FERTILITÉ ET ÉCLOSABILITÉ DES ŒUFS DE CANES EN INCUBATION NATURELLE

Classification des palmipèdes

               Les palmipèdes appartiennent à l‟ordre des Ansériformes, famille des Anatidés pour les canards et Anseridés pour les oies. Ils sont caractérisés par leur bec plat qui se termine par un onglet corné et tranchant recouvert d‟une membrane sensible. Les dentelures latérales du bec forment un filtre. Le corps est soutenu par des pattes courtes et solides avec quatre doigts dont les trois antérieurs sont palmés. Le plumage serré et lisse recouvre un duvet plus abondant 16. La famille des Anseridés regroupe le genre « Anser » qui se divise en deux espèces : l‟oie cendrée (Anser anser) et l‟oie cygnoide (Anser cygnoides) 16. La famille des Anatidés est subdivisée en deux genres :
– le canard percheur du genre « Caraina » qui représente le canard de barbarie d‟espèce Caraina moshata. Le croisement du genre « Caraina » et du genre « Anas » donne un hybride appelé « canard mulard » 16.
– le canard de surface du genre « Anas » représenté par le canard colvert d‟espèce Anas platyrhynchos et le canard commun (ressemblant différentes variétés de canards : le canard Pékin, le Kaki- Campbell, le canard de Rouen) 16.

Fréquence d’insémination artificielle

               La fréquence d‟insémination influence la fertilité. Un œuf devient fertile si l‟insémination artificielle est effectuée 3 jours avant la ponte de cet œuf 11. Le sperme est stocké dans la glande tubulaire de la femelle, c‟est la période fertile. Cette durée se définit entre le moment d‟insémination et l‟oviposition des derniers œufs fertiles 26. Chez la poule, elle dure 22 jours. Le taux de fertilité au 2ème jour après l‟insémination représente une valeur maximale puis ce taux décroit rapidement jusqu‟au 22ème jour 17. La durée de la période fertile chez la cane commune est de 8 jours. Chez la cane, il nécessite d‟inséminer 2 fois par semaine pour avoir un taux de fertilité de l‟ordre de 90% chez la cane Kaya (issu de croisement de métisse Tsaya et Pékin) ; contre un taux de fertilité de 66,4% chez la cane commune expérimentale de l‟INRA inséminée une fois par semaine 7.

Calculs et test statistique utilisés avec ses conditions d’utilisation

Méthode de calcul La saisie des données, la description de l‟échantillon, la proportion des œufs pour chaque variable, le calcul de taux de fertilité et d‟éclosabilité ont été effectués avec Microsoft Excel.
Taux de ponte journalière : c‟est le rapport entre le nombre des œufs pondus et le nombre total des femelles reproductrices 4,7.
Taux de fertilité : c‟est le rapport entre le nombre des œufs fertiles d‟après le mirage et le nombre total des œufs mis en couvaison 4,7.
Taux d‟éclosabilité : c‟est le rapport entre le nombre des canetons éclos vivants et le nombre total des œufs fertiles d‟après le mirage 4,7.
Test statistique utilisé avec ses conditions d’utilisation Le test Chi2 indépendance a été utilisé pour la comparaison de proportion. Il permet de déterminer la relation entre deux variables qualitatives nominale ou binaire. La base de ce test statistique repose sur la formulation d‟une hypothèse appelée hypothèse nulle (H0) et d‟une hypothèse alternative (H1) :
– L‟hypothèse nulle (H0) montre que les distributions ou les proportions du variable dépendant et indépendant sont identiques.
– L‟hypothèse alternative (H1) montre que les distributions ou les proportions du variable dépendant et indépendant sont différentes.
Les conditions d‟utilisations reposent sur l‟effectif théorique ≥5. L‟interprétation du résultat dépend de la valeur de p :
– p˃0,05 : les distributions ou les proportions comparées ne diffèrent pas significativement, non rejet de l‟hypothèse nulle (H0).
– p≤0,05 : les distributions ou les proportions comparées diffèrent significativement, rejet de l‟hypothèse nulle (H0).

