Impacts sur le fonctionnement des écosystèmes et sur la biodiversité

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METHODOLOGIE

Problématique et hypothèses

Problématique

Ambohitr’Antsingy Montagne des Français présente une valeur biologique et économique considérable, et constitue ainsi une zone de haute importance pour la conservation, lui permettant de compter parmi les 15 aires protégées de la région DIANA. Cette NAP est le support d’une forêt dense sèche interrompue par une forêt galerie. Comme une grande partie des écosystèmes de forêts sèches restantes de Madagascar, ses forêts se développent sur des formations géologiques et pédologiques (sables, rochers, calcaires) peu propices aux activités agropastorales et des plaines sur des sols assez riches mais fragiles qui sont favorables à la pratique agricole. De ce fait, les couvertures forestières restantes ne sont généralement pas à l’abri des activités humaines qui induisent une dégradation progressive et irréversible de cet écosystème (Soarimalala & Raherilalao, 2008). Par ailleurs, malgré leur état actuel déjà fragile et très perturbé, une exploitation irrationnelle des ressources naturelles a lieu continuellement.
Depuis la réactualisation du plan d’aménagement et de gestion de la NAP en 2014, il serait donc intéressant d’en faire le bilan. Cependant, tous les objectifs ne peuvent être évalués au bout de quelques années de gestion : les objectifs à long terme sont du domaine de la mission de l’aire protégée et ne sont lisibles que beaucoup plus tard. Pression et menace sont deux mots omniprésents dans le domaine de la conservation et de la gestion de la biodiversité (Soarimalala & Raherilalao, 2008). Elles sont soit liées à des phénomènes naturels soit à des activités humaines. Comme plusieurs dangers permanents conduisent vers la perte de la biodiversité et la réduction progressive des habitats naturels de l’aire protégée, cette étude se veut de mettre en évidence les pressions qui nuisent à la préservation ou même l’accroissement des effectifs des populations animales et végétales de la NAP. En effet, si de nombreuses études témoignent de l’importance de la biodiversité de l’Antsingy, il est aujourd’hui primordial de s’intéresser davantage à l’évolution des pressions qui s’exercent sur elle, conformément aux objectifs fixés par le plan d’aménagement et de gestion de l’aire protégée, de maîtriser l’évolution de la biodiversité. Mais également, il s’avère judicieux d’évaluer la gestion de ces pressions. Si des phénomènes comme le changement climatique certes complexe sont explicitable avec quelques variables, il est plus difficile de définir les variables en ce qui concerne la biodiversité. L’utilisation des critères et indicateurs est l’une des approches les plus partagées par la communauté scientifique internationale pour suivre et évaluer la durabilité de la gestion des systèmes forestiers à divers niveaux géographiques (OIBT, 1998). C’est ce qui justifie la nécessité d’identifier les critères de gestion des pressions sur les ressources naturelles.
Telle est la problématique à laquelle cette étude va répondre par l’appréhension des questions de recherche suivantes :
 Quelles sont les pressions qui s’exercent encore sur la NAP Ambohitr’Antsingy Montagne des Français ?
 Quel est l’impact d’outils de gestion des pressions sur ces ressources ?
 Sur la base de quels critères peut-on évaluer l’efficacité de gestion des pressions sur les ressources naturelles ?

