HISTORIQUE ET GEOLOGIE DE LA MINE ELDER

GEOLOGIE REGIONALE

  La région de Rouyn-Noranda est située dans la partie méridionale l’Abitibi, volcaniques de plus du la ceinture volcano-sédimentaire de précisément, à l’intérieur des roches Groupe de Blake River. Ce groupe se divise en quatre sous-groupes ayant chacun des caractères chimiques et lithologiques spécifiques. De la base vers le sommet, ce sont les sous-groupes de Bowman , de Garrison, de Misema et de Noranda dans le secteur de Rouyn-Noranda (Goodwin, 197 7) . Le sous-groupe de Noranda, d’une épaisseur maximale de 5 000 mètres, est situé au sommet des trois autres sous-groupes et il se compose d’une alternance de laves tholéiitiques et calco-alcalines comportant des basaltes et, majoritairement, des andésites, des dacites et des rhyolites. Plusieurs plutons felsiques d’âge Archéen et des dykes de diabase et de lamprophyre du Protérozoique affleurent aussi dans la région. Dans la région de Rouyn-Noranda, le Groupe de Blake (sous-groupe de Noranda) est séparé au nord du Groupe de Kino,jévis par la faille de Porcupine-Destor, et il est limité au sud par la faille de Larder Lake – Cadillac et les  métasédiment s des Groupes de Timiskaming et de Cadillac.Les principaux gîtes aurifères de la région sont situés en bordure de ces deux failles. Les roches métasédimentaires des Groupes de Timiskaming et de Kewagama sont localement présentes Kinojévis. entre le Groupe de Blake River et le Groupe de Au sud-ouest, la faille de Larder Lake-Cadillac est recouverte par les sédiments du Groupe de Cobalt, d’âge Protérozoique. A 1 ‘extrémité est de la région, le Groupe de Malartic se pince entre le Groupe de Kinojévis et les sédiments du Groupe de Kewagama (fig. 3- l) . Toutes les roches de la région, sauf quelques dykes de diabase régional d’âge Protérozoique, ont subi un métamorphisme de faible intensité. Par conséquent, les noms de roches utilisés devraient être précédés du préfixe « méta-« ~ cependant, afin de ne pas alourdir le texte, le terme « méta- » sera omis. Le métamorphisme régional varie du faciès des schistes verts, dans les unités à la base du Groupe de Blake River, au faciès prehnite-pumpellyite dans les unités au sommet (Gélinas tl g., 1984). Ce dernier faciès est présent au nord de la faille de Hunter Creek ainsi qu’à l’est et au nord-est de la région de RouynNoranda.

Divisions chimico-stratigraphiques

   Les empilements volcaniques des régions de RouynNoranda et de Timmins ont été divisés chimiquement d’ a près les analyses des éléments majeurs, traces et des terres rares. De nombreux auteurs ont travaillé sur ce sujet, tels que Jolly (1975, 1980), Gélinas  (1977, 1984) et Goodwin (1979). Ces auteurs ont subdivisé les roches subrégion en unités tholéiitiques et calcoen ,uni tés tholéiitiques magnésiennes etCes unités sont réparties en trois groupes volcaniques qui sont, en ordre stratigraphique, les Groupes de Kinojévis, de Malartic et de Blake River. région modale ment. Les roches effusives du Groupe de Blake River de la de Rouyn-Noranda appartiennent à une séquence bioù les andésites et les rhyolites dominent netteCe groupe est composé d’une alternance d’unités tholéiitiques et cal co-alcalines (Gélinas et ~·, 1977, 1984). Ces roches volcaniques sont recoupées par le pluton post-tectonique du Lac Dufault et par les plutons syntectoniques de Powell et d e Flavrian (fig. 3. l) . Ce dernier co ntient le gis eme nt Elder . Les unités tholéiitiques se trouvent en général à proximité des failles majeures de Lard er Lake-Cadillac et de Porcupine -·Destor (fig. 3. 2). Les unités de Rouyn – Noranda, de Pelletier, de Trémoy, de Destor et de Dufresnoy constituent, en ordre stratigraphique, les unités à car actère tholéiitique reconnues à l’intérieur du Groupe de Blake River. En excluant l’unité de Pelletier, les unités tholéiitiques ont les traits communs suivants: un enrichissement en fer en passant des basaltes aux andésites, des coulées à varioles felsiques indiquant une immiscibilité magmatique et un faible volume de porphyres et de volcanoclastites de composition rhyolitique (Gélinas et al., 1984).