DISCUSSION

               Cette étude a été la première concernant la fertilité et l‟éclosabilité des œufs chez les canards à Madagascar. Aucune étude similaire n‟a été réalisée dans ce pays donc aucune comparaison des résultats n‟est possible. La bibliographie utilisée n‟atteignait pas au niveau mondial mais se limite au quelque continent comme l‟Europe et l‟Afrique. L‟étude s‟est déroulée dans le District Antananarivo Atsimondrano et concernait seulement 7 communes. La sélection des communes est basée sur la présence d‟éleveurs et d‟accouveurs. Les accouveurs sont sélectionnés s‟ils acceptaient de participer à l‟étude. Les accouveurs fournisseurs d‟œufs de canards à incuber dans les 7 communes ont été tous inclus dans l‟étude. La conduite d‟élevage appliquée par les éleveurs producteurs d‟œufs à incuber a été presque identique. Tous les œufs choisis par les accouveurs ont été inclus exhaustivement dans l‟étude. L‟échantillon n‟était pas représentatif des effectifs total des éleveurs et accouveurs par commune. Le nombre des éleveurs a varié de 5 à 10 éleveurs par commune avec une moyenne de 7,28±1,6. Chez les accouveurs ont varié de 2 à 4 accouveurs par commune avec une moyenne de 2 ,57±1,7. La race des canards non plus n‟était pas représentative. Les éleveurs qui ont eu de canards de race Rouen ont été plus nombreux (66,7%) par rapport à ceux qui détiennent la race Pékin (33,3%). La distribution des œufs par espèce couveuse dépendait de la place libre. La taille d‟une couvée a été spécifique à chaque accouveur. La date de mirage varie de 4 à 7 jours de couvaison. Le mirage a été effectué à chaque temps libre de l‟accouveur. L‟éclosion se situait au 28ème jour de la couvaison pour tous les accouveurs et pour toutes les espèces couveuses. Des biais ont pu entacher cette étude. Le biais d‟information pourrait provenir des erreurs de calibrage et de pesage des œufs. La mesure des œufs avec le pied à coulisse mécanique nécessitait une attention pendant la manipulation pour éviter la cassure. Le biais de sélection apparait sur la sélection de la race de canard pendant la collecte des données. La sélection de la race de canards a été basée sur la couleur du plumage. Le biais de confusion a été la variable « alimentation », « température » et « humidité » qui jouait un rôle important sur la fertilité et l‟éclosabilité des œufs. Le type d‟aliment distribué tienne une meilleure production et reproduction des canards. La température et l‟humidité de la salle de stockage des œufs (condition de stockage) avant la mise en couvaison pouvaient participer à la viabilité de l‟embryon. La variation de la température et l‟humidité de la salle d‟incubation pendant la couvaison avaient une influence au développement embryonnaire. Le résultat a montré que le taux de fertilité chez les éleveurs a varié de 60 à 100% avec un taux de fertilité globale de 88,2%. Parmi les 988 œufs intacts pendant la première semaine de couvaison, la proportion des œufs dans la tranche du taux de fertilité 81 à 90% et 91 à 100% a été presque identique. Concernant le taux de fertilité moins de 80%, 24,7% des œufs ont appartenu à cette classe. Ce taux de fertilité etait largement supérieur à 82,7% chez la pintade rapporté par R. Sanfo et al (2012) 4. En 1984, Rouvier 17 et al ont déduisait un taux de fertilité moyenne de 71% chez la cane Kaya (métisse Tsaya croisé à la race Pékin) croisée avec le canard de barbarie tandis que cette proportion est de 90% pour un croisement cane Kaya et mâle Pékin. Il existe de nombreux facteurs liés à l‟élevage, qui ont pu influencer le taux de fertilité et d‟éclosabilité : la race, l‟âge, le ratio mâle-femelle, le taux de ponte, l‟alimentation, le type d‟insémination et la fréquence de l‟insémination artificielle. Seule la race, l‟âge, le ratio mâle-femelle, le taux de ponte ont pu évaluer dans cette présente étude. Dans cette étude, deux races de canards sont étudiées, la proportion des œufs dans chaque tranche de taux de fertilité a été presque identique pour les 2 races. Le