Hypothèses

Deux hypothèses sont alors émises pour répondre à ces questions.
Hypothèse 1 : Les plantes envahissantes sont l’une des principales menaces sur la biodiversité de la NAP Ambohitr’Antsingy Montagne des Français
Si les espèces exotiques envahissantes n’ont, en général, guère attiré d’attention à Madagascar, elles peuvent avoir des impacts graves et durables. Une partie intégrante de la gestion forestière durable consiste, dans les mesures prises, à protéger les forêts contre les menaces naturelles comme les incendies, les insectes et les maladies (Raharinaivo, 2013). L’envahissement des espèces ne doit pas être négligé, il a été identifié comme une des principales menaces de la biodiversité dans le monde (Mooney & Hobbs 2000 ; Binggeli 2003). Les impacts de la prolifération des espèces allochtones ou exotiques sur la biodiversité restent moins connus, ou même non considérés. Ces espèces peuvent être des animaux, des plantes ou des micro‐organismes (dont les agents de maladies) mais dans le cas de la plupart des aires protégées, ce sont les plantes invasives qui causent le plus de dégâts aux espèces indigènes et aux écosystèmes sauvages ou de production (UICN, 2013). Les espèces envahissantes […] peuvent elles aussi modifier la composition des écosystèmes et le fonctionnement que l’on veut conserver (Lovejoy, 2006). Cela peut ainsi nuire à la stabilité des écosystèmes, aux biens et aux services de l’écosystème ainsi qu’aux habitats spéciaux‐ affectant les valeurs réelles pour lesquelles une aire protégée a été établie. Dans certains cas, ces changements au niveau des fonctions de la végétation et de l’écosystème peuvent augmenter les risques et les effets des feux sauvages et accroître les dégâts causés par les orages, les inondations et les sècheresses (UICN ,2013). Ceci, pour les responsables des aires protégées, est le problème des espèces envahissantes.
Hypothèse 2 : La mise en œuvre de plans de gestion des ressources de la biodiversité permet de réduire les pressions qui s’exercent sur celles-ci.
Toutefois, les menaces sur la biodiversité les mieux connus sont les processus de dégradation d’habitats liés aux activités humaines. En raison des voies de communication limitées, la production de charbon se concentre « traditionnellement » sur peu de régions dans un rayon allant jusqu’à 80 km autour d’Antsiranana, là où se trouvent les savanes arborées et forêts naturelles encore existantes (Green-Mad, 2007). D’où l’importance de cette activité dans l’Ambohitr’Antsingy Montagne des Français, situé à 7 km du chef-lieu de région. Cependant, les pressions anthropiques ne se limitent pas au charbonnage, viennent s’y ajouter entre autres les exploitations végétales de toutes formes, les défrichements et les feux. La nouvelle refonte du code de gestion des aires protégées (de Janvier 2015) révèle l’importance attribuée par l’État à ces zones de conservation, notamment en étant beaucoup plus sévères dans les sanctions sur les infractions (Houssein & al, 2016), et en élaborant des plans de gestion des pressions en partenariat avec les gestionnaires et les bailleurs. Dans ce contexte, l’efficacité de conservation sera fortement corrélée avec la réduction des pressions anthropiques (Alers & al, 2007).

