La conscience politique des jeunes

Généralités

Dans toutes les sociétés, développées ou en développement, la place des jeunes est incontestablement prépondérante. Les jeunes seront les adultes de demain, les décisions qu’ils prennent vont façonner notre monde ainsi que les perspectives des générations à venir. Leurs comportements et notamment l’intérêt qu’ils portent à la chose politique, à la vie politique, aux rapports sociaux sont essentiels à la vie de la nation et à la modernisation de la société.

Les jeunes âgés de 15 à 25 ans représentent un cinquième de la population mondiale. La grande majorité réside dans les pays en développement. A Madagascar, les jeunes de 15 à 24 ans constituent près de 21% de la population totale selon la projection de la Banque Mondiale.

L’avenir d’un pays repose en grande partie sur l’intégration et la participation des adolescents. Comme l’a souligné Kofi ANNAN, ex-Secrétaire Général de l’ONU lors de la conférence mondiale des ministres de la jeunesse : « Une société qui se coupe de sa jeunesse se prive de sa réserve d’oxygène ; elle signe alors son arrêt de mort ». L’accroissement rapide de la population juvénile, typique des pays en développement comme Madagascar, mérite l’intérêt des responsables à tous les niveaux. Leur insertion dans la société, à la vie économique, dans la vie socioculturelle invite à repenser à l’amélioration de la gouvernance, et constitue une dimension essentielle de la mise en œuvre de cette bonne gouvernance. Au centre de celle-ci se pose la question de l’effective, et active contribution des jeunes à la vie sociale. Il soulève en effet un ensemble d’enjeux cruciaux dans différents domaines comprenant la participation citoyenne.

CHAMP D’INVESTIGATION, CONCEPTS DE BASE 

CHAMP D’INVESTIGATION 

Un bref rappel de l’histoire politique de Madagascar 

Il nous paraît opportun de se rappeler des quelques points essentiels sur l’histoire politique de Madagascar. En effet, allons-nous signaler le nationalisme. Par la suite, évoquons l’occidentalisation de la première décennie de l’indépendance. Ainsi, il y a lieu de rappeler la voie socialiste et le recours au libéralisme. Enfin, allons-nous parler de la société malgache comme étant une société bloquée et appauvrie.

Le nationalisme : revendication de l’indépendance

Le pouvoir colonial à travers leur économie de rente a exploité les pays colonisés en Afrique et en Asie. Madagascar ne fait pas exception malheureusement. Il a mis en place un système éducatif à deux vitesses, ou du moins à deux orientations non pas divergentes, mais plutôt parallèles. Un système éducatif inspiré du modèle français a été institué : école primaire, école secondaire, enseignement professionnel sanctionnés par des diplômes identiques à ceux de la métropole (C.E.P.E, B.E.P.C, Baccalauréat, Licence, …). L’autre système, plus professionnel intéresse le monde du travail où les médecins étaient formés pour être rapidement opérationnels.

Des institutions modernes ont été également crées, notamment les institutions judiciaires, le système de sécurité publique. Tout ceci a contribué à la revendication de l’indépendance sur la base d’une vision de la future axée sur la souveraineté et la liberté politique et le développement social. Le choix est clair : c’est l’indépendance. D’ailleurs, il s’agit de l’air du temps dans las pays anciennement colonisés de revendiquer leur indépendance.

❖ La place des jeunes dans le nationalisme
La période coloniale a été une période où les jeunes ont été actifs sur le monde politique. Plusieurs jeunes se sont consacrés pour l’indépendance de Madagascar. Ainsi, des associations de jeunes ont vu le jour. Nous allons parler des deux mouvements qui ont marqué cette époque : le V.V.S ou le Vym, Vato, Sakelika (fer, pierre, ramification) et le M.D.R.M ou le Mouvement Démocratique pour la Rénovation Malgache.

➤ La V.V.S
Abréviation des mots « vy, vato, sakelika », littéralement « Fer, Pierre, Ramification», c’est la dénomination d’une association dite culturelle de jeunes malgaches. Elle est composée en majorité d’étudiants en médecine. Cette association s’est formée vers 1912 autour du Pasteur Ravelojaona. Elle fut illégale du fait que toute association autochtone était interdite par l’administration. La V.V.S passait alors comme une société secrète. Accusés d’un complot contre la France, ses leaders ont été condamnés à lourdes peines en prison en 1915. Dans les années 1920, ce mouvement anticolonialiste trouve son avocat en la personne de Jean Ralaimongo. Et après, tous les condamnés furent amnistiés.
➤ Le M.D.R.M
En 1940, les colons restent fidèles au maréchal Pétain, mais des troupes sud africaines et britanniques débarquent dans l’île en 1942 et la remettent aux forces de la France libre l’année suivante. Et donc, en 1946, Madagascar devient un territoire d’outre-mer (TOM).

