Impacts socio-economiques de l’implantation de la micro-finance dans le milieu rural

La sociologie peut être définie comme une science de l’humanité dans sa totalité. De ce fait, un sociologue devrait avoir une vision plus large ou une connaissance globale de la réalité sociale. Il faut alors faire appel à une formation caractérisée par l’hétérogénéité disciplinaire. La sociologie, toujours en quête d’une scientificité de son savoir, emprunte et réadapte certains rudiments des sciences exactes. Elle se différencie de celles-ci par le trait suivant : « le scientifique fait l’expérimentation dans son laboratoire tandis que le sociologue réalise sa recherche au sein du cadre naturel même de la société humaine ». Parler de la société humaine revient alors à évoquer l’idée de totalité et de complexité épistémologique. C’est ce qui fait l’originalité de l’étude sociologique.. Le plus souvent, le chercheur choisit le domaine d’étude qui l’intéresse. Quant à nous, le fait de constater la pauvreté de la majorité de la population malgache nous incite à réaliser une recherche à caractère socio-économique en vue de proposer un des remèdes possibles par l’intermédiaire de financement avec des mesures d’accompagnement convenable aux contextes locaux.

Depuis longtemps, la recherche de solution en vue de mettre fin à la pauvreté humaine est une lutte non achevée pour tous les pays du monde. Mais la croissance économique accrue et les objectifs atteints sont inégaux. Certains pays ont connu des succès, d’autres se trouvent encore dans une pauvreté criante.

LE CADRE GEOGRAPHIQUE

La commune rurale l’Ambohimiadana est une partie périphérique orientale du Sud de l’ex-province autonome d’Antananarivo. Elle se situe entre 19 ° 13’’00’’et 19°18’38’’ de latitude Sud et entre 47° 47’ 00’’ et 47°52’00’’ de longitude Est. Elle fait partie de la région d’Analamanga et est l’une des douze communes formant le District d’Andramasina. En voici la liste : Andramasina ; Mandrosoa, Asabotsy Manjakavahoaka, Anosibe Trimoloharano, Asabotsy Ambohitromby, Alarobia Vatosola, Alatsinainy Bakaro, Fitsinjovana Bakaro, Tankafatra, Andohariana, Antotohazo et Ambohimiadana.

De ces douze communes rurales, celle d’Ambohimiadana est la plus peuplée, après celle d’Alatsinainy Bakaro. S’étendant sur une superficie d’environ 186 km2, la commune est habitée par 28 259 individus avec une densité moyenne de 152 habitants par km2 (recensement Février 2008). Deux RIP (Route d’Intérêt Provincial) desservent la région. Elles la relient à la capitale qui se trouve à 63 km plus à l’Ouest. Au niveau du PK 22 de la RN7, la RIP n°20 débouchant sur Ambatofotsy et empruntant la direction de l’Est atteint la ville d’Andramasina.

Celle-ci est le chef-lieu du District. De là, la RIP n°80, longue de 35km, prend le relais de la RIP n° 20 pour rejoindre la commune rurale d’Ambohimiadana. Nous tenons à souligner au passage que cette RIP n° 80 demeure secondaire.

La commune rurale d’Ambohimiadana est encadrée :
• au Nord par la commune rurale d’Anosibe Trimoloharano,
• au Sud par la commune rurale d’Alatsinainy Bakaro,
• à l’Ouest par la commune rurale d’Alarobia Vatosola,
• au Sud-Est par la commune rurale de Tankafatra.

La partie orientale constitue la zone limitrophe entre deux ex-provinces : Antananarivo et Toamasina. La commune rurale d’Ambohimiadana regroupe 18 Fokotany (FKT), à savoir Ambohimiadana I, Ambohimiadana II, Amberobe, Ankazomaitso, Iharamalaza, Antsahanatoby, Antsahondra Maroambika, Ambodivato, Miadamanjaka, Soavinandriana, Miadampahonina, Ambohimahitsy, Manandriana, Antsahamasina, Tsarasaotra, Tsaramandroso, Andrere et Antsahandenda.

L’ORIGINE DU NOM DE LA COMMUNE

L’histoire remonte à l’époque royale. Imerina était alors divisé en six districts. Il s’agissait de l’ « Imerina enintoko ». A la lumière de ce fait très ancien, notre zone d’étude fait partie de la région VAKINISISAONY. En son temps, le grand souverain merina, le roi Andrianampoinimerina, a mis l’accent sur la lutte contre la famine. «La famine est mon premier ennemi », disait-il. Pour mener de front le combat, il misait sur la riziculture. Autrement dit, l’agriculture a été mise à l’honneur grâce surtout à des conditions physiques favorables. Situé un peu au Nord du chef-lieu de la commune, un petit lac connu sous le nom de « Kamory » permet aux paysans des alentours d’irriguer à loisir leurs champs. De ce fait, les récoltes ont été bonnes et la famine était loin de guetter les habitants de la région. C’est pourquoi elle est appelée « Ambohimiadana ».

