Habitudes de vie et santé des étudiants universitaires

Habitudes d’activité physique

Tout comme les habitudes alimentaires, les habitudes d’activité physique ont tendance à changer au cours de la transition de l’adolescence à l’âge adulte [6, 7]. En effet, une étude longitudinale ayant suivi 640 canadiens pendant 12 ans, soit durant leur transition de l’adolescence (12-15 ans) à l’âge adulte (24-27 ans), a permis d’observer une diminution moyenne de 24 % de la pratique d’activité physique, sexe et trajectoire scolaire (poursuite des études postsecondaires ou entrée sur le marché du travail) confondus [6]. Or, toujours selon cette étude, une diminution plus marquée a été rapportée chez les hommes qui ont fait des études post-secondaires, comparativement à ceux n’ayant pas poursuivi leurs études. Chez les femmes fréquentant des institutions post-secondaires, cette diminution était moins marquée que chez les hommes.

Cependant, il est à noter que celles-ci étaient déjà moins actives au secondaire que leurs confrères [6]. En ce sens, les résultats d’une autre étude menée par Kwan et al. [7] et s’étant intéressée aux comportements de santé à risque d’étudiants fréquentant des institutions postsecondaires dans cinq provinces canadiennes, dont la pratique d’activité physique d’intensité modérée à élevée, indiquent que 72,2 % des étudiants étaient considérés comme étant physiquement inactif. Sans surprise, ces constatations ont également été retrouvées dans d’autres pays. Par exemple, aux États-Unis, 40,8 % des adultes de 18 à 44 ans n’atteignent pas les niveaux d’activité physique recommandés [41]. En Australie, les données de 2011 et 2012 chez les jeunes de 15 ans et plus suggèrent que 66,9 % étaient sédentaires ou faiblement actifs.

Finalement, en Angleterre, des données de 2004 suggèrent que 73 % des étudiants et 79 % des étudiantes universitaires n’atteignent pas les recommandations en matière d’activité physique.D’autre part, une méta analyse menée par Keating et al. [44] s’est intéressée plus précisément aux habitudes générales d’activité physique d’étudiants universitaires de premier cycle. Répertoriant également une faible pratique d’activité physique, soit seulement 50 % des étudiants atteignant les recommandations de l’American College of Sports Medicine, ceux-ci ont également été en mesure de déterminer leurs habitudes et préférences au niveau des différentes activités physiques. Par exemple, comparativement à d’autres populations adultes, les étudiants seraient plus actifs durant les jours de semaine que durant la fin de semaine. De plus, ceux-ci s’engageraient davantage dans des activités physiques qu’ils maîtrisent par rapport à celles où ils se sentent moins confortables.

Condition physique et santé cardiovasculaire

Outre les habitudes d’activité physique, généralement évaluées par l’entremise de questionnaires et en se basant sur le nombre de minutes passées à pratiquer une activité physique, les mesures directes de la condition cardiorespiratoire ainsi que de la force et de l’endurance musculaire, sont reconnue pour être un meilleur indicateur de santé et ce, surtout auprès des jeunes populations [45]. De ce fait, quelques chercheurs se sont attardés, en plus des habitudes d’activité physique, à la condition physique d’étudiants universitaires. Premièrement, Hervás et al. [45] se sont intéressés à la relation entre la condition physique et la santé osseuse d’étudiants universitaire du Pays Basque. Pour ce faire, ces chercheurs ont évalué la capacité cardiorespiratoire des 156 étudiants et étudiantes et ont observé que leur cohorte était en excellente condition physique [48] et qu’il n’y avait aucune différence significative entre la capacité cardiorespiratoire maximale des hommes et des femmes.

D’autre part, des chercheurs de la Corée se sont eux aussi intéressés à la condition physique d’étudiants universitaires, mais ceux-ci s’intéressaient plus particulièrement au lien entre la condition physique et la santé mentale [46]. Parmi les 228 étudiants ayant participé à leur étude, une différence significative a été retrouvée entre les hommes et les femmes quant à leur condition physique ; les hommes ayant une meilleure capacité cardiorespiratoire ainsi qu’une meilleure endurance et force musculaire que les femmes. De plus, les résultats de cette étude ont permis de valider le lien entre la condition physique et la santé mentale ; les femmes, ayant une capacité cardiorespiratoire plus faible que les hommes, avaient également une santé mentale plus fragile (plus de comportements obsessionnels compulsifs et hostiles rapportés).