De ce fait, en Février 1946, le Mouvement Démocratique pour la Rénovation Malgache naît. Ce parti prônant pour l’indépendance de l’île au sein de l’Union française gagne toutes les élections et envoie à l’Assemblée constituante française trois jeunes députés : Ravoahangy, Raseta, Rabemananjara. Dans la nuit du 29 au 30 Mars 1947 éclate une insurrection qui embrase la façade orientale de l’île et s’étend dans de nombreuses régions, avant d’être écrasés en Décembre 1948. La répression faisait des milliers de morts. Le M.D.R.M est dissous et ses leaders emprisonnés.

➤ Le cas de Gisèle Rabesahala
Le cas de Gisèle Rabesahala démontre bien le rôle actif des jeunes dans la lutte pour l’indépendance. De plus, elle est considérée comme un modèle de patriotisme, d’engagement et de militantisme. Dès son jeune âge, elle s’est engagée pour la souveraineté du pays. Elle était de tous les mouvements de jeunesse solidaires de la libération du pays sous la tutelle coloniale. A l’âge de 17ans, elle fait ses premiers pas dans le monde politique en s’engageant en tant que secrétaire au sein du M.D.R.M ou Mouvement Démocratique pour la Rénovation Malgache qui militait pour l’indépendance du pays. A 21 ans, elle fonda, le 3 mai 1951, « Fifanampiana malagasy », un comité de solidarité de Madagascar. Ce comité ayant pour objectif le maintien des liens avec les emprisonnés de 1947 par l’envoi de vêtements, de vivres, des médicaments et des nouvelles de leurs familles. A part ces objectifs humanitaires, elle était toujours prête à dénoncer l’horreur de la répression et des conditions de détention, à faire face à l’iniquité des procès des nationalistes, et à contribuer à la réalisation de l’unité nationale autour de l’amnistie générale pour les condamnés à la suite de 1947.

L’occidentalisation de la première décennie de l’indépendance (le néocolonialisme) 

La première décennie qui a suivi l’indépendance a été constituée par le renforcement de l’occidentalisation. Les entreprises commerciales ont continué à se développer. Des banques ont été instituées. L’université a été créée en 1965. L’école nationale d’administration a été créée. Tout cela a conduit à la formation de nouveaux diplômés qui ont hérité, au cours de la période coloniale et à travers le système éducatif, de nouvelles valeurs basées sur la philosophie marxiste par exemple ou la morale des philosophes enseignée dans les classes secondaire. De nouvelles systèmes de valeurs qui vont conduire la société à revendiquer un autre modèle de société, plus d’indépendance politique et un développement qui n’ait plus accès sur le développement du capitalisme mais plutôt sur le socialisme.

Il faut reconnaître qu’au cours de la même époque, le monde occidental a subit des critiques profondes concernant ses fondements (le mouvement de Berkeley aux Etats-Unis et le mouvement de Mai en France dont les principaux acteurs sont des jeunes). Au plan international, on a vu la victoire du Nord-Vietnam sur les américains, qui ne fait que prolonger la défaite des français face à ces mêmes vietnamiens. Par ailleurs, à peu près à la même période, la Chine commence à se réveiller et le modèle chinois séduit à la fois la gauche européenne et les partis politiques du tiers monde.

Toutes les conditions sont réunies pour revendiquer à Madagascar plus de liberté et de justice au moment des valeurs enseignées par le système français à l’école, et des réussites apparentes du modèle socialiste et de l’effondrement de l’impérialisme américain particulièrement.

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Table des matières

INTRODUCTION
Partie I : CHAMP D’INVESTIGATION ET CONCEPTS DE BASE
Chap. I : Champ d’investigation
Chap. II : Les concepts de base
Partie II : EXPLICATION DU NIVEAU DE CONSCIENCE POLITIQUE DES JEUNES
Chap. III : Présentation du premier niveau d’enquête
Chap. IV. Présentation du second niveau d’enquête
Partie III : SYNTHESE ET SUGGESTION EN MATIERE DE RECHERCHE
Chap. V : Conscience politique et rapport à la pauvreté
Chap.VI : Suggestions en matière de recherche
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
TABLE DES MATIERES
ANNEXES

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