Impact des partenaires publics sur le développement du Channel 

Aspect financier

Subventions

Le Channel est une structure culturelle publique possédant une multitude de partenaires.
L’Etat, la région, le département et la ville le financent à plus de 80%. Pour d’autres projets, l’Europe, au travers des fond FEDER et de projets Europe Créative, a également apporté des financements à la structure.
Pour 2017, le ministère de la culture fournit 700 000 € de subvention d’équilibre. Il finance aussi l’encadrement de l’Option Théâtre, la mise en œuvre des cours de cirque et d’autres actions culturelles. Il a également octroyé à la structure des subventions d’investissement, notamment pour la rénovation du gradin de la Grande halle suite à son effondrement.
La région octroie 717 500 € de subventions d’équilibre. Pour la saison 2017-2018, une subvention exceptionnelle d’1 million d’euro a été promis au Channel pour l’organisation d’une nouvelle édition de Feux d’Hiver. Le département octroie 448 000 € de subvention d’équilibre ainsi qu’une subvention de projet pour le Prix de la BD.
La ville fournit une subvention de 900 000 € en compensation de DSP. Cette subvention a augmenté il y a quelques années, puisqu’auparavant le Channel touchait 800 000 € de la ville .
La scène nationale de Calais est à ce jour l’institution culturelle de la ville la moins subventionnée. Le Channel reçoit également des subventions dans le cadre d’un Contrat Urbain de Cohésion Sociale. D’autres collectivités locales apportent ponctuellement des financements à la structure: la Communauté d’agglomération du Calaisis, nommé Grand Calais Terres et Mers, a financé quelques événements du Channel. Ainsi, les subventions de la ville représentent ⅓ des subventions totales tandis que celles de l ’Etat et la région correspondent à ¼ chacune. Le département est la collectivité la moins impliquée.

Recettes propres et politique budgétaire

Le Channel dispose de recettes propres grâce à la vente de billets pour ses spectacles (les prix sont fixés à 7€ et 3,50€), grâce aux inscription des élèves aux ateliers de pratiques artistiques, et grâce à la participation financière des établissements scolaires pour l’organisation d’événements. La location d’espaces au Channel par des particuliers et diverses entités publiques ou privées génèrent également des ressources. La librairie du Channel et le restaurant des Grandes Tables versent ainsi une redevance mensuelle pour leur utilisation du lieu. En fonction des partenariats et des prestations demandés au Chann el, des financements lui sont reversés. Au total, ces revenus représentent en moyenne entre 4 et 5% de recettes propres. Si ce chiffre peut paraître bas, il semble difficile pour le Channel de faire plus: en moyenne, les salles atteignent un taux de remplissage de 98%. Augmenter le prix des places reviendrait à revoir la politique budgétaire du Channel qui atteste d’une volonté de simplicité et d’accessibilité. La réflexion a été de se rapprocher du prix unique, afin de simplifier les grilles tarifaires labyrinthiques de certaines salles de spectacle, car le prix et surtout la complexité des tarifs sont des facteurs excluants pour l’équipe. Néanmoins, afin d’augmenter les recettes de billetterie, une grande production musicale par an est programmée à un prix plus élevé. La combine fonctionne puisque le concert de Bernard Lavilliers, à 20€ la place, est déjà complet pour le début de saison prochaine. Ce chiffre tend également à être relativisé par les recettes générées par les autres membres du lieu de vie: avec la librairie et le restaurant des Grandes Tables, le Channel en tant qu’entité globale hisse ses ressources propres à 27,5%.
L’équipe ne souhaite pas faire appel à des fonds privés type mécénat et sponsoring. Pour elle, cela contredirait la mission de service public qui est la sienne et ne serait pas forcément rentable en termes d’heures de travail fournies pour développer ce pôle à Calais.

