Généalogie de la famille à partir du couple de départ COULOMB-VERNET 

Coulomb, un nom bien implanté à Anduze

La première mention du nom de famille « Coulomb » a été trouvée dans la période pré-révolutionnaire. « L’an mil sept cent quatre-vingt-cinq et le 6 du mois d’octobre jour indiqué par Nos Seigneurs les Commissaires pour leur arrivée dans cette ville, à l’effet d’y tenir leur séance jusqu’au 19 du même mois, les maire, lieutenant de maire, consuls, conseillers politiques et principaux habitants se sont rendus à deux heures après-midy d’après l’invitation faite à eux à l’Hôtel de Ville.
Un arc de triomphe a été dressé à la porte du faubourg surmonté d’un tableau contenant les armes du Roy et les armoiries des quatre seigneurs avec cette épigraphe virtus secura sequatur [Appel de note de bas de page(1) : « Que la vertu soit à l’abri du danger »]. Et à la place indiquée pour rendez-vous général se sont trouvés MM. Edmond O’Reilly, docteur en maternité, premier consul maire; Jacques Chabaud, deuxième consul; d’Olivier Merlet, chevalier de l’ordre de Saint-Louis, ancien maire; Gaillère, auditeur à la Chambre des Comptes; Benezet, seigneur de Générargues; Cabanis, négociant; Gautier, facturier; Soulier, géomètre; Renaud, ménager et Massot, tous conseillers politiques.
Ensemble MM. Le Gras, brigadier des Armées du Roy; Dumerlet fils, officier de cavalerie; Boisson, seigneur de Bagard; Vignolles Lafarelle, capitaine d’infanterie; De Lauzières de Thémines, ancien enseigne de vaisseau; La Farelle ancien capitaine de dragons; Rodier, major d’infanterie; Raudon, seigneur de Massane; Randon du Roquan, écuyer; Rodier de la Brugière, secrétaire du Roy; Jean, seigneur de Boisset; Rodier, docteur en médecine; Rieu, seigneur de Montvaillant; Coulomb, seigneur d’Argentière24; Bousquet, chirurgien; Cahours; Mazade; Chabrand; Pérot et nombre d’autres tous avertis de l’arrivée desdits Seigneurs par une boîte tirée comme signal qu’on les avait reconnus ont été au-devant d’eux et les ont trouvés ayant déjà passé l’arc de triomphe et à l’arrivée de la face du Pont où commence la rampe; le corps municipal s’est arrêté. Et à la place sont descendus de voiture.
Nos Seigneurs Jean de Rey de Saint Géry, Jean-François Denis Dalbis de Belvèze, Louis de Cassaigneau de Saint Félix et André Descalonne, conseillers en la Grande Chambre du Parlement de Toulouse.
M. le maire O. Reilly leur adresse un discours de bienvenue. »
Jean Coulomb, né le 3 juillet 1764, est Juge de paix à Anduze et dit « Coulomb aîné ». Il se marie le 26 juin 1786 avec « Claire Fages, fille légitime de feu Jacques Fages »; il est alors présenté comme le « fils légitime de Sr Jean Pierre Coulomb Seigneur d’Argentière et de Dame Suzanne Fontane ». Un autre garçon prénommé Jean, est baptisé « l’an mille sept cent septante neuf le dimanche vingt-deux février, fils légitime de Jean-Pierre Coulomb […] et de Dame Suzanne Fontane. »
Bernard de Fréminville indique qu’ « en 1796, il [Coulomb aîné] achète en bien national pour une bouchée de pain le cimetière de Saint-Pierre de Civignac (Tornac). Il est nommé juge à Anduze de 1802 à 1824 puis de 1830 à 1842 »28, décennie lors de laquelle Jérémie Coulomb contracte ses deux mariages. « En tant que représentant du canton d’Anduze, il est présent à Notre-Dame de Paris aux cérémonies du sacre de Napoléon premier, le 2 décembre 1804. Entre ses deux périodes de fonction il est membre du Consistoire protestant de la cité et président en 1828 de la Société Biblique Protestante qui distribue 199 bibles et 203 nouveaux-testaments. Son fils Jean-Pierre-Honoré, né à Anduze en 1804, n’en est pas moins entré au séminaire catholique en 1821. Décédé le 27 janvier 1850 à Anduze, à l’âge de 86 ans. »29 Un enfant nommé Jean Pierre Honoré Coulomb, baptisé le 7 juillet 1792 et « né le 30 juin, fils légitime de Sr Jean Coulomb, Officier Municipal de la ville d’Anduze et de Dame Jeanne Claire Fages, présenté par Sr Jean Pierre Coulomb son grand-père de la ville d’Anduze, Angélique Jeanne Coulomb sa tante de Tornac…Signé : Coulomb aîné. »30 Jean Pierre Honoré Coulomb est dit décédé le 04/09/1803 à l’âge de 12 ans31 : le Jean Pierre Honoré de 1804 est un enfant de remplacement…Bernard de Fréminville déclare que ce Jean Pierre Honoré intègre le séminaire catholique en 1821. Il a probablement réintégré sa religion d’origine, car le registre des hypothèques d’Anduze pour les années 1830-1835, révèlent qu’un pasteur protestant, Jean Pierre Honoré Gaston Coulomb, réalise des achats, tout en étant un légataire de la succession d’Étienne Coulomb, propriétaire natif d’Anduze et décédé le 4 octobre 1834 à « la place St-Étienne à Anduze, veuf de Madame Anne Augustine Roquier » : Jean Pierre Honoré Gaston est de toute évidence son neveu. Étienne Coulomb naît en 1765; « il épouse le 19 novembre 1794 Anne Augustine Roquier, fille de feu Jean et Saguier Catherine », selon le registre du Cercle Généalogique Gard-Lozère. La consultation de l’acte notarié d’une vente qui eut lieu le quatorze mars 1816, indique que Sieur Étienne Coulomb est témoin, « propriétaire foncier et secrétaire de la mairie d’Anduze » : comme son grand-père et son père, il participe à la vie politique d’Anduze.