RELIEF

Faisant partie du domaine des Hautes terres du centre, le paysage de la région d’Ambohimiadana est dominé par des collines variant entre 1200 et 1400 mètres. Les versants, les bassins versants se caractérisent par leur inclinaison assez oblique. Et les basfonds sont plus ou moins larges en fonction du profil topographique. En somme, la région de la commune rurale d’Ambohimiadana est une zone montagneuse : d’où son relief accidenté.

LE CLIMAT

Située dans la zone des Hautes terres malgaches, la commune rurale d’Ambohimiadana a un climat des régions intertropicales (climat tropical). En général, le climat local comporte trois saisons :
• d’Avril à Juillet : la saison froide et brumeuse,
• de Juillet à Novembre : la saison chaude et sèche,
• de Novembre à Avril : la saison chaude et pluvieuse.

La saison hivernale froide est caractérisée par la brume, le crachin et la température baisse jusqu’à 4°C tandis qu’elle atteint les 30°C au moment de la saison chaude estivale. L’absence de pluie, le soleil brillant, le sol poussiéreux marquent la saison chaude et sèche. Comme il a été précisé auparavant, notre terrain de recherche touche les frontières de l’exprovince de Toamasina. L’influence maritime et l’impact de la végétation ainsi que le souffle humide de l’Alizé tout au long de l’année sont responsables de la forte pluviosité de cette région en été.

LES RESSOURCES NATURELLES

La réserve d’eau de Tsiazompaniry (40421ha 54a 40ca), le fleuve « VARAHINA » et ses affluents représentent un potentiel économique pour la commune. D’ailleurs, ce réseau hydrographique alimente, en aval, le lac Mandroseza (réservoir d’eau potable pour les Tananariviens) et irrigue la plaine rizicole de Betsimitatatra. D’où, la commune rurale d’Ambohimiadana n’est pas la seule région bénéficiaire, il y a bien d’autres. Commune périphérique orientale de l’ex-province d’Antananarivo, Ambohimiadana bénéficie de la richesse forestière de l’ex-province de Toamasina. Ainsi, le tiers, à l’Est de la commune est encore couvert de forêts naturelles contenant des espèces diverses : bois précieux, bois ordinaires, plantes médicinales, orchidées ….En 2001, l’espace forestier enregistré à la Mairie est de 19684 ha. Faisant partie intégrante de la lisière des forêts de l’Est, cette zone est évidemment comprise dans la bande boisée orientale, donc un patrimoine naturel de la Grande Ile. La commune rurale d’Ambohimiadana contient divers types de ressources souterraines ; mais nous citons seulement celles qui sont exploitées par les habitants, soit pour les utiliser dans différentes sortes de construction, soit pour les vendre. Telles sont le cas du granite, du quartz, de l’argile et de l’or, à Antobimbolamena à la périphérie Sud-est de la commune, Fokontany d’Antsahanatoby.

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Table des matières

INTRODUCTION
Première partie PRESENTATION DE LA COMMUNE RURALE D’AMBOHIMIADANA OU S’IMPLANTE L’AGENCE CECAM
Chapitre I. LE CADRE GEOGRAPHIQUE
Deuxième partie LE BIEN FONDE DE L’INTERVENTION DE LA CECAM DANS LA VIE SOCIOECONOMIQUE DES HABITANTS DE LA COMMUNE RURALE D’AMBOHIMIADANA
Chapitre I. APERCU SUR LES INFRASTRUCTURES ET LES RESSOURCES HUMAINES
Chapitre II : LA CECAM EN GENERAL ET LES IMPACTS SOCIOECONOMIQUES DE L’IMPLANTATION DE SON AGENCE DANS LA COMMUNE RURALE D’AMBOHIMIADANA
Troisième partie PROPOSITION DE L’ENVIRONNEMENT » CONVENABLE A LA REALISATION D’UN DEVELOPPEMENT BILATERAL ENTRE L’INSTITUTION FINANCIERE ET LES PAYSANS BENEFICIAIRES
Chapitre I: CRITIQUES ET SUGGESTIONS
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE
TABLE DES MATIERES
ANNEXES
RESUME

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