Inventaire socio-economique et geographique par teledetection et S.I.G

Le massif d’Andriantantely, dans le fivondronana de Brickaville, fait partie du projet de corridor reliant deux importantes aires protégées de Madagascar : à savoir les Aires Protégées d’Analamazaotra et de Mantadia (dans le fivondronana de Moramanga) au Sud et celle de Zahamena (fivondronana de Vavatenina) au Nord. Cependant, la forêt d’Andriantantely commence à faire l’objet de pressions anthropiques de plus en plus inquiétantes. Sans plan de conservation, ces pressions vont rapidement créer une situation irréversible de dégradation d’un écosystème, classé parmi les plus importantes de Madagascar.

L’absence de certaines données de base (données géographiques et socio économiques) ne fait que retarder l’élaboration de ce plan de conservation. Considéré de niveau un (01) de priorité, par les experts environnementaux, nous avons voulu contribuer à l’élaboration de ce plan de conservation. Pour cela, nous avons axé notre participation aux recueils de ces données de base manquantes.

La forêt d’Andriantantely 

Localisation

Compris entre les points de coordonnées 18°36’59’’ Sud et 48°42’43’’ Est, et 18°45’00’’ Sud et 48°51’21’’ Est, le massif d’Andriantantely est partagé par quatre communes (cf. carte suivante), à savoir :
– La commune rurale d’Ambohimanana au nord-ouest,
– La commune rurale de Fetraomby à l’est,
– La commune rurale de Fanasana-Gare au sud,
– La commune rurale de Lohariandava-Gare au sud-ouest.

Situées dans le fivondronana de Brickaville de la province autonome de Toamasina, aucune route ne dessert ces communes, excepté le chef-lieu Fetraomby, où passe une ancienne route secondaire qui n’est plus fonctionnelle.

Pour y accéder, au départ de Brickaville :
– Dans les cas de Fanasana et de Lohariandava ; on a le choix entre la voie de chemin de fer et la rivière Vohitra (un des principaux affluents du fleuve Rianila) qui suivent presque un tracé parallèle ;
– Dans les cas de Fetraomby et d’Ambohimanana ; on remonte le fleuve Rianila en canot ou bien on suit les pistes à pied, ou bien l’ancienne route reliant Ambohimanana/Fetraomby/Brickaville.

Problématique

Un rapport sur l’inventaire biologique, effectué par Conservation International Madagasikara, et l’équipe Miray, de quelques grands sites tel Andriantantely, considère le massif comme étant parmi les dernières forêts de basse altitude de Madagascar. Il contiendrait de très importantes espèces de lémuriens et, 90% des espèces reptiliennes rares et très rares confondues. Cependant, ce rapport mentionne que la pratique du tavy est très manifeste et que les pièges à lémuriens sont nombreux, dus, sans doute, à une dépendance de la population locale sur les ressources naturelles. Malgré ces pressions anthropiques qui deviennent de plus en plus montantes, Andriantantely semble être la moins perturbée en comparaison aux autres sites du rapport. Il semble donc plus qu’urgent et d’une importance capitale, d’y commencer des études plus approfondies dont l’aboutissement consisterait à la conservation de la faune et de la flore, tout en y associant les intérêts des riverains de la forêt.

La télédétection par satellite 

Notion de télédétection par satellite 

Définition

«La télédétection, au sens large, est l’ensemble des moyens permettant de saisir à distance (télé), des informations sur la surface terrestre » (définition tirée du livre de J.L. DIZIER et O. LEO ; Télédétection, techniques et applications cartographiques) .