Pour la succession d’Étienne Coulomb, son décès étant noté le 9 octobre 1834, « Coulomb Alexis reçoit des « jumelables » à Anduze, une maison d’une valeur de 350 francs; l’enregistrement de la déclaration se fait le 26 mars 1835. » Louis Alexis Coulomb est né en 1776, se marie avec Louise Regourd, selon son acte de décès : il trouve en effet la mort le 2 février 1850, soit une semaine après le juge Coulomb, dit « Coulomb aîné ». Il habitait la rue St-Étienne, et est présenté comme « fils de défunts Jean-Pierre Coulomb et de Suzanne Fontane, veuf de Louise Regourd. »35 Louis Alexis a un frère qui s’appelle Louis et qui est né en 1775. Étant son aîné d’un an, il est surnommé « Coulomb l’aîné » et serait celui qu’évoque Bernard de Fréminville : « Au moins l’un des maires d’Anduze aura personnellement vu un pape. Louis Coulomb, dit Coulomb l’aîné, est invité à assister le 2 décembre 1804 à Notre-Dame de Paris à la cérémonie du couronnement de Napoléon Bonaparte comme empereur des Français, il est dûment enregistré comme présent par le Grand Maître des cérémonies L.P. de Ségur. Convoqué à six heures du matin il gèle pendant des heures dans la nef de la cathédrale sans chauffage. […] Dure journée pour monsieur le maire Coulomb… »36 Selon le registre du Cercle Généalogique Gard Lozère, Louis Henry Scipion épouse le 11 mars 1801 Pautet Jeanne, fille de David et Troupel Lucresse. Son acte de décès signale sa mort « le 25 janvier 1826, à l’âge de cinquante et un an, à la rue Rieu, époux de Dame Françoise Joséphine Payou, à neuf heures du matin. »37 Vu le nom de l’épouse de Louis Henry Scipion qui change selon l’acte considéré, il se serait marié au moins deux fois.
Le deuxième bénéficiaire de la succession d’Étienne Coulomb est « le pasteur Gaston Coulomb, basé à Anduze; cette déclaration a été enregistrée le 1er avril 1835 et il reçoit un domaine à Labahou dont la valeur n’a pas été communiquée. » Enfin, le troisième et dernier bénéficiaire est « Coulomb Scipion, mineur; cette déclaration est enregistrée le 3 avril 1835 et il reçoit des immeubles à Anduze et Labahou d’une valeur de 700 francs.» Concernant les achats du pasteur Jean Pierre Honoré Gaston, je cite uniquement celui daté du 25 mai 1832. Il est présenté comme étant « en poste à Brignon, et il achète à Monsieur Matin Louis Jacques un corps d’immeubles qui se trouvent à Malivert et à Anduze pour une valeur de 3 600 francs. L’acte est enregistré par le notaire Maître Pérès le 4 juin 1832. » Par ailleurs, Auguste Coulomb, « greffier au tribunal d’Anduze, achète des « jumelables » à Tornac pour une valeur de 2 400 francs, auprès de Maître Peres. »41 Est-il apparenté à la famille de Jean-Pierre Coulomb, seigneur d’Argentière ?
André Chastand signale que « le 5 septembre 1870 la République ayant été officiellement proclamée dans la journée et les pouvoirs publics des officiers municipaux établis par l’Empire se trouvant par ce fait éteints, une commission municipale provisoire a été nommée par acclamation populaire. Elle est composée des citoyens : Mazade Emile, Baumier-Dufoiz, Melquion, Thérond G., Soulier Hippolyte, André Albert, Noguier Hipp., Galoffre Eug., Coulomb Casimir42, Gas Frédéric, Fontane François, Mirial Emile. » Dans les archives militaires de Saint-Jean du Gard, j’ai trouvé des documents relatifs à la création d’une compagnie de Sapeurs-Pompiers à Anduze. Il est indiqué que « lors de la séance du Trois Février 1867, ont assisté à la Séance MM Albin de Montvaillant, Maire, Président, Gautier et Liquier, adjoints, Soulier, Mirial, Villaret, Valat, Gaussogues, Galoffre, Mazade, P. Gautier, Dufoix, Coulomb44, Délubac, Rodier de Labruguière, Roussel, Larguier, Cavalier et Lauret. »45 Ce Coulomb, présent à cette séance du 3 février 1867, est-il le Casimir Coulomb de la commission provisoire du 5 septembre 1870 ? D’autre part, on apprend qu’un Coulomb Casimir acquiert la filature de soie Coulomb en 185046. S’en séparant en 1855, elle revient dans son giron en 1860. Dans les trois situations citées, s’agit-il du même Casimir Coulomb ? Concernant cette filature de soie Coulomb, elle est « construite en 1839 par Coulomb époux Mahistre. »47 Le Cercle Généalogique Gard Lozère indique que « Jacques Coulomb, fils de Pierre et Anne Portal, épouse le 26 mars 1792 Marie Mahistre, fille d’Antoine et Duplan Marie»: c’est ce Jacques Coulomb qui a fondé la filature de soie Coulomb.
La famille du seigneur d’Argentière, la filature de soie Coulomb, Jacques Coulomb, et Casimir Coulomb mettent en évidence qu’un grand nombre de « Coulomb » sont à proximité du couple COULOMB-VERNET, ce qui doit engendrer la vigilance pour cette recherche généalogique afin de ne pas faire d’erreur.