Etat des connaissances

Réseau d’aire protégée de Madagascar

Le Système des Aires Protégées de Madagascar (SAPM) vise à organiser les Aires Protégées selon un mode cohérent et multiforme, autour de principes, d’objectifs, de statuts, d’acteurs, de mécanismes clairs de conservation et de gestion durable (Houssein & al, 2016). La mise en place du SAPM fait suite à la promesse faite par le président Ravalomanana lors du congrès mondial sur les Parcs à Durban en 2003, selon laquelle le pays s’engage à tripler la surface de ses aires protégées. Les réseaux d’aires protégées constituent le cœur des stratégies nationales et régionales de conservation de la biodiversité (Doumenge & al, 2015). Le but du SAPM est « de conserver la biodiversité tout en contribuant à la réduction de la pauvreté et au développement du pays en vue de compléter la représentativité et assurer la durabilité de la biodiversité malagasy ainsi que de maximiser les autres valeurs naturelles et culturelles qui y sont associées » (Commission SAPM et MEF ,2009). D’un commun accord, les Ministères de l’Environnement, des Eaux et Forêts et le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la pêche ont décidé de mettre en place le SAPM pour appuyer la création de ces nouvelles aires protégées, avec pour support légal la Loi N°2001-005 (COAP) et le décret Nº2005- 848 du 13 décembre 2005 renouvelé par la suite à travers la Loi N°2015-005 portant refonte du Code des aires protégées. A Madagascar, le réseau d’aire protégée regroupe à la fois les aires protégées gérées par Madagascar National Parks ainsi que les nouvelles aires protégées résultantes de la vision Durban (dont la gestion peut être confiée à d’autres organismes), avec des catégories de gestion et de gouvernance conformes à la classification de l’UICN (Cf. Annexe 1).
 Aire protégée
Les aires protégées font référence à toute aire qui répond à la définition donnée par l’UICN (Dudley, 2008) : « Un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace, juridique ou autre, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associés ». Afin d’en faciliter la gestion, l’UICN a déterminé six catégories d’aires protégées, proposées pour la première fois en 1969 et appliquées à partir de 1973 (Depraz, 2008). Cela peut inclure toute une gamme d’approches de gestion différentes et de types de gouvernance. Sous cette définition, on reconnait six catégories de gestion d’aire protégée qui vont de la protection stricte à des aires protégées avec une utilisation durable en passant par des paysages terrestres ou marins protégés. Ces catégories reflètent largement les valeurs naturelles et culturelles pour lesquelles les aires protégées sont créées. Dans un certain nombre de cas, les pays ont affiné la signification des catégories dans leur contexte national ; ils conservent le cadre original mais ils ajoutent des détails dans leur politique – c’est le cas de Madagascar (Dudley, 2008).
 Nouvelle aire protégée (NAP)
Avant l’adoption du décret Nº2005- 848 le 13 décembre 2005, Madagascar ne reconnaissait que les trois catégories d’aires protégées I (Réserves Naturelles Intégrales), II (Parcs Nationaux), et IV (Réserves Spéciales), dédiées à la protection d’habitats particuliers et gérées suivant un seul type de gouvernance par l’Etat, à travers le MNP, un organisme para étatique. A la différence des aires protégées existantes, les NAP peuvent être planifiées, mises en œuvre et gérées par divers types d’acteurs, y compris les communautés de base (COBA ou VOI), les services décentralisés, les ONG, les communes et le secteur privé, pour plus de souplesse dans la gestion de l’espace avec la recherche de compromis entre les intérêts de chacun et une démultiplication des capacités de gestion, car il faut justement prendre en compte l’ancienneté des installations humaines dans ces espaces (Ndriananja,2016). Le SAPM vient alors intégrer, selon la classification de l’UICN basée sur les objectifs de gestion, un éventail de nouvelles catégories d’aires protégées incluant les catégories III (Monument Naturel), V (Paysage Harmonieux Protégé) et VI (Réserve de Ressources Naturelles) (MEEF, 2008). Ces dernières correspondent aux NAP.

Gestion de la biodiversité et aire protégée

Les aires protégées sont une réponse positive à de nombreux défis de conservation importants de ce 21ème siècle (Keenleyside & al, 2013). La perte et la dégradation des habitats, la surexploitation des ressources, les changements climatiques, les espèces envahissantes et la pollution, tout cela contribue à la perte d’espèces et de services écosystémiques (SCDB, 2010a). L’Évaluation des écosystèmes pour le Millénaire a découvert que 60 % des services écosystémiques dans le monde étaient dégradés. L’humanité a des effets directs sur 83 % de la surface terrestre (Sanderson & al, 2002). La plus grande cause de la disparition des espèces est la perte d’habitat (SCDB, 2010a). Et les aires protégées protègent des habitats. Les engagements récents, pris dans le monde entier, de préserver la biodiversité et les services écosystémiques grâce à des systèmes d’aires protégées efficacement et équitablement gérés, écologiquement représentatifs et bien connectés (SCDB, 2010b) sont une preuve évidente de leur valeur. Avec le temps, les aires protégées ont évolué et, après avoir été des lieux où la gestion était souvent inexistante ou un simple laisser-faire, elles font maintenant l’objet d’une gestion et d’une restauration active pour conserver la biodiversité et les autres valeurs essentielles qui leur sont propres. Les aires protégées, selon la catégorie à laquelle elles appartiennent, répondent à des objectifs bien précis. Bien que leur principale fonction soit la conservation de la biodiversité et du patrimoine culturel, l’UICN cite une série d’autres fonctions importantes que les aires protégées peuvent remplir, qu’elles soient éducatives, économiques, scientifiques, récréatives ou touristiques (Dudley, 2008). Concernant la conservation, les aires protégées visent à assurer l’intégrité écologique et le maintien de la biodiversité ainsi que les processus écologiques associés d’un territoire donné en contribuant aux stratégies régionales de conservation (Dudley, 2008).