Dépenses

Les bilans et objectifs du Channel sont de cet ordre: 50% de charges de fonctionnement et 50% de dépenses artistique dont 3% de communication. Le fonctionnement comporte la masse salariale, les achats, les dépenses de gestion courante, les impôts et taxes, etc. La part artistique comporte la cession de spectacles, les droits d’auteurs, les coûts techniques, l’organisation des événements et ateliers, etc. Le Channel, qui n’avait pas de lieu à ses débuts et donc pas de dépenses de fonctionnement, revendique cet objectif des 50% artistique pour affirmer la mission prioritaire de la scène nationale. Cette revendication revient à légitimer l’acquisition du lieu, qui pourrait être vue comme un poids comprimant les projets artistiques.
En effet, les charges de fonctionnement contraignent la gestion budgétaire. Ce poids financier de la structure (qui reçoit néanmoins des financements pour) a principalement pesé sur l’organisation de grandes manifestations urbaines. Pour tenir dans le budget octroyé par les partenaires publics, des choix sont faits au sein de la programmation mais aussi dans la réactualisation des besoins techniques internes. Or le Channel fait face au vieillissement de sa structure et de ses équipements, malgré l’obligation pour la ville d’assurer l’entretien du bâtiment. Et pour toute demande d’investissement, une part de fonds propre est demandée au Channel.

Description et analyse de l’expérience du stage

Les missions du stage

Pendant 5 mois, j’ai pu découvrir le métier d’administratrice et de responsable de l’administration technique auprès de mes deux tutrices, Marie Belleville et Sigolène Barberot.
Le départ en congé maternité de Marie Belleville après mes deux premiers mois de stage m’a donné la possibilité de prendre en charge des missions de plus en plus importantes. J’ai d’abord découvert le métier d’administratrice sur des missions de rédactions de contrats, de budgets, de subvention ou encore de planning du personnel. Le congé imminent de Marie Belleville et la confiance de mes tutrices m’ont permis d’évoluer au sein de la structure. Sigolène a pris en charge la fonction d’administratrice et m’a confié son poste de responsable en administration technique. En voici les principaux axes :

Accueil artiste

Le premier axe de travail de ce poste est la coordination de l’accueil artiste. Le Channel étant principalement un lieu de diffusion et de résidence, le travail consiste à organiser l’accueil et le séjour des compagnies dans la structure et plus globalement dans Calais. C’est un travail principalement logistique puisqu’il s’agit d’organiser et de réserver le trajet, le logement, le catering loge, les repas et/ou les défraiements des compagnies plus autonomes. Cette coordination se doit d’optimiser au maximum le budget de la structure et le confort des artistes. En général, cette optimisation se joue entre deux possibilités:
– loger les artistes dans le gîte du Channel ou à l’hôtel
– récupérer les artistes à la gare avec le véhicule du Channel ou réserver un taxi
– Réaliser un catering ou donner des défraiements pour le repas.
Chaque première possibilité est bien entendu moins coûteuse pour le Channel, puisqu’elle évite de d’employer un intermédiaire pour répondre aux besoins des artistes. La répartition dans le gîte dépend aussi de la durée de séjour des compagnies et de l’accord de ces dernières pour y être logées. Ce travail nécessite une bonne dose d’anticipation et d’organisation pour récupérer les informations des artistes (heures et jours d’arrivée, régime alimentaire, etc.), pour retraiter informatiquement les données et transmettre une feuille de route claire à tous les intermédiaires (compagnie, hôtel, restaurateur, etc). C’est dans ce travail que le lien aux artistes est le plus important, bien que les chargé-es de production demeurent les interlocuteurs principaux et parfois uniques lors de ces démarches. Pour les compagnies n’employant pas de chargé-e de production, le lien est plus direct mais parfois plus laborieux.
Ce travail est essentiel puisqu’il rend l’organisation et l’accueil plus confortables pour les compagnies.

Administration du personnel technique

Le deuxième axe de mon poste consiste à assurer l’administration du personnel technique sous le régime de l’intermittence. Chaque spectacle nécessite l’embauche d’un nombre variant d’intermittents pour assurer le montage, l’exploitation et le démontage de la scène.
Mon rôle d’administratrice technique, en lien avec le directeur technique, est de réaliser le planning prévisionnel des techniciens , en fonction de la fiche technique de chaque spectacle.
Il faut ensuite placer le personnel nécessaire selon les qualifications (régisseur, technicien qualifié, technicien), les domaines (son, lumière, vidéo et plateau) et les disponibilités de chacun. Du personnel intermittent peut également être engagé pour d’autres prestation: par exemple pour des location de salle au Channel, des événements ponctuels ou des actions de médiation envers le public. Dans ce cas, un travail de liaison avec les responsables de projets de territoire est mis en place pour « diagnostiquer » les besoins techniques, étant donné qu’aucune fiche technique n’est rédigé pour ce type d’événement. Une fois le planning fait et validé par les techniciens, le suivi administratif continu. Il convient alors de rédiger les contrats de travail, de vérifier la conformité des dossiers et de préparer les paies en lien avec le service comptable. L’outil de travail pr incipale pour cette mission est le logiciel Spaiectacle, mis en place il y a quelques années dans la structure. Ce logiciel, programmé spécifiquement pour le milieu du spectacle vivant, collecte et traite les données concernant tout le personnel intermittent.