Généalogie de la famille à partir du couple de départ COULOMB-VERNET

Jérémie COULOMB

Naissance le 19/12/1807 à Anduze

« L’an mille huit cent sept et le vingt décembre à quatre heures de relevée par devant nous jean pierre Teissier maire de la ville d’Anduze département du Gard faisant la fonction dofficier Public de letat Civil de la ditte ville est comparu le sieur Jean Coulomb fabriquant de bas âgé de trente-quatre ans habitant d’Anduze qui nous a présenté un enfant de sexe masculin dont Marie Verdeilhe Son Epouse en légitime mariage s’est accouchée le jourd’hier à cinq heures du matin et auquel il a déclaré vouloir donner le prénom de Jérémie – les dites déclarations et présentations faites en présence des sieurs François Melge, fabriquant de bas âgé de quarante-cinq ans et Jean Martin dit Rollin aussi fabriquant de bas, âgé de vingt-trois ans habitants dudit Anduze et ont lu témoins ont signé avec nous le présent acte de naissance après quoi leur en a été fait lecture.

Signatures du père, du maire et des deux témoins »

On observe que les témoins ont le même métier que le père de Jérémie, ce métier que Jérémie va lui-même exercer au début de sa vie professionnelle : leur présence souligne l’importance des liens dans cette communauté de faiseurs de bas. Concernant les états de service de Jérémie Coulomb dans l’armée, ils n’apparaissent pas lors de l’examen du recrutement de l’armée49. D’autre part, l’examen des recensements ne permet pas de connaître l’adresse de Jérémie Coulomb et de son épouse en 1836, puisqu’il n’est pas disponible. Les recensements consultables pour la ville d’Anduze sont en effet en ligne pour les années 1876, 1881, 1886, 1891, 1896, 1901, 1906, 1921, 1926, 1931 et 1936. Enfin, concernant le nom de la mère de Jérémie Coulomb, soit « Verdeilhe », il doit probablement descendre du nom « Verdeille » qui est le nom du maçon qui fut engagé durant les guerres de religion du début du XVIIème siècle, afin de renforcer les défenses de la montagne de Saint-Julien, stratégiques pour la protection d’Anduze. « Cela signifie qu’il faut remonter des murs, creuser une citerne, bâtir un four à pain, creuser un égout,bref faire tout ce qu’il faut pour avoir là-haut un solide corps de garde. La ville engage le maçon Verdeille pour conduire ces travaux, lui donne un mois pour les réaliser et lui alloue 35 livres. »

