LA GESTION COMMUNAUTAIRE DES RESSOURCES NATURELLES RENOUVELABLES

Us et coutumes

                Certaines personnes célèbrent les fêtes traditionnelles malgaches. Les dites fêtes sont organisées dans le fanandroana. Comme tabous, il est interdit d’apporter de la viande de porc et d’oignons aux alentours du fanandroana. Les habitants préservent inlassablement la pratique sociale traditionnelle malgré la religion chrétienne syncrétique. Les coutumes et l’agriculture vont de pair pour l’ensemble de la Commune d’Ambohibary. Les us et coutumes ne permettent pas le défrichement des fibres végétales pour le tissage des produits artisanaux comme les nattes et les paniers entre les mois de mars et mai. L’élevage de porcin est interdit dans la communauté. La pratique du feu par le Tavy est très courante. La pratique du tavy est héritée des ancêtres. L’ampleur du désastre est encore cachée par la cherté de la vie et les différentes conjonctures politiques qui se succèdent surtout lors des événements de 2002 et de 2009. Les paysans défrichent, débroussaillent par force d’habitude et par instinct de survie. Seul le jeudi est maintenu aujourd’hui comme jour fady. Les « Vatolahy » ou Pierres levées relatent des faits historiques ce qui veut dire souvenir des conflits mortels. Ces faits existent dans certains villages de communauté d’Ambohibary.

Gestions communautaires des ressources naturelles renouvelables (GCRNR)

                La GCRNR signifie la gestion locale sécurisée des RNR (GELOSE) Pour définir ce terme, la GELOSE consiste à confier aux communautés locales de base, la gestion de certaines ressources comprises dans les limites de leur terroir .Elle est locale car elle s’applique au niveau des terroirs villageois. La GELOSE s’applique surtout aux ressources naturelles renouvelables (RNR) relevant du domaine de l’Etat ou des collectivités territoriales à savoir les forêts, la faune et la flore sauvages, aquatiques et terrestres, l’eau, les territoires, de parcours. De ce fait, les objectifs consistent surtout à : responsabiliser et faire participer directement les populations rurales c’est-à-dire les Communautés de Base (COBA) ou le Vondron’olona Ifotony (VOI) à la gestion de certaines des ressources comprises dans les limites de leur terroir, afin d’assurer la conservation durable des ressources naturelles renouvelables. Ainsi, permettre la gestion durable des ressources renouvelables et la valorisation de ces ressources au profit des communautés de base, d’ abord, et puis de la commune (maire, les conseillers communaux, aux services techniques déconcentrés du développement durable chargés des forêts. Aujourd’hui, il concerne un nouvel aspect de la politique environnementale malgache, laquelle préconise le Transfert de Gestion des Ressources Naturelles Renouvelables (TGNRN) aux communautés de base. Cette nouvelle politique a été consacrée par la promulgation de la loi n°95-025 portant sur la gestion locale des ressources naturelles renouvelables. Actuellement, les politiques environnementales menées jusqu’à maintenant dans le cadre de la conservation et de la protection des ressources naturelles renouvelables (RNR), semblent avoir conduit dans une situation d’impasse.

Sous-développement en milieu rural

               Les causes déterminantes de cette situation sont les techniques de l’agriculture pratiquée est traditionnelle et peu intensive à l’exemple des cultures sur brûlis ou « TAVY, un système ancestral de production, basé sur le défrichement itinérant des forêts naturelles. Et les cultures sur brûlis engendrent les phénomènes d’érosion, par l’insuffisance des techniques et méthode a utilisées dans le domaine de l’agriculture, à savoir : les matériels, les semences, les engrais. En plus, l’insécurité avec les dahalo, sans oublier l’enclavement de nombreuses régions rurales à Madagascar, l’absence des infrastructures routières empêchent la circulation des biens et des personnes .Les paysans sont alors contraints de vendre les produits agricoles à très bas prix sur les marchés pour subvenir à leurs besoins quotidiens. D’ où le faible revenus des ménages ruraux. Sur le plan social, les populations rurales sont d’ autant plus victimes de l’inexistence des infrastructures sociales de bases (sanitaire, scolaire), les enfants à effectuer une dizaine de kilomètre par jours pour y aller à l’école. Ainsi l’accès à la santé présente la même situation .En générale la moitié de la population rurale s’éloignent l’établissement de soins. Elles n’ont pas encore accès aux soins essentielles d’ où l’existence des maladies chroniques (paludisme, diarrhée,…) Nous avons aussi l’occasion de parler un peu de l’accès à la terre. Nous pouvons dire que l’accès à la terre est très inégal. Entre le milieu urbaine et le milieu rural car le plus accentué c’est sur le monde rural puisque la moitié des ménages ruraux se partage moins de 2% des superficies. Près de 10%des ménages sont propriétaires des terres les plus fertiles.

