Feedback vidéo

Aspects techniques du tir accompagné au floorball

L’origine du floorball est très controversée, le hockey-sur-glace et le hockey sur gazon ont certainement joué un rôle important dans sa création et son développement. En effet, à la fin des années 1950, des jeunes jouaient dans une salle de sport avec des cannes et un puck en plastique et appelèrent ce jeu le « floorhockey ». Le puck en plastique a alors été remplacé par une balle légère en plastique, on arriva ainsi au foorball. Les premières pratiques européennes du floorball à proprement dites ont commencé en Suède au début des années 1970, et se sont ensuite développées dans toute l’Europe. En Suisse, le floorball a été introduit par Rolf Widmer, maître de sport, en 1975. Il connut immédiatement un grand succès scolaire, par son dynamisme, par les contacts restreints et son intégration aisée dans les salles de sport (Gillioz, 2017).
L’association suisse de floorball a été fondée officiellement le 20 avril 1985 à Sarnen. Elle a catalogué 5 types de tir : le tir du poignet, le tir balayé, le tir frappé, le slapshot et le tir accompagné.

Description fonctionnelle de la gestuelle

Le tir accompagné est principalement utilisé pour adresser un tir précis, dans la continuité d’une conduite de balle. Le geste de base ressemble à celui de la passe, sauf qu’il sera plus ample et plus puissant. Comme on peut le voir sur la figure cinq, au départ, la balle et la raquette se trouvent derrière le corps. Durant la phase de préparation, la balle va venir se coller à la palette, puis avec l’accélération du mouvement, la balle sera accompagnée dans la direction voulue par le tireur. A la fin de l’exécution, la canne est dirigée vers la cible.
Tout d’abord, nous avons défini trois critères déterminants dans l’exécution d’un tir accompagné. A savoir, un transfert du poids du corps de la jambe arrière vers la jambe avant est nécessaire. De plus, un travail important des mains sur la canne va permettre de maîtriser la balle et ainsi de l’expédier en direction de la cible. Enfin, une rotation du corps vers la cible est également un critère déterminant pour une bonne exécution du tir accompagné.

Apprentissage moteur

Afin de bien saisir comment les sujets apprennent le mouvement, il faut revenir sur les processus qui entrent en jeu. On parle d’apprentissage moteur pour qualifier un ensemble de phénomènes moteurs et cognitifs qui s’acquièrent au cours d’une vie ou plus précisément dans cette étude durant l’entraînement. La pratique et l’expérience conduisent à des changements permanents des habiletés motrices (Dina, 1996). La mémoire des fonctions cognitives permet ensuite de stabiliser cet apprentissage afin de ne pas devoir reprendre à zéro à chaque entraînement.
On distingue deux voies qui s’activent dans l’apprentissage moteur : la voie afférente qui traite l’information avant de la renvoyer par la voie efférente, qui elle contrôlera le mouvement. La voie sensitive afférente regroupe les neurones somatiques et viscéraux qui transmettent l’information vers le système nerveux central. Ces informations sont récoltées par des récepteurs situés dans les organes somatiques (peau, muscles, …) et viscéraux (intestin, poumons,…). La voie motrice efférente peut se diviser en fonction du contrôle volontaire ou non de la réponse.

Feedback

Le feedback est l’un des instruments les plus fréquemment utilisé dans l’apprentissage, que ce soit dans le domaine scolaire, sportif, social ou professionnel. On entend souvent « plus le feedback est précis, plus l’apprentissage sera efficace ». C’est vrai, mais il est important de bien saisir les nuances entre les différents types de feedbacks afin de les utiliser à bon escient. L’être humain va sans cesse adapter ses actes en fonction des retours qu’il perçoit. Il s’agit comme le mentionne Fonseca et ses collaborateurs (2012) « d’une information sensorielle sur le mouvement ». Cette information va permettre à l’individu de réguler son mouvement afin d’atteindre son but en utilisant la manière la plus adéquate (Schmidt R. , 1975).
Il existe de nombreuses manières de classer les feedbacks, mais tous ont un sens commun, c’est de guider l’apprentissage et d’amener à atteindre un objectif. En lien avec notre étude, nous allons revenir sur les classifications qui donnent le plus de sens en vue d’atteindre les buts que nous avons fixés.
Tout d’abord, on distingue deux types de feedback, l’intrinsèque et l’extrinsèque. Le feedback intrinsèque provient de ses propres canaux perceptifs. Ils peuvent être d’ordre visuel, gustatif, tactile, auditif, olfactif ou proprioceptive. En relation avec notre expérience, il s’agit du constat de l’apprenant sur ses propres actes, comme par exemple, l’écartement des mains sur la canne de floorball. A contrario, le feedback, extrinsèque ou augmenté, est fourni par une source extérieure.