L’affaire du jugement d’adjudication de Jérémie Coulomb

« Durand Adrien, tanneur d’Anduze, achète à Jérémie Coulomb (Les Noirs) d’Anduze, par jugement d’adjudication, une maison et tannerie sur Anduze pour 1 080 francs, le 21 août 1835, chez Maître Perès. L’acte est enregistré le 15 7bre [septembre] 1835. Observations : Mr d’Alais »51; « Meinadier Laurent Auguste, propriétaire d’Anduze, achète à Jérémie Coulomb (Les Noirs) d’Anduze, par jugement d’adjudication, une terre et une maison à Labahou52 pour 8 240 francs, le 21 août 1835, chez Maître Soulier. L’acte est enregistré le 15 7bre [septembre] 1835. »53; « Régis Elie, géomètre d’Anduze, achète à Jérémie Coulomb (Les Noirs) d’Anduze, par jugement d’adjudication, une maison et une filature à Anduze pour 6 255 francs, le 25 août 1835, chez Maître Chastaneix. L’acte est enregistré le 15 7bre [septembre] 1835. »54; « Sardinoux Jean-Pierre, épicier d’Anduze, achète à Gérémie [sic] Coulomb (Les Noirs) d’Anduze, par jugement, une terre de la Montade55 pour 3 920 francs, le 25 août 1835, chez Maître Béchard. L’acte est enregistré le 15 septembre 1835. »56; « Teissier Louis, propriétaire d’Anduze, achète à Gérémie [sic] Coulomb (Les Noirs) d’Anduze, par jugement d’adjudication, une terre de la Fraissinette pour 687 francs, le 25 août 1835, chez Maître Pérot. L’acte est enregistré le 15 septembre 1835. »57; « Teissier Auguste, négociant d’Anduze, achète à Gérémie [sic] Coulomb (Les Noirs) d’Anduze, par jugement d’abjudication, une terre et un pré à Couvauleux (Générargues) pour 7 620 francs, le 25 août 1835, chez Maître Pérot. L’acte est enregistré le 15 septembre 1835. Observations : Mr d’Alais – revenu imposable 134, 2 francs ».
Pour éclaircir cette affaire du jugement d’adjudication de Jérémie Coulomb, les jugements du tribunal de commerce des années 1835 à 183759 sont consultés, ainsi que les dossiers de faillite60, mais ils ne donnent aucun renseignement sur cette affaire. Les minutes notariales des notaires concernés par ces actes de vente sont également examinées et demeurent muettes.
En revanche, l’exploration des cahiers de charges, d’adjudications61 fournissent les données manquantes : une soixantaine de pages sont consacrées à cette affaire d’adjudication de Jérémie Coulomb. La lecture attentive du document permet de comprendre que le « Coulomb Jérémie » incriminé, n’est pas faiseur de bas, et qu’il s’agit d’un autre Jérémie Coulomb, qui s’appelle en réalité Pierre Jérémie Coulomb aîné, voiturier. Dans cette affaire, il est en quelque sorte celui qui prend à sa charge cet acte d’adjudication, mais il est en réalité accompagné par ses frères et soeurs, César Coulomb, ouvrier tanneur, Marie Coulomb, sans profession, mariée à Jean Rieu, serrurier, Jenny Coulomb mariée à Adrien Durand, tanneur, qui a acheté, lors de cette vente par adjudication, une maison et une tannerie situées à Anduze, pour 1 080 francs, comme on l’a vu plus haut. On apprend que tous et toutes « demeurant à Anduze lesquels biens leur sont advenus duchef de feu Pierre Jérémie Coulomb leur père propriétaire demeurant audit Anduze. Fait par actes Mres Soulier et Pérot notaires à Anduze le seize décembre mil huit cent trente lesdits Pierre Jérémie Coulomb et Jérémie Pierre Coulomb père et fils, consentirent une obligation audit M. Mannberger pour laquelle ils reconnurent leur débiteur de la somme de dix mille cent septante quatre francs en vertu de cette obligation ledit M. Mannberger prit inscription au bureau des hypothèques d’Alais le vingt décembre mil huit cent trente contre les dits Pierre Jérémie et Jérémie Pierre Coulomb père et fils et par jugement en défaut rendu par le tribunal de commerce séant à Anduze le seize août dernier entre ledit Mannberger et Jérémie Pierre Coulomb aîné, César Coulomb, Marie Coulomb et Jean Rieu mariés, Jenny Coulomb et Adrien Durand mariés pour la somme de quatre mille cinq cent dix neuf francs trente centimes [principat] des condamnations prononcées contre eux. »
Cette affaire du jugement d’adjudication de l’homonyme de Jérémie Coulomb va se clore avec l’acte de décès de « Jérémie Pierre Coulomb père, propriétaire, natif et habitant d’Anduze, âgé de soixante-cinq ans, fils légitime de feu Pierre Coulomb et de Anne Portal […] époux de Marie Teissonière [qui] est décédé le 14 avril 1831 à cinq heures du matin. » On peut remarquer au passage, que c’est son frère Jacques qui a créé la filature de soie Coulomb en 1839. Enfin, Pierre Jérémie Coulomb aîné, dit « Jérémie Coulomb », disposait, en tant qu’employés, de « cinq animaux »64, dans l’exercice de son métier de « voiturier », ce qui signifie qu’il est « transporteur ou conducteur de véhicule ou d’un convoi de mulets. »

Transactions de Jérémie Coulomb

« Le 23 janvier 1835, Jérémie Coulomb, faiseur de bas d’Anduze, achète à Arnaud Marguerite d’Anduze une terre à l’Arbousset, « quartier sur la rive gauche du Gardon, au-dessus et à droite de la route d’Alès, face au rocher de Peyremale »66, pour 400 francs : l’acte de vente est signé chez Maître Soulier, et enregistré le 31 janvier 1835. »67 Douze jours plus tard, soit le 12 février 1835, la première fille de Jérémie, Julie, vient au monde.
La table notariale de Maître Gervais, notaire d’Anduze, indique que Jérémie Coulomb a effectué une procuration en 185668 : l’acte devra être recherché.Décès le 22/04/1866 à Anduze
Jérémie Coulomb est décédé le dimanche 22 avril 1866, soit quatre mois avant le mariage de sa fille Julie avec Alphonse Soubeiran, le 22 août 1866. Il a cinquante-huit ans, et est courtier en soie.
La table alphabétique des successions et absences communique les renseignements suivants à l’égard de Jérémie Coulomb : « Jérémie Coulomb, courtier d’Anduze, est décédé à l’âge de 58 ans le 22/04/1866, tout en étant marié. Il n’y a pas d’inventaire. La date d’enregistrement de la succession est le 19 8bre [octobre] 1866. Les héritières mentionnées sont Coulomb Anna et Julie à Anduze. La valeur du mobilier est de 592 francs, le revenu des immeubles 12,90 francs et la situation des immeubles est à Boisset & Gaujac, une commune adjacente à Anduze. À la rubrique intitulée « N° du sommier », on peut lire un sigle qui ressemble à la lettre « X » (en majuscule) et qui se retrouve chez d’autres personnes. »70 On peut noter que Jérémie Coulomb transmet son héritage à ses deux filles, mais rien à son fils, Jules Coulomb.

