INFLATION ET DEPRECIATION DEUX PHENOMENES CORRELES

Formulation de la théorie quantitative de la monnaie

Newcomb lui donne sa formulation moderne en 1885 en posant le lien entre masse monétaire et volume de transaction :
MV = PT (1)
(1) : équation quantitative de la monnaie
– M : quantité de monnaie disponible dans l’économie.
– V : la vitesse de circulation de la monnaie et mesure le nombre de fois par unité de temps où la monnaie change de main.
– M x V : capacité totale d’achat de la monnaie.
– P : prix moyen d’une transaction.
– T : nombre de transactions ou échange de bien contre de la monnaie effectuée au cours d’une période donnée.
– P x T : valeurs totale des biens échangés au cours de la période.
D’où : Capacité d’achat de la monnaie = valeurs des ventes réalisés

Rôles des Banques

                     Les banques ont la charge de gérer les dépôts à vue. C’est aussi elles qui créent la monnaie scripturale. Les banques créent de la monnaie scripturale en octroyant les crédits à leur clientèles, c’est-à-dire qu’à chaque fois qu’une banque ouvre un crédit à un ménage ou à une entreprise, elle crée de la monnaie pour le même montant. Les banques ne disposent pas de la totalité des ressources financière qu’elles prêtent. L’octroi de crédit constitue pour elles un besoin de refinancement. Mais qu’est ce qui forme les ressources financières des banques ? Les ressources financières des banques sont des liquidités bancaires autrement appelés base monétaire. Les banques les trouvent sur un segment de marché financier appelé le marché monétaire où interviennent d’autre banques ainsi que la Banque Centrale. Sur le marché monétaire, les banques qui ont des excédents financiers prêtent à celles qui ont des besoins de refinancement. Une banque qui dispose d’un excès de liquidité même pendant seulement 24 heures peut prêter la somme à une autre banque en besoin d’une telle somme. Le taux d’intérêt qui équilibre chaque jour ce marché s’appelle le taux directeur de la Banque Centrale. Nous allons voir dans la partie précédente l’importance de ce taux d’intérêt et son impact sur l’inflation mais aussi sa relation sur le taux de change qui virera à la dépréciation.

Fonctionnement et contrôle

a) Fonctionnement : Tout opérateur économique a accès au marché interbancaire de devise par l’intermédiaire d’une banque qui elle-même est représentée par ses cambistes : seuls intervenant sur le MID. Ces opérateurs ont la possibilité de tenir un compte en devise auprès des banques dans le but de faciliter les transactions ainsi que d’assurer le retour de devises. Dans la mesure où il n’y a pas encore de marché à terme de devises, les opérateurs ont la possibilité de recourir au compte différé afin de se couvrir contre le risque de change ainsi que le manque de liquidité sur le marché interbancaire de devise pour une échéance de soixante jour avant règlement. Les banques peuvent donc acheter à priori le montant de devise qui convient aux besoins de ses clients. En outre, les clients des banques doivent régler leurs achats à sa banque ultérieurement à ces achats avec la commission relative au service rendue. Par ailleurs, il y a la vente préalable. C’est le cas où le client achète directement petit à petit avant la date de règlement du volume de devise dont il a besoin à cet effet. Il est à noter que les importations sans cession de devise est interdite et l’achet de devise n’est autorisé que sur présentation de dossier d’importation.
b) Mécanisme et contrôle de la MID: Sur le marché interbancaire de devise les opérateurs peuvent choisir deux types d’ordres.
– L’ordre « au mieux » : prioritaire aussi bien pour la vente que pour l’achat. La banque chargé de cet ordre doit l’exécuter durant la séance quels que soient les cours sur le marché.
– L’ordre « limite » : dans ce cas, l’opérateur précise à sa banque une fourchette de cours dans laquelle il souhaite voir exécuter son ordre.
En ce qui concerne le contrôle, le comité de marché, composé d’un représentant de la Banque Centrale et d’un représentant des banques primaires, supervise le marché et établit le bilan de la journée. De même, les différentes banques sont tenues de communiquer à la Banque Centrale :
– L’état de leurs comptes en devise
– Leurs mouvements du mois
Toute transaction relative à une importation ou à une exportation effectuée pour leurs clients