Principaux éléments structuraux

   La grande majorité des zones minéralisées de la région de des de l’Abitibi contrôles et du nord-est de l’Ontario sont tributaires structuraux et stratigraphiques. Le Groupe Blake River de la région de Rouyn-Noranda est caractérisé par la présence de trois failles majeures en plus de certains réseaux de failles inverses et normales; l’ensemble des failles montre la configuration d’un système à grands décrochements senestres (« wrench-fault tectonics »). Deux systèmes majeurs de plis superposés affectent la région et donnent aux formations un motif en  forme de Z (Hubert et al, 1984). Les failles de Larder Lake-Cadillac, de PorcupineDes tor et du Lac Parfouru sont les trois cassures majeures qui s’étendent sur des dizaines de kilomètres, bien au~ delà de la région de Rouyn-Noranda. limites méridionale et septentrionale .Elles forment les du Groupe de Blake River (fig. 3. l) . Les deux premières failles s’insèrent dans un roches ture de mètres, schistes réseau de décrochements est-ouest cicatrisant les volcaniques et sédimentaires à l’échelle de la cein l’Abitibi; sur une elles transforment largeur variant de 20 à 250 les roches encaissantes en à chlorite et à séricite qui sont, par endroits, fortement carbonatisés et silicifiés. La faille inverse du Lac Parfouru, orientée NO-SE, sépare les Groupes de Blake River et de Kewagama dans la partie nord-est de la région (Gélinas et ~-, 1984; Hubert et~-, 1984). Parmi les autres failles les plus importantes confinées au Groupe de Blake River, on distingue les failles de Rouyn, de Beauchastel et de Hunter Creek. La faille de Rouyn est considérée comme étant un embranchement de la faille de Larder Lake-Cadillac. La bande d’environ quatrekilomètres de largeur coinçée entre ces deux failles correspond à une zone très ducti l e où les éléments des deux phases de déformation majeures ont tendance à s’aligner dans la direction est-ouest (Hubert et al., 1984). Les failles de Hunter Creek et de Beauchastel, orientées N60oE, délimitent, au nord et au sud, le batholite de Flavrian (fig. 3.1).. Les plis associés à la première phase de déformation symétriques et légèrement déversés vers le sud – sudEn bordure des failles de Larder Lake-Cadillac etde Porcupine-Destor, la trace axiale des plis de première phase suit une direction approximativement est-ouest; entre les deux failles, la trace est plutôt de direction NOSE (fig. 3.1). Ces plis sont probablement la conséquence d’un raccourcissement associé à un mouvement senestre majeurs le long de ces deux failles principales. Les plis de serrés , orientés est-ouest, sont plutôt légèrement déversés vers le sud ou vers le nord. Ces plis résulteraient d’une compression perpendiculaire aux failles de Larder Lake-Cadillac et de Porcupine-Destor (Hubert et al. 1984) . Leprocessus de formation d’un tel type de volcanisme s’explique par la fusion partielle du manteau provoquant la fusion d’une mince croûte sialique sus-jacente. La chambre magmatique engendrée par ce processus contiendrait, à la base, un magma tholéiitique primaire suivi par un magma transitionnel (l’unité de Duprat-Montbray), puis par des magmas de composition intermédiaire (andésites cal coalcalines) et finalement par un magma rhyolitique dans la partie supérieure. La grande viscosité du magma rhyolitique situé dans la  partie supérieure du réservoir force l’épanchement des laves tholéiitiques différenciées en périphérie du complexe annulaire. L’alternance des rhyolites et des andésites calco-alcalines de la partie centrale du Groupe de Blake River est la conséquence de la fusion partielle successive du manteau. L’hypothèse d’un mélange de magmas mafiques et felsiques avancée par Goldie (1978) pour exp~iquer la formati on des plutons de Flavrian et de Powell vient appuyer le modèle pétrogénétique de Gélinas et al (1984).