Déclaration de succession de Jérémie Coulomb

Comparaît Madame Julie Coulomb épouse Soubeyran ayant tant pour elle que pour Coulomb Anna épouse Coulomb demeurant toutes deux à Anduze, Laquelle dit que Coulomb Jérémie son père propriétaire à Anduze est décédé au Dit lieu le vingt deux avril 1866, laissant pour héritier ses deux filles susnommées. Le défunt était marié sous le régime de la communauté avec Léa Vernet survivante, et le bien par lui [délaissé] ne consiste que dans la moitié lui revenant dans la dite Communauté qui comprend 2. Louise VERNET.

Naissance le 04/06/1811 à Anduze

« L’an mille huit cent onze et le sept juin à onze heures du matin par devant nous Etienne Louis Portalès adjoint à la mairie de la ville d’Anduze, département du Gard, faisant la fonction d’officier public de l’état civil de ladite ville par délégation spéciale de M. le Maire du six septembre mille cent huit neuf Est comparu Sr Jean Vernet sellier âgé de quarante-trois ans habitant audit Anduze, lequel nous a présenté un enfant de sexe féminin, né le quatre du courant à neuf heures du matin, de lui déclarant & de Philippine Bonifas son épouse, et auquel il a déclaré vouloir donner le prénom de Louise La dite déclaration et présentation faites en présence du Sieur Jacques Gas cordonnier âgé de trente quatre ans et Jacques Faucher, Boisselier âgé de cinquante quatre habitans au dit anduze, et ont le père & les témoins signé avec nous le présent acte de naissance après qu’il leur en a été fait lecture

Signatures de Portalès Vernet Faucher Gas »

L’un des témoins, Jacques Faucher, est boisselier. Il s’agit d’un métier qui remonte au XVIIème siècle : « Fabricant de boîtes et tonneaux en bois. Ils courbent au feu des formes, ou éclisses de chêne, ou de hêtre, dont ils font des cailles de tambour, des boisseaux, des mines, des seaux d’une pièce, et autres ustensiles faits de douves. Ils ont notamment le privilège de fabriquer les mesures en bois destinées aux grains. »

Mariage le 02/11/1832 à Anduze

« L’an mille huit cent trente deux et le deux novembre à six heures du soir, par devant nous Victor Dumas Fontane, Adjoint à la Mairie d’Anduze, département du Gard, faisant les fonctions d’officier public de l’état civil, par délégation de M. le Maire, sont comparus Sr Jérémie Coulomb, faiseur de bas, natif et habitant de cette ville, âgé de vingt-quatre ans révolus, suivant son acte de naissance qui vient de nous être remis et qui est extrait des registres de l’État Civil de cette Commune, où il est inscrit à la date du dix-neuf décembre mil huit cent sept, fils majeur et légitime de Jean Coulomb, aussi faiseur de bas, et de Marie Verdeilhe, habitans au dit Anduze, ci presens et consentans d’une part; et Mlle Louise Vernet, sans profession, native et habitante de cette ville, âgée de vingt un ans révolus, d’après son acte de naissance, qui vient de nous être remis et qui est extrait des registres de l’État Civil, de cette Commune, où il est inscrit à la date du quatre juin mil huit cent onze, fille majeure et légitime de Jean Vernet, sellier, et de Philippine Bonifas, tous habitans au dit Anduze, ci présens et consentans d’autre part; lesquels nous ont requis de procéder à la Célébration du mariage projeté entre eux et dont les publications ont été faites devant la principale porte d’entrée de notre Maison Commune pendant deux Dimanches consécutifs les quatorze et vingt et un octobre dernier à l’heure du midi; aucune opposition au dit mariage ne nous ayant été signifiée faisant doit à leur réquisition après donné lecture de toutes les pièces ci-dessus mentionné et du chapitre Six du titre du Code Civil intitulé du mariage, avons demandé au futur époux et à la future épouse s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun d’entre eux ayant répondu séparément et affirmativement déclarons au nom de la loi que Sr Jérémie Coulomb et Mlle Louise Vernet , sont unis par le mariage, depuis avons donné acte en présence des sieurs Louis César Plantier, perruquier, âgé de vingt-six ans, Louis Cabot faiseur de bas âgé de vingt-quatre ans, Alexis Gas, aussi faiseur de bas, âgé de vingt cinq ans, et Antoine Brouès, aussi faiseur de bas, âgé de vingt-deux ans, habitans du dit Anduze, lesquels après qu’il leur en a été fait lecture l’ont signé avec nous ainsi que toutes les parties, à l’exception de la mère de l’époux qui a déclaré ne le savoir faire de ce requise
Signatures de J Coulomb Louise Vernet Jérémie Coulomb Vernet Philippe Bonifas GAS M. BROUES Louis Cesar Plantier L Cabot Fontane »
On peut remarquer que la mère de Louise Vernet, masculinise sa signature, c’est-à-dire qu’elle ne signe pas « Philippine », mais « Philippe »; peut-être s’agit-il aussi de l’émotion provoquée par le mariage de sa fille.