résultat affiche que le type génétique n‟a pas influencé la fertilité des œufs : 90% pour le Pékin et 87,4% pour la Rouen. Ce résultat est confirmé par Brun J. M et al 7. Le taux de fertilité obtenu lors du croisement entre parents de même race n‟a pas présenté pas de grande différence : 72,3% pour le canard commun et 69,8% pour le canard de barbarie. Le croisement d‟espèces parentales différentes donne un taux de fertilité de 44% pour la barbarie croisée avec la cane commune et de 34,3% pour le canard commun croisé avec la cane barbarie. La raison du faible taux de fertilité dans ces croisements interspécifiques pourrait en partie s‟expliquer par le blocage de la condensation de certaine région chromosomique lors des mitoses, ce blocage est observé chez le mulard. L‟âge du canard étudié a varié de 5 à 26 mois avec un âge moyen de 13,15±5,01 mois. Les œufs pondus par des canes âgées de moins de 10 mois ont présenté une fertilité de 81,6% et ce taux a augmenté de 10% pour la cane âgée de 11 à 15 mois et de 3% pour la cane âgée de plus de 15 mois. D‟après Olivier et al en 1977 23, la fertilité des œufs augmente de 15% si l‟oie femelle est âgée de plus d‟un an. Elle est valable chez la cane mais avec un écart assez faible d‟environ 10% pour le cas de cane âgée de11 mois et plus car cet âge inclus dans la période « jeune » afin de produire et de reproduire mieux. L‟influence de l‟âge du canard reproducteur sur la fertilité a été statistiquement significative. Le nombre de femelles par mâle a varié de 3 à 15 avec une moyenne de 6,68±2,18. Le ratio entre le mâle et la femelle a présenté une différence significative sur la fertilité des œufs. Un ratio de 1 mâle pour 5 femelles ou moins et 1 mâle pour 5 à 10 femelles a possédé une fertilité presque identique de l‟ordre de 88,9%. Cette proportion a descendu à 72,4% pour les œufs issus d‟un ratio de 1 mâle pour 11 à 15 femelles. Le résultat de cette étude a montré un taux de fertilité excellent pour le canard élevé avec un ratio d‟un mâle pour 3 à 10 canes. Ce ratio est proche selon la norme proposée par quelques auteurs : J. AKLIGO 22 a proposé un ratio de 1 mâle pour 4 femelles. S. J. Vander Meuleu et G. Dikken 2 suggèrent un ratio de 1 mâle pour 6 femelles et la FAO un ratio de 1 mâle pour 8 femelles pour avoir une fertilité élevée. Le taux de ponte de la cane reproductrice a varié de 18,15 à 100% avec une moyenne de 66,21±16,95. Le taux de fertilité des œufs a été satisfaisant chez la cane dont le taux de ponte est compris de 56 à 85%. La majorité des œufs avec un taux de ponte inférieur ou égal à 55% ont eu une fertilité de 80% et cette proportion a augmenté d‟environ 10% chez les œufs ayant un taux de ponte de 56 à 100%. D‟après SAUVEUR en 1988 17, une étude effectuée chez le poulet rapportait la présence d‟une corrélation positive entre le taux de ponte et la fertilité des œufs. Les œufs pondus pendant le pic de ponte ont présenté un meilleur taux de fertilité par rapport aux autres œufs pondus en dehors du pic. Cette affirmation de SAUVEUR était vérifiée dans l‟étude de la fertilité dans le District Atsimondrano, le taux de ponte a influencé la fertilité avec une valeur de p=0,00. Il existe de nombreux facteurs liés à l‟œuf, qui ont pu influencer le taux de fertilité et d‟éclosabilité : l‟âge, le poids et la condition de stockage. Seul l‟âge, le poids de l‟œuf ont pu évaluer dans cette présente étude. Lors de cette étude, l‟âge de l‟œuf a varié de 1 à 4 jours avec un âge moyen de 1,54±0,8 jour. Les œufs conservés 1jour ont un taux de fertilité de 89,7%. Ceux conservés pendant 2 jours, ont subis une perte de fertilité de l‟ordre de 1% et 8% pour les œufs âgés plus de 3 jours. Cette dernière a été plus élevée par rapport aux résultats de SAUVEUR en 1988 17 montrant que la perte de fertilité et d‟éclosabilité reste de 1 à 1,4% par jour de stockage avec une température de 12°C. D‟après KORTLANG en 1986 28, la perte de fertilité et d‟éclosabilité chez la cane commune reste à 3% pendant la 1ère semaine de conservation et