Feedback augmenté

Il a été prouvé de différentes manières que le feedback augmenté facilite l’apprentissage. Tout d’abord, il a un rôle motivationnel important. A titre d’exemple et en lien avec notre étude, le fait d’avoir un retour direct de la trajectoire de la balle va amener un engouement. En effet, nous avons observé durant l’expérience qu’il y a un intérêt tout particulier par rapport à la trajectoire de la balle. Une source de plaisir et de fierté nait si la balle atteint la zone visée, ou alors une envie de revanche et de se fixer le challenge de réussite si ce n’est pas le cas. Ces observations sont en accord avec Schmidt (1999). Il avance que « les élèves, à qui le feedback est administré, disent qu’ils apprécient mieux la tâche, essayent avec plus d’acharnement, et sont prêts à pratiquer plus longtemps ». Le degré de motivation dépendra du niveau de pratique de l’apprenant : plus celui-ci est élevé, plus faible sera l’effet de motivation. Pour un sujet qui pratique le floorball régulièrement, une telle tâche risque d’être perçue comme monotone plus rapidement que pour un novice (Buekers, 1995).

Feedback vidéo au ralenti

Le ralenti consiste à filmer un sujet en accélérant la cadence de prise de vues, pour que le mouvement soit ralenti à la projection. Le terme anglais, « overcranking », est très utilisé dans le domaine et définit cette prise en accéléré. La cadence standard est fixée à 24 images par seconde, utilisée majoritairement sous l’appellation anglaise « frame per second » (fps). L’IPad Pro 12.9 pouces nous a permis de filmer à une vitesse ralentie de 720 fps. Un feedback vidéo au ralenti peut également être obtenu en défilant une vidéo à une vitesse normale plus lentement, cependant la définition de l’image sera de qualité limitée. C’est pourquoi, une troisième technique peut être utilisé pour travailler à partir d’une séquence à vitesse normale. Il s’agit d’utiliser un programme fabriquant des images interposées numériques ce qui va permettre d’avoir une transition en douceur entre ces dernières. L’apparition et le développement des caméras appelées « highspeed » a permis de capturer des images de hautes définitions avec plus de 60 images par seconde. Ces caméras sont plus performantes et donnent un compte rendu plus complet que la perception visuelle humaine. Grâce à la vidéo au ralenti, il est possible d’observer certains détails invisibles à l’œil nu (Knudson, 2013).

Le rapport de stage ou le pfe est un document d’analyse, de synthèse et d’évaluation de votre apprentissage, c’est pour cela rapport-gratuit.com propose le téléchargement des modèles complet de projet de fin d’étude, rapport de stage, mémoire, pfe, thèse, pour connaître la méthodologie à avoir et savoir comment construire les parties d’un projet de fin d’étude.

Table des matières

1 Introduction
1.1 Contexte et situation de départ
1.2 Buts et questions de recherche
2 Contexte théorique
2.1 Aspects techniques du tir accompagné au floorball
2.2 Description fonctionnelle de la gestuelle
2.3 Le développement psychomoteur
2.4 Apprentissage moteur
2.5 Feedback
2.6 Feedback augmenté
2.7 Feedback vidéo
2.8 Feedback vidéo au ralenti
2.9 Feedback verbal
2.10 Hypothèses
3 Méthode 
3.1 Echantillon
3.2 Organisation et durée des tests
3.3 Entraînement
3.4 Protocole
3.5 Analyse statistique
4 Résultats
4.1 Conditions d’application
4.2 Statistique descriptive des scores de chaque groupe
4.3 Comparaison entre les scores moyens
4.4 Comparaison multiple entre les groupes
4.5 Comparaison entre feedback visuel et feedback auditif
4.6 Comparaison des progressions pour chacun des groupes
4.7 Comparaison expert-novice
5 Discussion
6 Conclusion 

Rapport PFE, mémoire et thèse PDFTélécharger le rapport complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *