GENERALITES SUR LES LABORATOIRES D’ANALYSES DE BIOLOGIE MEDICALE

Depuis le début de ce siècle, l’importance des examens de laboratoire en clinique n’a cessé de s’accroitre. Et pour un bon nombre de cliniciens, le diagnostic ne peut être établi de façon correcte que s’il s’appuie sur des examens biologiques fiables, effectués dans des laboratoires de qualité En effet le laboratoire d’analyse de biologie médicale est le lieu indiqué pour effectuer des examens complémentaires qui concourent au diagnostic, au traitement et à la prévention des maladies humaines. Pour mener à bien cette mission et faciliter l’accès des patients aux services d’aide au diagnostic, les responsables du centre hospitalier national de fann sous la coupole de leur directeur ont décidé de mettre en place le centre de diagnostic et d’imagerie médicale (CDIM). Ce CDIM est un centre multifonctionnel qui regroupe les laboratoires de biochimie, de bactériologie, de parasitologie, d’anatomie pathologie et d’imagerie médicale mais également le service d’accueil des urgences. Dans cet ensemble le laboratoire de biochimie y joue un des premiers rôles du fait :
– de la nature de ces prestations,
– de la qualité des résultats rendus mais également,
– des recettes journalières qu’il fournit à l’hôpital.

GENERALITES SUR LE SENEGAL ET LE LABORATOIRE D’ANALYSE DE BIOLOGIE MEDICALE

Pays Soudano-Sahélien situé à l’extrême Ouest du continent africain, le Sénégal est limité au Nord par la République de Mauritanie, à l’Est par le Mali, au Sud par la Guinée Bissau et la Guinée et à l’Ouest par l’Océan Atlantique. Il est traversé par la Gambie qui est une enclave de terre située entre les régions de Kaolack et de Ziguinchor, sur le cours inférieur du fleuve du même nom. D’une superficie de 196 722 kilomètres carrés, le Sénégal possède une grande ouverture sur l’océan atlantique avec ses 700 kilomètres de côtes. C’est un pays plat ; l’altitude dépasse rarement 100 mètres et le point culminant, le mont Assiriki situé au sud-est du pays, à une hauteur de 381 mètres. Au plan hydrographique, le pays est traversé d’Est en Ouest par quatre fleuves : le Sénégal, la Gambie, la Casamance et le Saloum et leurs affluents. Ce réseau est complété par quelques cours d’eau temporaires et une contribution significative du lac de Guiers au nord du pays

Au niveau administratif, la nouvelle organisation administrative, territoriale et locale, du Sénégal est fixée par le décret du 10 septembre 2008. Le territoire passe ainsi de 11 à 14 régions administratives avec comme dernière créations Kaffrine, Kédougou et Sédhiou issues respectivement des anciennes régions de Kaolack, Tambacounda et Kolda. Les régions sont subdivisées en départements (au nombre de 45). On dénombre 150 communes (assimilées au milieu urbain), 117 arrondissements et 353 communautés rurales [2].

DONNEES DEMOGRAPHIQUES, ECONOMIQUES ET SANITAIRES 

Démographie

La population totale du Sénégal est estimée à 12 855 155 habitants en 2011, soit une densité moyenne de 61.9 habitants au km².[21] Cependant, cette population est inégalement répartie entre les 14 régions administratives du pays. La région la moins étendue, celle de Dakar, occupe 0,3% de la superficie du territoire national et abrite près de 23 % de la population totale et 75 % de la population urbaine. La région la plus étendue, Tambacounda, abrite environ 6 % seulement de la population. [21] La population du Sénégal est très jeune : 57,7% ont moins de 20 ans [14].

Le Sénégal, à l’instar des pays en développement et notamment ceux d’Afrique au Sud du Sahara, a un fort taux d’accroissement démographique estimé à 2,5% [15]. Le rythme d’accroissement rapide de la population est principalement dû à la forte fécondité et à la mortalité en baisse bien que toujours élevée. Le taux de natalité est estimé à 46 pour mille et le taux de mortalité général à 18 pour mille. L’espérance de vie à la naissance est estimée à 45 ans [15] Les principaux groupes ethniques sont : les Wolofs (43%), les Pulaars (24%), les Sérères (15%), les Diolas (5%), les Mandingues (4%). La population du pays est essentiellement musulmane (94% de musulmans). On y trouve aussi des chrétiens (4%). L’animisme et les autres religions représentent moins de 2% de la population .

Economie

Le Sénégal a une économie dominée par l’agriculture (80% de la population active) [14]. L’élevage, bien qu’affecté par plusieurs années de sécheresse depuis les années 1970, est toujours important. La pêche industrielle comme artisanale, en pleine expansion, tend à devenir la principale richesse du pays. L’industrie dominée par les huileries et les phosphates joue un rôle de plus en plus important dans l’économie du pays. Le secteur touristique, malgré des performances variables, se développe également.

