Importance de l’élevage des dromadaires

Les dromadaires en Arabie Saoudite

Rôle socio-économique

L’élevage, des dromadaires en Arabie Saoudite, est une activité essentielle de l’économie nationale, a travers la création de l’emploi pour les immigrés des pays voisins (Soudan, Égypte, Inde, Pakistan) et a l’intérieur du pays et la satisfaction des besoins en produits animaux des populations rurales et urbaines.L’élevage représente la part la plus importante de la production agricole. L’agriculture emploie un quart de la main d’œuvre du pays mais ne représente que 3% du PNB (Produit National Brut) Les seules zones cultivées d’Arabie Saoudite sont les oasis et les régions irriguées. Elles n’occupent que 1% de la superficie du pays. Près de 39% des terres sont destinées à l’élevage. Les régions cultivées ont cependant augmenté, même si la main d’œuvre agricole a diminué. Les niveaux de production ont connu, eux aussi, une forte croissance. Le gouvernement a attribué des aides substantielles aux fermiers.L’état s’intéresse de près au développement de l’agriculture. Il ne souhaite plus dépendre des importations de denrées alimentaires et souhaite améliorer les conditions de vie rurale. L’élevage des  dromadaires joue un rôle très important dans la génération des revenues considérable pour la population surtout dans les compétitions « Mazaine1 » ou ils peuvent vendre des dromadaires avec des prix trop élevés. L’identité de l’homme de désert est le dromadaire et reste son symbole de survie, son histoire qui revient aux grandes civilisations nomades des régions sèches et chaudes caractérisés par une longue période défavorable souvent supérieure à huit mois et par des précipitations rares et faibles comprise 50 et 250 mm par an.
Le dromadaire représente la culture des « bédouins 2 » de la société arabe. L’élevage des dromadaires a connu un progrès durant les dernières décennies, avec la sécheresse et l’avance du désert. Par exemple en Mauritanie et en somalie les dromadaires ont maintenu leur place comme générateur de revenu pour la population dans ces pays et constituent une grande part des exportations animales. Alors qu’aux Émirats Arabes Unis les dromadaires sont de moindre importance économique par rapport au secteur pétrolier, mais reste signifiant en terme social. Les dromadaires représentent 16 % de la biomasse animale en Arabie Saoudite. Le dromadaire reste toujours un animal très important sur le plan socioéconomique et joue un rôle d’équilibre écologique
important dans des écosystèmes désertiques en Arabie saoudite.

La place sociale des dromadaires

Le dromadaire est le symbole de prestige pour les saoudiens et représente un rôle dans le renforcement des relations sociales en ce qui concerne les mariages et la résolution des conflits entre tribus. La découverte des ressources pétrolière a mis à l’écart le dromadaire qui devient un animal secondaire surtout que sa contribution relativement moins importante.

Rôle économique des dromadaires

La vente des dromadaires génère des revenus très importants. En plus ils produisent des quantités énormes de viande et du lait. La production de viande est estimée a 30 milles tonnes/an et la quantité du lait produit est de 97 milles tonnes/an. Les deux produits ont une valeur monétaire estimée à 939 millions de SAR. La production est estimée à 24 % de la valeur totale des produits en lait et viande.
La consommation moyenne de lait par personne est de 35 kg/an et la quantité de viande consommée est de 23 kg/personne. Mais les dromadaires restent incapables de fournir les besoins nécessaires de lait et de viande pour la population. Ainsi, ils ne couvrent que 62 % des besoins.

Systèmes migratoires

Le mode de conduite de troupeau est lié à la recherche des ressources herbagères naturelles.
L’activité de l’élevage est pratique comme activité principale, de manière extensive avec des faibles
intrants, sans pratiques de cultures fourragères. Les troupeaux sont composés des différents espèces (ovins, caprins, camelins,…), mélangées ou non. Le mode d’alimentation constitue la référence de l’activité pastorale ou le pastoralisme correspond á l’utilisation des ressources pastorales d’une manière extensive ce qui entraine des déplacements des troupeaux très important.Malgré le développement de la technologie et la consultation des vétérinaires en cas des maladies qui touche le troupeau, le système pastoral maintien des habitudes transmises par les ancêtres.Les systèmes d’élevage mobiles se caractérisent par des déplacements annuels ou saisonniers d’une partie ou tous les membres de la famille avec le bétail vers des zones de pâturages qui contiennent des ressources pastorales suffisantes et d’eau pour le troupeau et des périodes plus ou moins longues.La mobilité est une technique qui représente le principe du pastoralisme. La mobilité est fondée sur des expériences du berger et le savoir-faire des ancêtres. On distingue deux types de mobilité à savoir : le nomadisme et la transhumance.

