Investissement en capital humain

Depuis plusieurs décennies, le capital humain a été mis en valeur par différents auteurs dans le sens où il est considéré comme un élément nécessaire à l’atteinte d’une croissance économique. Depuis Adam Smith, la plupart des économistes reconnaissent que les compétences de la main d’œuvre d’un pays représentent un de ses atouts concurrentiels les plus importants. De nos jours, les économistes portent encore un intérêt croissant à la qualité de l’humain, particulièrement son niveau d’éducation. En fait, « l’éducation présente une importance capitale à la fois comme objet de consommation immédiate et comme forme d’investissement pour la production future» .Les origines de la théorie moderne du capital humain remontent aux années 60, alors que Theodore Schultz, puis Gary Becker, proposaient leurs analyses théoriques et empiriques des liens entre l’investissement en capital humain et la rémunération. Il existe toutefois d’autres auteurs qui ont élaborés la théorie du signal pour mettre en doute la valeur de l’acquisition de ce capital humain. Selon la définition de l’OCDE, le capital humain recouvre les connaissances, les qualifications, les compétences et les autres qualités d’un individu qui favorisent le bien-être personnel, social et économique. Depuis le milieu des années 80, sont apparus des travaux de recherches sur les théories de la croissance endogène qui ont montré l’importance de l’éducation en tant que capital humain dans la croissance économique en vue de critiquer le modèle de croissance équilibré néo-classique élaboré par Solow en 1956.

La diversification de la croissance économique dans toutes les régions du monde repose en fait sur la différence au niveau d’accumulation en capital humain. L’utilisation du concept de capital humain est surtout reconnue mondialement. Cependant, il existe un écart important dans l’investissement du capital humain dans les développés et certains pays en voies de développement. La considération du capital humain dans les pays développés laisse penser qu’il est source de cette croissance. Il semble donc pouvoir apporter des solutions à plusieurs problèmes rencontré surtout dans certains pays en voies de développement comme Madagascar, à savoir la faible investissement en capital humain qui constitue une difficulté d’atteindre la croissance, la montée du chômage que rencontre les universitaires après leurs études et aussi la polarisation des revenus.

Quelques définitions économiques 

Notion de rationalités économique

La notion de rationalité des agents économiques est aussi utilisée dans le domaine de l’investissement en capital humain. En effet, tout investissement induit un choix et donc des coûts directs et des coûts d’opportunités. L’investissement ou non dans le capital humain résulte d’un calcul coût-avantage de la part de l’agent économique, en supposant qu’il a toutes les informations nécessaires et qu’il fasse les bonnes anticipations. La notion d’anticipation relève que les agents économiques utilisent correctement l’information dont ils disposent sur le présent et le futur. L’agent économique se comporte comme un vrai homo œconomicus dans le domaine de l’éducation. Ce type de comportement est guidé par l’intérêt et cherche le maximum de résultat par le minimum de peine et l’ensemble aboutit toutefois à l’harmonie sociale. En guise de connaissance, il faut distinguer trois sortes de rationalité des agents économiques . Le terme de rationalité n’est pas toujours utilisé avec le même sens mais dépend de chaque courant économique :

-Pour les nouveaux économistes Keynésiens, la rationalité est au sens faible où, les individus sont utilitaristes. Ce qui signifie qu’ils cherchent seulement à maximiser leur satisfaction.
-Pour les Néo-classiques et les néo-libéraux traditionnels, la rationalité est au sens habituel, de sorte que non seulement les individus sont utilitaristes, mais aussi l’information est parfaite, c’est-à-dire que les individus disposent de toutes les informations nécessaires et sont capables de les analyser.
-Pour les nouvelles économistes classiques dont la rationalité est au sens fort, les individus sont utilitaristes, l’information est parfaite et les individus peuvent anticiper l’avenir avec précision (hypothèse des anticipations rationnelles).

Taux de rendement à l’éducation

L’éducation est acquise dans le contexte scolaire. La plupart des pays en développement ont un problème dans le processus d’un enseignement supérieur plus étendu et de meilleure qualité, c’est pourquoi ils présentent de plus en plus de difficulté à tirer profit de l’économie mondiale fondée sur les connaissances. La poursuite des études est considérée comme un acte d’investissement qui va contribuer à accroitre le stock de connaissance, capital immatériel de l’individu . L’éducation peut, en effet être considérée soitcomme un investissement directement productif, soit comme un investissement d’infrastructure .Dans le premier cas, elle donne à l’individu une sorte de capital qui accroit l’efficacité de l’homme au travail. Et dans le second cas, cette perspective est modifiée car l’éducation est considérée comme une condition plutôt qu’un moyen de développement. L’éducation a un rôle complémentaire par rapport au facteur travail. Elle est nécessaire pour qu’une main-d’œuvre compétente et productive arrive sur le marché du travail. Le taux de rendement à l’éducation évoque le rendement des ressources investies dans l’éducation. C’est-à-dire que le taux de rendement est une mesure de ce qu’aurait rapporté l’investissement à l’éducation. La littérature se distingue en deux taux de rendement : le taux de rendement privé interne et le taux de rendement social.