Finalement, Tully et al.ont mesuré la capacité cardiorespiratoire maximale de 12 étudiants universitaires faiblement actifs et ont également comparé l’impact du niveau d’activité physique définit par l’atteinte (groupe intervention) ou non (groupe témoin) de 10 000 pas par jour durant six semaines, sur la tension artérielle. N’ayant retrouvé aucune différence significative après les six semaines d’intervention entre les groupes quant au niveau d’activité physique, à la capacité cardiorespiratoire, et aux données anthropométriques, une différence significative a toutefois été retrouvée quant à la tension artérielle des étudiants. La tension artérielle des étudiants du groupe intervention avait diminué significativement tandis qu’aucune différence significative n’avait été retrouvée chez les étudiants du groupe témoin. Ainsi, malgré la bonne santé des étudiants avant l’intervention, le seul fait d’augmenter le niveau d’activité physique par un exercice de faible intensité comme la marche chez cette population inactive a eu des effets positifs et significatifs sur leur tension artérielle.

Facteurs associés à l’activité physique

Comme pour l’alimentation, les étudiants éprouvent de la difficulté à maintenir les niveaux d’activité physique recommandés. C’est d’ailleurs pourquoi les études mentionnées auparavant [9, 16, 17] se sont également penchées sur les barrières individuelles, sociales et environnementales qui empêchent les étudiants universitaires d’atteindre des niveaux acceptables d’activité physique. Ainsi, les barrières individuelles les plus fréquemment citées par les étudiants sont : le manque de motivation à faire de l’exercice [9, 16], le manque de temps dû aux nouvelles responsabilités engendrées par la rentrée universitaire (charge de travail plus élevée, réseau social à construire, etc.) [9, 16, 17], le sentiment de ne pas se sentir le bienvenu ou se sentir intimidé dans certaines activités ou certains centres sportifs (surtout chez les femmes) [9], et le fait de ne pas aimer faire de l’exercice devant d’autres personnes.

Au niveau social, une barrière a davantage été rapportée par les étudiants : le manque de soutien social [9]. En 15 effet, ceux-ci indiquent que le soutien des amis aide à la pratique d’activité physique, à rester motivé, puis à atteindre leurs objectifs. Finalement, l’environnement des étudiants universitaires semble être le facteur ayant le plus d’impact sur la pratique d’activité physique. Parmi les barrières environnementales rapportées par les étudiants, les plus prédominantes sont en lien avec l’accessibilité aux infrastructures récréatives et sportives incluant l’achalandage élevé créant des files d’attente pour utiliser les machines, le manque d’indication sur l’accès des centres sportifs et des activités sportives, les endroits perçus comme intimidants par certains qui sont moins familiers aux salles d’entraînement,, ainsi que les coûts reliés aux inscriptions [16]. D’autre part, certains étudiants rapportent les conditions météorologiques comme étant une barrière à la pratique d’activité physique, l’hiver étant une période critique pour eux.

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Table des matières

Introduction générale
Chapitre 1 : Habitudes de vie et santé des étudiants universitaires
1.1 Habitudes alimentaires
1.2 Habitudes d’activité physique
1.3 Condition physique et santé cardiovasculaire
1.4 Déterminants influençant les habitudes de vie des étudiants universitaires
1.4.1 Facteurs associés à l’alimentation
1.4.2 Facteurs associés à l’activité physique
Chapitre 2 : Théorie de l’autodétermination
2.1 Types de motivation
2.2 Besoins psychologiques fondamentaux
2.3 Théorie de l’autodétermination, habitudes de vie et santé
2.3.1 Motivation autodéterminée et habitudes alimentaires
2.3.2 Motivation autodéterminée, habitudes d’activité physique et condition physique
Chapitre 3 : Objectifs et hypothèses
Chapitre 4: Article scientifique
Conclusion
Références

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