Les systèmes d’élevage

– la combinaison des ressources, des espèces animales et des techniques et pratiques mises en œuvre par une communauté ou par un éleveur, pour valoriser des ressources naturelles par des animaux.
Les trois pôles du système d’élevage camelins en Arabie Saoudite qu’on va étudier :
– L’acteur et sa famille c’est le Pôle humain qui pilote le système,
– Les ressources qui sont utilisées par les animaux, le Pôle territoire/Ressources,
– Les animaux, le Pôle animal.
L’approche systémique consistera notamment à :
– s’intéresser aux interactions entre ces trois pôles (Système d’alimentation, interactions agriculture élevage,…),
– aborder leurs caractéristiques à différents niveaux d’échelle (Unité de production, communauté espace régional…), et intégrer les éléments entre ces différents niveaux d’observation,
– aborder ces systèmes d’élevage dans leurs relations avec l’environnement naturel, productif, technique… à ces différents niveaux d’échelle.
– prendre en compte le caractère piloté : l’éleveur, « ingénieur et pilote du système » agit, par des décisions techniques et par ses pratiques, sur les différents éléments du système.
On définit des thèmes qui relient l’homme, son troupeau et le territoire pour déterminer les types d’élevage des dromadaires en Arabie Saoudite á savoir la description du troupeau, les aspects économiques, la performance de production et l’alimentation du cheptel.
L’étude du système d’élevage permet de comprendre son contexte général.

Les composantes des systèmes d’élevage

Au sens général, le diagnostic du système d’élevage camelin vise à mieux connaître :
– Les différents acteurs qui opèrent dans le système concerné ainsi que leurs pratiques, leur statut (propriétaire, berger, salarié…) et leurs relations,
– Les principales caractéristiques du milieu, dans ses relations avec les productions agricoles (au sens large, productions végétales et animales) ; c’est surtout le territoire en tant que support des ressources alimentaire pour les animaux (herbivores surtout) qui nous intéresse : structure (diversité des unités de ressources), évaluation quantitative et qualitative des ressources fourragères, évolution saisonnière, etc.
– La diversité de ces productions (typologies), leur importance relative,
– Les modes d’organisation des éleveurs par rapport à ces productions (fonctions respectives, niveau de décision, travail…), et à leur valorisation (transformation, commercialisation, autoconsommation…) au sein de la communauté et avec l’extérieur,
– Les principales contraintes rencontrées par les producteurs,
L’étude de ces composantes permet de déterminer les thèmes : l’aspect socioéconomique, Alimentation, Performance de production, Description du troupeau… afin de définir pour les types d’élevage

Diagnostic des systèmes d’élevage

Il consiste à analyser et juger les modes d’utilisation de l’espace rural d’un moment et d’une échelle
donnés, en fonction d’objectifs de connaissance et de valorisation de cet espace rural”. II s’agit donc d’une opération finalisée qui doit permettre de connaître les principales contraintes au développement de l’élevage. II y a lieu pour cela d’identifier et de caractériser les principaux systèmes d’élevage dans une approche assez globale que nous développons ci-dessous.
Nous ne nous limiterons pas, en effet, aux seuls aspects zootechniques (sensu stricto) mais nous nous intéresserons aux pratiques et au savoir faire des éleveurs, aux liaisons avec les autres éléments du système agraire: système de culture, gestion du foncier, autres activités économiques
Nous nous intéresserons également à la cohérence socioéconomique, au sens large, de l’activité d’élevage (rôle socioculturel, religieux…).
Les blocages et contraintes de nature diverses seront ainsi mieux identifiés et cela permettra d’envisager différentes stratégies pour “l’après-diagnostic” :
– Proposer des améliorations lorsqu’elles sont connues (par ex. utilisation des résidus des cultures, etc…).
– Proposer des études plus fines (suivis) pour analyser le fonctionnement des systèmes d’élevage caractérisés précédemment ou des expérimentations en milieu rural sur des thèmes connus en milieu contrôle (par ex. place des cultures fourragères dans l’assolement, étude de rations alimentaires en milieu éleveur, sélection massale, etc.
– Orienter des travaux de recherches thématiques plus fondamentaux en milieu contrôle ou en laboratoire (par ex. problème pathologique nouveau, etc…
Ce diagnostic permet d’éclaircir les interactions entre les différents pôles, et les partenaires contribuant à ce système en déterminant la fonction de chacun.