Développement au niveau mondial

                Les théories macroéconomiques tiennent encore le haut du pavé en termes de pensée sur le développement et d’influence politique mondiale. Mais il vaut mieux souligner que malgré la tentative de réorientation de politique et de théorie de développement, pour emprunter le terme d’un auteur, cette base est le rapport entre les pays développés (PD) et les pays en voie de développement (PED). D’un côté, les développeurs sont préoccupés par la situation des pays « à faire développer » et multiplient des aides à travers des stratégies et politique de développement et surtout des aides financières par les institutions internationales, tels le FMI (Fonds Monétaire International), la BM (Banque Mondiale). De l’autre côté, les pays en voie de développement devant le grand effet de démonstration des pays riches et de l’état d’un « misérabilisme », se soumettent à toutes les conditions (politique, économique, sociale) jusqu’ à une dépendance totale, par l’endettement et l’investissement étrangers. Par conséquent, le développement est devenu un lieu d’affrontement et de combat politique entre les pays riches et les pays pauvres, qui se présentent sous forme d’une arme monétaire et d’une nouvelle occupation post- coloniale des Occidentaux.
 Développement dans le Sud : Aujourd’hui on exploite les ressources naturelles pour répondre aux besoins de l’humanité, tout en préservant l’environnement pour les générations futures, Subvenir à leurs besoins est l’un des problèmes les plus préoccupants du monde surtout dans le continent africains qui possède les ressources naturelles environnementales les plus riches et les plus variées de la planète (surtout sur le plan biophysique, culturel, social). La situation de continent africains s’est gravement détériorée avec des extrêmes dégradations de l’environnement : (ressources naturelles, écosystèmes, mécanismes biologiques, famines et malnutrition, déséquilibre politique. Les causes de cette situation sont à multiples facettes, tout d’abord, l’absence de stratégie de développement viable apporté par les pays développés,négligence du monde rural, la traite négriée et le colonialisme du passé. Le principal problème de l’Afrique est l’échec du Leadership. La plupart des dirigeants africains passés et présents ont fait échouer lamentablement leur région .plus de 84% des élections en Afriques ne sont ni libres ni justes et ni crédibles. Quand nous observons les très rares pays africains qui prétendent améliorer leur taux de croissance économique, nous constatons que leurs citoyens demeurent dans des souffrances profondes, comme si l’augmentation de la croissance économique nationale était proportionnelle à celle de la pauvreté et de la souffrance. Le développement de ces pays africains est ironique dans le sens où il s’agit d’une évolution qui accroît la souffrance du peuple, qui rend le pauvre plus pauvre et le riche plus riche. En dépit de ces problème et de ces ennuis, l’Afrique a encore le sens de se développer .Les ressources, la main d’œuvre sont tous là. Ce qui fait défaut est la volonté et la détermination.Que tous les Africains mettent la main à la pâte pour s’assurer que la région sorte de ce pétrin et trouve sa véritable place sur la carte du développement mondial en 2030. Ceci ne sera possible que si le continent accepte de quitter son statut de victime pour passer enfin à l’action ! Apre Rio, il est certain que la compréhension relativement récente des relations entre l’économique, le social, la culturel et l’environnement a non seulement modifié la manière de penser le développement mais aussi contribué à revoir certains approches et modes de gestion des ressources naturelles. En effet, depuis cette conférence, les initiatives d’une politique de la gestion paysanne ont vu le jour