Décès le 27/10/1839 à Anduze

Le 28 octobre 1839, « Hercule Gache, greffier de la justice de paix, âgé de quarante-sept ans, et Barthélémy Laparre, cafetier, âgé de quarante et un ans, habitans du dit Anduze, voisins de Louise Vernet, lesquels nous ont déclaré que la dite Louise Vernet, native dudit Anduze, âgée de vingt sept ans, fille légitime de Jean Vernet et Philippine Bonifas, est décédée le jour d’hier à sept heures du matin, dans la maison de son mari sise en cette ville au plan de Brie, duquel décès nous nous sommes assurés dont les declarans signé avec nous après lecture… »

Déclaration de succession de Louise Vernet

Il n’existe pas de table alphabétique des successions et absences pour l’année 1839. Pour l’heure, la consultation de la table des testaments et donations pour les années 1838-1856 (6 Q 11 2) aurait du être effectuée, mais ne l’a pas été.

Naissance le 25 fructidor an XIII

« L’an treize de la République et le vingt sept du mois de fructidor a trois heures de relevée pardevant nous Jean Pierre Teissier Maire de la ville danduze département du Gard faisant les fonctions dOfficier public de lEtat Civil dela Dite Ville est comparue Françoise Mallier femme Verdeilhe accoucheuse qui nous a présenté un enfant de sexe féminin que Philippine Bonifas femme a Jean Vernet fit [Bridieu] sest accouchée le jourdhier sur les huit heures du Matin dans Sa Maison dhabitation Size en ce ville dans la rue Fustarié n° 474 en labsence dudit Jean Vernet Son Mari et auquel Enfant elle a déclaré vouloir donner le prénom de Léa les dites déclarations et présentations faites en présence des Sieurs Raymond Soubeiran Négociant agé de quarante quatre ans et d’Antoine Genolhac Epicier agé de vingt trois ans DuDit anduze et ont les témoins signé avec nous le present acte de Naissance après quil leur en a été fait lecture la Dite accoucheuse ayant du le faire Requise

Signatures de Soubeiran A. Genolhac Teissier »

On peut remarquer que l’écriture de cet acte de naissance est beaucoup plus proche d’une écriture « Ancien Régime », où les prépositions ne se sont pas encore affirmées dans la langue française. D’autre part, il arrivait assez souvent à cette époque, que lorsque le mari n’était pas présent à l’accouchement de sa femme, c’était l’accoucheuse qui allait faire la déclaration de naissance à la mairie, comme on le voit dans le cas présent. On peut aussi se demander si l’accoucheuse, Madame Françoise Mallier, épouse Verdelhe, n’est pas apparentée à la future belle-mère de Léa, qui s’appelle Marie Verdeilhe. Léa est née au numéro 474 rue Fustarié. « En clôture Nord-Est du centre ville, le long du Gardon, cette rue rejoint la route de Saint-Jean-du-Gard, D907. Sur une partie de son trajet elle est séparée de la grève par le quai construit à la fin du 18ème siècle. Elle doit son nom aux fustiers, menuisiers, qui y exerçaient leur métier. Elle s’est longtemps appelée rue Fustarié. »