Historique

Jusque vers 1970, la télédétection ne s’était limitée qu’à la photographie aérienne. Vers les années 70 et 80, grâce au développement intensif de la technologie spatiale, des satellites d’observation tels que LANDSAT 1, 2, et 3 ; MSS (lancé en 1972 et qui a cessé ses activités en 1978) ; LANDSAT TM 4 (lancé en 1982), et LANDSAT TM 5 en 1984, SPOT, … ont permis au public d’accéder aux imageries satellite, communément appelées photos satellite. Depuis, les photos satellite ont redéfini le domaine de la télédétection. Le champ d’étude est devenu plus vaste. A titre d’exemple, les satellites LANDSAT TM peuvent couvrir 185 km x 185 km, soit 34.000 km2 par prise de vue. De plus, les images reçues renferment des données plus que jamais informatives, pouvant intéresser de larges domaines scientifiques, surtout comme la météorologie, l’information géographique. Cela a amené à définir une nouvelle forme de télédétection qui n’est autre que la télédétection par satellite.

Le principe de la télédétection par satellite 

Le système d’observation (satellite), capte l’énergie des rayons solaires réfractés par la cible pour être ensuite traduite sous forme de signal par le système lui-même. Il renvoie ensuite ce signal vers le Centre de Réception/Rectification d’Image Satellite ou C.R.I.S. Là, les données (images satellites) vont subir leurs premiers traitements et quelques rectifications. En effet, les premières images sont encore « indéchiffrables », par conséquent encore inexploitables. Elles contiennent des déformations dues :
– A l’environnement (courbure de la terre, variation d’altitude du sol, réfraction atmosphérique,…) ;
– Aux erreurs des systèmes de mesure ;
– Aux distorsions provenant du mouvement du système d’observation.

Les premières images sont donc induites d’erreurs assez conséquentes. Mais des traitements préliminaires peuvent remédier à ces déformations. Ils consistent :
– En des corrections géométriques (transformations de projection cartographiques par exemple ou bien, corrections géométriques, pour rectifier les déformations spatiales…) ;
– Et en des corrections radiométriques, pour déterminer les vraies valeurs radiométriques afin d’éviter des confusions et de pouvoir exploiter des données vraisemblables.

Les atouts de la télédétection par satellite

La télédétection par satellite présente des avantages certains :
– Une couverture systématique de la surface terrestre ;
– Un très large champ de vision, dont nous pouvons en juger par les exemples ci dessous :
o LANDSAT TM : 185 km x 185 km ;
o SPOT : 60 km x 60 km pour chaque instrument de prise de vue ;
– Une répétition des observations, cycle de 16 à 26 jours selon le satellite. Dans le cas du satellite français SPOT, la répétition des observations est plus élevée. Ses appareils de prise de vue peuvent se dépointer de l’axe vertical de, plus ou moins, 27°. Cette propriété de l’axe optique correspond à environ 427 km de part et d’autre de la « trace » du satellite sur la surface terrestre.
– Une possibilité d’étude altimétrique ;
– Une rapidité de l’obtention des données grâce aux différents réseaux de distribution (dans le cas de Madagascar c’est le Foiben-Taosarintanin’i Madagasikara qui est chargé de la vente des images, dons de l’U.S.A.I.D. Sinon le pays disposant d’une agence agrée de distribution pour la région de l’Océan indien est l’Afrique du Sud).

Les limites de la télédétection par satellite

La télédétection par satellite connaît aussi quelques limites :
– Vu le coût des images satellite et de son traitement pour son exploitation, il n’est pas donné à tout le monde d’en tirer profit ;
– La résolution des pixels des images usuelles généralement supérieure à 10 m cache les informations de détails inférieurs à la surface correspondante, et ne permet donc pas des études plus fines .