Situation sanitaire
L’Etat sénégalais consacre en moyenne 8% de son budget annuel à la santé publique en dehors des contributions des organismes de coopération bi ou multilatérale, des ONG, du secteur privé, des municipalités, des conseils ruraux et des populations. L’allocation du budget très variable d’une région à l’autre est liée à la densité de peuplement et aux infrastructures sanitaires disponibles.

POLITIQUE NATIONALE DE SANTE

Le développement économique d’un pays passe par la santé de sa population. La santé est un droit fondamental de tout être humain et un objectif social pour le monde. Elle est essentielle à la satisfaction des besoins élémentaires de l’homme ainsi qu’à la qualité de la vie et doit être accessible à tous.

Les objectifs de la politique de santé

L’amélioration de l’état sanitaire des populations et la promotion de leur bienêtre constituent les principaux objectifs de la politique de santé. La politique de santé et d’action sociale qui s’intègre donc dans la politique globale de développement vise « la Santé Pour Tous », le bien-être de toutes les catégories de la population. L’atteinte de tels objectifs exige cependant :
– l’amélioration de la couverture sanitaire et la protection sociale particulièrement en zone rurale et suburbaines ;
– le développement d’un certain nombre d’actions préventives, éducatives ;
– une bonne maîtrise des variables démographiques ;
– l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant ;
– l’amélioration de la qualité des prestations de services ;
– la rationalisation et le développement des ressources humaines, matérielles et financières.

Ainsi, un certain nombre de stratégies et de programmes ont été mis en œuvre dans les domaines de la gestion et des ressources humaines, de la prévention, des médicaments et produits essentiels, des infrastructures et équipements, et de la promotion socio-économique des populations déshéritées et du financement. Une importance est également accordée au renforcement du système d’information, à l’éducation et à la communication sans oublier la promotion de la collaboration inter et multisectorielle. Les objectifs stratégiques suivants ont été retenus :
1- promouvoir la participation des populations à l’effort de santé ;
2- renforcer le système d’information, d’éducation et de communication ;
3- améliorer la qualité des prestations de services ;
4- intégrer la planification et l’exécution des programmes de santé ;
5- renforcer et développer la recherche ;
6- rationaliser l’utilisation des médicaments ;
7- améliorer le système de production, d’approvisionnement et de distribution des médicaments ;
8- promouvoir l’hygiène et l’assainissement ;
9- renforcer la décentralisation et la déconcentration ;
10- rationaliser la formation du personnel de santé ;
11- renforcer la gestion des ressources humaines, matérielles et financières;
12- développer les ressources humaines, matérielles et financières ;
13- promouvoir la collaboration inter- et multisectorielle.

Le système de santé
Le système de santé du Sénégal est organisé selon une structure pyramidale à trois niveaux : central (ministère de la santé), intermédiaire (Régions Médicales) et périphérique appelé district sanitaire. Le district est considéré comme l’aire géographique opérationnelle dans le scénario de développement sanitaire et social au Sénégal. En 2010, le Sénégal compte 14 régions médicales et 75 districts sanitaires. L’offre de soins épouse l’architecture de la pyramide sanitaire. Au sommet, l’hôpital constitue la référence, suivi du centre de santé au niveau intermédiaire et des postes de santé au niveau périphérique. Ce dispositif est complété par l’offre du secteur privé, la médecine traditionnelle et au niveau communautaire, par des cases de santé.