Mariage le 03/11/1842 à Anduze

« L’an mil huit cent quarante deux, le trois novembre, à cinq heures du soir, par devant nous, Laurent-Auguste Meinadier, adjoint à la Mairie de la ville d’Anduze, département du Gard, faisant les fonctions d’officier public de l’État Civil par délégation de M. le Maire, sont comparus dans la maison Commune Sieur Jérémie Coulomb faiseur de bas, natif et habitant, en cette ville d’Anduze, âgé de trente-six ans révolus, suivant son acte de naissance qui vient de nous être remis, et qui est extrait des Registres de l’État Civil de cette Commune, où il est inscrit à la date du dix-neuf décembre, mil huit cent sept; fils majeur et légitime de Jean Coulomb, propriétaire, et de Marie Verdeilhe, habitan [sic] au dit Anduze, ci présents et consentans, et veuf de Louise Vernet, décédée sur cette commune le vingt sept octobre mil-huit cent trente-neuf, d’une part; et Mlle Léa Vernet, sans profession, native et habitante de cette dite ville, âgée de trente-sept ans révolus, d’après son acte de naissance qui vient de nous être remis, et qui est extrait des registres de l’État Civil de cette commune, où il est inscrit à la date du vingt-sept fructidor an treize, fille légitime de feu Jean-Louis Vernet, décédé sur cette commune, le quinze décembre mil huit cent trente-trois, et de Philippine Bonifas, habitante au dit Anduze, ci présente et consentante d’autre part; lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projetté entre eux, et dont les publications ont été faites devant la principale porte d’entrée de notre maison Commune pendant deux Dimanches consécutifs, les vingt-trois et trente octobre dernier, à l’heure de midi; Attendu que la prohibition de mariage résultant de l’article 162 du Code Civil sagissant[sic] d’une union entre beau-frère et belle soeur, a été levée par ordonnance Royale rendue le vingt neuf septembre dernier, déposée au Greffe du Tribunal d’Alais, le dix octobre suivant, et dont expédition en forme nous a été représentée et demeurera jointe au présent Registre, et aucune opposition au dit mariage ne nous ayant été signifiée faisant droit à leurs réquisition, après avoir donné lecture de toutes les pièces ci-dessus mentionnées, et du chapitre six du titre du Code Civil intitulé du Mariage, avons demandé au futur époux, et à la future épouse, s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun d’eux ayant répondu séparément et affirmativement déclarons au nom de la loi, que Sieur Jérémie Coulomb & Mlle Léa Vernet, sont unis par le mariage de quoi avons dressé acte en présence des Sieurs Auber, faiseur de bas, âgé de trente un ans, César Dominique Mazaudier, sans profession, âgé de vingt-sept ans, Frédéric Corbesser, faiseur de bas, âgé de cinquante-deux ans, et Victor Bousquier, perruquier, âgé de vingt-huit ans, tous habitans du dit Anduze, lesquels après qu’il leur en a été fait lecture l’ont signé avec nous, l’époux, son père et la mère de l’épouse, les autres parties requises de signer ont déclaré ne savoir le faire.
Signatures de Coulomb Vernet J Coulomb Philippe Bonifas Frédéric Corbesser Bousquier Mazaudier Jean Auber Agte Meinadier »
On peut remarquer que Monsieur Laurent-Auguste Meinadier, adjoint à la Mairie de la ville d’Anduze, qui célèbre le mariage de Jérémie Coulomb et de Léa Vernet, était l’un des acheteurs de l’homonyme de Jérémie Coulomb, lors de l’affaire du jugement d’adjudication. Le père de Léa Vernet, décédé le 15/12/1833 à Anduze, est prénommé « Jean-Louis », alors que son prénom indiqué dans son acte de naissance, était « Jean ». Enfin, la mère de Léa Vernet, soit Philippine Bonifas, adopte la même signature que lors du mariage de Louise Vernet : il semble que ce soit une posture qu’elle ait choisie. L’ordonnance Royale rendue le 29/09/1842 a été cherchée, mais sans succès.

