Generalite sur la patate douce

GENERALITE SUR LA PATATE DOUCE

Cette plante est originaire d’Amérique Centrale et Latine. Elle est cultivée dans toutes les zones chaudes du globe. C’est une plante très facile à cultiver. Elle est herbacée, vivace et rampante. [1]

Description morphologique de la plante

La plante a plusieurs tiges le plus souvent rampantes. Son feuillage recouvrant bien le sol a sur les pétioles verticaux des limbes horizontaux, fréquemment en forme de cœur plus ou moins lobés. Ses fleurs sont de petits tubes violacés foncés au centre et plus clair en bordure en forme de trompette, elles ne sont pas toujours présentes. C’est au niveau de la feuille que s’effectue la photosynthèse chlorophyllienne par absorption de la lumière et leur conversion en carbohydrate. Les pétioles et les tiges transportent l’énergie transformée.

Les racines 
Elles partent toutes des nœuds de la bouture. On compte, sur chaque nœud, 2 à 4 grandes racines de 50 à 60 cm de longueur et une dizaine de racines plus petites atteignent 20 à 30 cm de long. Il se forme des racines adventives sur les nœuds des tiges en contact avec le sol. Toutes ces racines portent de nombreuses racines secondaires de quelques centimètres de long.

Tubercules
Ils se forment sur les racines à l’endroit où, après s’être dirigées horizontalement, ils s’incurvent vers le bas. Les tubercules de patate sont donc des portions renflées de racines. Ils sont en nombres variables selon les variétés. On les rencontre surtout à proximité de la partie enterrée des tiges principales. Quelques-uns se forment à partir des racines des nœuds, des tiges ou des ramifications, en contact avec le sol et qui ont raciné. Ils ont une forme globulaire ou allongée. Ils pèsent quelques dizaines de grammes à 3 et même 5 kg.

Tiges
Sur une bouture, il peut se former une dizaine de tiges principales. Elles rampent à la surface du sol et atteignent 2 à 3m de longueur. Parfois, elles peuvent être grimpantes. Leur extrémité est dressée. Elles sont très minces et herbacées. Elles sont composées d’entre-nœuds séparés par des nœuds. Il semble que les clones à entre-nœuds courts soient plus productifs que ceux à entre-nœuds longs. Sur les nœuds se forment les feuilles, les inflorescences et des racines adventives.

Les feuilles
Elles sont de formes et de dimensions extrêmement variables. Le limbe peut être entier ou présenter 3,5 ou 7 lobes. De plus, ces lobes peuvent présenter des découpures plus ou moins profondes. Sa forme générale est celle d’un cœur. Le pétiole est plus ou moins long. Elles sont de couleur verte. Le pétiole et les nervures sont parfois plus ou moins colorés en pourpre.

Les inflorescences
D’une manière générale, les inflorescences sont rares et certains clones ne fleurissent jamais. Elles se forment sur les extrémités des tiges. Les inflorescences sont des ombelles axillaires comportant 4 ou 5 fleurs. Ceci veut dire que chaque fleur de l’inflorescence est portée par un court pédicelle qui part d’un point commun du pédoncule de l’inflorescence. De ce fait, toutes les fleurs arrivent à la même hauteur. Chaque inflorescence est portée par un pédoncule de 4 à 5 cm de long qui part de l’aisselle d’une feuille.

Fleurs 
Elles ont une forme de cloche, ce qui les fait ressembler fortement aux fleurs des liserons. Elles sont de couleur blanche, pourpre ou violette. Elles se composent : d’un calice à 5 pétales ; d’une corolle à 5 pétales soudés ; d’un ovaire à deux loges, surmonté par un stylet portant un stigmate de 5 étamines.

Fruits
Ce sont les capsules indéhiscentes qui contiennent, le plus souvent, 2 graines séparées par une cloison médiane. Ils restent entourés par les 5 pétales. Ils ont environ 7mm de large et 5mm de hauteur. Ils sont surmontés par le reste du stigmate.

Graines
Elles sont petites (4mm de diamètre environ) et comprennent deux faces : une bombée et une plate. Le hile est bien apparent. En coupe, on distingue : une coque ; un embryon qui reste vert et qui est recourbé sur lui-même ; un albumen mucilagineux qui entoure plus ou moins complètement l’embryon.