cette perte s‟accroit à 10% la 2ème semaine. La raison de cette grande perte pour les œufs conservés plus de 3 jours lors de cette étude dans le District Atsimondramo pourrait être la condition de stockage. La salle de conservation des œufs n‟etait pas isolée. Elle se trouvait dans la même maison que l‟éleveur ; subissant la température et l‟humidité ambiantes. De plus, cette étude se déroulait pendant la saison de pluie avec de haute température et de l‟humidité élevée. L‟âge de l‟œuf a influencé la fertilité avec une valeur de p=0,01. La différence etait statistiquement significative. Le poids de l‟œuf a varié de 66 à 95 g avec un poids moyen de 72,49±6,72. La fertilité est de 84,5% pour les œufs pesant moins de 70g. Cette proportion a augmenté à 92,9% chez les œufs pesant de 71 à 80g et elle est diminuée à 89% pour les œufs pesant de 76 à 80g. Les œufs pesant entre 71 à 80g avaient une fertilité excellente par rapport aux autres classes de poids. L‟étude effectuée par SAUVEUR en 1988 17 a montré l‟existence de corrélation entre le poids de l‟œuf et la taille des poussins. Aucune étude scientifique ne rapportait l‟influence du poids de l‟œuf sur la fertilité mais le résultat obtenu à Atsimondrano a montré l‟existence d‟une différence significative entre la fertilité des différentes classes de poids. Le résultat a montré que l‟éclosabilité varie de 70 à 100%. Parmi les 871 œufs fertiles, la proportion des œufs dans la tranche du taux d‟éclosabilité moins de 80% et 91 à 100% a été presque identique. Concernant le taux d‟éclosabilité de 81 à 90%, 50,4% des œufs ont appartenu dans cette classe. Chez le canard mulard, ROUVIER et al en 1988 17 trouvait un taux d‟éclosabilité de l‟ordre de 70 à 80%. Dans cette étude, le résultat de l‟éclosion des œufs fertiles au mirage se répartissait comme suit : la proportion de canetons éclos vivants ou le taux d‟éclosabilité global est de 90,4%, le taux de mortalité embryonnaire de 6,2% et les canetons morts à l‟éclosion ont été de 2%. D‟après SANFO et al en 2012 4, chez la pintade, le taux d‟éclosabilité moyen était de 74,3%, le taux de mortalité embryonnaire était 17,5% et le taux de mortalité des pintadeaux à l‟éclosion était de 8,2%. Le résultat rapporté par SANFO et al présente un taux de mortalité quatre fois supérieure pour la mortalité embryonnaire et deux fois supérieure pour la mortalité au cours de l‟éclosion. La cause de cette différence pourrait être la spécificité et la caractéristique de production et de reproduction de chaque espèce. L‟éclosabilité des œufs fertiles selon l‟âge du canard s‟est situé entre 91,9% et 88,8%. Les œufs pondus par des canes âgées de moins de 10 mois ont présenté une éclosabilité de 91,9% et ce taux a diminué de 1 à 3% pour la cane âgée plus de 11 mois. Le test chi2 a montré l‟absence de différence significative entre l‟éclosabilité des différentes classes d‟âge des œufs fertiles. BRUNEL et al en 1977 23 ont affirmé que l‟oie âgée d‟un an et plus avait une éclosabilité plus de 20%. Cette affirmation n‟est pas valable pour le cas du canard. L‟éclosabilité des œufs âgés de 1 à 4 jours a varié de 89,9% à 97,5%. Les œufs conservés 1 jour ont eu un taux d‟éclosabilité de 89,9%. Cette proportion a augmenté de 1% Ceux conservés pendant 2 jours, et de 7% pour les œufs âgés plus de 3 jours. Ce résultat s‟opposait au résultat de la fertilité car l‟éclosabilité dépendait du maintien de la température et humidité nécessaire à l‟embryon. Le test statistique chi2 a montré que l‟âge de l‟œuf n‟influence pas l‟éclosabilité. D‟après KORTLAND en 1986 28, la perte de fertilité et d‟éclosabilité des œufs de canes conservés pendant une semaine a été de 3%. Dans ce résultat, la perte d‟éclosabilité des œufs conservés pendant 4 jours a été de 7,4%. La différence serait due aux conditions de conservation. Les œufs pesant plus de 80g ont présenté un taux d‟éclosabilité de 87,6%. Cette proportion a augmentait à 89,3% pour les œufs pesant moins de 70g. Les œufs de 71 à 80g ont montré une éclosabilité excellente de l‟ordre