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : GENERALITES
PARTIE I / CHAPITRE 1 : La forêt d’Andriantantely
1.1.Localisation
1.2.Problématique
1.3.Intérêt de l’étude
PARTIE I / CHAPITRE 2 : La télédétection par satellite
2.1.Notion de télédétection par satellite
2.1.1. Définition
2.1.2. Historique
2.2.Le principe de la télédétection par satellite
2.3.Les atouts de la télédétection par satellite
2.4.Les limites de la télédétection par satellite
2.5.Pourquoi la télédétection par satellite ?
2.6.Les matériels de traitement d’image satellite
2.7.Les traitements thématiques de l’image satellite
2.7.1. Comment améliorer l’image satellite ?
2.7.2. L’interprétation des images satellites
PARTIE I / CHAPITRE 3 : Le système d’information géographique (S.I.G.)
3.1.Notion de Système d’Information Géographique (S.I.G.)
3.1.1. Définition
3.1.2. Le système graphique du logiciel S.I.G
3.1.3. Le système de gestion de base des données
3.2.Description schématique du système
3.3.Les fonctionnalités du S.I.G
3.4.Les thèmes d’application du S.I.G
3.5.Les étapes de la démarche S.I.G
DEUXIEME PARTIE : INVENTAIRES
PARTIE II / CHAPITRE 1 : Milieu physique
1.1.Aspect géologique du massif
1.2.Hydrographie
1.3.Topographie
1.3.1. Limites géographiques
1.3.2. Point culminant
1.3.3. Relief
1.4. Climat
1.4.1. Le type de climat de la région
1.4.2. La température
1.4.3. La pluviométrie
1.4.4. Humidité
PARTIE II / CHAPITRE 2 : Milieu humain
2.1.Population totale (par commune)
2.1.1. Commune rurale de Fetraomby
2.1.2. Commune rurale d’Ambohimanana
2.1.3. Commune rurale de Fanasana-Gare
2.1.4. Commune rurale de Lohariandava-Gare
2.2.Densité de la population
2.3.Taux d’accroissement (évolution)
2.4.Répartition de la population (en %)
2.5.Croissance démographique
2.5.1. Natalité
2.5.2. Mortalité
2.5.3. Taux d’accroissement naturel
2.6.Enquête sur les ménages
2.6.1. Nombres des ménages
2.6.2. Taille des ménages
2.6.3. Sexe du chef des ménages
2.6.4. Niveaux d’instruction des chefs de ménage
2.6.5. Activités des chefs de ménage
2.7.Répartition selon secteur d’activité
2.8.Composition ethnique
2.9.Us et coutumes
PARTIE II / CHAPITRE 3 : Secteur économique
3.1.Agriculture
3.1.1. Calendrier agricole du fivondronana
3.1.2. Recensement des cultures pratiquées
3.1.2.1. Types de riziculture et temps de travaux
a) Le riz de tavy
b) Le riz de tanety
c) Le riz des bas-fonds et plaines
d) Temps des travaux de la culture sur tavy
3.1.2.2. Nombre de ménages concernés par type et genre de culture
3.1.2.3. Superficie des champs et volumes de production
3.2.Elevage
3.3.Exploitations forestières
3.3.1. Exploitations et productions
3.3.2. Catégories et destinations des produits
PARTIE II / CHAPITRE 4 : Milieu naturel
4.1.Les ressources naturelles renouvelables
4.1.1. La faune
4.1.2. Les bois
4.2.Les pressions anthropiques
4.2.1. Les feux de brousse
4.2.2. La déforestation
4.2.3. Les tavy
4.2.4. Autres
4.2.5. Le problème de la loi
4.3.Les reboisements
4.3.1. Cas des exploitants forestiers
4.3.2. La politique de la circonscription des Eaux et Forêts
4.3.3. Les espèces reboisées
TROISIEME PARTIE : RESULTATS DE L’ETUDE
PARTIE III / CHAPITRE 1 : Etablissement de bases de données
1.1.Introduction
1.2.Bases de données géographiques
1.3.Bases de données démographiques
1.4.Bases de données socio–économiques
PARTIE III / CHAPITRE 2 : Cartographie
2.1 Intérêt de la cartographie
2.2. Méthodologie télédétection
2.3. Méthodologie SIG
PARTIE III / CHAPITRE 3 : Analyse des informations de base avec les ressources naturelles
3.1. Cours d’eau
3.2. Autres voies de communication
3.3. Topographie
PARTIE III / CHAPITRE 4 : Analyse des relations entre la population et les ressources naturelles
PARTIE III / CHAPITRE 5 : Recoupement des données
5.1. Recoupement
5.2. Recommandations
CONCLUSION
ANNEXES

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