Principaux faciès lithologiques

  Le batholite de Flavrian se compose principalement de roches felsiques sodiques. Plusieurs auteurs ont attribué aux roches du batholite les noms suivants: alaskite, granite à albite, plagiogranite, diorite et gabbro quartzifères, granite sphérolitique, trondhjémite et tonalite (Cooke et al., 1931; Gussow, 1937; Wilson, 1941; Goldie, 1976; Kennedy, 1984). En 1976, Goldie a effectué une étude détaillée du batholite et, se basant sur la composition, la texture et les âges relatifs, il en a divisé les roches en cinq faciès: ce sont l’unité de Méritens, les trondhjémites, la tonalite, les roches hybrides et les brèches. L’unité de Méritens est constituée de gabbros et de quartzifères enveloppés par les trondhjémites, la et les roches hybrid es . Cette unité occupe une partie minime du batholit e , soit en viron 2%; elle est présente dans la partie n ord-ouest du pluton où e lle forme une bande de direction nord  est à proximité de la mine Eldrich (fig. 4.1 ) . Ces roches ont un indice de coloration d’environ 40%; elles se composent majoritairement de quartz, de plagioclase et de minéraux mafiques (surtout des amphiboles). Les grains d’environ 1 mm forment une texture(Méthot, 1987). Localement, la roche contient des phénocristaux centimétriques composés d’un noyau de quartz entouré de deux anneaux: l’un de hornblende et l’autre de quartz et d’albite (Goldie, 1976). L’unité de Méritens représente la première phase intrusive du batholite. Kennedy (1984) nomme cette unité « diorite primaire » . Les trondhjémites occupent la grande majorité du batholite de Flavrian (environ 85%). Habituellement, leur indice de coloration est inférieur à 10%. La granulométrie est très variable: les grains peuvent être fins ou grossiers, de l à 10 mm de dimension. Des inclusions mafiques de taille centimétrique sont observées surtout au centre du batholite dans la roche relativement fraîche. Goldie (1976) distingue plusieurs variétés de trondhjémites qui se différencient par leur indice de coloration et leur texture: les trondhjémites xénolithique s du Lac Nora, porphyriques à. quartz et feldspaths, et sphérolitiques. La tonalite est une roche homogène de composition intermédiaire entre les trondhjémites et le gabbro quartzifère. Elle se caractérise par la présence de longues aiguilles longueur; de minéraux mafiques pouvant atteindre 5 cm de ces aiguilles courbées et ramifiées sont serties dans une matrice quartzo-feldspathique à grains de 0,5 à 2 mm de dimension. Goldie (1978) suggère que la tonalite résulte d’un mélange de magmas gabbroique et trondhjémitique.La tonalite forme souvent des zones de transition trondhjémites et les roches hybrides; ce phénomène est couramment observé à la mine Elder. Les roches hybrides sont des roches hétérogènes cornposées de xénolithes de gabbro quartzifère, de diorite et de tonalite dans une matrice de composition trondhjémitique ou tonalitique. Les xénolithes sont sub-arrondis et de formes diverses. Leur taille varie du centimètre au mètre. Les contacts entre les xénolithes et la matrice sont graduels ou nets, et ils sont souvent marqués par une bordure millimétrique de quartz et de plagioclase. Les tonalites et les roches hybrides se trouvent surtout en bordure du batholite et en association avec le gabbro quartzifère de l’unité de Méritens. Dans la partie sud-est du batholite, une bande de quelques kilomètres carrés de superficie longe le gisement Elder (fig. 4.1). Les brèches sont des roches hétérogènes à fragments de gabbro et de diorite quartzifères et de tonalite dans une matrice composée exclusivement de trondhjémites. Contrairement aux roches hybrides, les fragments sont toujours en contacts nets avec la matrice. Les brèches longent l’unité de Méritens près de la mine Eldrich (fig. 4.1).