Nouvelle aire protégée Ambohitr’Antsingy Montagne des Français

Description

Ambohitr’Antsingy Montagne des Français, est un plateau calcaire à l’est d’Antsiranana. Le massif, d’une largeur de 5km environ, a ainsi l’aspect d’une gigantesque table dont le sommet est constitué de calcaires cristallins recouvrant les marnes qui forment le bas des versants.
Le climat qui sévit sur le site est de type tropical et se partage en deux saisons bien distinctes ; la saison sèche du mois de Mars au mois de Décembre et la saison des pluies, connu sous le nom local de « Asara » du mois de Décembre au mois de mars. Elle est couverte d’une forêt dense sèche, semi-7 caducifoliée et abrite certaines espèces endémiques notamment des oiseaux et lémuriens, à part ses sources écologiques à fonction halieutique (Cf. Annexe 2). Elle est plus connue pour ses baobabs dont elle possède une espèce particulière : l’Adansonia Suarezensis. Ambohitr’Antsingy Montagne des Français est une aire protégée de catégorie V gérée par le SAGE qui s’étend sur une superficie de 6049 ha. Cette catégorie correspond selon l’UICN au Paysage terrestre ou marin protégé : aires où l’interaction des hommes et de la nature a produit, au fil du temps, un caractère distinct, avec des valeurs écologiques, biologiques, culturelles et panoramiques considérables et où la sauvegarde de l’intégrité de cette interaction est vitale pour protéger et maintenir l’aire, la conservation de la nature associée ainsi que d’autres valeurs. Ces aires se distinguent par le fait qu’elles favorisent le maintien de l’interaction humaine sur le paysage, dans le but de protéger ses caractéristiques particulières (Théberge & al, 2012). Elle dispose de son statut définitif depuis le 28 avril 2015 (n°2015-780) avec une gouvernance de type cogestion collaboratif1.

Objectifs et résultats attendus du PAG de l’aire protégée

La mise en protection de l’Ambohitr’Antsingy Montagne des Français est justifiée par le caractère exceptionnel de la biodiversité qui s’y trouve, mais également par son caractère stratégique (SAGE, 2015). Aussi, le plan de gestion et d’aménagement s’est fixé comme objectif de contribuer à la conservation de la biodiversité et de ses habitats spécifiques, ainsi que de participer au développement économique durable du territoire en assurant la viabilité à long terme des communautés riveraines. Les cinq résultats attendus de sa mise en place sont :
• Résultat Attendu 1 : les processus de pérennisation sont identifiés et mises en œuvre
• Résultat Attendu 2 : la richesse unique en biodiversité de la NAP est sauvegardée et sa viabilité assurée
grâce à la maîtrise des risques
• Résultat Attendu 3 : les patrimoines culturels, traditionnels et historiques sont valorisés et contribuent à la conservation de la biodiversité
• Résultat Attendu 4 : Ambohitr’Antsingy Montagne des Français est un joyau écotouristique (phare) et une fierté de la Région DIANA
• Résultat Attendu 5 : l’utilisation rationnelle des ressources naturelles contribue à l’amélioration de la qualité de vie de la population locale et à la sauvegarde des populations les plus démunies L’atteinte de ces cinq résultats est garante de la sauvegarde harmonieuse et durable de l’AP, qui constitue l’objectif global. Cette étude se cantonnera uniquement au résultat attendu 2 qui est de maîtriser les risques. Nombreuses stratégies concourent pour atteindre ce résultat. Mais d’une part, certaines réalisations en sont encore au stade embryonnaire, comme le cas des plans d’actions en vue d’inhiber la propagation de plantes envahissantes. D’autre part, sur les stratégies déjà menées, les mesures mises en œuvre ne sont ni valorisée, ni exploitée. Ce qui justifie la présente recherche.