Fratries des mariés

FRATRIE COULOMB

La troisième enfant, Jenny Coulomb, est née le 20 nivose an VII, soit le 09/01/1799. Il semble qu’elle reste célibataire, tandis que la date de son décès est également non répertoriée.
Le quatrième enfant, Jean Coulomb, est né le 18 ventose an XII, soit le 09/03/1804. Il épouse le 08/05/1828 Jenny Laporte, « née le 15/01/1807 à sept heures du matin, fille légitime de Jean-Pierre Laporte, chapelier, et de Marie Bony »82. Dans leur acte de mariage, Jean Coulomb est « faiseur de bas, originaire et habitant de cette ville, âgé de vingt-quatre ans, fils majeur et légitime d’autre Jean Coulomb, fabriquant de bas et de Marie Verdeilhe, habitans dudit Anduze, ici presens et consentant d’une part; et Mlle Jenny Laporte, sans profession, vingt-neuf ans, fille majeure et légitime de Pierre Laporte, propriétaire et de Jeanne Bony, tous habitans dudit Anduze. »
On peut noter que les prénoms des parents de Jenny Laporte différent dans les deux actes : lors de sa naissance, ses parents se prénomment Jean-Pierre et Marie, et quand elle se marie, ils se prénomment Pierre et Jeanne. L’explication réside en l’utilisation alternée de plusieurs prénoms qu’ils portent dans leur état civil. Les témoins du mariage sont Louis César Plantier, faiseur de bas, qui sera un témoin au mariage de Jérémie Coulomb avec Louise Vernet, quatre ans plus tard, en s’étant reconverti dans le métier de perruquier, comme on l’a vu plus haut. Les autres témoins sont Élie Mallier, cabaretier, âgé de quarante-six ans, qui est peut-être apparenté à l’accoucheuse qui a mis au monde Léa Vernet, puis François Maure, cuisinier âgé de vingt-un ans, et Pierre Blaquière, faiseur de bas âgé de vingt-huit ans. » Le métier de cabaretier est décrit ainsi : « Tenancier d’un cabaret, établissement où l’on vendait le vin accompagné d’une assiette de nourriture. »
Les signatures sur l’acte de mariage de Jean Coulomb et Jenny Laporte sont nombreuses, elles vont au-delà des quatre témoins requis et des parties directement concernées par le mariage. On y remarque celle du beau-frère de Jean Coulomb, Auguste Barbusse, ainsi que celle du beau-frère de Jenny Laporte, Sieur Auguste Altérac, époux de sa soeur Marie-Philippine. Ce nom de famille « Altérac » provient probablement du nom de famille originellement orthographié « Altéirac » dont parle l’historien Jean-Jacques Paulet dans son ouvrage sur l’histoire d’Anduze. « Parmi le petit nombre de mots que les Sarrasins ou les Arabes introduisirent dans ce canton, on trouve […] celui d’alteirac, nom d’une famille ancienne établie à Anduze […]. »85 Dans ses mémoires relatant ses combats contre les troupes de Louis XIII, le duc de Rohan évoque le nom « d’Alteirac » qui commandait une des cinq compagnies des Cévennes : « Alteirac devint gouverneur de Milhau, en Rouergue. »
On y trouve également la signature de la mère de Jenny Laporte qui est libellée ainsi : « Bony Marie Jeanne », ce qui confirme l’hypothèse énoncée plus haut. Le frère de Jenny, Pierre Laporte signe également, et pour se distinguer de son père, qui a signé « Pierre Laporte », il accole « Fils » à son nom. Ce nom de famille « Bony » est présent également dans la famille de Jérémie Coulomb, puisque sa grand-mère maternelle s’appelle Antoinette Bony; elle a épousé le 22 décembre 1758 Jacques Verdeilhe, maçon de son état, tout comme le « Jean Verdeille » de 1621. Jacques Verdeilhe et Antoinette Bony ont passé un contrat de mariage le 2 Xbre 1758 à Anduze auprès du notaire Teissière, selon la table des contrats de mariages. »
Suite à leur mariage, Jenny Laporte et Jean Coulomb vont perdre quatre enfants en bas-âge, avant de pouvoir voir grandir Félix :
-Jean Pierre Ernest Coulomb, décédé le 13/12/1830, âgé de deux mois quinze jours, fils légitime de Jean Coulomb et Jenny Laporte, rue Peyroularié.
-Pierre Auguste Coulomb, décédé le 11/01/1832, à trois mois quinze jours, fils légitime de Jean Coulomb et Eugénie Laporte, rue Peyroularié.
On remarque que la mère est ici appelée « Eugénie », prénom officiel, ce qui peut laisser supposer que « Jenny », son prénom usuel, est son surnom.
– Élise Jenni Coulomb, décédée le 03/04/183490, âgée de six ans, fille de Jean Coulomb et de Jenni Laporte, rue Peyroularié91
-Jean Jules Coulomb, âgé de quatorze mois, le 5 7bre 183692, dans la même rue;
-Félix Coulomb, né le 20/07/1838 à Anduze, épousera sa cousine, Anna Coulomb, soit la fille de son oncle Jérémie Coulomb, le 20 mars 1861, après avoir passé un contrat de mariage avec elle, la veille. On le verra dans la partie consacrée à la descendance du couple Jérémie Coulomb et Louise Vernet.
Jenny Laporte bénéficie le 20/08/1835, d’une donation à titre de partage anticipé de son père Pierre Laporte, afin d’ « éviter des difficultés et des procès après son décès. »93 Pour résumer, car la présentation de cette donation a donné lieu à huit pages retranscrites à la main94, dans un premier temps, Monsieur Pierre Laporte Père fait comptabiliser son patrimoine pour un total de dix mille francs. Il est composé :1) d’une pièce vigne de 2000 francs, dont il avait déjà fait donation à sa fille Marie-Philippine, épouse Alterac; 2) d’une pièce vigne, quartier de la Montade, de 3500 francs; 3) d’une maison, rue de la Peirroulaire, de 4000 francs; 4) d’un mobilier de 90 francs; un report en immeubles qui s’élève à 9500 francs. « Le dit Sieur Pierre Laporte père a fait donnation [sic] entre vifs irrévocable à ses dits trois enfants acceptants à titre de donation et partage anticipé d’après la disposition de l’article 1075 et suivans[sic] du code civil de tous les objets mobiliers ci-devant dénommés, dont un quart au dit Pierre Laporte fils à titre de préciput & avantage, et un quart à chacun d’eux pour leur réserve légale. »

COULOMB Jules (Premier mariage)

Il est né le 30/10/1836 à Anduze. Son activité militaire n’a pas pu être identifiée. On a le sentiment qu’il a été un peu mis à l’écart dans sa famille, puisque son père, Jérémie, ne l’a pas désigné dans sa succession. Il est l’époux de Valentin Léa, née à Sommières, plus vieille que lui d’un an; n’ayant pas sa date de naissance, on peut tout de même supposer qu’elle est née en 1835. La date de leur mariage n’a pas été trouvée; en tout cas, ils ne se sont pas mariés à Anduze.
On a noté plus haut qu’il avait fait une donation à Jenny Laporte épouse Jean Coulomb, sa tante par alliance, le 20/02/1862, d’une pièce vigne mûriers et oliviers au quartier d’Arbousset d’Anduze pour une valeur de 30 francs, donation qui s’était déroulée dans l’étude de Maître Gervais. »113 Il était alors teinturier. La date de son décès ainsi que la date de celui de son épouse nous est encore inconnue.

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Table des matières

I-Introduction
II-Histoire d’Anduze, lieu de vie du couple COULOMB/VERNET
III-Coulomb, un nom bien implanté à Anduze
IV-Généalogie de la famille à partir du couple de départ COULOMB-VERNET 
V-Arbres
VI-Conclusion-Méthode-Remerciements

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