Généralités sur le développement

              Relatifs aux contextes historiques du XXème siècle, c’est dans les annees1960 que le terme développement prend de l’ampleur. Actuellement, le développement est ancré et figé dans des structures mondialisées et globalisant suivant une logique systémique du rapport entre le Nord et le Sud pour devenir un problème universel. Tout d’abord, il convient de reconnaître que la définition du terme développement est vague et complexe. Dans le Dictionnaire critique de la sociologie ; BOUDON et BOURRICAUD11, le définissent comme un processus impliquant l’amélioration sociale, économique, politique et culturel des individus et de la société elle-même. Par amélioration, KATE YOUNG, fait entendre ici l’aptitude de la société à répondre aux besoins de la population, sur le plan physique : émotifs et créatifs à nouveau acceptable du point de vue historique et à libérer les humains de l’éternelle routine liée à la production des besoins essentielles .Ainsi, ce processus implique une forme de société qui permet la distribution égale des richesses du pays. Le développement : l’objet du développement détermine un processus d’expansion des libertés réelles de tous les individus. La définition retenue est souvent celle de F.PEROUX : « Le développement est la combinaison des changements mentaux et d’une population qui la rendent apte à faire croître, cumulativement et durablement ». «Le développement pourrait être une des conséquences de la croissance économique. Du point de vue sociologique, le développement peut être appréhendé à la lumière du concept de « changement social ». Le développement des naissances entraîne à un changement dans le but de promouvoir et de faire évoluer la société. Olivier de Sardan12 le définit, quant à lui, dans une perspective méthodologique comme « l’ensemble de processus sociaux induits par une opération volontariste de transformation d’un milieu et repose sur une tentative de greffe des ressources et /ou de savoir, entrepris par des institutions extérieures à ce milieu » De part cette définition, nous pouvons dire que le développement est un changement sociale /global et de longue durée que les représentants politiques et la population entendent orienter pour le bien de la communauté toute entière. Entendons par là, l’amélioration de la qualité de vie à travers l’éducation, la santé, à un emploi durable, aux cultures et loisirs, et à éliminer l’extrême pauvreté

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Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
Chapitre 1 CADRE D’ETUDE ET ETAT DE LIEUX
Section 1. Historique
1. Délimitation géographique
Section 2. Etat de lieux sur le développement et l’environnement
1. Aspects de l’environnement à Madagascar
2. Gestions communautaires des ressources naturelles renouvelables (GCRNR)
3. Réalité foncière
4. Le développement au niveau local
5. Sous-développement en milieu rural
6. Réalités du développement à Madagascar
7. Développement au niveau mondial
Chapitre 2 CONCEPT ET CADRAGE THEORIQUE DU L’ETUDE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE DEVELOPPEMENT
Section I. Les différents concepts
1. Généralités sur le développement
2. Développement rural
Section II. Problématisation et Hypothèses
1. Problématique
2. Hypothèses
3. Objectifs spécifiques
Chapitre 3 LES DIFFERENTES METHODOLOGIES APPROPRIEES A CETTE ETUDE
Section I. Outils
Section II. Techniques
CHAPITRE 4. MODE D’ORGANISATION ET IMPLICATION PAYSANNE SUR LEUR GESTION DES RNR PAR LES VOI
Section I. Réalités sur l’Organisation des paysans, reliée à la gestion des RNR
1. Historique de la Gestion
2. Activités des VOI
3. Projet d’activités des VOI
4. Types d’activités génératrices de revenus des membres des VOI
Section II. Perception paysanne de l’environnement
1. Présentation générale des enquêtés
2. Les motifs d’adhésions de la population dans la Gestion communautaire des Ressources Naturelles
3. Intégration des membres dans l’organisation paysanne (OP)
Section III. Problème Organisationnel de la gestion Communautaire pour les membres et pour la communauté
1. Points de vue selon les responsables
CHAPITRE 5. LE SYSTEME D’ EXPLOITATION ET DE LA PRODUCTION
Section I. Importance du secteur agricole dans le monde rural
1. Les principales activités agricoles et les produits de base de la population paysanne dans le FKT d’Ambohimanarivo et D’Ampitambe
Section II. Les impacts socio-économiques et environnementaux de la gestion communautaire des RNR
CHAPITRE 6. ANALYSE A LA PERCEPTION DES POPULATIONS SUR LA GESTION
Section I : Sur l’aspect des organisations des VOI
1. « GELOSE» : facteur de reproduction d’une structure sociale
2. Représentativité de la VOI : les enjeux du pouvoir
3. Participation de la population : facteur de réussite de la GELOSE
CHAPITRE 7. SUGGESTION PERSONNELLE
Section I. Les alternatives du développement
1. Sur le plan social
2-Prospectives sur la politique de gestion
3. La sécurisation foncière
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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