Les interventions sur le marché

Cette intervention se fait en deux ordres :
– Le maintien des taux d’intérêt : destiné à attirer les capitaux internationaux ; par exemple, les autorités monétaires doivent pratiquer une hausse des taux d’intérêt domestiques afin de compenser des anticipations de dépréciation de leur monnaie et d’enrayer des sorties de capitaux. Il s’agit ici de respecter la relation de parité des taux d’intérêt non couverte, selon laquelle l’équilibre sur le marché est atteint lorsque le taux de dépréciation anticipé d’une monnaie et le taux d’intérêt de cette monnaie est égal au différentiel entre le taux d’intérêt de cette monnaie et le taux d’intérêt sur la devise étrangère considérée.
– L’intervention sur le marché des changes : elles consistent à acheter ou à vendre de devises contre la monnaie nationale afin d’agir sur l’équilibre du marché. Le montant et la nature de ces interventions dépendent du régime de change. En changes fixes, les banques centrales sont amenées à intervenir sur le marché pour assurer la stabilité de leur monnaie. Outre leur action sur l’équilibre du marché des changes, les interventions pratiquées par les banques centrales affectent directement la liquidité bancaire et les taux d’intérêts.

Action sur la demande globale

                          Les autorités monétaires peuvent agir sur la demande des consommateurs afin de stabiliser les prix. Pour ce faire ils peuvent pratiquer une politique budgétaire restrictive, à savoir limiter la demande. Limiter la demande globale consiste à supprimer les différentes subventions accordées aux agents économiques mais aussi à fixer les salaires à son niveau actuel quelque soit la hausse de prix des biens. Cette politique aura pour effet de diminuer la consommation des agents économiques et donc la diminution de la demande globale afin de faire face à la diminution de l’offre. La demande globale diminuera et devient de plus en plus égal à l’offre globale, ce qui emmènera à une diminution des prix. A part l’application d’une politique budgétaire restrictive, l’emploi de la politique fiscale constitue un élément dont les autorités monétaires peuvent employer dans la restriction de la demande globale. Une hausse de l’impôt dans les différents secteurs de l’économie entraine à la fois la diminution des activités productives, dans le cas de l’augmentation des impôts sur les bénéfices, mais aussi la diminution de la consommation, dans le cas d’une augmentation dans la taxe sur la valeur ajoutés ou la TVA.

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Table des matières

Introduction
Partie 1 : Approche théorique 
Historique des régimes de change à Madagascar
Chapitre 1 : Théorie quantitative de la monnaie 
Section 1 : Mécanisme de la théorie quantitative de la monnaie
I- L’équation quantitative
II- La manifestation de la création monétaire
III- L’inflation
Section 2 : Réformulation de l’équation quantitative
I- Réformulation de l’équation de la théorie quantitative de la monnaie
II- Les enseignements de la théorie quantitative de la monnaie
Chapitre 2 : La théorie Keynesienne 
Section 1 : La parité du pouvoir d’achat
I- Le taux de change
II- Explication graphique de la parité du pouvoir d’achat
III- Parité du pouvoir d’achat, inflation et masse monétaire
IV- Le marché interbancaire de devise
Section 2 : Critique de la théorie quantitative de la monnaie selon Keynes
Partie 2 : Approche pratique 
Chapitre 1 : Test 
Section 1 : Test de causalité de Granger
Section 2 : Résultat du test de Granger
Chapitre 2 : Etude de cas de Madagascar
Section 1 : Analyse de l’évolution des prix à Madagascar
Section 2 : Analyse de l’Indice des prix à la consommation
Section 3 : Analyse de la manifestation de la dépréciation de l’Ariary
Chapitre 3 : Solution face à l’existence de l’inflation et de la dépréciation 
Section 1 : Politique économique mises en vigueur dans le contrôle de l’inflation et de la dépréciation
Section 2 : Action qui doit être fait sur le taux de change
Section 3 : Action des autorités monétaires
Section 4 : Action destinée aux consommateurs malgaches
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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