Plantes envahissantes

Une espèce dite envahissante désigne toute espèce qui, à la suite de son introduction, prolifère, s’étend et persiste au détriment des écosystèmes et des espèces indigènes (Mack & al, 2000 in Tassin & al, 2009). Une plante envahissante est définie comme « une plante qui se multiplie naturellement sans l’intervention de l’homme pour produire un changement important sur la composition, la structure ou le fonctionnement de l’écosystème dans un milieu naturel ou milieu dégradé » (Quentin & al, 1995).
Les plantes envahissantes sont alors des plantes naturalisées qui produisent une progéniture souvent très importante, à de grandes distances des plants parents et peuvent donc potentiellement se propager sur une aire considérable.

Méthodes

La conduite de cette étude a requis l’utilisation de plusieurs outils de recherche. Deux types de données ont été agencés et traités pour déduire les critères de gestion durable des pressions sur les ressources naturelles : des données primaires collectées au cours de la descente sur terrain le mois de Novembre et Décembre 2016 à travers les enquêtes, les observations, la cartographie et les inventaires ; et des données secondaires résultantes des bibliographies consultées et études cartographiques existantes ainsi que des rapports de surveillance de l’aire protégée des années 2016 et 2017.

Investigation bibliographique

Cette étape constitue la base de toute recherche scientifique. La littérature a permis d’approfondir le thème. Les recherches ont été menées auprès de centres de documentation et d’information : le Centre d’Information et de Documentation (CID) de l’ESSA, le Centre d’Information et de Communication (CIC) du Département des Eaux et Forêts de l’ESSA et la bibliothèque du Centre d’Information Technique et Economique (CITE) à Ambatonakanga.

Etude cartographique

Une analyse cartographique de l’occupation des sols de la zone d’étude a été effectuée constituant la première étape des travaux de terrain, afin de déterminer et de localiser les différentes formations végétales de la zone d’intervention et de repérer les points pour les relevés de terrain. Cette analyse a été faite à partir de l’utilisation des diverses données cartographiques disponibles.

Cartographie

La cartographie est une technique de représentation plane réduite des phénomènes ayant une expression dans l’espace (Dizer & Leo, 2006 in Randrianasolo, 2012). Dans le cadre de cette étude, elle concerne l’utilisation des données cartographiques relevées sur terrain, notamment les coordonnées GPS, et l’utilisation du système d’information géographique pour élaborer une carte de distribution des pressions dans la NAP.

Observation

L’observation a pour objectif une appréciation personnelle des faits réels. Elle porte sur :
 La phase de reconnaissance du terrain d’étude
Elle a consisté à prospecter par une observation directe de la zone, et est réalisée afin d’en avoir un aperçu général, notamment au niveau des plantes envahissantes, de délimiter et estimer la surface de travail, de déterminer le type d’inventaire, d’ajuster la méthodologie d’approche, ainsi qu’une description sylvicole préliminaire.
 L’identification des plantes envahissantes
Selon les impacts sur l’écologie, il existe 5 catégories de plantes envahissantes (Quentin & al, 1995). Suivant ces catégories (Cf. Annexe 3), les plantes envahissantes ont été identifiées. Une fois identifié, les paramètres suivants ont été exploités : l’espèce, le type biologique, le mode de reproduction, l’habitat, les nuisances et impacts constatés ou redoutés. Ce qui a permis de donner une description, les types de milieux colonisés, les nuisances engendrées, et finalement les méthodes de contrôle.
 Les caractéristiques des menaces sur les ressources naturelles et leur répartition dans le temps et dans l’espace
Il s’agit ici de recenser et quantifier les menaces sur les ressources naturelles, de déterminer le type de milieu et les facteurs qui les favorisent en remplissant la fiche en Annexe 4.