Assistance technique

Sous ce terme sont regroupées plusieurs missions liées à des questions logistique et technique. Chacune est réalisée en collaboration avec le directeur technique, Grégory Bruchet. Le Channel disposant de quatorze espaces, dont au moins huit disponibles à la location, une coordination du lieu est nécessaire. La gestion des salles est à la charge de la responsable de l’administration technique, qui organise le tableau d’occupation. La priorité est donnée aux spectacles ainsi qu’à leur montage et démontage technique, aux ateliers de médiation et d’éducation artistiques et aux temps forts. En dehors de ces dates clefs, des demandes externes peuvent être faites par des artistes ou tout autre groupe de la société civile pour réserver ou louer des salles. Ainsi, des artistes viennent faire des résidences, desassociations organisent leur réunion ou des entreprises louent la salle pour des événements privés. En cas de location de salle et non de mise à disposition gracieuse, un devis est réalisé en fonction de la demande. La location de salle nécessite de traduire en termes techniques les demandes des futurs usagers. Ensuite, tout est facturé afin d’éviter toute perte d’argent à la structure, voire permettre un gain financier. En cas de demandes techniques, les locations représentent des possibilités d’heures travaillées pour le personnel intermittent. C’est aussi un moyen indirect pour le Channel de faire connaître le lieu à de nouveaux usagers: les employés invités à des événements d’entreprises, un public de conférence, découvrent au travers d’événements privés, l’existence du Channel.

Evaluation générale sur l’organisme et les missions

Missions

En repensant à mes deux premiers mois au Channel, ma première pensée a été de constater que ce fut « un vrai stage ». Mes expériences précédentes m’avaient conduit soit à prendre directement en charge un poste déguisé en stage, soit à réaliser des missions sans grandes responsabilités ni suivi au sein d’une structure. Pour la première fois, deux personnes ont pris le temps de m’expliquer leur métier, de me donner des « exercices » pour me familiariser aux outils de travail et de me donner des missions avec de plus en plus de responsabilités. Cette entrée en matière progressive a été un formidable terrain d’apprentissage et de mise en confiance professionnelle. Cela m’a appris à relativiser les erreurs commises et à prendre le temps de connaître la structure, avant la proposition qui m’a été faite de prendre en charge le poste de responsable de l’administration technique. Bien entendu, cette mise sur poste a fait monter d’un cran la charge de travail et mes responsabilités dans la structure. Les missions en ad ministration du personnel technique ont été en ce sens les plus exigeantes. Il m’a fallu rapidement saisir le vocabulaire technique du spectacle vivant et surtout me familiariser avec les profils de chaque technicien du Channel.
Petit à petit, il est devenu plus facile de composer les équipes en fonction des qualifications de chacun, de leur disponibilité et du respect du droit du travail.
Les missions de coordination avec les artistes m’ont beaucoup plu et ont confirmé mon désir de m’orienter vers la production dans le spectacle vivant. J’ai néanmoins ressenti une légère frustration dans le lien avec les artistes et leurs créations. La coordination étant principalement réalisé par mail en amont des spectacles, il m’est régulièrement arrivé de ne pas rencontrer les équipes artistiques arrivées sur place, en particulier pour les compagnies autonomes et/ou restant peu de temps dans le lieu. De même, les résidences étant des mises à disposition de salle en autonomie, un faible suivi est réalisé autour de la création du spectacle. Seuls les projets Fabbrika, sur lesquels je n’étais pas affectée, permettent de nouer ce lien fort avec l’artiste et la structure.