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : GENERALITES
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LE SENEGAL ET LE LABORATOIRE D’ANALYSE DE BIOLOGIE MEDICALE
I DONNEES DEMOGRAPHIQUES, ECONOMIQUES ET SANITAIRES
I 1 Démographie
I.2- Economie
I.3- Situation sanitaire
II- POLITIQUE NATIONALE DE SANTE
II.1- Les objectifs de la politique de santé
II.2- Le système de santé
II.2.1- Organisation
II.2.1.1 Missions des différents niveaux de la pyramide Sanitaire
1- NIVEAU CENTRAL
2- NIVEAU INTERMEDIAIRE
3- NIVEAU PERIPHERIQUE
II.2.2- Ressources financières
II.2.3- Infrastructures
II.2.4- Personnel
III- GENERALITES SUR LES LABORATOIRES D’ANALYSES DE BIOLOGIE MEDICALE
III.1- Historique des laboratoires d’analyses médicales
III.2.- Les conditions d’ouverture et d’exploitation des laboratoires d’analyses de biologie médicale (LABM)
III.2.1- Pièces à fournir pour l’ouverture d’un LABM
III.2.2- Pièces à fournir pour l’enregistrement de la déclaration d’exploitation d’un LABM
III.3- Le personnel, les locaux, le matériel
III.3.1 Le personnel
III.3.2- Locaux dont le LABM doit disposer au minimum
III.3.3- Equipements dont le LABM doit disposer au minimum
III.4- La publicité des activités du laboratoire et contrôle de la qualité des analyses
III.4.1- Publicité des activités du laboratoire
III.4.2- Contrôle de la qualité des analyses
III.5- Les dispositions pénales
III.6- Dispositions applicables aux biologistes gérants et leurs adjoints
IV- MISSION DES LABORATOIRES D’ANALYSES MEDICALES
CHAPITRE II: GENERALITES SUR LA REFORME HOSPITALIERE
I- HISTORIQUE ET DEFINITION
I.1- Historique
I.2- Définition
II BUT DE LA REFORME HOSPITALIERE
CHAPITRE III : GENERALITES SUR L’ECONOMIE DE LA SANTE
I- HISTORIQUE ET DEFINITION
I.1- Historique
I.2- Définition
II- BUTS DE L’ECONOMIE DE LA SANTE
CHAPITRE IV : GENERALITES SUR LES BULLETINS D’ANALYSES
I- Quelques éléments fondamentaux sur le bulletin d’analyse
I.1. Définition
I.2. Intérêt du bulletin d’analyses
I.3. Règles de rédaction du bulletin d’analyse
I.3.1. Caractéristiques du bulletin
I.3.2 Eléments de régularité technique
I.3.3. Informations complémentaires
I.4. validité technique d’un bulletin d’analyses
I.4.1. Critères de recevabilité
I.4.2. Conditions de rejet d’un bulletin d’analyses
DEUXIEME PARTIE : ACTIVITES DU LABORATOIRE DE BIOCHIMIE DU CHNU DE FANN
CHAPITRE I: CADRE D’ETUDE
I- LE CHNU-FANN
I.1- Situation géographique de l’Hôpital de Fann
I.2- Historique de l’Hôpital
I.3- Statut
I.4- Missions
I.5- Les différents services
II- Le LABORATOIRE DE BIOCHIMIE
II.1-PRESENTATION DU CENTRE DE DIAGNOSTIC ET D’IMAGERIE MEDICALE(CDIM)
II.2 – PRESENTATION DU LABORATOIRE DE BIOCHIMIE
II.2.1- La composition du laboratoire
II.2.2 Les ressources humaines
II.2.3. Organisation du laboratoire
II.2.3.1-Horaires de travail
II.2.3.2.Répartitions des tâches et des responsabilités
II.2.3.2 .1.Répartition des tâches
II.2.3.2.2- Postes de responsabilités
II.2.3.3- Organisation du travail technique
II.2.4- L’équipement
II.2.5- Ressources financières
III-MATERIEL ET METHODE
III.1-Matériel
III.2- Méthode
IV- RESULTATS
IV.1- ENQUETE SUR LES BULLETINS D’ANALYSE
IV.1.1-Analyse quantitative des bulletins d’analyses selon leur provenance
IV.1.2 Analyse selon les structures hospitalières de provenance
IV.1.2.1-Dans la région de Dakar
IV.1.2.2- Dans les autres régions
IV.1.2.3- Hors du Sénégal
II.1.3. Analyse quantitative du mode de remplissage des bulletins d’analyses
IV.2- COMMANDES, APPROVISIONNEMENTS, GESTION DU STOCK
IV.3-ENREGISTREMENT DES PATIENTS ET GESTION DES ANALYSES
IV.3.1- Accueil des patients et réception des prélèvements
IV.3.2- Recueil des produits pathologiques
IV.3.3- Conservation de certains produits pathologiques
IV.3.4- Validation des résultats et délivrance
IV.3.5- Contrôle de qualité
IV.3.6-Qualité de la prestation
IV.4-BILAN GLOBAL DES PATIENTS RECUS ET DES ANALYSES EFFECTUEES AU LABORATOIRE DU CHNU-FANN EN 2012
IV.4.1- Bilan du nombre de patients reçus en 2012
IV.4.2 – Bilan des analyses effectuées en 2012
IV.4.2.1 ANALYSES EN BIOCHIMIE
IV.4.2.2.ANALYSE EN HEMATOLOGIE
IV.4.2.3-ANALYSE EN SERO-IMMUNOLOGIE
IV.4.3- BILAN DES PATIENTS EXTERNES ET HOSPITALISES
IV.5 – BILAN ECONOMIQUE DE 2012
IV.5.1 – EVOLUTION THEORIQUE DES RECETTES REALISEES EN ESPECES ET RECETTES IPM – LETTRES DE GARANTIE (CFA)
CONCLUSION

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