Propriété Eider

   La propriété Elder couvre la partie nord des lots 47 à 52 du rang X du canton de Beauchastel, à l’ouest de RouynNoranda (fig. 5.1). OLeary Malartic Mines Ltd fut la pr e mi è re compagnie à  entreprendre des travaux de prospection sur cette propriété. De 1933 à 1937, cette compagnie effectua des travaux de surface, creusa des puits p e u profonds et fora 19 trous de sondage totalisant 1032 mètres. Par la suite, Teck-Hughes Gold Mines Ltd prit une option sur la propriété et exécutal 153 mètres de sondage (16 trous). Ces sondages traversèrent des zones minér a lisées (Bussières et Tremblay, 1980; Hinse, 1984). En mai 1944, Elder Gold Mines Ltd acquit la propriété 1945 et Hinse, 1984) ; pendant les années 1944 et elle accomplit une importante campagne de sondages en 93 trous, totalisant Il 044 mètres. Cette campagne permit de délimiter les zones aurifères désignées sous les noms de veines nos l, 2, 3 et 4 (carte 1). La veine no 5 fut trouvée peu de temps après. A ce moment, les réserves de minerai furent estimées à 1 360 791 t à 7,13 g/t Au (Hinse, 1984). A la fin de 1945, Eider Gold Mines débuta le fonçage du puits no 1 qui est situé à l’extrémité nord du lot 49, rang X, canton de Beauchastel. Ce puits incliné à trois compartiments a un azimut de 103° et une pente de 43°; on y aménagea six niveaux espacés verticalement de 41 mètres. Du mois d’octobre 1951 à novembre 1952, la compagnie creusa un deuxième puits à trois compartiments de 537 mètres de profondeur puits no développés verticale, à environ 700 mètres au sud-est du l (fig. 5. l). Les niveaux 7 à 12 y furent à intervalles de 41 mètres. De novembre 1962 à août 1963, le puits fut foncé à sa profondeur actuelle de 810 mètres. Par  la suite, les niveaux 13 et 14 furent exploités à des intervalles de 61 mètres. Pendant toute cette période, la compagnie a subi plusieurs réorganisations pour prendre successivement les noms de Eider Mines Ltd, Elder Mines and Developments Ltd, Elder-Peel Ltd et enfin, Peel-Eider Ltd en 1963. Le minerai extrait était transporté à la fonderie de Noranda où il était utilisé comme fondant. En 1966, les teneurs plus faibles en silice (inférieures à 70%), les problèmes de dilution du minerai causés par la proximité d’un dyke « basique » pauvre en silice et le faible prix de l’or à l’époque (35,00$ l’once) provoquèrent la fermeture de la mine. Entre 1947 et 1966, on a extrait de la mine Eider 2,1 Mt de minerai d’une teneur moyenne de 5,14 g/t Au, pour une production totale de 10,8 tonnes d’or. La teneur moyenne en silice du minerai était de 71,4% (McMurchy, 1975). En 1974, Hambro Canada Ltd acquit la propriété Elder; ce 11 e –c i fut ensuite détenue par Hatleigh Corp., par Yvan Vézina et par Nova Beaucage Mines Ltd en 1983 (Walters, communication personnelle). En 1984, Aunore conclut une entente lui accordant le droit d’acquérir un intérêt de 65% dans la propriété. De la fermeture de la mine jusqu’à son acquisition par Aunore, la propriété Elder n’a été l’objet d’aucune activité de production ou d’exploration (Hinse, 1984) .

Le rapport de stage ou le pfe est un document d’analyse, de synthèse et d’évaluation de votre apprentissage, c’est pour cela rapport-gratuit.com propose le téléchargement des modèles complet de projet de fin d’étude, rapport de stage, mémoire, pfe, thèse, pour connaître la méthodologie à avoir et savoir comment construire les parties d’un projet de fin d’étude.

Table des matières

Attestation
Titre
Résumé
Abstract
Remerciements
Table des matières
Liste des figures
Liste des tableaux
Liste des annexes
Liste des cartes
CHAPITRE l INTRODUCTION
CHAPITRE 2 GEOLOGIE GENERALE
CHAPITRE 3 GEOLOGIE REGIONALE
3. l Généralités
3.2 Divisions chimico-stratigraphiques
3.3 Principaux éléments structuraux
3.4 Interprétation génétique du Groupe de Blake River
CHAPITRE 4 GEOLOGIE DU BATHOLITE DE FLAVRIAN
4.l Généralités
4.2 Principaux faciès lithologiques
4.3 Autres types lithologiques
4.4 Pétrogénèse 
CHAPITRE 5 HISTORIQUE ET GEOLOGIE DE LA MINE ELDER
5.1 Historique des propriétés
5.1.1 Introduction
5. l. 2 Propriété Elder
5. 1.3 Propriété Elder-Sud
5.1.4 Propriété Tagami
5.2 Géologie de la mine Elder
5.2.1 Introduction
5.2.2 Roches encaissantes et épontes
5.2.3 Zone minéralisée
5.2.4 Oyke « basique »
CHAPITRE 6 PETROGRAPHIE
6.1 Introduction 
6.2 Roches encaissantes
6.3 Epontes
6.4 Zone minéralisée
CHAPITRE 7 MINERAGRAPHIE
7. 1 Introduction
7.2 Principales phases minéralogiques
7.3 Caractéristiques des grains d’or
CHAPITRE 8 GEOCHIMIE ET ALTERATION
8.1 Introduction
8.2 Roches encaissantes
8.3 Epontes et zone minéralisée
8.3.1 Eléments majeurs
8.3.2 Eléments traces et terres rares
8.3.3 Dyke « basique »
8.4 Distribution de l’or
CHAPITRE 9 INCLUSIONS FLUIDES
9.1 Introduction
9.2 Types de quartz
9.3 Types d’inclusions fluides
9.4 Principaux éléments présents
9.5 Conclusion
CHAPITRE 10 CONCLUSION 
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXE

Rapport PFE, mémoire et thèse PDFTélécharger le rapport complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *