Historique du sport des handicapés dans le monde

A Madagascar, l’organisation mondiale de la santé estime à 10% de la population malgache le nombre d’ handicapés, tous handicaps confondus.
La répartition se fait comme suit :
-Entre 3 et 4% d’handicapés moteurs
-Entre 3 et 4% d’handicapés sensoriels
-Entre 2 et 3% d’handicapés mentaux.

Selon ces données, Madagascar compterait actuellement 1 200 000 d’handicapés sur une population évaluée à 12 000 000 habitants. L’importance de ce chiffre laisse à réfléchir et a suscité notre curiosité. De là est venu notre intérêt et nous nous sommes penchée sur le cas de ces handicapés. La loi 97-014 du 8 Août 1997, relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives (APS), stipule à l’article 12 que : « Dans les établissements relevant du ministère chargé de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle, et dans les établissements spécialisés, les élèves et étudiants handicapés bénéficient de l’enseignement de l’Education Physique et Sportives en fonction de leur besoin particulier. »(32) De ce fait, les handicapés jouissent du droit de pratiquer des sports de compétition autant que les personnes valides.

Seulement, le choix est assez limité en fonction du handicap du sujet :
-Le torr ball pour les handicapés sensoriels (les non-voyants)
-L’athlétisme pour tous les handicapés (tous handicaps confondus)
-Le basket-ball, le tennis, la natation, la pétanque, etc…

La plupart du temps, ils ne peuvent pas se prendre en charge tout seul d’où la création de handisport. Handisport est une association ayant comme objectif le développement socioculturel et sportif des handicapés. Handisport s’occupe de toutes activités sportives concernant les handicapés et les classes, les guides selon la capacité et le besoin de chacun.

Historique du sport des handicapés dans le monde

C’est en 1948 que la professeur GUTTMAN (27) lance le sport pour handicapés à Stock Mandeville en Grande Bretagne. En 1960, à Rome, les Jeux Internationaux pour les handicapés se déroulent pour la première fois dans la même ville que les Jeux Olympiques. Ainsi naisse le Comité Internationale Paralympique qui est l’instance dirigeante, responsable de la promotion et du développement du Handisport de compétition dans le monde. Cette organisation a pour but de représenter le sport chez les personnes handicapées et pour tâches principales l’organisation, la direction et la coordination des Jeux Paralympiques d’été et d’hiver ainsi que d’autres compétitions multihandicaps dont les plus importantes sont les championnats mondiaux et régionaux.

Actuellement, le mouvement Paralympique compte 23 sports officiellement reconnus : 19 sports d’été et 4 sports d’hiver. Les disciplines sportives varient selon les catégories de handicapés. Certaines d’entre elles sont spécifiques à un handicap particulier, d’autres sont pratiquées par plusieurs catégories. L’athlétisme est la discipline emblématique, apparu comme sport Paralympique aux Jeux de Rome en 1960 ; il est pratiquement le seul sport le plus ouvert à toutes les formes d’handicap. En fauteuil roulant ou debout, les athlètes participent à des épreuves de lancer ou de saut. Toutes les catégories sans exception sont concernées par ce sport.

Le sport des handicapés à Madagascar

L’Association Handisport Madagascar a vu le jour en 1989. Elle a pour mission de promouvoir et de développer le sport pour les personnes handicapées ainsi que l’intégration sociale de ces dernières. En 1996, l’Association Handisport Madagascar a été remplacée par la Fédération Malagasy Handisport d’où la participation de Madagascar aux 5 ème Jeux des Iles de l’Océan Indien à la Réunion en 1998 dans les épreuves d’athlétisme de course en fauteuil roulant et de course pour les non voyants. Dans cette catégorie, un athlète non voyant a participé aux Jeux Paralympiques de Sydney en 2000. Aux 6 ème Jeux des Iles de l’Océan Indien à Maurice en 2003, Madagascar a raflé des médailles dans les courses en fauteuil et dans les courses pour les non-voyants. La participation de Handisport Malagasy à ces différents Jeux a permis de sensibiliser et de motiver les athlètes handicapés à pratiquer le sport en particulier l’athlétisme surtout les courses pour les non-voyants, et les courses en fauteuil roulant pour les handicapés physiques.

Les facteurs qui influencent l’évolution de notre niveau de performance

Nous avons effectué des enquêtes auprès de onze dirigeants et techniciens sportifs pour avoir des informations sur les différents aspects qui pourraient avoir son influence sur la performance à savoir :
-Le matériel utilisé,
-La participation à des compétitions,
-Le financement,
-Les conditions d’entraînement : l’encadrement ; la connaissance théorique et pratique des dirigeants et techniciens sportifs.

Le matériel sportif utilisé

Le matériel utilisé dans la course en fauteuil a une grande influence sur la performance de l’athlète. Sa fabrication demande une étude morphologique précise de l’athlète permettant d’optimiser au plus juste le fauteuil roulant au sujet afin d’éviter les gestes parasites.

Description de fauteuil roulant d’athlétisme : un fauteuil tricycle

Le fauteuil de course est constitué d’un châssis en aluminium comprenant une poutre et une assise. Des toiles et des sangles permettent de solidariser l’athlète dans son fauteuil. Les roues arrière doivent mesurer 70 cm de diamètre maximum, elles peuvent être à rayons ou en carbone. Les boyaux de cyclismes sont utilisés suivant les revêtements. Sur les roues sont fixées les mains courantes sur lesquelles l’athlète viendra frapper. En moyenne, la taille des mains courantes est comprise entre 370 et 400 mm de diamètre. Elles sont en aluminium et sont recouvertes de caoutchouc. A l’avant, une roue de 330 mm de diamètre maximum, elle peut être à bâtons ou à rayons suivant les conditions du vent. Le guidon est utilisé le plus souvent pour la route, il est relié au stering où changeur de direction que l’on utilise sur la piste. Le passage du stering : le stering est un levier relié à un vérin qui incline la fourche lorsqu’on le place à gauche ou à droite de la poutre. Le réglage de ce vérin se fait suivant le couloir et la vitesse de l’athlète. Quand on place le levier sur la droite de la poutre, il maintien la ligne droite. A gauche, il prend l’inclinaison du virage. Chaque fauteuil est fait sur mesure par rapport à l’athlète et sa pathologie. L’utilisation de gants est obligatoire pour frapper la main courante. Le port du casque est obligatoire dans les courses en peloton et sur la route.

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Table des matières

INTRODUCTION
CHAPITRE I : ETAT DE LIEU
1.1 Historique du sport des handicapés dans le monde
1.2 Sport des handicapés à Madagascar
1.3 Les facteurs qui influencent l’évolution de notre niveau de performance
1.4 Problématique
CHAPITRE II : CADRE THEORIQUE
2.1 Quelques considérations sur la course en fauteuil roulant
2.2 Les différents facteurs de performances liés à l’activité
2.3 Hypothèse
2.4 Méthodologie du renforcement musculaire chez les coureurs en fauteuil roulant
Chapitre III : METHODOLOGIE
3.1 Détermination et objet de la méthodologie
3.2 Protocole expérimental
3.3 Déroulement de l’expérience
3.4 Traitement mathématique des résultats
CHAPITRE IV : SUGGESTIONS
4.1 Exemple de programmation annuelle pour le sprint
4.2 Programmation de l’entraînement de la force
4.3 Les gammes d’exercices de force ou de renforcement musculaire
CONCLUSION

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