de 92,6%. D‟après la valeur de pvalue, aucune différence significative n‟existait  entre l‟éclosabilité des œufs de différentes classes de leur poids. Il existe de nombreux facteurs liés à l‟accouveur, qui ont pu influencer le taux d‟eclosabilité : le type de l‟incubation, le type de l‟espèce couveuse, l‟effectif d‟une couvée, la température et l‟humidité de la salle d‟incubation. Seul le type de l‟espèce couveuse, l‟effectif d‟une couvée ont pu évaluer dans cette présente étude. Les œufs couvés par la dinde ont présenté une éclosabilité de 89,1% et cette proportion a augmenté à 92,4% pour la poule. Le test chi2 a montré une différence significative entre l‟espèce couveuse et l‟éclosabilité des œufs fertiles. D‟après cette étude dans le District Atsimondrano, la poule avait une éclosabilité plus élevée par rapport à celle de la dinde. La couvaison de la poule n‟est pas continue ; elle peut faire 3 éclosions en 3 mois en maintenant la température nécessaire à la couvaison. Par contre, la dinde peut couver des œufs jusqu‟à une année en moyenne avec une éclosabilité moyenne. Le grand rôle de l‟espèce couveuse est d‟assurer le maintien de la température et de l‟humidité nécessaire aux œufs couvés pour que le développement embryonnaire se passe bien. D‟ après KORTLANG en 1986 28, quel que soit le type d‟incubateur utilisé (soit la couvaison soit l‟incubateur), s‟il n‟y a aucun dérèglement de température pendant l‟incubation des œufs, les résultats de l‟éclosabilité ont été presque identiques. L‟éclosabilité s‟est situé entre 90,4% pour les œufs couvés par une poule avec 12 à 13 œufs couvés et 89,2% pour les œufs couvés par une dinde avec 20 à 22 œufs couvés. Cette proportion a augmenté de 93% pour une poule avec 14 à 15 œufs couvés et 96,1% pour une dinde avec 23 à 25 œufs couvés. L‟éclosabilité s‟est amélioré avec l‟effectif d‟une couvée. Seul au début de la couvaison, les œufs ont nécessité une haute température. Pour l‟éclosabilité des œufs, la taille de couvée adoptée par les accouveurs n‟a eu aucune répercussion sur les résultats de la couvaison. La valeur de p = 0,3 supérieur à 5% ne montrait aucune différence significative entre le nombre d‟une couvée et l‟éclosabilité. D‟ après KORTLANG en 1986 28, quel que soit le type d‟incubateur utilisé (soit la couvaison soit l‟incubateur), s‟il n‟y a aucun dérèglement de température pendant l‟incubation des œufs, les résultats sont identiques. D‟après les résultats de cette étude, quelques recommandations peuvent être rapportées afin d‟améliorer la fertilité et l‟éclosabilité des œufs de canes. Pour l‟éleveur, il faudrait de:
– Sélectionner la race à élever dépend de l‟éleveur (les deux races étudiées dans cette étude présentent chacune une bonne fertilité, de l‟ordre de 90% pour le Pékin et de 87,4% pour le Rouen).
– Appliquer le ratio 1canard pour 3 à 10 canes (les canards élevés avec ce ratio montraient une fertilité de 88%).
Pour l‟accouveur, il faudrait de :
– Collecter des œufs pondus par des canes âgées plus de 10 mois (la fertilité des œufs se situait entre 90% et 93% pour les canes âgées plus de 10 mois).
– Collecter des œufs issus des canes dont le taux de ponte était supérieur de 55% (une fertilité plus de 90% est obtenue sur les œufs avec ce taux de ponte)
– Choisir l‟âge des œufs à couver qui ne devrait pas dépasser 2 jours (les œufs conservés pendant 2 jours présentaient une fertilité de 88,5% contre 90% celle de ceux conservés pendant une journée).
– Estimer le poids des œufs collectés (les œufs ayant un poids compris de 71 à 80g avaient une fertilité de 93%).
– Utiliser simultanément les deux espèces couveuses la poule et la dinde pour avoir une production continue de caneton (les œufs couvés par des poules avec un effectif de 12 à 15 œufs par couvée présentaient une éclosabilité de 92,4%. Ceux couvés par des dindes avec un effectif de 20 à 25 œufs par couvée présentaient une éclosabilité de 89%. En plus, la dinde pouvait couver d‟une année en moyenne tandis que la poule pouvait atteindre de 3 éclosions).

