Generalites sur l’aviculture villageoise

GENERALITES SUR L’AVICULTURE VILLAGEOISE

Classification de l’aviculture 

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) groupe les systèmes d’exploitation avicoles en 4 secteurs : secteur 1, secteur 2, secteur 3 et secteur 4 [17]. Les trois premiers secteurs sont inclus dans le système commercial. Ils se différencient entre eux surtout au niveau de la biosécurité des oiseaux. Le secteur 1 est caractérisé par une exploitation industrielle avec un niveau de biosécurité très élevé. Dans le second secteur, ce niveau varie de modéré à élevé. Et pour le troisième secteur, le niveau de biosécurité des oiseaux change de faible à minimal. La consommation locale des produits et le niveau minimal de la biosécurité des oiseaux constituent les particularités essentielles du secteur 4. La présente étude concerne ce dernier secteur. L’aviculture villageoise ou dite de basse-cour correspondant au secteur 4 de la FAO dispose deux sous secteurs : l’aviculture villageoise traditionnelle et l’aviculture villageoise améliorée .

Matériels d’élevage

Dans ce secteur, les éleveurs négligent les différents matériels d’élevage, sauf l’abri des animaux. Néanmoins, des aviculteurs ne disposent pas du poulailler. Dans ce cas, les volailles se couchent soit dans la même pièce que le propriétaire soit dans un coin de la cuisine soit au-dessous d’un plancher de la maison, soit sur un arbre. Souvent, les volailles d’espèces différentes sont élevées dans un seul poulailler.

Conduite d’élevage

Les oiseaux divaguent toute la journée pour la recherche de nourritures : insectes, vers de terre, sauterelles, larves de la verdure, récoltes, herbe, graines et du sable. La grande partie soit 84.8% des ménages aviculteurs supplémentent l’aliment de leur volaille et 85% apportent de l’eau [8]. La supplémentation alimentaire provient surtout des déchets de cuisine, du riz, du maïs et du manioc.

Santé

Les pertes dues aux mortalités sont énormes. Le taux de mortalité atteint jusqu’à 42,3% chez les poussins, 34% chez les poulets et 31% chez l’adulte [8]. Les parasites internes tuent les 38% des poussins. Chez les poulets et les adultes, la MN occupe la première cause des mortalités : elle fait perdre la vie de plus de 68% des poulets et plus de 75% des adultes. En termes de maladie, la pasteurellose est placée au 3ème rang, pour toutes les classes d’âges des volailles .

LES DEUX PRINCIPALES MALADIES INFECTIEUSES EN AVICULTURE VILLAGEOISE

La Maladie de Newcastle (MN)

Définition
La maladie de Newcastle est une maladie présente partout dans le monde, très contagieuse et souvent grave, qui affecte les oiseaux, notamment les volailles domestiques. Elle est due à un virus appartenant à la famille des Paramyxoviridae .

Synonymie
La MN est également appelée maladie de Ranikhet, pseudo-peste aviaire et pneumoencéphalite aviaire. Plusieurs noms vernaculaires la désignent en malgache : « pesta akoho », « ramoletaka akoho », « moafon’akoho »…

Etiologie
Il s’agit d’un Paramyxovirus aviaire de sérotype 1. En effet, ce genre contient 9 sérotypes. Selon leur virulence, le virus est classé en souches : velogène, mésogène et lentogène.

Répartition
Cette maladie de distribution mondiale est actuellement maîtrisée au Canada, aux États-Unis d’Amérique et dans certains pays d’Europe occidentale. Mais, elle persiste encore dans différentes régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud .

Epidémiologie
Le plus souvent, la MN se transmet par contact direct avec des oiseaux malades ou des porteurs sains. Les oiseaux infectés peuvent contaminer l’environnement en excrétant le virus contenu dans leurs matières fécales. Une transmission peut alors se produire par contact direct avec les déjections et les sécrétions respiratoires ou par de la nourriture, de l’eau, du matériel ou des vêtements humains contaminés.

Parmi les animaux d’élevage, les palmipèdes n’extériorisent pas la maladie, généralement : elles ne jouent qu’un rôle du réservoir. Mais, les poules présentent tous les symptômes.

Symptômes
Les signes cliniques dépendent de l’espèce d’oiseau infecté, l’âge de l’hôte, l’infection concomitante par d’autres micro-organismes, le stress environnemental, le statut immunitaire, et surtout la souche du virus. Généralement, les symptômes les plus courantes sont :
➤ signes respiratoires : halètement, toux, éternuements et râles ;
➤ signes nerveux : tremblements, paralysie des ailes et des pattes, torticolis, marche en cercle, spasmes et paralysies ;
➤ signes digestifs : diarrhées ;
➤ trouble de la reproduction : arrêt partiel ou complet de la ponte, anomalie des œufs ;
La morbidité et la mortalité peuvent atteindre jusqu’ à 100% .

Lésions
En cas de MN, des lésions hémorragiques peuvent être observées. Elles sont marquées surtout en présence de la souche vélogène. Ces lésions se trouvent au niveau :
● de la jonction œsophage/proventricule et gésier ;
● de la partie postérieure du duodénum, de jéjunum et de l’iléon ;
● des muscles : péricarde, myocarde, trachée, les poumons, etc.

Une conjonctivite séreuse ou mucopurulente, rhinite, sinusite et trachéite caséeuse sont aussi probablement rencontrées lors du passage de cette souche de la MN.

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Table des matières

INTRODUCTION
I- PREMIERE PARTIE : GENERALITES ET RAPPELS THEORIQUES
I-1- QUELQUES DEFINITIONS
I-1-1- Volaille
I-1-2- Aviculture villageoise
I-2- GENERALITES SUR L’AVICULTURE VILLAGEOISE
I-2-1- Classification de l’aviculture
I-2-2- Matériels d’élevage
I-2-3- Conduite d’élevage
I-2-4- Santé
I-3- LES DEUX PRINCIPALES MALADIES INFECTIEUSES EN AVICULTURE VILLAGEOISE
I-3-1- La Maladie de Newcastle (MN)
I-3-2- La pasteurellose aviaire
II- DEUXIEME PARTIE : METHODES ET RESULTATS
II-1- METHODES
II-1-1- CADRE D’ETUDE
II-1-2- TYPE D’ETUDE
II-1-3- PERIODE ET DUREE DE L’ETUDE
II-1-4- POPULATION D’ETUDE
II-1-5- TAILLE DE L’ECHANTILLON ET MODE D’ECHANTILLONNAGE
II-1-6- PARAMETRES ETUDIES
II-1-7- MODES DE COLLECTE, DE SAISIE, ET D’ANALYSE DES DONNEES
II-1-8- CONSIDERATIONS ETHIQUES
II-1-9- LIMITES DE L’ETUDE
II-2- RESULTATS
II-2-1- DESCRIPTION DES ECHANTILLONS
II-2-2- CONNAISSANCES, ATTITUDES ET PRATIQUES
II-2-3- CAUSES DES MAUVAISES CONNAISSANCES, DES ATTITUDES ET DES PRATIQUES
II-2-4- RECAPITULATION DES FAITS SAILLANTS
III- TROISIEME PARTIE : DISCUSSION
III-1- REFLEXIONS SUR LA METHODOLOGIE
III-2- CONNAISSANCES ATTITUDES ET PRATIQUES ET LEURS CAUSES RESPECTIVES
III-2-1- Niveaux de connaissance et leurs causes
III-2-2- Attitudes et leurs causes
III-2-3- Pratiques et leurs causes
III-2-4- Suggestion
CONCLUSION
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES

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