Physiologie

Le cycle de développement
La patate douce est une plante vivace cultivée comme une plante annuelle. Son cycle de développement comporte 4 phases :
● Une phase de reprise avec une durée d’une semaine. Il y a formation de quelques racines sur les nœuds de la bouture enterrés. Les yeux des nœuds à la surface commencent à se développer ;
● Une phase de croissance où les tiges et les ramifications secondaires se développent rapidement sur le sol. C’est une phase relativement active ;
● Une phase de tubérisation ou formation des tubercules :c’est une phase présentant les activités physiologiques les plus importantes chez les patates douces.

En 1970 WILSON a défini le tubercule comme un renflement latéral qui se forme sur certaine racine du système racinaire de la patate douce. La tubérisation comprend 2 étapes :
➤ L’initiation : d’abord les organes prêts à porter des tubercules donnent naissance à des racines en forme de ficelle, puis à des racines en forme de crayon, ce sont des racines porteuses des tubercules ;
➤ Le développement : C’est la modification qualitative de la croissance du système racinaire, au cours de la transformation des racines tubéreuses en tubercules pleinement développés. Environ 8 semaines de plantation des boutures, cette phase est complète. D’abord, il y a augmentation rapide du nombre de racine pigmenté dès la première semaine. Ensuite quelques racines s’épaississent vers la quatrième semaine. On voit une augmentation en nombre du tubercule vers la huitième semaine. Après la seizième semaine de plantation, 92 à 100% de la longueur finale du tubercule se sont formés ;
➤ La phase de maturation : C’est la modification quantitative en taille et en poids du tubercule. L’accroissement en taille des tubercules est le résultat conjugué de l’augmentation du nombre et de la taille des cellules. Cette phase est marquée par l’arrêt de développement des tubercules. L’indicateur de cette maturité c’est la sénescence du feuillage. Le cycle végétatif dure environ 6 à 8 mois selon les variétés et les lieux où elles se trouvent. Mais des variétés ayant un cycle court de 3 mois existent.

Ecologie 

Besoins en chaleur
La patate meurt lorsque la température du sol est inférieure à 10°C (cas de la région d’Antsirabe en hiver). Vers 15-16°C son aspect extérieur est à peu près normal ; pour des températures supérieures à 35°C son développement est retardé. Son optimum se situe aux environs de 25 à 30°C.

Besoins en eau
La patate douce résiste bien à la sécheresse. Cependant des pluies de l’ordre de 25 à 30 mm par semaine sont favorables à sa croissance et à la formation des tubercules.

Besoins en lumière
La patate douce demande des expositions très ensoleillées pour que la photosynthèse se fasse dans des meilleures conditions possibles. Ce qui permettra à l’amidon de se former en grande quantité et d’obtenir, par la suite des gros tubercules.

Besoins en sol
La patate demande surtout des terrains meubles, bien perméables et bien pourvus en humus. Cependant, les sols sablo-limoneux ou limono-sableux, bien drainés sont les plus favorables. Les argiles latéritiques de tanety sont trop pauvres et ne donnent que de petits tubercules Les sols de bas fond trop lourds et une trop grande richesse en matières organiques provoque un développement végétatif aérien trop important aux dépends des tubercules, qui restent petits et tardent à arriver à maturité.

Besoins en altitude
La patate douce pousse indifféremment le long des côtes et en altitude, à condition que ses exigences en chaleur soient satisfaites.

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Table des matières

INTRODUCTION
PARTIE 1. ETUDES BIBLIOGRAPHIQUES
CHAPITRE 1. GENERALITE SUR LA PATATE DOUCE
CHAPITRE 2. GENERALITES SUR LES BOISSONS ALCOOLISEES
CHAPITRE 3. HYDROLYSE ENZYMATIQUE
CHAPITRE 4. LES PROCEDES DE FERMENTATION ALCOOLIQUE ET LA DISTILLATION
PARTIE 2. ETUDES EXPERIMENTALES
CHAPITRE 5. HYDROLYSE ENZYMATIQUE PAR LA METHODE DE MALTAGE
CHAPITRE 6. RESULTATS ET INTERPRETATIONS
CHAPITRE 7. FERMENTATION ALCOOLIQUE
CHAPITRE 8. DISTILLATION
PARTIE 3. COMPARAISON AVEC D’AUTRES ETUDES ET DISCUSSION
CHAPITRE 9. PREMIERE COMPARAISON
CHAPITRE 10. DEUXIEME COMPARAISON
PARTIE 4. ASPECT ENVIRONNEMENTAL
CONCLUSION

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