Entretien

Objectif

Les entretiens ont été indispensables à la définition des outils de gestion des pressions, et à leur évaluation, l’objectif étant d’explorer les impacts de la gestion de la NAP sur l’état des ressources ainsi que sur l’évolution des pressions sur ces dernières.

Réalisation

L’entretien ou interview est, dans les sciences sociales, le type de relation interpersonnelle que le chercheur organise avec les personnes dont il attend des informations en rapport avec le phénomène qu’il étudie (Loubet des Bayle, 2000). D’une autre manière, c’est la situation au cours de laquelle un chercheur, l’enquêteur, essaie d’obtenir d’un sujet, l’enquêté, des informations détenues par ce dernier, que ces informations résultent d’une connaissance, d’une expérience ou qu’elles soient la manifestation d’une opinion. Il a permis de :
 Analyser les pressions exercées sur les ressources naturelles. Des pressions s’exerçant sur les ressources naturelles ont été pré-identifiées et codifiées sur la base des résultats de recherche pour l’élaboration du PAG. Les fréquences de ces pressions sont déterminées pour chaque formation, puis sur l’ensemble de la NAP.
 Décrire les plans de conservation et évaluer leur efficacité, autrement dit : la stratégie de surveillance mise en place par le SAGE pour contrôler les pressions sur les ressources naturelles, les AGR, les activités de restauration et de reboisement, et la sensibilisation.
L’enquêteur dispose alors d’un certain nombre de thèmes ou guide d’entretien relativement ouverts (Cf. Annexe 5), sur lesquels il souhaite que la personne enquêtée réponde. Les conversations se sont faites de manière détendue et les questions posées n’ont pas suivi un ordre précis.
Les interviews se sont organisées de trois façons :
 des entrevues auprès du comité de gestion de la NAP Ambohitr’Antsingy Montagne des Français, entre autres le SAGE, le MBP, la DREEF Antsiranana, et la plateforme de l’organisation de la société civile en environnement (Cf. Annexe 5), les membres du comité étant considéré comme des personnes ressources dans le cadre de la recherche.

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Table des matières

1. INTRODUCTION
2. METHODOLOGIE
2.1. Problématique et hypothèses
2.1.1. Problématique
2.1.2. Hypothèses
2.2. Etat des connaissances
2.2.1. Réseau d’aire protégée de Madagascar
2.2.2. Gestion de la biodiversité et aire protégée
2.2.3. Nouvelle aire protégée Ambohitr’Antsingy Montagne des Français
2.2.4. Plantes envahissantes
2.3. Méthodes
2.3.1. Investigation bibliographique
2.3.2. Etude cartographique
2.3.3. Cartographie
2.3.4. Observation
2.3.5. Entretien
2.3.6. Inventaire floristique
2.3.7. Traitement de données de surveillance
2.4. Schéma méthodologique
2.5. Cadre opératoire
3. RESULTATS ET INTERPRETATIONS
3.1. Plantes envahissantes
3.1.1. Définition
3.1.2. Caractéristiques des plantes envahissantes
3.1.3. Impacts sur le fonctionnement des écosystèmes et sur la biodiversité
3.1.4. Evolution des plantes envahissantes
3.2. Plan de gestion pour réduire les risques sur la biodiversité
3.2.1. Outils de gestion des pressions sur les ressources naturelles
3.2.2. Résultats de mise en œuvre
3.3. Critères de gestion durable des pressions de la NAP
4. DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS
4.1. Discussion de la méthodologie
4.1.1. Limite de la méthodologie
4.1.2. Atouts de l’approche méthodologique
4.2. Discussions des résultats
4.2.1. Plantes envahissantes
4.2.2. Plan de gestion pour réduire les pressions
4.2.3. Critères de gestion durable des pressions de la NAP
4.3. Vérification des hypothèses
4.4. Apport de la recherche
4.5. Recommandations
4.5.1. Stratégie de gestion des pressions sur les ressources naturelles
4.5.2. Cadre logique d’intervention
5. CONCLUSION
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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