Le taux de rendement interne

Ce taux est égal au taux d’actualisation qui aligne les coûts réels ou coût direct de l’éducation pendant toute la durée des études sur les gains réels procurés ultérieurement par l’éducation. Les individus investissent à l’éducation pour augmenter leur compétence afin de faire face au monde du travail et de pouvoir compenser ces divers coûts liés à l’éducation. Avec la forme la plus complète de cet indicateur, les coûts sont égaux aux frais de scolarité, au manque à gagner, au déduction faite sur les impôts, corrigé des chances d’obtenir un emploi et diminués des ressources fournies aux étudiants sous forme d’allocations et de prêts. Les avantages sont l’amélioration des gains après impôts corrigés pour tenir compte des chances accrues d’obtention d’un emploi et la diminution du remboursement éventuel des aides publiques obtenues pendant la durée des études.

Le taux de rendement interne peut être mesuré sur une année et sur plusieurs périodes. Nous allons prendre l’exemple présenté par GRAVOT pour mieux comprendre le taux de rendement interne. Concernant le taux de rendement interne sur une année, imaginons un étudiant qui vient d’obtenir sa licence et qui s’interroge sur l’opportunité de poursuivre ses études une année supplémentaire afin d’acquérir sa maîtrise. S’il interrompt ses études au niveau licence, il obtiendra un flux de revenu évalué à L0 l’année suivant la licence, L1 l’année suivante, L2 l’année suivante, etc.…S’il poursuit ses études une année supplémentaire, il subira pendant cette année des coûts évalués à la somme des coûts directs et indirects (D0) et du coût d’opportunité correspondant aux salaires perdus pendant l’année (L0). Les années suivantes (dans la mesure où il s’arrête au niveau maîtrise) il obtiendra un flux de revenus évalué à M1 la première année (au lieu de L1 s’il s’était limité à la licence) M2 la deuxième année, etc… Les gains nets correspondant à son investissement seront donc de :

M1 – L1 à l’année 1
M2 – L2 à l’année 2, etc…

Le taux de rendement social

Les bénéfices qui découlent pour la société d’un complément d’instruction devraient être évalués sur la base des taux de rendement sociaux prenant en compte les coûts et les avantages pour la collectivité de l’investissement dans l’éducation, lesquels peuvent différer sensiblement des coûts et des avantages privés. Le coût social inclut le coût d’opportunité de la non-participation des individus concernés au processus de production et le coût intégral de la formation assurée et non pas simplement le coût supporté par l’individu. Le bénéfice social inclut le gain de productivité à l’échelle de l’ensemble de l’économie associé à l’investissement dans l’éducation .

L’acquisition de l’éducation aura donc un impact positif pour l’ensemble de l’économie du fait que chaque individu, en investissant à l’éducation, contribuera à l’atteinte du bénéfice social Avec la forme la plus complète de cet indicateur, les coûts sont égaux aux frais de scolarité, au manque à gagner, à la déductionfaite par rapport aux impôts, corrigé des chances d’obtenir un emploi et diminués des ressources fournies aux étudiants sous forme d’allocations et de prêts. Les avantages sont l’amélioration des gains après impôts corrigés pour tenir compte des chances accrues d’obtenir un emploi et diminués du remboursement éventuel des aides publiques obtenues pendant la durée des études.

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Table des matières

INTRODUCTION
PARTIE I: CONCEPTS ET THEORIES DE BASES
CHAPITRE I : DEFINITIONS ET CONCEPTS
1. Quelques définitions économiques
2. Concepts de base
CHAPITRE II : LES FONDEMENTS THEORIQUES
1. La théorie du capital humain et la théorie critique du capital humain
2. La théorie de la croissance traditionnelle de Solow et la théorie de croissance endogène
PARTIE II : APPORT ECONOMIQUE DE L’INVESTISSEMENT EN CAPITAL HUMAIN
CHAPITRE I : LES BENEFICES DECOULANT DE L’INVESTISSEMENT EN CAPITAL HUMAIN
1. Les facteurs de la croissance endogène
2. Les bénéfices de l’investissement en capital humain
CHAPITRE II : REALITE DU CONCEPT DE CAPITAL HUMAIN DANS LES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT : CAS DE MADAGASCAR
1. Le taux de scolarisation
2. Les problèmes liés après l’accumulation du capital humain
3. Investissement en capital humain et croissance économique à Madagascar
CONCLUSION

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