Organisation du système d’élevage

Très globalement le système d’élevage est considéré comme l’unité d’organisation mettant en œuvre la transformation d’activités photosynthétiques (production végétale primaire) par des animaux domestiques (production secondaire).
Le système d’élevage met en œuvre (selon F.VALLERAND, INRA – SAP en Corse) :
– un milieu géographique et écologique plus ou moins remanié et aménagé, qui fournit aux animaux l’essentiel de leurs ressources alimentaires.
– un milieu socio-économique de production (contexte économique, formes de production et d’organisation sociale…).
– l’ensemble des techniques et pratiques qui font l’activité des éleveurs.
D’ou un schéma à trois pôles (voir ci-dessous) le territoire, le troupeau, la valorisation ; avec au centre l’éleveur et ses pratiques . Il y a, en effet, dans les systèmes d’élevage, par exemple, un poids important des facteurs humains (ethnie, organisation sociale, relations entre groupes sociaux, etc …) et des caractéristiques du territoire pastoral qui est souvent géré collectivement.

Les pratiques d’élevage

Les pratiques d’éleveurs sont les façons de faire individuelles des élevages qui peuvent s’observer sur le terrain. Ces pratiques peuvent nous renseigner sur les projets et les contraintes des familles concernées; elles sont en général, l’objet d’échanges intéressants avec les éleveurs, autour des questions :
– Comment faites-vous, quelles sont vos pratiques (sanitaires, alimentaires, de valorisation, etc.); il s’agit de la diversité et des modalités des pratiques,
– Pourquoi faites-vous ainsi (tenter notamment d’expliquer les différences observées entre différents éleveurs); il s’agit des déterminants des pratiques ou de leur opportunité,
– Quel est l’effet de ces pratiques? C’est l’efficacité des pratiques.
Cet aspect est plus difficile à traiter par enquête, il justifiera souvent des dispositifs de suivis et/ou d’expérimentation.
Une différence est marquée entre la technique qui fait référence à un « modèle technique » (la traite des femelles, l’alimentation des porcs, par exemple) et la pratique qui évoque le savoir-faire individuel dans l’exécution d’une technique donnée (qui le fait, comment, quand, dans quelles conditions, etc.).
On a récolté toute l’information concernant les pratiques de l’élevage des dromadaires en Arabie Saoudite pour répondre au questionnaire élaborée pour la détermination des types d’élevage.

 

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Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
I. Importance de l’élevage des dromadaires en Arabie Saoudite
I.1. Présentation de la zone d’étude 
I.1.1. Localisation de la zone d’étude
I.1.2. Contexte écologique
I.1.2.1. Topographie
I.1.2.2. Hydrographie et Climat
I.1.2.3. Ressources naturelles
I.1.2.4. Le sol
I.1.2.5. Végétation
I.1.3. Population
I.1.4. Le secteur de l’agriculture
I.2. Les dromadaires en Arabie Saoudite
I.2.1. Rôle socio-économique
I.2.1.1. La place sociale des dromadaires
I.2.1.2. Rôle économique des dromadaires
I.2.2. Systèmes d’élevage
I.2.2.1. Systèmes migratoires
I.2.2.2. Systèmes sédentaires
I.2.3. Alimentation des dromadaires en Arabie Saoudite
I.2.4. Les tendances actuelles de l’élevage camelins en Arabie Saoudite
I.2.4.1. Monographies sur les systèmes d’élevage camelins en Arabie saoudite
I.2.4.2. Quelles identités des conduites des troupeaux camelins
I.2.4.3. Contexte actuel de l’élevage camelins en Arabie Saoudite
I.2.5. Les races des dromadaires en Arabie Saoudite
I.2.5.1. Almajahim
I.2.5.2. Allurak
I.2.5.3. Allhabach
I.2.6. L’utilisation des dromadaires en Arabie Saoudite
I.2.7. Le développement des méthodes d’élevage des dromadaires
I.2.8. La production du lait
II. Définitions et concepts
II.1. Les systèmes d’élevage
II.2. Les composantes des systèmes d’élevage
II.3. Diagnostic des systèmes d’élevage
II.4. Organisation du système d’élevage
II.5. Les pratiques d’élevage
III. Méthodologie
Introduction
III.1. Objectifs de l’étude
III.2. Démarche méthodologique
III.2.1. Phase préliminaire
III.2.2. Phase d’étude
III.2.2.1. L’élaboration du questionnaire
III.2.2.2. Le choix des éleveurs
III.2.2.3. L’échantillonnage
III.2.2.4. Les éléments de l’enquête
III.2.2.5. Déroulements des enquêtes
III.2.3. Phase Analyse
III.2.3.1. Les outils
III.2.3.2. Les méthodes d’analyse
IV. Résultats et discussions
IV.1. Résultats généraux des enquêtes
IV.2. Construction de la typologie d’élevage camelin en Arabie Saoudite
IV.2.1. Choix des variables discriminantes
IV.2.2. Description du troupeau
IV.2.3. Aspects socio-économiques
IV.2.4. Performances de production
IV.2.5. Les races
IV.2.6. Alimentation du troupeau
IV.2.7. Détermination des typologies d’élevage camelins
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
Bibliographie

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