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Table des matières

INTRODUCTION
Première partie : RAPPELS
I. GÉNÉRALITÉS
I.1. Classification des palmipèdes
I.2. Classification du canard commun
I.3. Base anatomophysiologie de l‟appareil reproducteur chez les volailles
I.4. Œuf
I.5. Développement embryonnaire
II. FERTILITÉ
II.1. Définition
II.2. Facteurs de variation
III. ÉCLOSABILITÉ
III.1. Définition
III.2. Facteurs de variation commune pour la fertilité et l‟éclosabilité
Deuxième partie : MÉTHODES ET RÉSULTATS
I. MÉTHODES
I.1. Caractéristiques du cadre de l‟étude
I.2. Type d‟étude
I.3. Durée de l‟étude
I.4. Période d‟étude
I.5. Population d‟étude
I.6. Mode d‟échantillonnage
I.7. Variables étudiées
I.8. Mode de collecte des données
I.9. Mode d‟analyse de données
I.10. Calculs et test statistique utilisés avec ses conditions d‟utilisation
I.11. Limites de l‟étude
I.12. Considérations éthiques
II. RÉSULTATS
II.1. Représentation de l‟échantillon
II.2. Taux de fertilité
II.3. Facteurs influençant la fertilité
II.4. Taux d‟éclosabilité
II.5. Facteurs influençant l‟éclosabilité
Troisième partie : DISCUSSION
CONCLUSION
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES
LISTE DES TABLEAUX

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