GRC ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
CHAPITRE 1. CADRE THEORIQUE DE LA RECHERCHE
1.1. Le concept d’approche systémique
1.2. Le démarche de Gestion des risques et des catastrophes
1.3 Le concept de développement durable
2.1. Collecte d’informations
2.1.1 La valorisation des recherches antérieures
2.1.2 Les analyses et intégrations de terrains
2.2 traitement des données
2.3 Une approche déductive et comparative
2.3.1 L’approche comparative pour comparaison et analyse
2.3.2 Analyse de pertinence
2.3.3 Les limites de la démarche
DEUXIEME PARTIE REGION DE LA SOFIA, DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET APPLICATION STRATEGIQUE EN AMALGAME
CHAPITRE 3. LE CONCEPT DE GRC DANS LA REGION SOFIA
3.1 Gestion à participation collective limitée
3.1.1 Communautés et collectivités avec des axes de priorité différents
3.1.2 Des Structures à intervention limitée
3.1.3 analyse orthonormée des structures
3.2 Actions pour la vulnérabilité et visions de développement en divergence
3.2.1 Réactions communautaires face aux vulnérabilités
3.2.2 Organisation aux urgences à caractère empirique
3.2.3 indicateurs de développement instable
3.3 Réduction des risques et les caractères du milieu naturel
3.3.1 Un milieu physique, en cours de dégradation
3.3.2 Des aléas à effets imprévisible dans l’espace géographique de Port Bergé et Mampikony
CHAPITRE 4. DYNAMIQUE DE DEVELOPPEMENT DURABLE DANS LE DISTRICT DE PORT BERGE ET MAMPIKONY
4.1 Coordinations et stratégies de développement
4.1.1 stratégies nationales et directives en applications
4 .1.2 Développement intégrante et participative en cours d’évolution
4.2 limites et perspectives du développement durable dans le cadre de gestion des risques et de catastrophe
4.2 .1 les images du développement durable dans les districts de Port Bergé et Mampikony
4.2.2 les conditions pour la durabilité du développement
4.2.3 Perspectives
CONCLUSION

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