Organisme

L’organisation et la philosophie internes de ce lieu institutionnel surprend la plupart des personnes qui ont eu l’occasion côtoyer le lieu. La réflexion et l’émulsion collectives autour de l’organisation des événements engendre nt des améliorations manifestes dans la manière de travailler ensemble. Chaque bilan est un moyen de réfléchir de manière constructive au prochain événement et de revoir ses méthodes de travail. Pour Magali Gaudubois, ces réunions servent de « garde-fous » pour pointer les erreurs des uns et des autres. Les discussions stimulent des réflexions sclérosées, tournant en rond. Chaque membre apporte en effet un éclairage différent sur une question, notamment à travers sa posture professionnelle. Ceci est également valable lorsque la structure rencontre des difficultés .
Chaque problème est exposé en réunion et traité collectivement. Cette gestion des difficultés atteste de la transparence et de la confiance instaurée au sein de l’équipe permanente du bureau. Elle conduit l’implication de chaque dans la gestion des problèmes et des événements. Assister à toutes ces réunions m’a perm is de comprendre les logiques d’une organisation horizontale au sein d’une grande structure, et d’en constater la viabilité.
Dans la même logique, le Channel a mis en place une éthique professionnelle respectueuse du droit du travail et de la convention collective des entreprises artistiques et culturelles instaurée par le Syndéac. L’équipe prend à cœur d’employer et de rémunérer à un salaire juste les artistes, employés et techniciens passant par le Channel. J’ai moi -même été bénéficiaire de cette politique puisque mes tutrices ont tenu à augmenter ma gratification de stage suite à ma prise en charge du poste de responsable en administration technique. Il m’a également été proposé de rester pour un contrat à durée déterminé e, le temps du congé maternité de Marie Belleville, pour la rentrée de septembre. Mon intégration dans la structure s’est ainsi déroulé de manière bienveillante, dans le souci d’accompagner mes premiers pas vers la professionnalisation. Ma situation n’est d’ailleurs pas un cas à part, puisque la majorité des membres permanents ont été stagiaires au Channel.

« Faire territoire »

Depuis la manifestation Jours de fête en 1994 et la réhabilitation des anciens abattoirs, le Channel s’est grandement tourné vers la réalisation de projets territoriaux. Une certaine expertise est repérable à ce sujet, au vu de l’historique, de la rhétorique et de l’organigramme axée sur ces fameux projets de territoire. En effet, que ce soit dans ses événements, ses publication ou dans le titre de « chargé de projet de territoire », le Channel fait état d’une volonté de territorialisation et de recherche de proximité avec la population. Dans les faits, comment se traduit un projet de territoire ? Quels éléments sont pris en compte pour suivre cet objectif ? Loin de partir d’une page blanche, les acteurs culturels adaptent des standards de plus en plus répandues dans les structures décentralisées.

Les projets de territoires, ou « L’art de présenter l’art »

Comme souvent en politiques publiques, la mise en œuvre des politiques culturelles donne lieu à des phénomènes de standardisation et de différenciation. Dans le cahier des missions et des charges des scènes nationales, des moyens pour aller vers la population et territorialiser les actions sont mentionnés:
« C’est sur ce territoire et pour ses habitants que s’exercent donc prioritairement les principales missions de la scène nationale en termes : de programmation, ce qui implique qu’elle sorte parfois de ses murs pour porter des propositions artistiques vers les publics les plus éloignés ; d’actions menées en lien ou en complémentarité avec d’autres structures du spectacle vivant et des arts visuels, labellisées ou non, dans son environnement régional ; (…) d’initiation artistique, d’action culturelle et d’attention portée aux pratiques en amateur ; d’éducation artistique (…); »
Plus des directives que des obligations, ces éléments se sont formalisés en pratiques et mises en œuvres répandues dans les scènes nationales et dans de nombreux lieux culturels. Ils relèvent d’une stratégie interactionniste [Moulinier 2016] qui produit de nouveaux rapports entre le public, le territoire et les artistes. Comment ces actions amènent une plus grande connexion entre la structure culturelle et son environnement (ou plutôt sa population) ? Et comment une structure s’empare de ces standard pour réaliser des projets propres aux particularités de ce territoire ?

L’événement et l’espace public : faire territoire par l’art urbain

La ville comme terrain de jeu

Aujourd’hui, rares sont les scènes labellisées à ne proposer qu’une programmation de salle, à laquelle seul un public initié, ou captif, assiste. Dans l’objectif persistant de démocratiser la culture mais aussi de désanctuariser l’art, de plus en plus d’événements dits hors les murs sont organisés. Festivals, arts de rue et temps forts fleurissent dans la programmation annuelle des salles. Ces événements culturels extraordinaires (au sens premier, qui sortent de l’ordinaire) visent à rassembler un plus large public. Ces événements ne sont d’ailleurs pas l’apanage des structures culturelles puisque nombre de villes et d’organismes privés (associatifs ou non) mettent en place ce type d’événement extérieure. L’événementiel est ainsi vu comme un moyen de développement culturel, de dynamisation et de différenciation du territoire. Les arts de rue connaissent en ce sens un large engouement et une place prépondérante dans le paysage culturel. En témoigne la récente labellisation des lieux portés sur les arts de rue (les centres nationaux des arts de la rue) ou sur les arts du cirque . De nombreuses festivités extérieures sont organisées par les villes, par exemple à l’occasion d’une nomination en tant que capitales européennes de la culture ou d’anniversaire urbain.
Ces spectacles dans la rue ont la particularité de mettre les habitants en contact direct avec l’art et de changer le sens de la re lation habituelle entre l’art et le public de salle : l’art qui se joue dans l’espace public s’impose aux usagers de cet espace en même temps qu’attired’autres spectateurs. En plus de rassembler et de participer à la promotion d’un territoire (ici une ville) l’art et les spectacles de rue « réenchantent » l’espace public et inscrivent «une activité dans un espace social».

Introduire de la concertation

Ce sujet pose plus largement la question de la place des usagers des scènes labellisées dans les projets qui leurs sont proposés. Certes les salles de spectacles entretiennent des partenariats avec d’autres structures du territoire, mais l’organisation reste l’affaire des professionnels. Donner entièrement les manettes d’un projet à des non-professionnels reviendrait néanmoins à nier les compétences de ces derniers. Comment alors participer à cette démocratie culturelle prônée dans les années Lang, et plus récemment au respect des droits culturels consacrés par la déclaration de Fribourg, sans supplanter le travail des acteurs culturels ? Pour résoudre cette question, certains acteurs ont décidé d’intégrer la concertation citoyenne dans leur processus de décision. Au Channel, une réunion est organisée à la fin de la saison avec les participants des différentes Fabbrika. Ce moment est l’occasion de recueillir les avis et les envies des personnes qui ont vécu les aventures artistiques. Même si les responsables de projets de territoire choisissent avant tout un projet artistique pour son esthétique et la pédagogie de la compagnie, ces temps sont un moyen de réorienter leur choix et leur demande. Magali Gaudubois en témoigne: l’an pass é, les personnes présentes ont signifié qu’elles souhaitaient des projets plus légers, moins portés sur les thématiques des migrations par exemple. L’équipe a pris en compte ces avis dans le choix des ateliers et le cahier des charges proposé aux artistes a été adapté. Dans d’autres structures, la concertation permet d’adapter les propositions de manière plus large. Par exemple à la MC93, scène nationale de Bobigny, un comité des usagers a été mis en place pour écouter les spectateurs locaux, pour faire émerger des idées et prendre acte des demandes et des particularités du territoire, sans toutefois empiéter sur le travail des professionnels du lieu. Il en est ressorti par exemple que certaines femmes souhaitaient voir des spectacles plus tôt dans l’après -midi, car elles ne pouvaient plus sortir le soir à cause de leur vie de famille, de leur religion ou de l’insécurité régnant dans quelques quartiers. Ces éléments guident les acteurs culturels sans pour autant prendre le pas sur champ d’intervention.

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Table des matières
REMERCIEMENTS
SOMMAIRE
Introduction
Partie 1 / Contexte d’implantation et clefs de compréhension 
I – Le territoire calaisien
II- Les politiques culturelles du territoire
III- Impact des partenaires publics sur le développement du Channel
Partie 2 / Le Channel, une scène nationale ordinaire ?
I – Le Channel : projet, missions et moyens
II- Description et analyse de l’expérience du stage
Partie 3 / « Faire territoire »
I- Les projets de territoires, ou « L’art de présenter l’art »
II- Déconstruire les cathédrales de la culture
Conclusion
BIBLIOGRAPHIE
TABLE DES MATIÈRES 
ANNEXES

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